où un rêve me force à me souvenir d’un autre rêve (viscéral)
dimanche 22 mai

rêve hier

marrant, m’y souvenais d’un rêve que j’avais déjà fait, me rappelais d’un rêve oublié, m’en rappelais donc, avec toutes les  virgules lacunes qui y attiennent.
plusieurs personnes
2 hommes, 2 femmes ?
font, faisons des choses (plus interdites qu’interdites, le plus interdit de l’interdit) (j’ai mis entre parenthèses, parce que pas sûre que ce soit ça) .
j’accepte de le faire
je suis couchée sur le dos.
me vois comme ça, je veux dire la caméra est là, la caméra du rêve, mais placée de façon à ce que je ne voie pas vois pas ce qui se passe dans mon ventre. je ne vois pas de mon point de vue, de mon point de vue dans le rêve, où je suis couchée sur le dos, car si je voyais de mon point de vue, d’où je suis dans le rêve, de comment je suis, je verrais tout. or, c’est très important que je ne voie pas tout, que je ne voie d’ailleurs rien du tout. je suis couchée sur le dos, sur une table d’opération, et mon ventre est ouvert, et les autres, et c’est ça la chose plus qu’interdite, les autres jouent avec tous les organes de mon intérieur, à pleines mains, ils y vont, et ça, c’est censé leur, et me procurer du plaisir, de la jouissance. personne ne fait ça, et personne ne peut faire ça, et personne ne connaît ça, mais nous sommes une petite bande qui… moi, c’est la première fois. donc, je ne vois pas ce qui se passe, parce que la caméra est placée sous la table d’opération, du côté de ma tête, je pourrais voir ma tête, mais c’est tout. donc,  c’est très viscéral, et c’est tout ce qu’il y a de possible à en dire. si c’est ce n’est qu’il y a une chose que je ne veux pas, je n’ose pas faire, mais je ne sais plus  très bien ce que c’est , mais que les autres font, moi, je suis novice, c’est ça, novice au fond. ils sont plusieurs, occupés dans mes tripes, eh bien, c’est possible, que ce qu’ils aimeraient, ce qui serait encore mieux pour eux, et qu’ils se font entre eux, c’est, faire des choses sexuelles, dans mon corps ouvert, ha ha. mais je ne veux pas.
voilà, c’est le rêve dont je me rappelais dans mon rêve, mais le rêve lui-même, celui où je me souvenais, je ne m’en souviens plus,
marrant.
(non relu) (parce que c’était vraiment insupportable pour moi d’écrire ces choses, ça l’est devenu, parce que je ne sais plus du tout quoi faire, de mon analyse)

 

le nom de cette femme, Ornelle

avec qui Fred me trompe.

seul l’éléphant trompe énor

en réalité, je ne déteste pas taquiner l’idée qu’il me trompe. Qu’existe la déesse K.

ou encore

qu’il me trompe et que je m’expulse

que tout s’ex pulse

la grande ex pul sion

le tralali lala

Quelqu’un a voulu (que je sois sans culotte)

Rêve. Recommence à travailler à Emak. Tout est à l’extérieur. B s’occupe beaucoup de moi. Très gentiment. Très, très gentiment. Il me semble que ma mère  est là aussi, gentille aussi. B glisse sa main sous ma jupe ou dans le tuyau de mon pantalon. Je crains qu’il ne sente que je n’ai pas de culotte et que ça ne lui donne de mauvaises indications sur moi. C’est quelqu’un d’autre qui avait voulu cela, que je n’aie pas de culotte. Que j’aie une jupe ou porte une robe et sois sans culotte. J’ai eu un autre rêve où il y avait ça. Et avant ça, un autre rêve encore. Quelqu’un avait voulu que je n’aie pas de culotte. C’est sans doute après le rêve que je pense à ça, directement après le rêve. Je pense au premier rêve comme au rêve primordial, ancestral. Je pense à la construction d’Un enfant est battu. Je pense  au fait qu’il y a déjà eu un rêve où j’étais sans culotte. Ce rêve où je suis comme un paresseux, l’animal, accrochée à une barre, au milieu d’un immense grenier vide, sans culotte. Paresseuse accrochée à une barre, sans culotte. 

