Sans titre

d’autre  besoin que de la mère

Sans titre

– quand j’aimerais avoir l’éternité devant moi. qui me rassurerait. –

sur la honte, l’aristocratie et le signifiant-maître

la question que je viens de me poser sur la « noblesse de l’inconscient » me conduit à ce texte  :

Une certaine forme de honte a donc disparu : la honte qui était liée à l’honneur, à la pudeur, mais aussi à tout un monde de dignité, de noblesse, voire d’aristocratie. Dans le nouveau monde qui s’ouvre, il n’est plus question de sacrifier sa vie pour l’honneur ni de « mourir de honte». Jacques-Alain Miller interprète ce changement comme l’abandon d’un au-delà de la vie qui réduit celle-ci au « primum vivere», à la vie « pure et simple ». Une vie humaine dont le sujet ne serait mais plus marqué par un blason, un signifiant-maître, ni par un rapport à une « seconde mort ». C’est ce rapport à un au-delà de la vie pure et simple, et à une seconde mort qui permet à l’homme de pouvoir sacrifier tout sauf ce quelque chose qui lui est le plus précieux dans son existence et le plus intime (et que désigne dans le vocabulaire de Lacan dans un premier temps le « blason », et plus tard le « signifiant-maître »).

Un point énigmatique demeure car pour Lacan la psychanalyse n’était possible que pour des sujets préalablement marqués par un signifiant-maître (même si l’opération de l’analyse consistait à les en séparer) : que devient-elle alors dans ces nouvelles conditions de vie « pure et simple» ? Et où passe le désir, corrélé lui aussi par Lacan à l’aristocratie et la noblesse comme registre électif de la singularité (allusion au commentaire de Lacan sur Gide) ?

« Déshumanisation et psychanalyse : Clinique ? Éthique ? Politique ? » Bertrand PIRET, novembre 2005

On doit faire une pièce de théâtre.

On doit faire une pièce de théâtre.

Avec ma famille, je crois.

On s’apprête, à partir.

Avant ça, j’ai fait divers essais, qui m’ont étonnée moi-même, de costumes, ou plutôt d’accessoires. Je ne sais pas où je les ai trouvés, mais ils sont plutôt clownesques, je trouve. Oui, il font de mon personnage un personnage comique. Je les place sur ma tête ou sur mon dos. Ils sont très grands. Comme de longues aiguilles à tricoter, qui sont plutôt comme de grandes oreilles, comme de grandes oreilles de lapin. Et dans le dos, peut-être, de grandes ailes

Je suis surprise de l’aspect qu’ils donnent à mon personnage, mais je l’accepte, l’adopte. (Les accessoires changent, j’en essaie plusieurs, mais il y a toujours l’aspect comique. C’est quelque chose qui m’est donné et que je prends. Il y avait le texte, déjà le texte, que je connaissais, ceci vient par dessus.)

Donc, on part pour le lieu de la représentation.

Toute la famille, mes parents, mes deux frères.

Arrivés là, je suis un peu surprise, déçue, inquiète, parce que mes accessoires ont rapetissé, vraiment complètement. Ils n’ont plus aucun aspect comique, ils sont devenus insignifiants. (Les oreilles, qui tiennent sur un serre-tête, n’ont plus que la taille d’un brin d’herbe en très mauvais état. Il ne reste plus que deux, trois brins d’herbe cassés.)

Je me rends compte que j’ai oublié mon texte aussi, que j’ai oublié le texte de la pièce, le texte matériel, sur papier; dans ma tête, je crois qu’il est toujours, mais je n’en suis pas sûre.

Je m’enfonce à l’endroit du sexe des aiguilles, de longues aiguilles à tricoter, pour que le texte me revienne, pour que le texte vienne de là, pour que je m’appuie de là pour faire venir le texte. De la sensation. Je ne me fais pas mal. C’est comme si je m’enfonçais quelque chose au travers d’un tissu. C’est comme si j’étais en tissu moi-même. Je ne me m’enfonce pas dans le sexe, la chair, il n’y a pas de sexe, je tente de creuser un sexe plutôt. Pour que le texte revienne.

Je sais que je connais le texte, on l’a beaucoup répété, malgré ça j’ai peur. Il est possible que sur scène tout revienne, c’est ce qu’il se passe normalement, mais peut-être pas. Et j’ai peur que mes frères ne se souviennent pas non plus du leur. Ils sont petits, ils croient qu’ils se souviennent, mais s’ils avaient oublié ? Il faudrait peut-être que quelqu’un ait le texte (pour le leur souffler ? Mais, ça ne me paraît pas idéal.) Pour moi, je voudrais juste le relire.

