la « cyberculture » fonctionne sur un mode pulsionnel, où « ça ne cesse pas de s’écrire », à l’instar de l’inconscient qui ne calcule ni ne juge et qui ignore le temps. « ça jouit et ça sait rien », cette démultiplication de sens perdus, qui vont à la dérive, ne saurait recouvrir l’absence de sens du sens. ce qui se trouve nié, dans cette éternisation, c’est le réel. la prolifération des écrits sur internet, témoigne de cette volonté de croire que le symbolique recouvrira, à force d’approximations, totalement le réel. alors que de celui du corps, de la mort et du sexe, elle ne veut rien savoir. ce réel-là exige le passage à…
ce qui ne cesse (pas de s’écrire) et cyberculture
se faire honte
jarrivenchantéelaveillej’ai luterminédanslavoiture la note de miller sur la honte (je ne dis pas que ce n’est pas pénible d’écrire tout ça, ça l’est) à l’analyste mardi je dis : « le problème, ça a toujours été de signer. comme si...» là, j’hésite presque longuement. je crois que je lui ai dit « ...comme si rien n’était à la hauteur, ne pourrait être à la hauteur de ce nom». surprise, pas convaincue, j’ajoute que non, ce n’est pas ça. je parle de la note de miller, sur la honte. je n’en dis pas vraiment grand chose. mais ça me mène tout de même à dire que je crois que maintenant je pourrais signer de mon nom.…
avant/après, séance – de l’intime
abominable rêve cette nuit. j'ai peine à m'en souvenir. je sais seulement que mon père me demande si... certaines caresses. en fait il ne dit rien, mais je comprends. il a son air plaintif, malade. je m’enfuis. je me dis tout de suite que je ne dirai rien à ma mère. puis quand je la vois, je le lui dis aussitôt. elle me pose des questions, je lui dis que ça s'est déjà passé auparavant, elle me dit qu'elle s'en doutait. c'est tout. en me réveillant je me demande si ça s'est vraiment passé, mais je sais bien que non, je me demande à quoi ça correspond, pourquoi ce rêve-là, et si ça n'expliquerait pas…
(où il est question de l’abjection)
la journée d'hier s'est extrêmement bien terminée (une fois que j'ai eu fini d'écrire ici, et que je sois allée à mon rendez-vous psy). réveillée ce matin en sursaut à quatre heures et demi en pensant à "l'abject". à "l'abjection" dont parle miller dans son dernier cours de cette année, comme d'un concept auquel lacan tenait particulièrement. à cette lecture je m'étais demandée où se se situerait l'abject dans ma vie, où je situerais l'abject dans ma vie... "Jadis, c’était en 1966, je lui disais, ayant sous les yeux et compulsant les épreuves, comme on dit, de ses Ecrits, qu’il aurait fallu faire un « Index des concepts » de son enseignement. Il me répondit :…
J’aurais tué Nathalie F.
On découvre que Nathalie F. a été tuée. On découvre le cadavre de Nathalie F. dans une cave (la cave de la maison familiale rue Waelhem à Bruxelles). Je sais alors que l’on va tôt ou tard découvrir que c’est moi, que je suis l’auteur de ce crime. Je ne m’en souvenais plus. Je l’avais oublié. C’est arrivé malgré moi. Je me souviens que j’avais alors pensé que je serais un jour découverte et que j’irais en prison, mais que je l’avais oublié. La police fait des recherches. Elle fouille toutes les maisons à la recherche d’indices. Elle finit par trouver quelque chose. Je ne sais plus quoi. Mais quelque chose qui la mènera immanquablement…
vendredi 22 / le plat de tout, l’extraction
Voilà je considère que c'est fini, pour l'Anafranil, plus rien de notable, d'intéressant, ça fait quelques jours d'ailleurs que ça traînait. Je fais un plat de tout, que je déguste et entre-temps, je ne fais rien d'autre, et surtout, je ne fais pas ce que je dois faire. ≡ Toujours dans ma vie un plat à faire, un plat de tout, grâce à/à cause duquel je ne fais pas ce que je dois faire, je m'envoie en l'air, je m'extracte (je m'extrais), je me hors compte, j'ai honte. ≡ Il faut que je trouve le moyen de me concentrer sur ce qui est vraiment important, que je re-détermine cela pour moi. il faut que j'arrête…
où l’on touchera un mot de la jouissance afférente à la honte et à la culpabilité (avec du Dostoïevski dedans)
MARDI MATIN, huit mars 2016, 10 h 53 minutes. F bureau, J école. Malheur de malheur, j'ai craqué avant-hier et j'ai acheté un paquet de cigarettes. Venions de rentrer de Donn, c'était le début de soirée déjà avancé, nous n'allions pas déballer les valises plus avant, elles resteraient probablement ouvertes au sol jusqu'à jeudi. Assis dans le canapé, Jules jouait à Portal 2. Dans son fauteuil, F faisait ses trucs sur ordi. J'errais. Soudain, j'ai vu sur la table du salon ce livre qui y traîne depuis un certain temps, probablement par moi sorti de la bibliothèque pour des raisons oubliées, Le sous-sol de Dostoïevski ! J'ai dit alors à J. que j'allais me servir…
timidité – comment je suis devenue seule – qu’est-ce que tu fais dans la vie?
