22 novembre 2005

(hors livre, littérature, voix sans organe) I

L’apparition de l’informatique,de l’ordinateur, … médium, …
désormais un texte peut ne plus être cet objet fermé d’un tissage de langue voulu littérature se trouve soudain … libérée du livre

prééminence du processus sur le résultat
potentialités, la littérature redevient totalement contextuelle, c’est-à -dire dépendante du temps, du lieu et même de l’espace dans lequel elle se produit et à  la fois totalement procédurale. toutes ses productions sont à  la fois totalement brouillons ET résultats.

Dans un contexte de non-oralité, elle retrouve ainsi quelque chose comme une forme d’« oralité technicisée» : elle demande à  être sans cesse jouée car sa littérarité ne se manifeste plus principalement dans un texte, mais bien davantage dans des virtualités de textes.

aspect de la forme visible du texte qui n’était pas jusque là  fondamentale,
d’UN texte mais celle d’un espace de textes Or, paradoxalement, plus le texte envahira nos écrans, plus il imposera une écriture « d’affichage» et de « programme »…

 

Alors le brouillon sera devenu le manuscrit – ou même le tapuscrit – et le texte à  lire sera davantage l’écriture du texte qu’un texte particulier ne représentant plus qu’un moment donné d’un processus infini : paradoxalement – mais est-ce un vrai paradoxe ? -, lectures et analyses génétiques des textes se rejoindront dans une seule et même démarche.

Extraits de Ecriture sans manuscrit, brouillon absent
Jean-Pierre BALPE
Université Paris VIII
avril 2002

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