combien de temps mettre à mai

Publié le Catégorisé comme brouillonne de vie, my life as a blog

mercredi 19 août 2026, 09:04
aujourd’hui anniv frère, je lui écris.

hier, je commence la journée en retrouvant des blogs que j’avais perdus de vue, en voulant changer de navigateur. comme je veux en finir avec Chrome, j’étais passée à Duckduckgo, où je me rends compte que des pages trop souvent ne fonctionnent pas1, je décide donc de laisser tomber et de repasser à Firefox, abandonné il y a des années. là, je retrouve de vieux « favoris », dont un lecteur RSS (Feedly) pour les blogs que j’explore à nouveau, me disant que ça pourrait être pratique, qu’on assiste en ce moment à une recrudescence des blogs. même si ça se passe probablement plutôt sur Patreon ou Substack. perso, je me raccroche finalement à mon blog, seul endroit où je suis chez moi. au lecteur RSS retrouvé, j’ajoute celui de personnes rencontrées aux ateliers FB, que je retrouve d’ailleurs dans les propositions d’abonnement.

je me suis toujours tenue en dehors de tout.
ou on m’a tenue en dehors de tout.
c’est la même chose.

puis, j’ai de nouveau chaud, les travaux dans la rue continuent, m’exaspèrent, août est toujours si délicieux, si calme, et là, il faut subir ça. je cherche sur Amazon un casque anti-bruit. en réalité, je suis très déprimée, déprimée par ce que je fais, comme je l’écrivais hier, l’inanité de ce que je fais. désolée de m’obstiner à consacrer ma vie à l’écriture de ces âneries et j’entrevois son vide absolu si je devais y renoncer (ce qui serait sagesse). comme je rejoue de la to do list, je me dis que je dois compléter les mois de juin, juillet et août et c’est par mai que je commence. je trouve des boules Quiès, dieu sait comment tous les bruits s’arrêtent, je ne suis pas sûre que ce ne soit pas juste alors, par hasard, que les travaux se sont arrêtés, je ne veux pas vérifier, tenter le sort.

je me lance et suis contente de ce que je lis. la bonne humeur revient. je suis heureuse de retrouver ces notes sur ma mère. heureuse de me souvenir. je songe à mes frères, je songe à leur écrire, renonce. il y a le blog. heureuse de retrouver les extraits de Millet sur Beckett. même si je ne sais plus à quelle fin j’avais regroupé ces extraits (à la suite peut-être de la précédente lecture de Jane Sautière, le premier livre lu d’elle, au cours d’une nuit d’insomnie, qui m’avait bouleversée, le désir de repenser à la vieillesse, peut-être, oui, au traitement de la vieillesse, dans le monde, dans l’écriture, par l’écriture, au traitement de l’oubli aussi, voire de l’alzheimer, oui, probablement, est-ce en pensant à elle — je ne sais plus. ou pour le blog aquifer?)

à la fin, en fin de journée, c’est par la façon dont le mois-même, la page du mois, se présente que je suis découragée. en plus, il s’étend sur 2 pages ( je ne sais plus comment modifier cela, toute la logique a changé avec les thèmes à blocs et… j’essaie 2 ou 3 choses… sans y arriver…) ce matin, je me dis que je dois faire une page spéciale pour ce mai (avec une redirection). et puis, je me demande combien de temps je veux encore mettre à mai. si c’est une bonne idée d’ajouter les images. combien de temps? mettre à ce mai. comment gérer ça…. et puis, il ne s’agit pas seulement de ça… autre chose, dans le format, dans l’apparence, mais pourquoi y travaillerais-je ici, quand je suis occupée à travailler à la refonte du blog…

enfin, c’est toujours bien de finir la journée sur du découragement.

 

  1. OneDrive, d’abord, ne s’ouvre pas, ensuite Outlook, et finalement c’est un paiement que je ne parviens pas à faire, ni en carte visa ni avec PayPal (le cadeau de F). ↩︎
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