on a été invités. j'espère qu'on répondra oui. bien sûr, j'y suis pour quelque chose, dans cette réponse. je puis y être pour quelque chose. or je ne sais ce qui de moi n'ira pas dans le sens de cette invitation, voire travaillera contre. je ne pense d'ailleurs pas qu'il y ait moyen d'en savoir plus. d'en savoir plus sur ce qui veut et ce qui ne veut pas. sur tout l'en même temps. "Points de fixation, ce titre est emprunté à Freud. C’est ainsi, en effet, qu’il désignait un arrêt de la pulsion en un ou plusieurs points du développement de la libido. Jacques-Alain Miller – dans son cours du 30 mars 2011 – fait équivaloir ce point de fixation freudien…
Untitled
addicted to shame ?
jeu 3 // alzheimer et champignons
Dormi jusqu'à 6 heures, contente, départ dans quelques heures. Je continue à tester les champignons médicinaux dont j'attends tellement. C'est quelque chose dont j'ai un peu honte, dont je ne parlerai pas beaucoup. L'autre jour quand je suis arrivée dans la grande salle de la maison de repos, par deux fois ma mère m'a montré sa langue, indiquant qu'elle lui faisait mal et que je découvrais dans un état lamentable. Je crois qu'il s'agit d'une mycose. Un muguet buccal, non? Il m'est arrivé quelquefois d'en avoir. Est-ce lié à Candida Albicans, s'agit-il-il de ce champignon? Il me semble que c'est ce qu'on lit. En rentrant, je ne sais pas pourquoi, peut-être me souvenais-je de choses…
que tu puisses ne pas avoir honte de moi
au lit dans le noir dans la chambrej'essaie de faire en sorte que tu puisses ne pas avoir honte de moi et dernière l'échec apparent, percevoir la réussite. quel échec ?la honte de ne pas avoir de métier, d'œuvre, de nomquelle réussite ?mince, réussite mince. celle en tout cas d'avoir su - comme je m'en suis rendu compte récemment - me dégager de toutes les situations trop anxiogènes pour moi, me permettant finalement, sans que ça puisse hélas jamais d'aucune façon être universalisable, recommandable, de vivre de façon vraiment privilégiée, à l'abri et souvent bien. (qu'est-ce que je pourrais, de ce que j'ai vécu, faire passer à l'universel? il y a une passion du symptôme.…
climat
very dear, ce matin, je suis découragée, j’ai peur. tout le monde dort, je t'écris, fenêtres grand ouvertes. Jules est chez nous pour les vacances. il est bien possible que j’aie toujours des raisons de m’inquiéter, que je me trouve toujours dans l’actualité l'une ou l'autre "bonne" raison de m’inquiéter. par où je m'empresse de stuffer ma vacuité, de remplir ma vacuité. mon inquiétude est telle, que je me vois comme un oiseau de mauvais augure. un oiseau, une oiselle ; une vieille oiselle, oisive oiselle qui voudrait crier l'alerte. en ce moment c’est le temps, le climat, ce qui arrive, ce qui est là. les canicules qui se succèdent. après celle de mai et…
I said, « Father change my name »
Je suis de nouveau prise par le désir de changer de nom. Me reviennent des mots (plus ou moins approximatifs) d'une chanson de Leonard Cohen : "I see you've changed your name again". je ne m'en souviens pas plus. Dans Duck Duck Go (femme sous influence, lubie d'arrêter avec Google), je tape "L Cohen change your name again". je tombe sur plusieurs chansons où il est question de changement de nom. Ca me fait plaisir. Celle-ci, est pour moi poignante au possible, la supplication même : I asked my father,I said, "Father change my name."The one I'm using now it's covered upwith fear and filth and cowardice and shame. Je lis la suite de la…