mardi 1 mars 2016 · 15h26

un peu plus vite, peut-être ( et l’objet cruel de l’angoisse)

Daniel Pommereulle Objet Hors saisie (1964) Boite de peinture, lame de rasoir 10X8,5 cm
Daniel Pommereulle
Objet Hors saisie (1964)
Boite de peinture, lame de rasoir
10X8,5 cm

Donn, au lit, une Q suffisante de degrés, lundi 29 février, 23:16

Je lis.

« Le ciel nous tombant sur la tête serait un bonheur. Caractère incompréhensible de Ia superstition gauloise. Quand ça arrive, c’est là, et sans doute n’y a-t-il rien dans tout ce qui arrive ou peut arriver qui soit aussi près de vite ou de rien. Savoir l’éclair garder serait la vraie, l’impossible devise. Art de vivre ennemi de la fiction, du rêve, du vague (rien est à l’opposé de vague).»

« DP ; ou le Dictionnaire Portatif de Daniel Pommereulle » de Jean-Christophe Bailly  IN Ferdinand Gouzon, Daniel Pommereulle –  Huitièmement, qu’est-ce que la cruauté ? Editions Multiple, Paris, 2016,  p. 160. [...]  Lire la suite >

jeudi 3 mars 2016 · 15h40

donn, jeudi, 7:46, réveillée par oiseaux

jeudi, 7:46, réveillée par des oiseaux, 17 degrés, j’ai relancé le chauffage.

 

HIER – au réveil, angoisse à propos de ce que j’avais écrit la veille… à propos de l’angoisse justement et ennuyée à l’idée que nous ne soyons pas sortis, ou si peu, que nous n’ayons pas FROPITE-DE-LA-BELLE-NATURE – et les arbres.  aussi ai-je entraîné jules dehors et en avons-nous étreint quelques-uns, d’arbres.  puis, il est rentré, son heure d’écran approchant.1  de mon côté, j’ai prolongé la ballade avec le Ches.

– Fer. et Pomm. , eux peut-être un peu trop confiance en la pensée pour moi. – [...]  Lire la suite >

dimanche 6 mars 2016 · 12h47

dimanche

20160306_095951

Bois café,  8h, au lit, noir, tout le monde dort.