Je demande l’heure qu’il est à mes parents. Il est sept heures. Je demande à quelle heure a lieu la représentation. À sept heures et demi. J’ai une demi-heure, pour rentrer à la maison, retrouver le texte, revenir. Mes parents ne sont pas d’accord. Ils craignent que je n’aie pas le temps. Mais, rien à faire, j’y vais. Mon père dit que dans ce cas, il m’accompagne, ma mère aussi alors. On y va.  Je crois qu’on va jusqu’à la maison, et qu’on ne retrouve pas le texte.

Au retour, vers le lieu de la représentation, je marche plus vite qu’eux, je ne veux pas traîner. Peut-être qu’ils discutent entre eux, peut-être qu’ils sont vieux. J’imagine qu’ils vont me rattraper, que mon allure va les entraîner. Dans le métro, il faut passer par de curieux portiques, comme à la douane des aéroports. C’est peut-être un dispositif anti-terroriste. On est aspergé d’un produit, entièrement. Ensuite, il est recommandé de ne pas bouger, c’est très dangereux (explosion ?) Les gens sont alignés, debout, ils attendent de pouvoir bouger. Plus tard, mon père me rejoint sur le quai. Il est troublé, très troublé. Nous le sommes. Il est aussi passé par le portique. Je ne me souviens pas de la suite. Ma mère arrive probablement, elle serait au bout du quai.

 

——-————-

 

Longues aiguilles à tricoter 1. Comme les aiguilles dans les coiffures japonaises. Comme le crayon à papier, auquel je pensais la veille, qu’il m’est arrivé d’utiliser pour faire tenir mes cheveux. Et comme les aiguilles pour l’avortement. Il a été question d’avortement dans les actus, hier. Un médecin a déclaré ne plus vouloir en faire, d’IVG – interruption volontaire de grossesse. Jules (13 ans) s’était déclaré contre l’IVG, il y a quelques temps. Crime, avait-il dit. J’avais supposé qu’il tenait de YouTube, de YouTubeurs.

 

Théâtre. Jai eu envie de m’inscrire à un cours de théâtre. J’ai été à deux doigts de le faire. Je devrais le faire, peut-être. Quand même. L’argent m’a arrêté, le coût. Il y a une grande envie en moi, depuis longtemps, de refaire du théâtre. De retourner dans cette possibilité de faire exister, vivre, vibrer, le texte dans le corps. De retrouver une voix, un corps, un espace. Aussi confiné que pût être celui de la scène. Ou est-ce de ce confinement, justement, qu’il s’agirait de retrouver. Retrouver la justesse de la sensation, et n’y être pour rien. Faire ce qu’il faut. Se mettre au service d’un texte, s’abandonner, être physiquement dans la justesse.

 

Comique. il y a un aspect comique, chez moi. Qui me retrouve, rejoint, parfois dans l’écriture. Dans le jeu, au théâtre aussi. La salle écroulée de rire. Et moi qui ne faisais que sérieusement les choses. Il y a là un décalage inexplicable. Ce qui s’exprime dans le comique. Comme une volonté propre, inconnue. Une honnêteté, j’ai envie de dire. On accepte de dévoiler le comique, de se prêter au rire. On accepte de s’en faire l’objet. On se sépare d’une chose par le rire, et on donne le spectacle de cette séparation. Ça n’est pas volontaire chez moi, ni contrôlé.

 

Longues aiguilles à tricoter 2. Les aiguilles de coiffure japonaises, les crayons à papier, les aiguilles d’avortement, et enfin les aiguilles à tricoter à proprement parler : vu hier sur Facebook de ma cousine Roosje une poupée qu’elle avait non pas tricotée, mais crochetée. Ma cousine fait plein de poupées, comme ça, en maille. Des animaux aussi. Je ne sais pas si c’est tricoté ou crocheté. J’ai regardé longtemps cette image, un peu interloquée. J’ai mis un like. J’ai montré à F. J’ai trouvé ça beau. Ça m’a fait penser au Japon. Ma cousine Roosje, donc, qui…. voulait jouer au médecin sous les couvertures avec moi, la nuit. Moi, je ne sais pas du tout tricoter. Pas du tout, du tout.