rêvé que je faisais du théâtre

rêvé que je faisais du théâtre
autres comédiens « professionnels »
sont 2 ou 3
sommes disséminés sur la scène, complètement nue.
je n’ai pas grand chose d’autre à  faire que de rentrer en scène, suivre une trajectoire assez longue qui la coupe en oblique. dire ou faire qq chose. de là  retraverser la scène, de nouveau trajectoire assez longue, vers un comédien à  qui je dois dire qq chose et qui probablement aussi me dit qq chose. les autres non plus, n’ont pas grand chose à  faire. une ou deux trajectoires sur la scène qui la coupe en diagonales, en zigzags, non en V. des phrases, des paroles qu’ils se lancent. il ne s’agit pas seulement de marcher, il s’agit de se mouvoir.
pendant les répétitions, ça va encore. mais le jour de la première, tout foire. je fais tout foirer, je rate mon entrée, j’oublie mon texte.
je crois que je suis assez triste, je ne comprends pas.

il y avait autre chose, mais je ne sais plus quoi, autre chose d’important.

vers la fin, j’aperçois le public et qq dans le public, roger (metteur en scène). incompréhension, distance, nous ne nous parlons pas.

lui sait que je suis une très bonne comédienne.

comme si, alors qu’il est arrivé que l’envie m’en reprenne, je refaisais du théâtre, ici, à  paris, avec des gens qui ne me connaissent pas et que je ne connais pas et que tout foirait, lamentablement.

être et avoir été.
des professionnels. roger, lui, m’aimait.

pas très difficile à  interpréter. et pourtant, quand même, pourquoi ce rêve-là ? en ce moment?

Quand il y a de l’honneur, la vie pure et simple est dévaluée.

Quand l’honneur est une valeur qui tient le coup, la vie comme telle ne l’emporte pas sur l’honneur. Quand il y a de l’honneur, la vie pure et simple est dévaluée. Cette vie pure et simple, c’est ce qui s’exprime traditionnellement dans les termes du primum vivere. D’abord vivre, on verra ensuite pourquoi. Sauver la vie comme valeur suprême.
Extrait de « Note sur la honte », Jacques-Alain Miller

Sans titre

La psychanalyse est parfois comme un rêve dont il est difficile de sortir.

ce pari sur la réciprocité de l’amour, l’existence du désir, le réel de la jouissance

22 octobre, c’est mon anniversaire…

ce que ça serait l’amour réciproque.  « l’amour, disait Lacan, est toujours réciproque ».  d’autant qu’on aime sans le savoir et qu’on déteste sans le savoir davantage, ce que j’ai lu dans Freud, qui m’a accrochée à lui.

aussi mon amour s’est-il bâti sur le pari que j’aimais sans le savoir celui qui m’aimait le sachant et me le faisant savoir. j’ai parié que cet amour était réciproque même s’il n’y paraissait  pas. et, grâce au ciel,  j’ai dû m’exprimer par endroits suffisamment clairement pour que ce soit également entendu par celui à qui j’ai trop souvent affirmé le contraire, qui à mon pari parfois douteux opposa au moins en apparence une lente certitude. et avons-nous petit à petit appris à connaître et déjouer l’étrange tournure de mes déclarations d’amour. aucune grande explication n’y servît, bien plutôt de nombreuses crises, des matins chauds, son calme, le souvenir du pari, la foi qui me revenait, une fois les méandres de l’angoisse oubliés, laissés derrière moi.

je vous demanderai également de vous souvenir que la jouissance, l’orgasme et l’angoisse ont plus d’une maille à partir.

le pari, pari aussi sur le désir, sur la jouissance aussi bien, qu’ils devinssent conscients. que ça cesse de jouir sans me tenir au courant ou alors seulement dans un grand courant bousculant, nauséeux, tenant à l’horreur. que mon désir se fît moins timide, se départisse de l’amour d’Un qui l’interdit, s’en passe. de cet amour-là qui n’est que foi chaude, jaune, une croyance triste.

moi : je ne sais pas si je l’aime.

ma mère : quand tu aimeras, tu ne te poseras plus la question.

que je n’ai plus cessé de me poser : l’aimai-je?

cela doit-il être, cela est. cela naît.

je connus,  dis-je à l’analyste,  un amour réciproque, idéalement réciproque.  une flambée courte et puissante d’amour réciproque. un mois, peut-être deux. de désir joyeux sans que nous ne fîmes l’amour : la réciprocité de mon désir le lui interdit (il ne sut pas que je m’en trouvai ravie). souvenir aujourd’hui. et pourquoi pas, avoir connu ça. au moins ça m’a donné le goût de ce que ça pourrait être si j’avais été moins névrosée. l’amour est toujours réciproque, bien sûr, tant que ça ne baise pas.

or il y a toujours un endroit où ça ne baise pas, où l’amour peut naître.

