(encore un jour transition)
— 06:45 —
quand me suis réveillée hier m’est revenu en mémoire cette chanson de Daniel Guichard
Pleurer, ça sert à rien
Laisse un peu
mourir ta peine
dans un coin
que j’ai retrouvée sur internet et écoutée alors plusieurs fois, avec des larmes qui coulaient et Jules qui se levait, qui s’habillait pour prendre son train de 8 h.
la veille, alors que nous venions de rentrer, à un moment alors que j’étais debout près de la table, quelque chose s’est brisé en moi, un moment court, épouvanté, sans que je comprenne vraiment de quoi il s’agissait. c’était comme une boule que je voyais s’ouvrir en moi, au niveau du plexus, à l’intérieur, se déchirer, s’émietter, de la taille d’une boule de tennis (mais pas du tout l’apparence) une boule comme faite de papiers ou de tissus chiffonnés, compactés, de différentes couleurs). un instant de stupeur, un bref instant de réalisation de ce qui se passait. comme s’il s’agissait d’une catastrophe. mais quoi? c’était fini, on était de retour, c’était fini… mais fini quoi ? fini les vacances? on était de retour. est-ce que c’est ça les mots? qu’est-ce qui se brisait, qu’est-ce qui était fini, perdu? [...]