 

Je ne retrouve pas le texte. L’oubli dont je suis atteinte. Ma peur de l’oubli. Des mots, de la formation des phrases, des faits aussi, de l’effet du temps qui passe. Comment l’écriture est un combat contre cet oubli, que je prends encore pour symptomatique. Que je ne lie pas entièrement à l’âge. (Que je relie encore, de loin en loin, à l’oubli des noms propres de Freud. Au nom d’auteur. Que je relie à ma façon d’être femme, de vouloir savoir au féminin, d’en trouver le mode de communication, de reconnaissance. Et que je relie à mon manque d’exercice de la parole, au fait que je parle si peu et que cela soit devenu si difficile, décourageant, presqu’impossible. Comment j’y ai renoncé. Comment pourtant je voudrais que ça parle, que ça parle autour de moi, que des voix résonnent, prennent l’espace, joyeusement, fièrement, indifféremment, facilement. Ma voix aussi. A la façon dont j’aurais renoncé à ces voix pour n’entendre plus que la voix dans ma tête, ma voix dans ma tête. Ce texte infini de la conscience, pendant des années adressé à l’analyste, tant d’années. Cette voix qui se retourne contre moi quand je ne trouve plus d’ailleurs, d’autre à qui l’adresser. Cette voix que je peux entendre, ré-entendre, en écrivant. Jouissance de l’a-pensée.)

 

Les portiques de métro, le produit dangereux. Il me semble là que quelque chose passe de la possibilité du comique au dramatique, à l’horreur. Je pensais hier en regardant quelque chose aux actus, qu’on nous fait vivre tout le temps dans ce spectre du terrorisme. Qu’on fait appel à une terreur autre en nous, qu’on invoque, convoque une horreur, à laquelle on essaie d’imposer le visage du terrorisme, pour nous contrôler. Cela ce sent, de plus en plus, surtout avec ce Macron. Qu’il vise à nous imposer un État policier.

Mais, la première idée que j’ai eue, concernant ces portiques, c’est celle du gaz utilisé dans les chambres à gaz, ce gaz léthal. Comment s’appelait-il? Le Zyklon-B.

Hier, nous avons retrouvé vide une ampoule d’insecticide, d’anti-puces pour Chester. Il ne s’était pas laissé faire quand nous avions voulu lui en appliquer dans le cou, il s’était enfui. L’ampoule était restée ouverte. Je l’avais posée sur une étagère, hors de portée de main. Le produit est dangereux. Là, en la retrouvant, j’avais pensé que ce produit dangereux s’était évaporé dans l’air…. nous empoisonnant.

Le Zyklon-B était un pesticide. « Une substance utilisée pour lutter contre des organismes considérés comme nuisibles.« 

C’est un nom du trauma de mon père. « Je suis un traumatisé de guerre« .

C’est quelque chose dont j’ai hérité.

Mais, je sais autre chose de ce qu’il en était de l’horreur pour mon père. Pas le dernier mot, pas le fin mot, un autre texte.

Le Zyklon-B, c’est peut-être une horreur aussi rapportée que celle du terrorisme. Ce qu’il en reste aujourd’hui, pour moi. Un masque.

 

Dans le rêve, quelque chose donc, au moment de la représentation, fait disparaître la possibilité du comique. Et le texte.

Il y a un déplacement, en famille, et… la représentation, in fine, n’a pas lieu.

La représentation n’aura pas lieu, en raison d’une horreur qui a un nom, mais qui n’est pas le bon (le terrorisme de Macron, le Zyklon-B de mon père) ( il n’y a pas d’horreur en commun).

 

Ce que je sais de mon père, c’est que pour lui, le sexe, c’était une horreur, une horreur de violence, ce qu’il a dit à l’hôpital, en remontant des soins intensifs ou juste avant d’y redescendre. Mais, je ne peux pas dire ça, que le sexe était pour lui une horreur. Je n’en sais rien. Je sais, qu’à un endroit de lui, il y avait ça. Pendant que mon père était malade, ces longs mois entre la vie et la mort et le coma, j’ai souvent eu l’impression qu’il était dans un cauchemar éveillé. Or, un cauchemar, ça n’est pas un endroit où on vit. C’est un endroit qui loge quelque chose d’insoutenable, pas fait pour vivre au grand jour. Cela dit, son angoisse était telle, que j’en avais acquis de l’admiration pour lui, du respect. Qu’il ait pu faire tant de choses sur des tréfonds aussi… C’est ce à quoi je pensais, au sortir du rêve, ce sentiment que le comique ne nie pas l’horreur, mais lui trouve une place, lui fabrique une place, le remet à sa place, fait valoir tout ce qui n’est pas l’horreur. Mais, enfin, il n’est pas sûr que cela soit exact, suffisant. Il y a aussi ce que Lacan dit, à propos du comique, du lien du comique et du phallus. Bref, je n’en sais pas grand-chose. Il n’empêche que les grandes aiguilles font les grandes oreilles, que ces grandes oreilles entendent de grandes choses, qu’il est plus facile de dire dans un langage de clown, et que ces grandes aiguilles peuvent aussi fabriquer des textes depuis les sexes qu’elles creusent (et tricoter des corps de chiffon pour l’amour), quand bien même cela puisse évoquer ou aboutir à un avortement, ce qui s’ôte, dans sa chair, d’une possibilité de vie.

