dimanche 7 avril 2024 · 07h57

Obiégly, les carnets // pas-à-lire

ce qui me paraît important avec ces carnets, ce qu’elle en dit Obiégly, c’est l’idée qu’il y ait des choses écrites qui ne soient pas destinées à être lues. que l’on se prenne la peine de les écrire sans qu’on ne cherche à leur trouver de lecteurs. c’est une part du sujet du livre, Sans valeur. ça restitue pour moi une valeur à ça.

c’est parce qu’elle écrit des choses qui ne sont pas destinées à être lues, parce qu’il y a un endroit où ça existe, que son écriture a cette liberté.

ça ne veut pas dire que ça ne la travaille pas, ça ne l’interroge pas. faut-il jeter, faut-il archiver. Faut il que ça soit exhumé après sa mort. [...]  Lire la suite >

mardi 17 septembre 2024 · 09h50

pour les psys, non posté sur FB

mais de quelles horreurs de quelles ignominies parlez vous ? de celles qui ont lieu depuis bientôt 1 an à Gaza ? De ce qui se passe dans les territoires occupés ? du nombre de morts et d’enfants morts ? et de blessés charcutés hachés explosés ? des tortures subies des humiliations de l’indifférence du monde ? mais qu’est-ce que vous croyez, à quoi croyez-vous, qui vous rende indifférents à ce malheur-là ? est-ce que vous ne voyez pas que l’armée la plus morale du monde commet aujourd’hui des crimes innommables ? est-ce que vous aussi pensez qu’il faut et suffirait d’appuyer sur un bouton pour se débarrasser du problème de Gaza ? est-ce que ça ne vous arrive pas d’aller sur des comptes d’Instagram (ou de Telegram) qui filme ce qui se passe là-bas ? est-ce que vous ne savez pas ? ou est-ce que vous n’y croyez pas ? et le protocole Hannibal, est-ce que ce n’est pas l’horreur ? est-ce qu’on peut ignorer tout cela ? de quel type de déni s’agit-il ? tuer un homme c’est tuer un homme, quelle que soit sa nationalité ou sa religion. ou est-ce que les Palestiniens ne sont pas humains ? à quoi sert la justice, si c’est pour les avoir jugés tous coupables ? bien sûr qu’il faut pleurer les otages israéliens et ils l’ont été et le sont encore, mais quand est-ce qu’on pleure les morceaux de chairs ramassés dans les débris et transportés dans des sacs en plastique ? les enfants amputés orphelins mangés par la gale les poux la poliomyélite ? mourants de faim ? oubliés du monde qui assiste pourtant à leur détresse, en direct. dans quel dystopie vivons-nous, où va notre humanité ? pour eux, ce n’est pas l’horreur totale, absolue ? Rien d’ignominieux, d’atroce ? [...]  Lire la suite >

dimanche 22 septembre 2024 · 04h45

désespoir industry instagram palestine gym danse recettes cuisine amis sociabilité

Paris, nuit. De nouveau réveillée à 4 heures. Me suis levée pour écrire et  comme d’hab au lieu de ça tout de suite captée par Instagram. Il est 4h 45. 

Hier, coup de fil avec J. Il est bien, il va bien, il est content, être seul, vivre seul lui plaît. Il fait face. Dit-il et je le crois et j’en suis heureuse. À nous de respecter ça, d’apprendre à nous passer de lui, à ne plus nous occuper de lui. Ça fait un vide. À construire une nouvelle relation. À nous occuper de nous.

Je dis ça et ça fait 2 jours que je regarde une série. Industry. Saison 1, avant-hier et seulement la moitié de la saison 2 hier. [...]  Lire la suite >

lundi 23 septembre 2024 · 02h23

23 septembre 24 à 02h 23 min

Deux heures du matin ! Et j’ai de nouveau passé la journée d’hier à regarder une série, la saison 2, la suite de la veille, alors que ça devient du grand n’importe quoi et pour apprendre finalement qu’il y aurait encore une saison 3! Olala, je n’en peux plus. Et puis mal aux dents. je n’ai plus d’huile de nigelle. Je ne sais pas pourquoi l’analyste continue de dire que j’écris bien. Je lis encore la bio de Kafka. F m’a sortie pour voir un film que j’ai trouvé bien, que nous avons trouvé superbe en vérité, de Kurosawa, d’Akira Kurosawa, Entre le ciel et l’enfer, le titre ne ressemble pas au film. Hélas, je n’ai plus de lait (je bois une Ricoré). Deux heures du matin ! Frédéric avait un peu de fièvre. Il n’entend plus de l’oreille droite.  [...]  Lire la suite >

mercredi 16 octobre 2024 · 08h39

les lieux et je ne sais pas ce qui est publié sur ce site

Je ne sais plus ce que j’ai fait hier. De nouveau prise dans la fièvre d’écriture/corrections/résolution de problèmes techniques. Ecrit des choses qui sur le moment m’ont parues importantes. J’ai commencé à parler de Bruxelles et curieusement en moi cela a résonné comme si c’était encore, déjà, aussi une façon de parler de la Palestine. Et du passé. De quelque chose qui est profondément moi. Moi et ma famille. A cause des quartiers où nous avons vécu. Comme de commencer à parler de quelque chose que je n’ai pas beaucoup dit, il me semble. Pas dit, pas écrit. Autour de mes derniers séjours dans cette ville, liés à ma mère, à mes frères. Ce nouvel amour qui a d’ailleurs subi quelques aléas. Comme tous les amours, I suppose. Amour pour ma mère, lui, inchangé, approfondi encore. [...]  Lire la suite >

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