Pas vrai que j’aime tant que ça à écrire sur ce téléphone.  J’aime le peu de place qu’il prend, le peu de bruit qu’il fait,  la petite taille de son écran brillant dans la nuit grâce à quoi je focalise mon attention en un point restreint, compact, son inconfort même me gardant de m’éparpiller – de surfer par exemple. Sinon, j’y pratique des phrases plus courtes que mon ordinaire ( soit du fait de la susdite étroitesse de l’écran, soit que je veuille plus rapidement atteindre le point (de la fin de la phrase),  de façon à me rassurer quant à l’effective possibilité d’écrire sur cet engin et continuer d’avancer, m’offrant alors cet étrange, non-invité, bienvenu, neuf petit plaisir, du point que je tape,  particulier, léger, rebondissant), tant il est vrai que  je ne peux pas m’y esquinter à les corriger indéfiniment (ce qui n’est hélas plus vrai dès que je passe à la publication sur WordPress, sur le blog, que je pratique sur un écran d’ordinateur et où je peux donc malmener mes phrases inlassablement, ce qui est le cas pour le moment, je manipule des virgules, je fais sauter des points, et d’une façon qui finit par devenir un petit peu angoissante. Le point rapidement apporté à la fin de mes phrases sur le petit téléphone comporte donc cette jubilation inédite d’être un point allé droit au but, purement, simplement, sans circonvolutions inutiles et pouvant s’avérer déplaisantes. En effet,  je ne maîtrise pas du tout la frappe sur cet appareil (cela dit, je le note à toutes fins utiles, il est possible que ce soit au lit que je m’en sorte le mieux). Mais comment font les gens pour taper à deux pouces, ça, je regrette de ne pas le savoir – et non sans une pointe d’amertume à l’idée que les « jeunes » y parviennent mieux que moi. Perso, je le tiens dans la main gauche (celui-ci, le Samsung S6; le précédent, le Samsung Galaxy Note 2, je le tenais à  deux mains), je tape un peu,  très peu,  du bout du pouce gauche et pour l’essentiel du médium droit. Le plus agaçant,  je crois, c’est que régulièrement, avec le petit bout de chair, de gras qui se trouve à la plante du pouce (gauche donc), j’appuie sur la touche 123 du clavier (SwiftKey) et perde le clavier des lettres –  faut que je maigrisse du gras du pouce ou que je réduise encore son utilisation, que je me résolve à n’écrire qu’à un seul doigt. Enfin,  assez rapidement, j’ai mal aux mains. Et, j’avoue stupidement aimer que cet appareil soit si lisse. Lisse comme du verre poli mais avec l’élasticité et la chaleur du plastique. J’ai terminé hier soir la lecture du livre de Ferdinand. Il faudrait que je lui écrive, je m’en voudrais de ne pas le faire. Mais je ne trouve particulièrement pas mes mots en ce moment, enfin surtout quand je m’adresse à quelqu’un. Je n’y arrive plus bien, je panique, tout se disperse, les mots, il me semble que je les vois s’envoler,  me quitter,  je me sens dans un sentiment d’immaîtrise absolue. Et puis ce livre,  et les livres en général,  que j’aime… – BATTERIE FAIBLE ! Va falloir que je change de place !  VOILA ! Lumière (brillante, étonnante, c’est soleil dehors) et froid du salon! – Les livres donc, je m’en veux, toujours, de ne pas leur rendre, à chaque fois, l’hommage qui, me semble-t-il, leur est dû. De ne pas arriver à restituer ce qu’ils me font, comment ils pénètrent ma vie. Il me semble être toujours en-deçà de ce qu’ils m’offrent, et je pense que je ne m’en voudrais pas tant si je ne ressentais pas,  de l’intérieur, là, sous la peau, tout près, la possible expression de ce qu’ils entraînent, amorcent en moi. Les fils qu’ils tendent, que je pourrais saisir, étirer, tisser. Pourquoi faut-il que je reste toujours en deçà de quelque chose, de quelqu’un, pas à la hauteur de moi-même. Maintenant c’est Chester qui est venu s’installer sur moi…. décidément, on ne peut pas écrire tranquille dans cette maison.

  10:06.

mardi 8 mars 2016 · 13h13

où l’on touchera un mot de la jouissance afférente à la honte et à la culpabilité (avec du Dostoïevski dedans)

MARDI MATIN, huit mars 2016, 10 h 53 minutes. F bureau, J école.

Malheur de malheur, j’ai craqué avant-hier et j’ai acheté un paquet de cigarettes.

Venions de rentrer de Donn, c’était le début de soirée déjà avancé, nous n’allions pas déballer les valises plus avant, elles resteraient probablement ouvertes au sol jusqu’à jeudi. Assis dans le canapé, Jules jouait à Portal 2. Dans son fauteuil, F faisait ses trucs sur ordi.

J’errais.

Soudain, j’ai vu sur la table du salon ce livre qui y traîne depuis un certain temps, probablement par moi sorti de la bibliothèque pour des raisons oubliées, Le sous-sol de Dostoïevski ! J’ai dit alors à J. que j’allais me servir un verre de vin, m’installer à côté de lui et le lui lire pendant qu’il jouait. [...]  Lire la suite >

mardi 15 mars 2016 · 14h46

quand c’est raté c’est réussi

15-03-2016 11-31-16

lundi 14,

° plus trouvé le temps d’écrire ces derniers temps. dois l’accepter.

