vendredi 1 juillet 2005 · 09h09

naissance de la lamelle

Pour la sexualité où l’on nous rappellerait qu’est la force à quoi nous avons affaire et qu’elle est biologique, nous pouvons trouver que l’analyse n’a peut-être pas tellement contribué qu’on a pu l’espérer un temps, à l’éclaircissement de ses ressorts, sinon à en prôner le naturel en des thèmes de ritournelles jusqu’au roucoulement. Nous allons essayer d’y apporter quelque chose de plus nouveau, à recourir à une forme que Freud lui-même là-dessus n’a jamais prétendu dépasser : celle du mythe. Et pour aller sur les brisées de l’Aristophane du Banquet plus haut évoqué, rappelons sa bête à deux dos primitive où se soudent des moitiés aussi fermes à s’unir que celles d’une sphère de Magdebourg,…

vendredi 1 juillet 2005 · 17h11

ce qui ne cesse (pas de s’écrire) et cyberculture

la « cyberculture » fonctionne sur un mode pulsionnel, où « ça ne cesse pas de s’écrire », à l’instar de l’inconscient qui ne calcule ni ne juge et qui ignore le temps. « ça jouit et ça sait rien », cette démultiplication de sens perdus, qui vont à la dérive, ne saurait recouvrir l’absence de sens du sens. ce qui se trouve nié, dans cette éternisation, c’est le réel. la prolifération des écrits sur internet, témoigne de cette volonté de croire que le symbolique recouvrira, à force d’approximations, totalement le réel. alors que de celui du corps, de la mort et du sexe, elle ne veut rien savoir. ce réel-là exige le passage à…

dimanche 3 juillet 2005 · 14h53

hors-la-loi, l’amour et … cyberculture

enfin, vu qu’on a eu la bonté de me répondre, malgré la honte donc, j’ai continué : bien le bonjour, si je suis intervenue, c’est qu’il y a quelques jours, j’ai commencé de lire un livre sur internet. chaque fois que je voulais avancer, il fallait que je clique sur une flèche qui allait vers la droite. si d’aventure, j’avais voulu revenir en arrière, je pouvais cliquer sur une flèche qui allait vers la gauche. c’est là que je me suis rendu compte que le livre me manquait, que sa « totalité » me manquait - qu’il me manquait le « un » du livre. que j’aurais eu envie de pouvoir lire quelques mots des dernières pages, quelques bribes au milieu,…

dimanche 3 juillet 2005 · 15h53

À  propos de la honte (1)

en vitesse, une petite citation, tirée d’un texte de jacques-alain miller: On pourrait aussi essayer ceci que la culpabilité est un rapport au désir tandis que la honte est un rapport à  la jouissance qui touche à  ce que Lacan appelle, dans son « Kant avec Sade», «le plus intime du sujet». Il l’énonce à  propos de la jouissance sadienne en tant qu’elle traverserait la volonté du sujet pour s’installer en son plus intime, ce qui lui est plus intime que sa volonté, pour le provoquer au-delà  de sa volonté et au-delà  du bien et du mal, en atteignant sa pudeur - terme qui est l’antonyme de la honte. on trouvera l’entièreté du texte là  :…

mardi 5 juillet 2005 · 17h28

la fiction de ma vie

séance d'hier - la fiction, j’en rêve... - vous en REVEZ? - ben oui, pour me débarrasser de la psychanalyse. me débarrasser de moi. au sortir: je n’ai pas du tout envie qu’on pense que je veux voudrais devrais pourrais écrire de la fiction. qu’on pense que mon désir soit là . et qu’à  nouveau on veuille m’en embarrasser. le jour après: mais souligner que je "rêve" de la fiction, n’implique pas nécessairement qu’on pense que mon désir soit là . je veux me débarrasser de l’écriture. je veux me débarrasser de mon lien malade à  l’écriture. je veux justement cesser de "rêver" d’écrire. ça en passe par écrire. ça en passe par écrire, ça en passe…

jeudi 14 juillet 2005 · 14h49

se faire honte

jarrivenchantéelaveillej’ai luterminédanslavoiture la note de miller sur la honte (je ne dis pas que ce n’est pas pénible d’écrire tout ça, ça l’est) à l’analyste mardi je dis : « le problème, ça a toujours été de signer. comme si...» là, j’hésite presque longuement. je crois que je lui ai dit « ...comme si rien n’était à la hauteur, ne pourrait être à la hauteur de ce nom». surprise, pas convaincue, j’ajoute que non, ce n’est pas ça. je parle de la note de miller, sur la honte. je n’en dis pas vraiment grand chose. mais ça me mène tout de même à dire que je crois que maintenant je pourrais signer de mon nom.…

samedi 16 juillet 2005 · 14h22

pour tout vous dire

j’en ai assez je veux d’ire dire d’ici ce lieu cet endroit dont l’habillage ne me convient pas avec l’habillage duquel je n’arrive pas à me mettre d’accord pour tout ça a toujours été comme ça pour tout dire - toujours c’est comme de passerdesheuresdevant son miroir à essayer mille vêtements parures avec ou sans maquillage et puis les cheveux est-ce que ça ne serait pas mieux et comme ça n’est jamais ça ça n’est jamais la bonne image se retrouver après minuit cendrillon jamais partie au bal nue nue nue sur le lit et dégoûtée (machines célibataires) (résister à ça : à se/ce voir image impossible, comment? ici, je parle pour moi veronic, image…

lundi 18 juillet 2005 · 19h20

dimanche après-midi

Hier, milieu de journée, couchée dans canapé. Je lis le journal, les articles sur lesquels on a attiré mon attention. Je suis fascinée par le papier. Par la mise en page, les colonnes. L’encre. Exaltée. Ce que je lis ne m’a pas l’air neuf. Mais une photo m’émeut plus que de raison. Il devait s’agir du soulagement de me trouver enfin loin d’un écran. Du soulagement, de l’avidité aussi : je n’étais pas sans me demander comment transposer ici cette matière ce papier ce noir ces colonnes. Cette matité. (A tout le moins si ça pouvait servir à ça : faire que le monde devienne merveille du moment où je lève les yeux d’ici.)

mercredi 20 juillet 2005 · 19h16

histoire de temps (II) (d’intention dé claration)

bonjour, bien le bonjour, en ce qui me concerne je m’arrange pour ne plus_passer_tout_mon_temps,_ici.  ( facilement, je pourrais, je me suis, laissé    prendre    -    toute. ) (or c’est mauvais, pour moi, "toujours trop une à une seule chose". ( " un clou chasse l’autre ?") . ne plus me fondre dans cet écran) . ( j’opte pour l’inconstante présence, les absences discontinues la dé mult-ti pli ca tion ( et donc, je cherche/trouve du boulot. un truc qui combine mon amour du rien ma décision de n’y pas complètement céder - mon amour de la psycha-nalyse . je dé-cède à la seule cause perdue (ô mère) je prends ma part de la charge de nos (ô combien modestes) besoins (gros…

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