Donc, je voulais dire que Auschwitz, les camps, la guerre quarante, les nazis, ça n’était pas premier. Pas nécessairement  l’horreur première, pour mon père. Il y avait autre chose, dont ces paroles de mon père sur le rapport sexuel étaient plus proches. Auschwitz, c’est une dimension, donne une idée de la dimension. De ce qui ne se prête pas à la représentation.

 

Tandis que par ailleurs, pour mon père, ce qu’il a connu avant, avec ma mère, la longue correspondance qu’ils ont eue avant que de se marier, avant que de fonder une famille, peut-être qu’à ce moment-là, le rapport était enchanteur.

Cette tentative, dans le rêve, que le texte vienne du sexe, de l’intérieur (poupée de chiffons mais pas sans sensation). Que se re-construise à partir de là un texte censé connu mais dont rien n’est su, c’est ce que j’ai connu avec Nathan. C’est l’ancrage dans le réel du corps. Là, il y a forcément certitude, là le doute n’a plus de place. Et ça a été un grand plaisir… Source de grande bonne humeur.  D’accoucher un texte de désir.

Le comique viendrait dans un moment de distanciation de l’horreur et pour  la représentation. ( Dans le rêve, le comique, de l’aiguille à l’oreille, se propose à moi comme vêtement pour dire le texte, qui est déjà là. Comme enveloppe.) Et cette représentation n’a pas lieu. Donc, l’horreur a été plus forte.  Cette représentation qui devrait se faire en famille, moi et mes frères.

J’ai été très récemment en contact avec mes frères, un peu plus que d’habitude, en raison de la santé de ma mère et de celle de mon frère Jean Pierre.

Il y a eu une représentation, il y a très longtemps, qui s’était mal passée. C’était une représentation de la sainte famille !! J’avais mis en scène l’arrivée de Joseph et de Marie dans une étable, la naissance du bébé. Et, je ne sais plus pourquoi, mais je m’étais très fort fâchée sur l’un de mes frères, lors de la représentation, qui n’avait pas fait ce qu’il avait à faire. Je crois qu’il était censé être parti faire une course au village, et qu’il était revenu sans, sans ce qu’il était censé ramener !! Et ça m’avait mise dans une colère dingue, insensée, totalement injuste, sur mon pauvre frère, ce qui avait totalement, évidemment, ruiné la représentation, censée être idyllique et sacrée de la naissance du Christ, où je m’étais attribué le rôle de la Vierge Marie. A posteriori, c’est comique.

Terrorisme : Il y a aussi le livre que je lis en ce moment, Pastorale américaine. Un père dont la fille, bègue, devient terroriste, commet un acte de terreur. C’est l’histoire qu’un écrivain, qui sera le narrateur jusqu’à un certain point du livre, essaie de retracer, de compléter, d’inventer,  tant il en a été frappé, quand les grandes lignes lui en ont été racontées (sainteté du père, promis enfant à un destin d’exception, tant ses talents d’athlète sont grands, qui choisit au contraire la vie la plus simple et normale possible, par amour pour l’Amérique, pour le pays, et dont la fille si chérie, préservée de tout, idylliquement élevée, devient terroriste. Il est question dans ce livre aussi de ce qui se fait, ce qui s’invente, comme fiction, quand la réalité la dépasse de trop loin, fiction face à l’impossible, l’inexplixable. De la décision de cet écrivain de répondre à l’énigme de cette histoire en l’inventant.

 

 

derrière le masque d’une colonne, il nous reste encore à boire à ma mère et à moi

« Suis au restaurant avec ma mère, un restaurant italien. Je lui explique la différence entre grand A et grand A barré.

