mardi 22 novembre 2005 · 09h03

dans la série les écrits volent les paroles restent

Dans le De bello gallico (VI, 13), décrivant la société gauloise du Ier siècle, Jules César rapporte ceci des druides celtes : « Un grand nombre de jeunes gens viennent s’instruire chez [eux], beaucoup viennent de leur propre chef se confier à  leur enseignement, beaucoup sont envoyés par leurs parents et leurs proches. On dit qu’ils apprennent là  par coeur un très grand nombre de vers : certains restent donc vingt ans à  leur école. Ils sont d’avis que la religion interdit de confier cela à  l’écriture ». [...] Les études, en Irlande, duraient douze ans, vingt ans en Gaule d’après César, et la matière de l’étude, uniquement orale et versifiée, comportait, outre la récitation…

mardi 22 novembre 2005 · 09h48

(hors livre, littérature, voix sans organe) I

L’apparition de l’informatique, ... de l’ordinateur, ... médium, ... désormais un texte peut ne plus être cet objet fermé d’un tissage de langue voulu littérature se trouve soudain ... libérée du livre prééminence du processus sur le résultat potentialités, la littérature redevient totalement contextuelle, c’est-à -dire dépendante du temps, du lieu et même de l’espace dans lequel elle se produit et à  la fois totalement procédurale. toutes ses productions sont à  la fois totalement brouillons ET résultats. Dans un contexte de non-oralité, elle retrouve ainsi quelque chose comme une forme d’« oralité technicisée» : elle demande à  être sans cesse jouée car sa littérarité ne se manifeste plus principalement dans un texte, mais bien davantage dans…

mardi 22 novembre 2005 · 18h33

autour de l’écriture considérée dans son processus

à  propos de "la prééminence du processus sur le résultat" (dans le texte de jp balpe, Écriture sans manuscrit, brouillon absent) que le processus est un procès. tant qu’il dure le procès dure. (et que là  où il y a procès, il y a juge.) écriture-procès / et le blog / cet écran / surmoi --- comme l’analyse (en quoi aura, pour partie, consisté l’analyse pour moi : un procès) l’Autre, juge (regard sur/moi (jouissance) de mes pensées sur/moi (jouissance) (regardez-les jouir) (c’est encore toujours l’esclave qui jouit, tant qu’il restera un maître pour le regarder)) - lien avec le surmoi PROCES n.m. (lat. processus, progrès). 1. Instance en justice <> Faire le procès de:…

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