mardi 17 mai 2011 · 21h40

JOYCE LE SYMPTOME, I – extrait

"C’est bien ce qui se constate dans ce qui fait de Joyce le symptôme, le symptôme pur de ce qu’il en est du rapport au langage, en tant qu’on le réduit au symptôme – à savoir, à ce qu’il a pour effet, quand cet effet on ne l’analyse pas – je dirai plus, qu’on s’interdit de jouer d’aucune des équivoques qui émouvrait l’inconscient chez quiconque. Si le lecteur est fasciné, c’est de ceci que, conformément à ce nom qui fait écho à celui de Freud, après tout, Joyce a un rapport à joy, la jouissance, s’il est écrit dans lalangue qui est l’anglaise – que cette jouasse, cette jouissance est la seule chose que de son texte…

jeudi 13 octobre 2016 · 06h25

Re: langage, corps, inconscient

Que nous vivons dans un monde qui vit dans un tel mépris, déni du corps. Et qui privilégie le monde du langage au point qu'il oublie qu'en s'y transportant, en s'y installant, il entraîne avec lui son corps, en passager clandestin.    La raison de ce déni, c'est que le corps obéit à des lois du langage que le langage ignore. C'est que le corps réécrit les lois du langage. L'inconscient, c'est le fruit de la réécriture des lois du langage par le corps.    Le plus souvent le langage se donne comme pouvant vivre totalement en dehors du corps. C'est notre  pratique du langage privilégie cet aspect, qui est en cause. Notre pratique du…

vendredi 25 novembre 2016 · 19h32

Ce qui est sûr c’est que hors-corps le langage est mort.

Y avait ça qui traînait dans mes tiroirs. Qu'on n’aille pas croire que j’y parle à un(e) autre que moi. J'essaie de mettre au clair des trucs et ça ne marche pas comme je veux. Surtout, je ne pense pas que j'arrive à rendre ça  potable à quiconque ne s'intéresse pas un tant soit peu à la psychanalyse. Ça m'a travaillée, fatiguée, inquiétée, excitée, tenue éveillée, jusqu'à trop. Jusqu'à ce que ça devienne trop et que je doive l'oublier, oublier que je ne suis pas arrivée à écrire ce que je voulais, qui est resté je ne sais où, quelles limbes. Là, j'ai pris suffisamment de distance que pour pouvoir le publier. C'est-à-dire que je…

lundi 6 novembre 2017 · 13h45

Lacan J., Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes errent », leçon du 11 juin 1974, inédit

11 juin 1974 Voilà. J'ai dû faire quelques efforts pour que cette salle n'ait pas été aujourd'hui occupée par des gens en train de passer des examens et je dois dire qu'on a eu la bonté de me la laisser. Il est évident que c'est plus qu'aimable de la part de l'Université de Paris I d'avoir fait cet effort puisque, les cours étant finis cette année… ce que, bien sûr, moi j'ignore …cette salle aurait dû être à la disposition d'une autre partie de l'administration qui, elle, s'occupe de vous canaliser. Voilà. Alors, tout de même, comme ça ne peut pas se renouveler, passé une certaine limite, ça sera aujourd'hui la dernière fois de cette…

mercredi 13 janvier 2021 · 06h18

Présentation de ma langue : 1
— dans la série Les grandes énigmes

D'être dans l'impossibilité d'avancer quoi que ce soit d'autre que sa propre véritéCe serait ma façon d'être folleÇa aurait été une façon, au monde, d'être folleSa façon d'être folleDepuis toujours D'autrui, capable de comprendre les textes les plus subtils mais incapable de se les approprier, de les redonner, incapable de les faire passer par sa propre bouche ou plumeEt médusée par cette incapacité Je ne parle que ma langue qui ne parle que sa perteRefuse rien qui viendrait l'occuperN'avance jalouse que de son secretN'envie nul, n'aime que sa propre aporie N'envie nul, n'aime que sa propre aporie Et pourtant elle entend, Dieu saitEst force, extrêmeMais c'est qu'à tout préfère le trou, foreFore tous les souterrains, les sous…

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