° tope-là ~ cet aprèm, convenu avec JCE de poursuivre notre travail. du coup, devoir finir ce livre. que nous co-signerions. vois pas comment y parvenir. crève de trouille. plein de raisons pourtant de vouloir le faire. la confiance que m’accorde JC et l’intérêt de son travail n’étant pas des moindres. cette idée que nous nous aidions. je l’aide, il m’aide. quelque chose d’exceptionnel. de contre nature (humaine). nous nous connaissons peu. il y a juste cette rencontre, dans le travail. n’en reste pas moins que c’est une décision difficile ce sera une décision difficile à tenir. le plus difficile étant la peur de ne pas y arriver et le temps que ça va me prendre. car je veux aussi écrire vraiment autre chose. [...]  Lire la suite >

jeudi 17 mars 2016 · 08h46

et d’amertume

mercredi 16

panique au réveil à l’idée d’avoir à travailler sur ce livre (JC) et veux effacer le texte publié hier sur mon blog.
après-midi, pourtant presque bonne humeur, presque pas de danse esquissés entre 2 courses, une visite chez le médecin pour l’oreille de Jules, un article publié chez JC (si ce n’est que ma quasi-fougue m’a entraînée à me couper les cheveux moi-même (not so good idea)).

 

jeudi 17//// 6:57

oublié de noter, à propos de la semaine dernière, le retour dans nos assiettes de la salade de blé (mâche),
précédé d’ailleurs de celui du chicon (endive),
leurs retrouvailles enfin.
ils y  sont venus sans tambour ni trompette, l’air de rien, cependant qu’ils m’avaient fait envie, précisément, pressamment, prestement.
envie que j’ai satisfaite et qui m’a satisfaite. [...]  Lire la suite >

vendredi 18 mars 2016 · 15h03

l’anatomie à revoir

vendredi, 10h26, F grippé, médecin passé, médicaments achetés, enfin recouchés. je vais vite fermer la porte pour qu’il fasse plus noir encore. mioum. ah, et maintenant, dormir ou écrire ? fermer les yeux un moment.

d’hier
taï chi
cours de n.

au sol,
sur le dos, jambes pliées (pieds rapprochés des fesses),
relevés, enroulés de la colonne, en partant du coccyx

(du coccyx,  dis-je, crois-je, c’est que j’ai toute mon anatomie à revoir, que dis-je, à voir ? à étudier (je songe parfois à me mettre au dessin). je ressens cela comme nécessaire et cette nécessité participe de ce sentiment de « ravoir » un corps, de gagner un corps avec le taï chi.) [...]  Lire la suite >

dimanche 20 mars 2016 · 13h31

un manque ici recouvre un autre manque

dimanche, lendemain des ateliers
atelier chi et santé suivi par atelier de méditation
avais la veille envoyé à n.  l’ensemble  des textes écrits jusqu’à présent sur la méditation et le taï chi (qu’il serait d’ailleurs bon que je relise, analyse) –  du coup, n’étais plus dans la belle et bonne distance, indifférence que j’avais fini par atteindre

1. chi et santé

travail sur le plexus solaire (encore un de ces endroits dont je ne ne suis jamais sûre, au moment où il est nommé, d’où il se trouve…) 

peau d’abord, puis sous la peau, puis très profond /  main gauche sur plexus côté gauche, main droite posée en antenne  / main droite « déplace » sorte de vague souterraine (que l’on a mis un certain temps à réveiller) côté gauche, du haut vers bas, du pouce vers le petit doigt de la main placée sur le plexus, puis redirige le tout vers tantien [...]  Lire la suite >

mardi 22 mars 2016 · 21h50

mardi 22 mars,

7h34, grippée donc ennuyée. que faire pour surmonter ça. cours de taï chi, ce soir. 2 cours même. zut.
hier matin, chipoté, relu trucs sur le blog, trucs récents, qui m’embêtent un peu.
sens que j’ai quelque chose à écrire, à avancer, sur ce que j’ai déjà pu écrire à propos de taï chi, chi, méditation (en cause: ventre).

hier aprèm, travail sur bouquin JC (Rothko)

7h40. réveiller jules.

