dimanche 13 septembre 2009 · 19h30

treize

      c'est aussi aujourd'hui l'anniversaire du (double) meurtre de mon oncle.                un treize septembre. jusqu'à ce que j'apprenne cette date, très tardivement, pendant la maladie de mon père, un peu avant sa mort, date que j'ignorais donc avant cela, ce jour était souvent un jour où je tombais amoureuse. j'écrivais des textes, aussi, éclairs, que fièrement je signais. ceci s'inscrit encore dans la catégorie du mois d'août.        

dimanche 2 décembre 2012 · 23h20

J’aurais tué Nathalie F.

On découvre que Nathalie F. a été tuée. On découvre le cadavre de Nathalie F. dans une cave (la cave de la maison familiale rue Waelhem à Bruxelles). Je sais alors que l’on va tôt ou tard découvrir que c’est moi, que je suis l’auteur de ce crime. Je ne m’en souvenais plus. Je l’avais oublié. C’est arrivé malgré moi. Je me souviens que j’avais alors pensé que je serais un jour découverte et que j’irais en prison, mais que je l’avais oublié. La police fait des recherches. Elle fouille toutes les maisons à la recherche d’indices. Elle finit par trouver quelque chose. Je ne sais plus quoi. Mais quelque chose qui la mènera immanquablement…

mardi 13 septembre 2016 · 15h34

treize-09

lien : https://www.disparates.org/iota/2009/treize/                    anniversaire   (pour info)   (rien de spécial aujourd'hui, n'est arrivé. c'est fini. (ne me dis pas que tu es né un treize septembre.) c'est arrivé pendant la nuit. est-ce arrivé pendant la nuit du 12 au 13, cela je ne le sais plus. et à quelle heure? cela je ne l'ai jamais su. je dis cela juste parce que moi je me réveille toujours à 4 heures. ça peut-être à cause du foie, je l'apprends maintenant, mais ça pourrait être à cause d'autres choses encore. il est beaucoup question de 4 dans ce blog, et même de double 4. et ma mère, elle-même, se réveillait, autrefois, tous les jours…

jeudi 22 octobre 2020 · 10h56

le dentiste tué d’une balle dans la bouche
— jeudi 22 oct. 2020, 10:56

Donn 22 octobre, jour de mon anniversaire, 57 ans. Je suis en prison. Peu de souvenirs. Beaucoup de monde. Dortoirs. Je dois aller chez le dentiste. Quelqu'un essaye de tirer dans le dentiste qui a la bouche ouverte, dans sa bouche. Il n'est pas mort. Les portes ont été fermées. De l'autre côté de la paroi quelqu'un tire au hasard et touche le dentiste au cou, il meurt. Je me réveille. Je me dis que je ne dois pas oublier. Je me souviens alors de beaucoup de choses. Je me rendors. Je rêve la suite du rêve.  Toujours en prison, je dois rentrer à la prison après l'assassinat du dentiste. C'est la nuit, j'éprouve de…

mercredi 2 juin 2021 · 17h52

« tout entier pris dans le sacrifice, sans aucun recours »

L'action du sujet dans le fort/da est exemplaire. En nommant le vide créé par l'absence de la mère à l'aide de l'alternance présence/absence de la bobine, le sujet la détruit comme objet, mais il constitue cette action même comme objet en la répétant. Le sujet "élève son désir à une puissance seconde (...) Le symbole se manifeste d'abord comme meurtre de la Chose, et cette mort constitue dans le sujet l'éternisation de son désir."15 Le fort/da n'est plus seulement scansion, mais véritable fondement de l'édifice subjectif du désir. La mélancolie, sacrifice suicide, s’identifie à cette mort du sujet qui se nomme dans le même temps où il s’éternise. Par là, le sujet se fait pur…

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