(et la réciprocité de l’amour de l’analyste, faut-il continuer à la poser en ces termes, ou se mettre à parler de transfert, et renoncer à y croire. comme chose strictement non nécessaire. contingente, accidentelle, en tant que tel, à saluer, à remercier.)

Jeudi 19 janvier 23

Huit heures cinq. C’est déjà un peu tard. Dormi vraiment longtemps. Hier 2 gouttes CBD + HHC ( Hexahydrocannabinol. Je préfère ne pas en prendre, je me suis laissée convaincre par la vendeuse, et j’ai acheté ce produit, cette huile de CBD additionnée de HHC, dont elle m’assurait qu’il était vraiment très bien, tout en me conseillant de n’en prendre pas plus d’une goutte. Dès la consultation de Google, j’ai regretté mon achat. J’en prends de temps en temps, quand il me semble que j’ai besoin de quelque chose de plus fort, et toujours avant de dormir. Il m’est arrivé d’en prendre plus, 3 ou 4 gouttes, et quand je me suis réveillée la nuit, j’avais des vertiges et je m’accrochais aux murs, donc, je me méfie.)

Rêvé YNG. Et ma mère. Tous les 2 vieux. J’ai beaucoup oublié. Lui, un peu délirant. Il se passe quelque chose de particulier, je ne sais plus quoi, avec lui. Il y a du monde qui s’occupe de lui, dont moi. Je veux m’en aller, il me retient. Je trouve le prétexte de l’âge de ma mère, de la vieillesse, il est temps qu’on parte, elle est fatiguée, il admet, puis me retient. 

Est-ce que j’écris à YNG ? 

Non. 

Les travaux du dressing sont terminés. Il faut tout remettre en place. Est-ce que j’en profite pour tout jeter. 

Hier, longtemps travaillé à la bibliothèque. Il y avait du monde, beaucoup de jeunes, d’étudiants. Ils étaient là avant que je n’arrive et encore là quand je suis partie. J’étais épuisée à la fin. Je ne pense pas être restée plus de trois heures. 

J’essaie de faire quelque chose, à la bibliothèque, mais je ne sais pas très bien quoi.  

Les « projets »

  1. Relire les Titi , les recopier sur papier ?
  2. Recopier dans blog notes de janvier
  3. Notes de décembre
  4. Recopier sur papier. Quoi? Dans le cahier. Les Titi. 
  5. Les problèmes techniques
  6. Mallarmé et MB

Les Titi (à mettre sur papier? A imprimer) :

1. Double cabine crochetant par l’Alaska – janvier 2012
2. Le rêve Sans famille – mars 2013
3. Rêve (sa mort, chocolats, AVC) (lettre à HP) – juillet 2018
4. Fr…éronique – Noël 21 (lettre à HP) – janvier 2021
4. La voix de ma tante (atelier Laura Va) – janvier 2023

Recherche sur les cadeaux ???? –> ça va mener au don… 

l’angoisse est

un bord un seuil une limite; un paillasson rêche qu’aucun de mes doigts ne voudrait effleurer

dans l’éclipse du croire

L’ironie, que lui opposer sinon une forme du croire. Et la certitude. Or, la certitude n’est pas communicable. N’est pas un sentiment sur lequel on peut compter, est capricieuse. Les conditions de son apparition ne sont pas connues. En son absence, la croyance peut faire fonction. Emportant le doute avec elle.

La certitude ne se révèlera jamais plus longtemps qu’un moment (dans un déchirement). Elle fonde l’acte de l’artiste. A l’occasion, fond sur le regardeur.

L’ironiste, lui, connaît bien la certitude mais ne supporte pas les semblants du croire.

La certitude n’est pas loin d’offrir les caractères de l’hallucination.

Du croire, aujourd’hui, Dieu ne s’offre plus comme garant de la certitude.

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