Le patron du restaurant intervient. Il veut qu’on parte parce qu’on ne consomme plus rien. Or, il nous reste à boire. Cependant, me dis-je, d’où il est, il ne voit peut-être pas nos verres, masqués par une colonne.

Le patron s’adresse à ma mère. Je me lève et lui dis qu’il se comporte très mal. »

qu’un analyste n’ait pas vu, ou risque de ne pas voir, qu’il nous reste encore à boire, à ma mère et à moi.

pouvoir, souplesse et force

curieux, tout de même, que ce rêve (sarkozy, carla) aie pu être « inspiré » par ce texte :

17. Certaines méthodes de pouvoir sont toujours efficaces, d’autres ne le sont jamais. Une méthode toujours efficace est appelée souplesse, une méthode qui ne l’est jamais est appelée force. Bien qu’elles soient aisées à connaître, les humains ne les connaissent pas encore. C’est pourquoi on disait dans la Haute Antiquité : « Le fort gagne grâce à moins fort que lui, le souple gagne grâce à lui-même. » Le premier est en danger lorsqu’il rencontre un égal, le second n’est jamais en danger. De qui utilise ces méthodes pour se commander soi-même, de qui les utilise pour commander le monde, on dit qu’il vainc sans le vouloir, qu’il commande sans le vouloir.

Yu Xiong dit : « Désires-tu la rigidité, obtiens-la par la souplesse. Désires-tu la force? Protège-la par la faiblesse. Recourir à la souplesse durcit, recourir à la faiblesse fortifie. Observe son recours et tu sauras l’avenir, bon ou mauvais, d’une personne. Le fort vainc par moins fort que lui et doit se durcir à qui le vaut. Le faible vainc par lui-même, sa force est incommensurable. »

Laozi dit : « Une arme puissante sera détruite. Un arbre robuste sera abattu. Souplesse et faiblesse sont conformes à la vie. Rigidité et force sont conformes à la mort. »

Traité du vide parfait, Lie tseu, « L’empereur jaune », pp. 52, 53.

alors ,

croire qu’il n’y aurait que le semblant qui permette d’en découdre avec la jouissance?

Sans titre

me suis réveillée ce matin me demandant ce qui se passerait si je ne faisais que ce que je n’ai pas envie de faire.

rêve, le cargo demi-tour (2)

12h08

bon, je n’ai pas encore trouvé sur internet d’image de l’agrafe par le sinthome
mais:

L’œuvre (de Joyce) avait-elle besoin d’être publiée ? Pas nécessairement. Le sinthome oui, le nécessitait. Que Joyce ait voulu sa publication, c’est une question qui a pu rendre perplexe Lacan. Dès lors, elle est une agrafe (elle fait le quatrième) qui épingle le symptôme comme social, lui laissant enfin une entrée. C’est ce que Joyce appelle son tour de farce. Son dire magistral est plutôt pour Lacan tour d’écrou qui libère et serre en ses tours la réserve, montrant ainsi qu’un nouage est possible sans père, à cette condition bien sûr de s’en être chargé. A la force du dénouage et renouage, le sinthome (écrivons-le de sa dernière écriture), élève la condition d’artiste à ce paradigme: se faire fils nécessaire.

« LOM du XXI siècle », Marie-Hélène Roch

et de marie-hélène roch, encore :

L’intérêt maintenant est d’examiner ce qui lui a permis de rabouter en place de cette fêlure, de réduire et tasser le glissement de l’imaginaire, c’est-a-dire du rapport au corps. Il n’est pas Joyce qui, lui, produit une écriture comme sinthome pour réparer le détachement de l’ego, mais il pourra prendre congé du lien à l’analyste sans que cela se dénoue pour autant, avec une agrafe (pur produit de l’analyse).

Du fait même qu’il m’en propose le plastron, parmi les autres, au cours de sa dérive, et que je m’en saisisse rapidement, le lui désignant comme un enjeu, il va se dire et se faire maverick. Ce mot anglais désigne, au sens propre, un animal non marqué au fer, c’est-a-dire détaché du troupeau, comme pourrait l’être un veau ou un cheval ; au sens figuré, il signifie anticonformiste. Maverick, c’est l’homme libre. Ce plastron est un peu plus souple que les autres, et présente l’avantage (je l’apprendrai dans le recueil de ses effets) de rassembler une série métonymique et de nommer sa jouissance avec un mot de la langue anglaise (langue de la branche paternelle de sa famille). Il marque sa position de sujet libre. Il va même s’en tatouer. Une façon, dira-t-il, de tatouer la mort et de trouver le mors, le frein dans la langue. Il s’en fait un blason sur une chevalière qu’il porte au doigt, de sorte que lorsqu’il la tourne d’un certain côté, c’est le signe pour les jeunes femmes qu’il est à prendre (il est ainsi chevalier de la dame) ; retournée de l’autre côté, principe de mesure, cela signifie qu’il est déjà pris. Ce blason dont il invente lui-même le dessin, fait contrepoids entre un père déclassé et une famille maternelle d’origine noble. C’est un S1 qui agrafe réel et symbolique, liant l’imaginaire. C’est un capiton dans le texte de lalangue. Il va se dire, se faire maverick, et il ne sera plus fou.

