dimanche 11 mars 2007 · 22h09

du transfert de la certitude de l’angoisse à la certitude de l’acte

Angoisse constituée, angoisse constituante [...] La seule théorie qui nous intéresse, c'est la théorie de la pratique. S'agissant du Nom-du-Père, s'en passer s'en servir veut dire exactement, c'est au moins ce que je propose ici, se passer d'y croire, tout en s'en servant comme d'un instrument. Le hiatus de la croyance et de l'usage ne recouvre pas mais déplace celui de la théorie et de la pratique. Le hiatus de la croyance et de l'usage, à vrai dire, est essentiel au structuralisme, à toute approche structuraliste. Ce hiatus est au principe même de ce que Lévi-Strauss appelait "le bricolage", qui consiste à réutiliser, à recycler comme on dit, les produits maintenant déshabités des croyances d'un…

dimanche 18 septembre 2011 · 11h25

l’oublieuse (ô solitude)

Il arrive souvent que des choses me bouleversent, sans que je ne m'en rende nécessairement compte. Si ce bouleversement se prolonge, se renforce - de façon dramatique -, sur plusieurs jours, je peux alors éventuellement l'interroger, éventuellement poser un lien avec ce qui l'a causé. Mais, il s'agit alors d'une interrogation consciente, et donc  teintée d'une sorte de doute. ( Je ne pense pas qu'il y ait en moi d'autre lieu pour la certitude que l'inconscient. Or mon lien à l'inconscient serait si serré, que je ne pourrais m'empêcher d'attendre, sans concession, que la conscience m'offre cette même sorte de certitude.  Ce qui est à proprement parler impossible.) Aussi, n'arrive-t-il (pratiquement) jamais que j'en parle,…

vendredi 4 janvier 2013 · 17h04

la certitude du réel opposée au doute du symbolique

J'essaie donc de lire Cédric Lagandré (( La plaine des Asphodèles, je le lis très mal, maintenant par bribes, au hasard)). Curieusement facile et difficile à la fois. Ainsi, lorsqu'il cite Descartes  (p. 105),  attribue-t-il au semblant la certitude ("le fait de cette semblance est quant à lui une certitude inébranlable. La consistance du semblant est sans défaut, sans qu'il soit question d'attendre la sanction de l'existence divine") quand je l'aurais moi-même, et sans nul doute, attachée au réel de la lumière, du son, de la chaleur. "... je vois la lumière, j'ouïs le bruit, je ressens la chaleur. Mais l'on me dira que ces apparences sont fausses et que je dors. Qu'il en soit ainsi ;…

mercredi 26 juin 2013 · 17h08

Quelle croyance pour l’inconscient?

la troupe d'un autre monde (rêve du 21 au 22 juin) "A la piscine avec de nombreux amis, des hommes, que je trouve assez séduisants et c'est réciproque. Je nage sous l'eau. Beaucoup de monde. Arrivée d'une drôle de troupe, tribu, qui vit sous une large tente hexagonale, une yourte. Ils s'installent dans le fond de la piscine, ils sont à l'abri de l'eau et continuent de vivre normalement, interdisant l'accès de la tente aux nageurs. Ils prennent beaucoup de place. - Au réveil, certains indices de la suite du rêve me donneront l'impression qu'il s'agit avec cette troupe de l'inconscient et de ses habitants. - Ils ont un chef, cérémonieusement, servi par tous les…

vendredi 3 octobre 2014 · 13h04

Artistes sans œuvres de Jean-Yves Jouannais,
— I would prefer not to

On trouvera ici des extraits du livre de J-Y Jouannais (les italiques [entre crochets, souvent]  indiquent mes propres annotations) que je note au fil de ma lecture, pour m'en souvenir.  Les numéros que l'on rencontre çà et là correspondent aux numéros de page.  Il arrive aussi que je me renseigne sur internet à propos des personnes ou des textes cités et que j'inclue ici ce que je découvre. Artistes sans œuvres 1. Publier ou non son cerveau « L’homme parfait est sans moi, l’homme inspiré est sans œuvre, l’homme saint ne laisse pas de nom. »  —Tchouang-Tseu p. 9 "Pendant un siècle, les Wittgenstein ont produit des armes et des machines, puis, pour couronner le tout,…

vendredi 17 octobre 2014 · 11h45

dans l’éclipse du croire

L'ironie, que lui opposer sinon une forme du croire. Et la certitude. Or, la certitude n'est pas communicable. N'est pas un sentiment sur lequel on peut compter, est capricieuse. Les conditions de son apparition ne sont pas connues. En son absence, la croyance peut faire fonction. Emportant le doute avec elle. La certitude ne se révèlera jamais plus longtemps qu'un moment (dans un déchirement). Elle fonde l'acte de l'artiste. A l'occasion, fond sur le regardeur. L'ironiste, lui, connaît bien la certitude mais ne supporte pas les semblants du croire. La certitude n'est pas loin d'offrir les caractères de l'hallucination. Du croire, aujourd'hui, Dieu ne s'offre plus comme garant de la certitude.

samedi 14 janvier 2023 · 07h44

Samedi 14 janvier – cette «entreprise de traduction constante de ce qui arrive, de ce qui excède la signification»
— #sur la localisation de la jouissance dans la psychose

7h42. Au lit, réveillée à l'instant par J qui commence tôt. Ce courage, l'admiration que j'ai pour lui. Il  prend son petit déjeuner seul. Je ne lui prépare rien. Attaque de fracassemeur, mais je ne sais déjà plus lequel. J'ai pris le téléphone uniquement pour noter ça et oups, envolé. Ils sont très difficiles à saisir. 7h48, J sort. J'éteins la lumière, je ferme les yeux. Saut dans le vide.  8h42, levée, canapé. Dans la rue un camion lent (camion poubelle ?) « Le parlêtre adore son corps, dit Lacan, parce qu’il croit qu’il l’a. En réalité, il ne l’a pas, mais son corps est sa seule consistance – consistance mentale, bien entendu, car son corps fout le…

mercredi 14 octobre 2026 · 07h42

L’inconscient et le corps parlant par Jacques-Alain Miller

07H42Je publie le début de ce texte de Jacques-Alain Miller consacré à "l'Inconscient et au corps parlant", dans l'idée de poursuivre ce sur quoi je tombais récemment avec l'escabeau. Le texte examine le corps dans tous ses états, ça part de celui de Freud et de la Reine Victoria, pour très vite aboutir et s'attarder à celui du porno, ça passe du coup par celui de l'imaginaire pour se cogner alors aux mystères du corps parlant, que ça éclaire en allant chercher Descartes, son indubitable Je pense donc je suis qui est aussi un Je pense et le corps ne font qu'un, tandis que cet extrait se termine avec la chair de Husserl. Tout ça…

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