mardi 3 mars 2009 · 16h25

le n’importe quoi selon chevillard ; mais lalangue

Je connais la tentation du n’importe quoi, le n’importe quoi comme violence ultime infligée à la langue, à la littérature, à la justification qu’elles (la langue et la littérature) s’efforcent de donner à toute chose, au sens qu’elles ne cessent de chercher et qu’elles inventent à défaut de le trouver, le n’importe quoi alors comme ravage, comme blasphème, comme attentat, comme suicide. J’y cède quelquefois. 495 - Le blog de Éric Chevillard Mais si la littérature a cherché toujours à donner ou inventer du sens, n'est-ce pas moins sûr pour la langue. Qu'elle veuille ou cherche à s'accommoder du moindre sens. Dites, si cela vous facilite la vie, la langue maternelle. Dites la-langue-de-la-mère. Si cela…

mercredi 13 janvier 2021 · 06h18

Présentation de ma langue : 1
— dans la série Les grandes énigmes

D'être dans l'impossibilité d'avancer quoi que ce soit d'autre que sa propre véritéCe serait ma façon d'être folleÇa aurait été une façon, au monde, d'être folleSa façon d'être folleDepuis toujours D'autrui, capable de comprendre les textes les plus subtils mais incapable de se les approprier, de les redonner, incapable de les faire passer par sa propre bouche ou plumeEt médusée par cette incapacité Je ne parle que ma langue qui ne parle que sa perteRefuse rien qui viendrait l'occuperN'avance jalouse que de son secretN'envie nul, n'aime que sa propre aporie N'envie nul, n'aime que sa propre aporie Et pourtant elle entend, Dieu saitEst force, extrêmeMais c'est qu'à tout préfère le trou, foreFore tous les souterrains, les sous…

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