A partir de ce nom qui fixe sa jouissance et sa position de sujet libre, il va pouvoir rassembler les faits de son histoire, sa dispersion ; ce nouveau nom va borner l’instabilité du signifiant. Il va se maintenir dans un lien social, non plus en chassant les reflets, mais en devenant surveillant dans un lycée privé. Ce nouveau nom a l’avantage de l’inclure tout en le laissant libre puisque c’est son choix insondable. Il lui permet de désamorcer la pulsion de mort, la jouissance qui insiste jusque dans son patronyme (il est composé de deux syllabes paradoxales, l’une évoquant la mort, l’autre (anglaise), la fuite, la liberté) qui restera toujours son nom social, mais débarrassé du réel de l’impératif. Avec maverick, il trouve le jeu de pouvoir continuer à être cheval sans identification rigide, sans licou puisque c’est le sujet libre, mais il n’est plus sans mors, sans principe d’arrêt. D’un sans marque, il a fait sa marque. C’est pourquoi je dis que maverick est une invention, un pur produit de l’analyse qui l’a amène à se passer du lien a l’analyste, au bout de sept ans d’efforts.

Se briser à la pratique des nœuds, Marie-Hélène Roch

maintenant, chercher l’image.

par ailleurs

alors pervers /névrosé c’est pareil, c’est jouissance substitutive à « celle qu’il faudrait », jouissance qui se substitue à « celle qu’il faudrait » – seulement chez l’un c’est conscient, chez l’autre pas – inconscient. (d’après milR, 3 juin 09)

he – who leads from the drive to love

The paternal function is tied to an existence that supposes sexuated articulation.He (a father) can be a model for the function only by realising in it a type of paternal perversion, that is to say, that the cause is a woman whom he acquired in order to give her children, of whom, whether he wants to or not, he takes paternal care. This surprising recourse to the “perversion” in order to save the subject from psychosis is the fecund way, (a very appropriate way of saying it in this case), for the Name-of-the-Father to be recomposed in a world where the exception is no longer transcendent. It is tangled everywhere. This recourse definitely implies that we renounce the myth of the father of the horde. The “useful” Name-of-the-Father is not the father of the “all”. He needs a regulating fiction in order to exist. The “a la carte” recomposition in the bric-a-brac of tradition, or any other “formalist” conception, requires flesh to subsist. Concerning this, I refer to the developments of J.-A, Miller in Le Neveu de Lacan. There is no need to find its foundation in a hypothetical psychosomatic basis, or to wager everything on the experience of parenting, strictly pragmatic.
Lacan gives a precise foundation to this flesh along a double principle. In the existence of a cause of desire ; and in the love which it may authorize. The consequence is to be read in the following logical sense: he who leads from the drive to love and not the reverse.

Extract from  » How to recompose the Names-of-the-Father » (Eric Laurent)  http://2doc.net/591oy // Translated from: “Comment recomposer les Noms-du-Père?” Élucidation nº 8/9, Paris, Verdier, 2004.

Variations sur Deux notes, Philippe Cullard

Jacques Muller, Mère et enfant, 1971Exposé à Strasbourg le 7 mars 1999, à la Journée d’étude Metz-Nancy-Strasbourg, « L’enfant, l’adolescent et l’agressivité ».

La partition de la symptomatologie infantile que Lacan expose, en quelques lignes denses, dans ses « Deux notes »1  remises à Jenny Aubry, peut en imposer, à une première lecture – parfois retenue dans notre communauté – pour une correspondance avec la dichotomie classique névrose-psychose.

