10h20 il y a urgence, il y a mercredi, bientôt, la séance. peu de souvenirs, pas un cauchemar en tous cas. un truc affairé, ce que j'en écris déjà ré-inventé: immense bateau immense peut-être cargo il avance, il doit faire demi-tour (il le doit vraiment, c'est probablement une question de vie ou de mort, une question cruciale) il fait demi-tour une première fois, manœuvres gigantesques en fait, état de guerre, désordre total, insurrections, je ne trouve pas le mot. guerre n'est pas le mot. guerre civile, guerilla, guérilla urbaine. feux, saccages, rues demi-tour avorté, repart sur route première des jeunes, comment est-ce qu'on les a appelés, pendant les "événements récents en france", canaille? racaille? non,…
rêve, le cargo demi-tour
JOYCE LE SYMPTOME, I – extrait
"C’est bien ce qui se constate dans ce qui fait de Joyce le symptôme, le symptôme pur de ce qu’il en est du rapport au langage, en tant qu’on le réduit au symptôme – à savoir, à ce qu’il a pour effet, quand cet effet on ne l’analyse pas – je dirai plus, qu’on s’interdit de jouer d’aucune des équivoques qui émouvrait l’inconscient chez quiconque. Si le lecteur est fasciné, c’est de ceci que, conformément à ce nom qui fait écho à celui de Freud, après tout, Joyce a un rapport à joy, la jouissance, s’il est écrit dans lalangue qui est l’anglaise – que cette jouasse, cette jouissance est la seule chose que de son texte…
un chien maltraité n’ayant rien à dire sur son sort, n’ayant plus droit à la parole – voué à disparaître (le retour du Fort-Da)
Extraits de L'envers de la biopolitique, Une écriture pour la jouissance, Eric Laurent, "Jouir à corps perdu", p.119- Lacan, dans son Séminaire XXIII (=Le sinthome), procède, à partir de la jouissance masochiste de Joyce, à une double relecture de la clinique de la perversion et de celle de la sublimation. Il avait à différents moment dans son enseignement, souligné combien ces deux modes de satisfaction de la pulsion dégagés par Freud, apparemment opposés l'un à l'autre, interrogeaient tous les deux la jouissance phallique. Il y avait, dans les deux cas, un accès à la satisfaction directe de la pulsion, sans en passer explicitement par la castration et son agent paternel. Aussi Lacan a-t-il proposé diverses…
Samuel Beckett, lettre à Axel Kaun, 1937
Alors que j'erre sur internet — et ailleurs — , je tombe1 sur un court extrait d'une lettre de Beckett en allemand, écrite en juillet 1937, suffisamment saisissant — il y est question de déchirer la langue, de la trouer, de la discrédire à défaut de l'immédiatement détruire — pour que je veuille la chercher et trouve alors dans sa traduction anglaise. Il y est aussi question du mot, de Gertrude Stein (préférée à Joyce) et de sa méthode à la Feininger : 9/7/37 6 Clare Street Dublin IFS Cher Axel Kaun, (...) Il m'est en effet de plus en plus difficile, pour ne pas dire absurde, d'écrire en bon anglais. Et de plus en…