Me voici de nouveau assise à une terrasse où je ne pense pas rester longtemps. Ayant fumé une cigarette. Buvant un Perrier et profitant surtout, un peu, de l'air, du vent léger.
Untitled
toute-une-à-une-seule chose
il m’apparut au réveil que ma façon d’être toute-une-à-une-seule-chose, tant d'années durant ardemment combattue, tant cela s’apparente à un gouffre, est peut-être le meilleur moyen de lutter contre le sentiment d’errance qui fait le fond de mes jours, de tenir un fil sans le lâcher, d’avancer sur le vide – comme je me réveillai dans l’envie de reprendre ce texte lu hier soir, sur la mélancolie, en lieu et place de quoi, comme j’ouvrais mon téléphone, je publiai les photos de ces pages, merveilleuses, que je relus par le même occasion, de Catherine Millot dans Abîmes ordinaires (et non pas « intérieurs », comme je l’ai certainement noté, et qu’il me faut immédiatement corriger !) à les relire, je compris ce qui m'avait échappé, cette intransitivité…