Cependant, dans le commentaire de Jacques-Alain Miller intitulé « L’enfant et l’objet »2 , cette division de Lacan en, d’une part, symptôme relevant du couple des parents, et d’autre part, symptôme du ressort de la relation prévalente mère-enfant, n’est clairement plus référable à cette opposition simple de structure. Ce commentaire constitue, au surplus, une synthèse lumineuse de l’enseignement de Lacan et balise, de façon tout à fait renouvelée, le champ clinique et théorique de l’enfant dans la psychanalyse, non sans empiéter largement sur celui de cet enfant vieilli qu’est l’adulte. Plus qu’un pont, il établit même une continuité.

 

Avant d’illustrer cette thèse d’un cas, il importe de rapporter brièvement l’essentiel de ces deux textes complémentaires.

Les « Deux notes  » qu’il convient de lire, comme l’a montré Jacques-Alain Miller, en inversant l’ordre initial de leur parution s’ouvrent sur un constat dont Lacan prend acte: « L’échec des utopies communautaires. »

Ouverture politique, donc, et évocation probable, non seulement du mouvement contestataire de mai 1968 – puisque ce court manuscrit est daté de 1969 -, mais aussi de ces expériences qui ont jalonné le milieu de notre XXème siècle, qui visaient toutes, peu ou prou, à l’avènement d’un enfant libre, sinon d’un homme nouveau, en se passant des fonctions du père et de la mère, en tant qu’elles impliquent « la relation à un désir qui ne soit pas anonyme (1) », c’est-à-dire  » particularisé ».

De cet « irréductible » « résidu » (1) que constitue cette famille nucléaireseule apte à  » la transmission » de la sociabilité -(1), Lacan déduit une alternative simple quant au symptôme que peut présenter l’enfant issu du « conjungo ».

Soit, « le symptôme peut représenter la vérité du couple familial ». « C’est le cas le plus complexe, précise Lacan, mais le plus ouvert à nos interventions (1) « . Soit, et c’est le thème que Lacan développe le plus, « le symptôme qui vient à dominer  » – ce qui en suppose au moins un autre mineur – « ressortit à la subjectivité de la mère« , et c’est alors  » directement comme corrélatif d’un fantasme que l’enfant est intéressé ». « Il devient l’objet de la mère et n’a plus de fonction que de révéler la vérité de cet objet « , c’est dire qu’il « réalise l’objet a dans le fantasme (1) « . Le développement accordé à ce thème constitue sans doute une indication, tant d’une avancée théorique, que de la prise en compte d’une clinique nouvelle, contemporaine du « déclin de l' »imago » paternelle  » et de la prolifération des objets.

En résumé, « vérité du couple familial «  et « identification à l’idéal du moi » pour le premier thème, S1 ;  » vérité de l’objet a dans le fantasme de la mère  » et, quant au mécanisme, « réalisation« , le terme est souligné par Lacan, pour le second, S2.

Notes:
  1. Lacan (J.), « Deux notes sur l’enfant », Ornicar?, n° 37, Paris, Navarin éditeur, 1986, p. 13-14. []
  2. Miller (J.A.), « L’enfant et l’objet « , Colloque EEP à Lausanne, 1er et 2 juin 1996,  La petite girafe, 18, Institut du champ freudien, décembre 2003, p. 7. []

Le caprice féminin, Frank Rollier (extrait)

[…]

A la fin du paragraphe, Kant note entre parenthèses quatre mots en latin : « Sic volo, sic jubeo », « Ainsi je le veux, ainsi je l’ordonne », dont J.-A. Miller retrouvera l’origine chez Juvénal. À Rome à partir du premier siècle (années 90), Juvénal écrit une série de satires dans lesquelles il dénonce l’hypocrisie des puissants, les mauvais exemples que donnent les parents à leurs enfants, la corruption et la luxure de la société impériale. Dans la satire VI, il s’en prend avec véhémence à la femme mariée, dépeinte comme étant toujours insupportable, sinon dépravée. Il tente de dissuader un ami qui songe à se marier et, entre autres exemples, rapporte cette saynète entre une femme et son mari, sans en préciser le contexte : « Cet esclave, en croix ! » ordonne la femme à son mari, lequel rechigne à obtempérer, pas tant par humanité que par souci de son patrimoine humain. Il essaie de discuter : « Mais quel crime a-t-il commis pour mériter un tel supplice ? Où sont les témoins, le dénonciateur ? On ne saurait prendre trop de temps quand il y va de la mort d’un homme ! ». Ce à quoi elle réplique : « oh le sot ! Un esclave, est-ce donc un homme ? Il n’a rien fait, soit ! Mais je le veux ! Je l’ordonne ! Hoc volo, sic jubeo – Comme raison, que ma volonté suffise ! »1

Le caprice mortifère de la matrone de Juvénal renvoie directement au surmoi dont Freud soulignait la parenté avec l’impératif kantien. Il s’agit donc d’un surmoi qui se situe dans une autre dimension que celle du surmoi qui interdit, dimension que Freud avait précédemment développée. Depuis Lacan nous concevons le surmoi comme une instance qui pousse à la jouissance, qui « pousse au crime » écrit Eric Laurent.  J.-A. Miller, dans sa « Théorie du caprice», pointe « l’affinité de la femme et du surmoi »2  que vérifie la saynète racontée par  Juvénal.  

