Pour la sexualité où l’on nous rappellerait qu’est la force à quoi nous avons affaire et qu’elle est biologique, nous pouvons trouver que l’analyse n’a peut-être pas tellement contribué qu’on a pu l’espérer un temps, à l’éclaircissement de ses ressorts, sinon à en prôner le naturel en des thèmes de ritournelles jusqu’au roucoulement. Nous allons essayer d’y apporter quelque chose de plus nouveau, à recourir à une forme que Freud lui-même là-dessus n’a jamais prétendu dépasser : celle du mythe. Et pour aller sur les brisées de l’Aristophane du Banquet plus haut évoqué, rappelons sa bête à deux dos primitive où se soudent des moitiés aussi fermes à s’unir que celles d’une sphère de Magdebourg,…
naissance de la lamelle
ce qui ne cesse (pas de s’écrire) et cyberculture
la « cyberculture » fonctionne sur un mode pulsionnel, où « ça ne cesse pas de s’écrire », à l’instar de l’inconscient qui ne calcule ni ne juge et qui ignore le temps. « ça jouit et ça sait rien », cette démultiplication de sens perdus, qui vont à la dérive, ne saurait recouvrir l’absence de sens du sens. ce qui se trouve nié, dans cette éternisation, c’est le réel. la prolifération des écrits sur internet, témoigne de cette volonté de croire que le symbolique recouvrira, à force d’approximations, totalement le réel. alors que de celui du corps, de la mort et du sexe, elle ne veut rien savoir. ce réel-là exige le passage à…
hors-la-loi, l’amour et … cyberculture
enfin, vu qu’on a eu la bonté de me répondre, malgré la honte donc, j’ai continué : bien le bonjour, si je suis intervenue, c’est qu’il y a quelques jours, j’ai commencé de lire un livre sur internet. chaque fois que je voulais avancer, il fallait que je clique sur une flèche qui allait vers la droite. si d’aventure, j’avais voulu revenir en arrière, je pouvais cliquer sur une flèche qui allait vers la gauche. c’est là que je me suis rendu compte que le livre me manquait, que sa « totalité » me manquait - qu’il me manquait le « un » du livre. que j’aurais eu envie de pouvoir lire quelques mots des dernières pages, quelques bribes au milieu,…
À propos de la honte (1)
en vitesse, une petite citation, tirée d’un texte de jacques-alain miller: On pourrait aussi essayer ceci que la culpabilité est un rapport au désir tandis que la honte est un rapport à la jouissance qui touche à ce que Lacan appelle, dans son « Kant avec Sade», «le plus intime du sujet». Il l’énonce à propos de la jouissance sadienne en tant qu’elle traverserait la volonté du sujet pour s’installer en son plus intime, ce qui lui est plus intime que sa volonté, pour le provoquer au-delà de sa volonté et au-delà du bien et du mal, en atteignant sa pudeur - terme qui est l’antonyme de la honte. on trouvera l’entièreté du texte là :…
glocalisation, je répète, glocalisation
localisation, délocalisation, en 2002, j’en avais avec la GLOCA-lisation...
la fiction de ma vie
séance d'hier - la fiction, j’en rêve... - vous en REVEZ? - ben oui, pour me débarrasser de la psychanalyse. me débarrasser de moi. au sortir: je n’ai pas du tout envie qu’on pense que je veux voudrais devrais pourrais écrire de la fiction. qu’on pense que mon désir soit là . et qu’à nouveau on veuille m’en embarrasser. le jour après: mais souligner que je "rêve" de la fiction, n’implique pas nécessairement qu’on pense que mon désir soit là . je veux me débarrasser de l’écriture. je veux me débarrasser de mon lien malade à l’écriture. je veux justement cesser de "rêver" d’écrire. ça en passe par écrire. ça en passe par écrire, ça en passe…
histoire de temps (I)
combien de temps, je m’accorde pour écrire ici? le matin? le soir? (puisque je n’ai pas-tout mon temps)
puisque nous partons en voyage
se faire honte
jarrivenchantéelaveillej’ai luterminédanslavoiture la note de miller sur la honte (je ne dis pas que ce n’est pas pénible d’écrire tout ça, ça l’est) à l’analyste mardi je dis : « le problème, ça a toujours été de signer. comme si...» là, j’hésite presque longuement. je crois que je lui ai dit « ...comme si rien n’était à la hauteur, ne pourrait être à la hauteur de ce nom». surprise, pas convaincue, j’ajoute que non, ce n’est pas ça. je parle de la note de miller, sur la honte. je n’en dis pas vraiment grand chose. mais ça me mène tout de même à dire que je crois que maintenant je pourrais signer de mon nom.…
[ le surmoi
(le surmoi, la parole même)
[ comme si ]
( au rythme de la parole, une parole qui n’aurait de cesse, la voix en moins )
pour tout vous dire
j’en ai assez je veux d’ire dire d’ici ce lieu cet endroit dont l’habillage ne me convient pas avec l’habillage duquel je n’arrive pas à me mettre d’accord pour tout ça a toujours été comme ça pour tout dire - toujours c’est comme de passerdesheuresdevant son miroir à essayer mille vêtements parures avec ou sans maquillage et puis les cheveux est-ce que ça ne serait pas mieux et comme ça n’est jamais ça ça n’est jamais la bonne image se retrouver après minuit cendrillon jamais partie au bal nue nue nue sur le lit et dégoûtée (machines célibataires) (résister à ça : à se/ce voir image impossible, comment? ici, je parle pour moi veronic, image…
pour . encore
les yeux éblouis la terre dorée l’ombre je veux le regard nourrir puis aller vers toi (la douleur, presque.) re ce voir (douleur DOUJE viens) ensuite aller vers l’oubli
dimanche après-midi
Hier, milieu de journée, couchée dans canapé. Je lis le journal, les articles sur lesquels on a attiré mon attention. Je suis fascinée par le papier. Par la mise en page, les colonnes. L’encre. Exaltée. Ce que je lis ne m’a pas l’air neuf. Mais une photo m’émeut plus que de raison. Il devait s’agir du soulagement de me trouver enfin loin d’un écran. Du soulagement, de l’avidité aussi : je n’étais pas sans me demander comment transposer ici cette matière ce papier ce noir ces colonnes. Cette matité. (A tout le moins si ça pouvait servir à ça : faire que le monde devienne merveille du moment où je lève les yeux d’ici.)
histoire de temps (II) (d’intention dé claration)
bonjour, bien le bonjour, en ce qui me concerne je m’arrange pour ne plus_passer_tout_mon_temps,_ici. ( facilement, je pourrais, je me suis, laissé prendre - toute. ) (or c’est mauvais, pour moi, "toujours trop une à une seule chose". ( " un clou chasse l’autre ?") . ne plus me fondre dans cet écran) . ( j’opte pour l’inconstante présence, les absences discontinues la dé mult-ti pli ca tion ( et donc, je cherche/trouve du boulot. un truc qui combine mon amour du rien ma décision de n’y pas complètement céder - mon amour de la psycha-nalyse . je dé-cède à la seule cause perdue (ô mère) je prends ma part de la charge de nos (ô combien modestes) besoins (gros…