10h27 bon sang, les attentats à Bruxelles. éteint la radio, trop inquiétant.

midi – arrivée à joindre tout le monde. tout ok.

soir – grippe combattue en terminant de monter nouveau lit Jules, F a ramené
la pièce manquante. pas allée aux cours de taï chi (3ème fois que je rate ce cours, ça me chipote[...]  Lire la suite >

jeudi 24 mars 2016 · 12h53

jeudi 24 mars

toujours un peu malade, surtout le ventre. Me suis soignée avec mes épices de sorcière auxquelles j’ai ajouté des extraits de pépin de pamplemousse et de l’echinacea –  remèdes de grand-mère internet.

de plus en plus tentée de fermer le blog. gênée pas les dernières choses que j’ai écrites. parlant de mon ventre (plus que lui qui est malade, d’ailleurs).
peut-être que ça l’a rendu malade que j’écrive ce que j’ai écrit sur lui, et que je publie ça. ça m’a mise mal à l’aise, en tout cas.

et je n’ai pas le courage de continuer à publier ce qui aux autres paraîtra comme une croyance, quand je l’éprouve moi-même comme une certitude. moi qui sinon ai tendance à démarrer au quart de doute, je n’ai pas envie d’avoir affaire aux doutes des autres. [...]  Lire la suite >

vendredi 25 mars 2016 · 11h22

Comment la psychanalyse pourrait-elle s’écrire dans le monde chinois ? I

Très heureuse d’avoir trouvé sur le net, sur http://www.lacanchine.com/(une mine), cette thèse de Lu Ya-Chuan (( Thèse présentée à Paris VIII en 2010, dirigée par Gérard Wajcman et co-dirigée par Gérard Miller. )), intitulée (curieusement) (( Je suis au fond d’abord  intéressée par la problématique inverse : Comment inscrire le taï chi dans la psychanalyse. Mais aussi, comment, d’ores et déjà, le taï chi se trouve-t-il inscrit dans la psychanalyse. En tout cas, c’est, quant à moi, bien plutôt le monde chinois que j’aimerais importer dans la psychanalyse, sûre qu’elle a beaucoup à y gagner. )) « Une autre voie pour les Chinois ou Comment la psychanalyse pourrait-elle s’écrire dans le monde chinois ? 路亞娟«  [...]  Lire la suite >

vendredi 25 mars 2016 · 14h18

le taï chi légèrement + rapide de MF

25/3/2016

8:37
l’attrait du sommeil au réveil

8h46
décider du caractère sacré du sommeil
se rendormir
taï chi hier, exceptionnellement avec MF,  en remplacement, l’incessance de son taï chi un petit peu rapide.

11h
tout son cours, de MF, comme ça, un poil plus rapide. comme je me coule dans son rythme, il m’apparaît que ma pratique du taï chi incorpore l’arrêt, la mort, au plus près, à chaque instant du mouvement. quand le sien m’en évoque la fuite.  cependant que j’admire, j’envie la constance de son énergie.  il me semble en être toujours au bord de la rupture.
[ d’une tentative, probablement spécieuse (mais tentante),  de rapprochement de concept de pulsion et du chi :
quand il définit la pulsion, Freud parle de konstante Kraft.  plus tard, Lacan intuitionne que le débit de cette force constante puisse être propre à chacun et fixé une fois pour toutes (idée que je trouvais détestable, c’est un peu comme chez les protestants (??), chacun son lot), tant quant à la quantité qu’à la vitesse. peut-être s’agit-il ici de quelque chose de similaire et le rythme du taï chi de chacun lui est-il foncièrement personnel. si ce n’est que c’est un rythme qui se collectivise facilement, et donc se module, pour devenir celui du groupe.]
j’aime à accélérer mon taï chi, à le régler sur celui de MF. et il me semble qu’elle ne déteste pas le mien.
la rapidité (toute relative, faut-il le répéter) de son cours permet également de retenir son esprit de vagabonder. [...]  Lire la suite >

Top