Nouveau commentaire sur votre article « #boost #08 | moments »
Commentaire :
Texte et codicilles me retiennent. IA, pas IA, je trouve le texte très inspirant, je suis le miroir de ce texte, lecture (donc). La version bloc me fatigue, je préfère, de loin, la version poème et ses échos. Sans aucune idéologie de ma part, je ne comprends pas la partie sur la Palestine, je ne vois pas ce qu’elle a à faire là (pas d’échos). Ma lecture a véritablement commencé à agir à partir de « un moment vide, inconfortable, », jusqu’au bout (sauf Palestine, où j’ai été éjecté du texte). Merci pour ce beau texte (mais ChatGPT se trompe, je pense qu’il y a encore un travail possible dessus ;) )
Ma réponse :
très touchée N par ce commentaire : merci.
je ne pense pas que ce texte soit très bon, il manque d’inspiration, il a connu trop d’aléas. mais, il m’a beaucoup travaillée. c’est à me coltiner leur simple listage, comme je l’ai dit ailleurs, que le vertige m’a prise face à la disparité de tous ces moments que j’empilais en versets. comment ça s’accole, dans quel patchwork, à quoi on a tout le temps à faire. comment on en rend compte et comment moi, je souffre, des moments entre les moments, à l’endroit des coutures et des raboutages. qui sont pourtant encore des moments. j’aurais aimé chercher/ trouver la formule de tout ça, et n’ai de solution que théorique : embrasser à plein bras le vide entre ces moments qui est peut-être la seule version du vide que je connaîtrai jamais, et alors : hommage.
donc, ce texte je ne l’ai publié que dans le cadre de l’atelier, de l’atelier comme laboratoire. parce qu’il y a les autres et qu’il y a cet endroit où nous travaillons « ensemble » même si chacun dans son coin. j’ai apporté mon bout de tarte ratée….et je me suis amusée à raconté comment j’avais fait…. cela dit, j’espère que je reprendrai cet atelier, après coup — j’ai des doutes —, mais je voudrais tellement, reprendre ce travail qui m’a tant travaillée.
palestine/israël :
plus d’un an, je suis restée tétanisée par ce qui se passe là-bas.
j’ai fini par prendre des distances.
je suis résolument décidée à ne plus céder aux passions tristes des réseaux sociaux.
à trouver les moyens de ne pas céder à la parano et à la jouissance d’une position accusatrice ou victimaire quelle qu’elle soit. à ne plus juger une personne pour une opinion qu’elle n’a pas exprimée clairement et dont je ne sais rien.
et à ne plus craindre ce qu’elle pourrait penser de moi et me cacher par son silence.
ce qui n’est pas dit n’est pas dit qu’il soit enterré avec son silence celui qui s’est tu
j’ai une sensibilité particulière au silence (je l’interprète toujours)
comme disait FN : embrasse cela qui te fait du mal. je prends le silence : je l’ambrasse .
il se passe beaucoup de choses sur internet. beaucoup de choses de la guerre, de cette guerre et de toutes les guerres. à tout ça , je ne peux pas ne pas continuer à réfléchir, face à tout ça qui m’affecte et affecte tant d’entre nous : je ne peux pas me résoudre au silence.
donc, des moments où je pense à israël et à la palestine : il y en a beaucoup.
et c’est lié à mon histoire personnelle, à l’histoire de mon père, au « trauma » familial.
donc, je traite ça. au travers de l’écriture. comme n’importe quel autre trauma.
et pourtant tout ça : en gros : voeux pieux : et je me fais peu d’illusion sur mes capacités à produire rien de plus que du délire à usage unique.
mais je voudrais trouver un lieu où ça puisse se penser — à plusieurs.
.
c’est une machine, un accident machinique qui a mélangé tous les moments que j’avais récoltés. pêchés, glanés. et puis c’est une machine qui est a tout mis en blocs, j’avais fait de simple versets à deux lignes je crois, et cette même machine qui a donné une forme qui rendait le texte finalement lisible. je ne devrais plus tout le temps revenir là-dessus….
publié le samedi 19 avril 2025