samedi 8 mars 2025

Publié le Catégorisé comme atelier boost Étiqueté , , , Aucun commentaire sur samedi 8 mars 2025

atelier tenir tête à, d’après un texte de Paul Valet

il n’empêche, je lis les autres de l’atelier et je reconnais bien chez moi ma façon de ne pas tenir tête, face à l’adversité.

face à l’angoisse, écrivais-je, tenir tête à rien… tenir tête à rien qui au fil du texte devient rentrer dans ce rien, opposer au rien de l’angoisse un rien de réponse, un rien de ressenti, qui est quelque chose que j’ai peut-être appris avec le tai chi. en opposition à la réponse analytique, qui cherche toujours plus d’analyse. que j’aurais peut être trouvé sans le tai chi. agir en se bouchant à ce qu’elle bouche. et donc tenir tête à rien, à son rien.

il faut que je recommence à mettre des virgules. l’engrenage du sans virgule est plaisant. une forme de renoncement au sens au raisonnement. un glissement vers le jeu. le jeu dans l’écriture. 

tenir tête à rien. c’est aussi ma façon de ne tenir tête à rien du tout face à l’adversité. qui me fait toujours penser au suicide comme seule sortie de secours.

chez Paul Valet, dont le texte »Tenir tête à » était proposé comme texte d’appui, je trouve une croyance à quelque chose. croyance très forte. non équivoque. une référence dans la valeur. il n’y a pas ça en moi. vraiment ? je viens de lire le mot  « idéal » chez une participante de l’atelier. qu’est-ce qui peut encore tenir lieu d’idéal chez moi? ne pas souffrir. ne pas davantage souffrir ni faire souffrir. échapper à l’anxiété ou à l’angoisse. ce serait ce qui me tient lieu d’idéal ? je parle de souffrance morale. 

Paul Valet. j’ai été très tentée d’acheter le livre sur son œuvre de Gabriel Dufay dont j’ai lu des extraits. d’autant que l’auteur semblait dire qu’il lui avait sauvé la vie. c’est rare que l’on ressente face à une œuvre un tel lien de nécessité, vitale, que l’auteur évoque à propos de ce qu’il a rencontré dans Paul Valet.

mais Valet s’est fait Valet. Valet de ce à quoi il voulait, pouvait, croire. (« Valet » — ça me fait penser à ce film que j’avais tant aimé, d’après un livre japonais, Les vestiges du jour). 

puis-je croire en autre chose que rien? 

ou :  pourquoi je réduis à rien ce en quoi je crois, même malgré moi. 

si je songe à Jules, à mon fils : je veux croire, je crois. 

et ce que je crois c’est probablement du côté de la psychanalyse, du côté de : se faire à son symptôme qui, quoiqu’il arrive, ne vous lâchera pas, se faire, s’y faire. et être intéressée à en témoigner, rendre compte. (en annoncer la bonne nouvelle). 

pourquoi je réduis ça à rien?

parce que je n’arrive pas à l’isoler dans une œuvre, je n’arrive pas à le séparer de moi. cela vit avec moi. au jour le jour. 

est-ce que c’est à l’œuvre qu’il faut renoncer. c’est ce que veut l’angoisse. je devrais toujours dire « mon » angoisse. elle veut que je fasse rien. elle me veut dans le faire de ce rien. 

bah. c’est des tentatives de dire, des hypothèses. 

pourquoi est-ce que Lacan dit que dans l’angoisse c’est l’objet qui est en trop, que c’est la présence de l’objet qui provoque l’angoisse. présence inaperçue. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Top