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11h14
peut-être tenter de rejoindre un sourire intérieur, le dessiner, un espace neutre et de repos, de récupération. un sourire pour rien, fondamental
mon père, j’avais trouvé des notes de lui sur les Chinois et l’incomplétude. l’idée qu’il ne fallait pas chercher à terminer un tableau (il était peintre), qu’il fallait laissait le spectateur le compléter.
je ne sais plus où je peux retrouver ça.
il faut laisser sa part à la faille.
tu as besoin d’un espace de présence
apprendre à pas-tout dire, consentir, embrasser
Henri Michaux, au début de Passages (1950) cite un sage japonais du XIVe siècle, Yoshida no Kaneyoshi :
Koyu, le religieux, dit : seule une personne de compréhension réduite désire arranger les choses en séries complètes.
C’est l’incomplétude qui est désirable. En tout, mauvaise est la régularité.
Dans les palais d’autrefois, on laissait toujours un bâtiment inachevé, obligatoirement.
https://books.openedition.org/pub/59146













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