dimanche 1 novembre 2015 · 12h12

LA SOLITUDE QU’IL NE FAUT PAS

JE SUIS TRÈS SEULE ET POURTANT ÇA N’EST PAS ENCORE ÇA, ÇA N’EST PAS ENCORE LA SOLITUDE QU’IL FAUDRAIT, ÇA N’EST TOUJOURS PAS ASSEZ SEULE, ENCORE PAS.

JE SAIS PAS CE QU’IL LUI MANQUE À MA SOLITUDE. CE QUI LUI EST EN TROP. COMMENT LA REJOINDRE. ELLE ME MANQUE ELLE ME MANQUE.

JE LA VEUX. JE LA RATE.

LA DIFFÉRENCE ABSOLUE, SI ELLE EXISTAIT.

(CAPITALE MALADRESSE)

Mon chat lui vit du côté de cette solitude.

Référence : Lacan, la jouissance qu’il ne faudrait pas.

jeudi 13 mai 2021 · 05h48

à Hélène Parker – c’est que je ne n’arrive plus à tenir aucun fil

Outrée, jeudi 13 mai, 5h48

Hélène Parker, 

Si je n’arrive plus à vous écrire c’est que je ne n’arrive plus à tenir aucun fil. 
Il faut que je trouve le moyen d’écrire plus vite ou plus régulièrement, systématiquement. 
Je suis à nouveau confrontée à des problèmes de sommeil. 
Je vais essayer de terminer les lettres commencées et de vous les envoyer. 

Nous vivons à une époque qui incite à l’éparpillement, à la « dispersion mentale » – plus rien n’accroche, plus rien ne fait butée.
Pour cela les réseaux sociaux sont une plaie. 
C’est pourquoi je me suis désinscrite de Facebook, d’Instagram.
Il reste Twitter, où je prends des nouvelles d’Anton. 
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lundi 17 mai 2021 · 15h18

Hadewijch et Lacan – ce réel qui est la solitude

« Ce réel qui est manque et jouissance en même temps, substance et absence, sans nom et sans attributs mais réclamé comme un dû et revendiqué comme une créance, tout tissé de contraires comme un souhait dans un rêve, ce réel n’est-ce pas tout simplement la solitude, « la solitude qui découle du rapport qui ne peut s’écrire ? Car la solitude s’écrit, elle est même ce qui s’écrit par excellence, elle est ce qui d’une rupture de l’être laisse trace.« 

Anne Dunand, « Commentaire de Hadewijch  (poème XVIII) », Ornicar ? 47
(citation, Jacques Lacan, Séminaire XX, Encore, p. 109).
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jeudi 20 mai 2021 · 07h43

toute-une-à-une-seule chose

il m’apparut au réveil que ma façon d’être toute-une-à-une-seule-chose, tant d’années durant ardemment combattue, tant cela s’apparente à un gouffre, est peut-être le meilleur moyen de lutter contre le sentiment d’errance qui fait le fond de mes jours, de tenir un fil sans le lâcher, d’avancer sur le vide – comme je me réveillai dans l’envie de reprendre ce texte lu hier soir, sur la mélancolieen lieu et place de quoi, comme j’ouvrais mon téléphone, je publiai les photos de ces pages, merveilleuses, que je relus par le même occasion, de Catherine Millot dans Abîmes ordinaires (et non pas « intérieurs », comme je l’ai certainement noté, et qu’il me faut immédiatement corriger !) [...]  Lire la suite >

mercredi 28 juillet 2021 · 15h55

timidité – comment je suis devenue seule – qu’est-ce que tu fais dans la vie?

