"Sortant de chez un médecin, je descends, je descends dans la rue, ça descend. Ça descend. Autour de moi, avec moi, une foule éparse descend. Cela pourrait m'évoquer un pèlerinage, une procession. À un tournant, un embranchement, venant d'un chemin sur la droite d'autres personnes passent devant moi. Une dame qui me suit en profite pour passer me dépasser. Fâchée, je m'arrange pour m'interposer entre elle et son mari, les séparant. Descendant des escaliers de pierre, je sens une mâchoire qui me saisit les mollets, me tient, tenue en laisse par le monsieur.Je dis des choses au monsieur, lui parle de son argent, de son arrogance et d'autres choses plus terribles encore.Je raconte tout ça…
Mâchoire tenue en laisse
— ma mère en fils de fer
un chien maltraité n’ayant rien à dire sur son sort, n’ayant plus droit à la parole – voué à disparaître (le retour du Fort-Da)
Extraits de L'envers de la biopolitique, Une écriture pour la jouissance, Eric Laurent, "Jouir à corps perdu", p.119- Lacan, dans son Séminaire XXIII (=Le sinthome), procède, à partir de la jouissance masochiste de Joyce, à une double relecture de la clinique de la perversion et de celle de la sublimation. Il avait à différents moment dans son enseignement, souligné combien ces deux modes de satisfaction de la pulsion dégagés par Freud, apparemment opposés l'un à l'autre, interrogeaient tous les deux la jouissance phallique. Il y avait, dans les deux cas, un accès à la satisfaction directe de la pulsion, sans en passer explicitement par la castration et son agent paternel. Aussi Lacan a-t-il proposé diverses…
jeudi 16 sept. – rêve :: 2 + 1 chiens
...rêve du jeudi 16 j'ai deux chiens identiques, je les reçois. deux jeunes chiens noirs et maigres, au poil ras. ils courent dans tous les sens. .j'ai un grand chien, plutôt grand et blanc, au poil long. je le promène, je fais des activités avec lui..à un moment, des laisses sont mises..je me souviens avec effroi des jeunes chiens noirs, oubliés, disparus. ils doivent être attachés quelque part. je les retrouve, debout, immobiles, côte à côte dans un carton que j'ouvre, ils sont liés, j'ôte leur laisse, leurs liens, qui sont des sortes de bandages sur les yeux, fermés, que je détache. ils gardent les yeux fermés, collés. c'est affreux en fait, ils sont dans…
réfléchir avec la beauté
je me suis levée je suis au salon il fait sombre j'entends le bruit d'un réveil les 4 rideaux sont tirés. éveillée dans pensées diverses et mauvaises. à propos du grand ratage de me vie . du manque de métier, de travail. d'Annick aussi. et du texte que je n'arrive pas à rattraper, sur les 3 chiens. ou pas suffisamment vite à mon goût. ce qui me fait craindre qu'une fois encore je l'abandonne. s'agissant du texte d'Éric Laurent, sur lequel je retravaillais également hier, il faut que je renonce à y comprendre quelque chose. c'est très étrange, ce texte. il comporte pour moi les plus grandes promesses (de compréhension) et entraîne les plus terribles…
comme un chien, comme un rôti
Extraits de Kafka, le temps des décisions de Reiner Stach dans le chapitre "Abandon de soi et angoisse de la sexualité" “ Ma vraie crainte — on ne peut sans doute rien dire ni entendre de pire — est que je ne pourrai jamais te posséder. Que dans le meilleur des cas j’en resterai toujours réduit à embrasser comme un chien insensément fidèle la main que tu me laisseras distraitement, ce qui ne sera pas un signe d’amour, mais seulement un signe du désespoir de l’animal condamné au mutisme et à une distance éternelle. Que je serai assis auprès de toi et que j’éprouverai comme cela est déjà arrivé le souffle et la vie de ton corps à mes côtés et que je…