lundi 7 avril // organiser le pas-sans-l’Autre

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(encore un jour transition)

— 06:45 —

quand me suis réveillée hier m’est revenu en mémoire cette chanson de Daniel Guichard

Pleurer, ça sert à rien
Laisse un peu
mourir ta peine
dans un coin

que j’ai retrouvée sur internet et écoutée alors plusieurs fois, avec des larmes qui coulaient et Jules qui se levait, qui s’habillait pour prendre son train de 8 h. 

la veille, alors que nous venions de rentrer, à un moment alors que j’étais debout près de la table, quelque chose s’est brisé en moi, un moment court, épouvanté, sans que je comprenne vraiment de quoi il s’agissait. c’était comme une boule que je voyais s’ouvrir en moi, au niveau du plexus, à l’intérieur, se déchirer, s’émietter, de la taille d’une boule de tennis (mais pas du  tout l’apparence) une boule comme faite de papiers ou de tissus chiffonnés, compactés, de différentes couleurs). un instant de stupeur, un bref instant de réalisation de ce qui se passait. comme s’il s’agissait d’une catastrophe. mais quoi? c’était fini, on était de retour, c’était fini… mais fini quoi ? fini les vacances? on était de retour. est-ce que c’est ça les mots? qu’est-ce qui se brisait, qu’est-ce qui était fini, perdu? 

maintenant, j’ai très mal aux mains, à cause des jeux de carte, hier. très très mal.

et les dernières heures de la nuit, ce matin, passées parano

là, j’ai mal aux mains et ne devrais pas écrire. 

« Ne dis rien si tu veux
Mais sèche un peu tes yeux
Et ne crois pas surtout
Que nous autres, on s’en fout
Tu sais
Pleurer, ça sert à rien
Laisse un peu
Dormir ta peine
Dans un coin » 

c’est pas « laisse un peu mourir ta peine », mais  » laisse un peu dormir ta peine » (je crois que j’avais d’abord écrit : laisse pas mourir ta peine, mais c’est peut-être le clavier du téléphone qui l’a écrit)

Je retrouve les paroles et je les chante et je pleure et je pleure 

c’est fou ça 

je pleure sur moi

— 10:28 —

j’ai décidé alors de retourner me coucher, après avoir pris quelques gouttes d’huile de Nigelle (celle du magasin indien), et de trouver, retrouver ce qui pouvait me valoir cette peine. et quel moyen trouver pour… (organiser une « dépendance viable »)

au réveil, à neuf heures, j’avais rêvé. j’avais eu un « prête-nom » ou un « prête appareil photo ». Deux personnes viennent me voir. Géraldine et X, j’oublie son nom. je dis que je veux faire une photo de nous sur le toit, je montre la plateforme, le paysage, qui est particulier, très étendu, nu. je suis de bonne humeur. je prépare des réglages photos. c’est pourtant l’appareil photo de Géraldine qui sera utilisé. elle le récupère de mains d’enfants. je suis toujours gaie. après, je cherche à récupérer la photo, j’estime qu’elle a été mon prête-nom ou prête appareil photo, mais que la photo est de moi. je suis comme dans un hall de musée. 

faire quelque chose des jours passés. prolonger, ré-écrire la lettre d’hier. mais je ne ferai pas.

— 11:18 —

m’apprête à faire une séance de chi
quand est-ce que j’avais  arrêté
au retour de bruxelles
c’est là que j’ai recommencé à jouer aux cartes

TO DO  RV semelles

— 12:03 —

j’interromps séance de chi

(comment faire pour organiser mon « pas-sans-l’Autre », ma « dépendance »)

mon taichi est un pas-sans-l’Autre

la photo prise avec l’appareil de G : un pas-sans-l’Autre

mais c’est ma photo, c’est mon tai chi

organiser l’aliénation plutôt que la loose

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