on a été invités. 
j’espère qu’on répondra oui. bien sûr, j’y suis pour quelque chose, dans cette réponse. je puis y être pour quelque chose. or je ne sais ce qui de moi n’ira pas dans le sens de cette invitation, voire travaillera contre. 
je ne pense d’ailleurs  pas qu’il y ait moyen d’en savoir plus. 
d’en savoir plus sur ce qui  veut et ce qui ne veut pas. sur tout l’en même temps. 
« Points de fixation, ce titre est emprunté à Freud. C’est ainsi, en effet, qu’il désignait un arrêt de la pulsion en un ou plusieurs points du développement de la libido. Jacques-Alain Miller – dans son cours du 30 mars 2011 – fait équivaloir ce point de fixation freudien à la conjonction lacanienne du Un et de la jouissanceYad’lun, du Un de la jouissance qui ne laisse pas aller à la métamorphose, au déplacement, qui revient toujours à la même place, reste fixé en un point. » 
https://www.ecf-echoppe.com/produit/points-de-fixation/
point de fixation : je suis toute seule à la cour de récréation.  [...]  Lire la suite >

samedi 28 janvier 2023 · 11h13

samedi 28 janvier, 9h25 – trop de HHC
— l'inhibition due à un simili travail de deuil // ce qui tient à l'ombre, tient à l'ombre avec force

samedi 28 janvier 2023
9:25 Hier, 3 gouttes + hhc (trop fort)

Dans le noir de la chambre
Étranges pensées cette nuit. Et sentiment de corps délocalisé. Je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite, seulement quand j’ai décidé de m’éloigner de mes pensées en me concentrant sur corps. Mon corps n’était pas là où je m’attendais qu’il soit. Je l’attribue au HHC.

Je voulais faire l’exercice de relaxation « lourd », lequel consiste à penser « lourd » et à envoyer cette pensée dans le corps, dans chacune de ses parties, une à une, en essayant de n’en oublier aucune, en le remontant par exemple, depuis les pieds jusqu’à la tête –  orteils, pieds, mollets, genoux, cuisses, etc. Je me suis rendue compte qu’il me fallait chercher chacune de ces parties. J’avais en fait voulu commencer par « fesses » et j’ai découvert une sensation très étrange (très ample, très écrasé, d’ores et déjà, étalé, bassine, bassin plutôt débordant d’un liquide foncé). Ce que je faisais était probablement utile, mais je devais déjà me trouver dans un  état de relaxation passablement avancé. Je me suis alors concentrée sur les parties du corps qui touchaient le matelas,  mais quand j’ai voulu trouver le dessus du corps, je ne le trouvais pas, ça ne correspondait pas. Le dessus de la cuisse n’était pas en face de son dessous. Et c’est sans parler de l’intérieur. J’ai continué cependant. En me raccrochant au « tantien »1Le tantien, tout comme cet exercice de relaxation, l’expérience que j’en ai, remonte aux années tai chi, que je ne pratique plus aujourd’hui, dont la sorte particulière de saoir que j’en ai tiré continue de faire partie de moi., au centre du corps, que je sentais précisément.  J’ai essayé soit de retrouver sensation « normale », soit de me laisser aller dans la sensation anormale. [...]  Lire la suite >

Notes en bas de page

  • 1
    Le tantien, tout comme cet exercice de relaxation, l’expérience que j’en ai, remonte aux années tai chi, que je ne pratique plus aujourd’hui, dont la sorte particulière de saoir que j’en ai tiré continue de faire partie de moi.
dimanche 4 mai 2025 · 18h44

Isolement et solitude // Se séparer de la sollicitation

Comme je cherchais autre chose sur ma propre page Facebook, je tombais sur ces propos de Ph. La Sagna, tirés d’un article intitulé « De l’isolement à la solitude » que j’avais découvert pendant le grand confinement, en 2020, nous étions à Donn. Ce texte m’avait  montré combien j’étais isolée et non pas seule. 

J’aimerais le relire aujourd’hui, à cause de cette expression : « Se séparer de la sollicitation ». Car je ne vois toujours pas très bien comment. 

La Sagna  fait naître la solitude au 17ème siècle. Au même moment où Lacan faisait naître le sujet moderne, le sujet cartésien. Ce que La Sagna note en parlant de « trouvaille du sujet », ce que je trouve un peu curieux. Je trouve curieuse cette utilisation du terme de trouvaille. Pour lui, l’invention du sujet moderne est un invention de Rousseau. [...]  Lire la suite >

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