dimanche 6 avril 2025 · 10h26

dimanche 6 avril // chips

(journée transition)

— 10:26 —

arrivée à Paris hier soir
totalement déprimée
Jules est sur le train pour Bruxelles qui a plein de retard (1h 20 pour un trajet de 3h20, à cause « interventions policières à la gare du midi ?!)
je traine au lit avec mal au dos
je ne sais pas comment je vais.

— 15:48 —

il fait beau. je suis au lit. y a une manif aus nobles causes. j’y vais pas. ça n’intéresse pas frédéric. qui me dit que j’ai des beaux seins, ce qui m’énerve. mal aux mains à force de faire des jeux de cartes. impossible de redémarrer dans quoi que ce soit.

— 23:13 —

passé la journée au lit, jeux de carte. ce soir, deux épisodes de la deuxième saison de Severance. avant ça, une émission sur… j’ai oublié quoi. le meurtre de Bertrand Cantat sur Netflix. je l’oubliais. F a eu cette gentillesse de regarder avec moi (alors que certainement il n’y a rien qui l’intéresse moins au monde). je regarde en mangeant des chips, je retourne à un peu de sociabilité, de légèreté, de rires. (je n’avais pas faim du tout, mais dès que j’ai eu cette envie de chips, je suis sortie les acheter, n’y avait-il pas à compter sur leur aspect apéritif). aussi bu de la bière et mangé une orange. soit du trop. l’impression est celle de revenir d’un très long voyage. là j’allais m’endormir et tout d’un coup voulu écrire. je ne sais pas quoi. je ne dormirai probablement plus. je voudrais mourir. je voudrais mourir. Frédéric lit je ne sais quoi avec sa lampe de poche. sentiment de catastrophe. de séparation. [...]  Lire la suite >

lundi 7 avril 2025 · 06h46

lundi 7 avril // organiser le pas-sans-l’Autre

(encore un jour transition)

— 06:45 —

quand me suis réveillée hier m’est revenu en mémoire cette chanson de Daniel Guichard

Pleurer, ça sert à rien
Laisse un peu
mourir ta peine
dans un coin

que j’ai retrouvée sur internet et écoutée alors plusieurs fois, avec des larmes qui coulaient et Jules qui se levait, qui s’habillait pour prendre son train de 8 h. 

la veille, alors que nous venions de rentrer, à un moment alors que j’étais debout près de la table, quelque chose s’est brisé en moi, un moment court, épouvanté, sans que je comprenne vraiment de quoi il s’agissait. c’était comme une boule que je voyais s’ouvrir en moi, au niveau du plexus, à l’intérieur, se déchirer, s’émietter, de la taille d’une boule de tennis (mais pas du  tout l’apparence) une boule comme faite de papiers ou de tissus chiffonnés, compactés, de différentes couleurs). un instant de stupeur, un bref instant de réalisation de ce qui se passait. comme s’il s’agissait d’une catastrophe. mais quoi? c’était fini, on était de retour, c’était fini… mais fini quoi ? fini les vacances? on était de retour. est-ce que c’est ça les mots? qu’est-ce qui se brisait, qu’est-ce qui était fini, perdu?  [...]  Lire la suite >

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