Lacan fera de la Sphinge  (version féminine du Sphinx) une incarnation du surmoi féminin,  la  surmoitié d’Œdipe qui lance – dans la version du mythe créée par Lacan – un « tu m’as  satisfaite  petithomme »  (( 20 LACAN J., « L’étourdit »,  Autres Écrits, Seuil, 2001, p. 468. )) , qui apparaît comme un défi, « une exigence de jouissance distincte  de la jouissance phallique. » 3 Bien sûr, à travers Œdipe, chaque  petithomme  est interpellé par  cette exigence mortifère qui, selon la lecture qu’Eric Laurent fait de ce passage de  « L’étourdit », à la valeur d’un impératif lancé à  l’homme :  « Fais toi l’ami des femmes ». Pour  vraiment les comprendre,  fais-toi femme toi-même, essaye de t’approcher de l ’Autre  jouissance. C’est à ce propos que Lacan convoque le devin Tirésias : «…tu sauras même vers  le soir te faire l’égal de Tirésias… ».

Le point important, me semble-t-il, éclaire ce fait que «  la voix du surmoi féminin (…) s’origine (…) de son Autre jouissance qui lui est propre ». Eric Laurent démontre l’issue de ces appels de la  surmoitié  « à jouir davantage».  Loin d’y voir le  destin de chaque petithomme , « la psychanalyse consiste plutôt à soutenir que  la voix de la  surmoitié n’est mortifère que pour celui qui refuse d’affronter l’originalité de la position  féminine ».   

(…)

La thèse proposée par J.-A. Miller est que  « le principe de cette volonté», de ce  « je veux », « c’est  un  énoncé  qui  est  un  objet  détaché  et  qui  mérite  d’être  qualifié  d’objet petit a,  le caprice-cause  de  ce  qu’il  y  a  à  faire»,  « qui  en  l’Autre  divise  le  sujet».  La  matrone  de Juvénal demande la mort de l’esclave mais  « c’est son mari qu’elle veut diviser, elle veut lui faire  sacrifier  son  bien,  à  savoir  un  de  ses  esclaves,  pour  son  caprice  à  elle»  et,  de  fait,  il doute.  De  la  même  manière,  la  Reine  fait  tourner en bourrique  le  Roi  falot  du  pays  des Merveilles  et  Lucinde  veut  faire  plier  son  père,  cela  afin  qu’ils  sacrifient  leur  pouvoir  au caprice  de  chacune.  Cette  volonté  de  diviser  l’Autre,  Lacan  l’identifie  à  la  volonté  de  la pulsion, laquelle est acéphale et se manifeste « comme volonté-de-jouissance»4  , traduit J.-A. Miller.

Peut-on qualifier cette volonté de diviser le partenaire, de perversion ? De Kant à Sade5, il y a une  parenté  manifeste,  marquée  par  le  fait  que  Lacan  introduise  ce  concept  de  volonté-de-jouissance  lorsqu’il  écrit  le  schéma  du  fantasme  sadien  et  dégage  que  c’est  la  volonté  qui semble  dominer  toute  l’affaire.  Le  pervers  s’emploie  explicitement  à  angoisser  l’Autre  «en bouchant  le  trou  dans  l’Autre» ;  si  le  partenaire de  la  patiente  que  j’évoquais  semble  bien avoir  été  angoissé  par  la  «trituration »  de  sa  compagne,  il  ne  me  paraît  pas  certain  que l’époux  de  la  Matrone  de  Juvénal  soit  angoissé,  pas plus  que  le  Roi  d’Alice  ou  le  père  de Lucinde : ils sont simplement divisés, déroutés dans leur prétention à gouverner.  J.-A. Miller propose que «cette volonté-femme veut séparer le  sujet de son avoir […] de ses idéaux». Il tire  le  caprice  féminin  du  côté  de  la  maîtrise  du  signifiant-maître, sans  en  faire  une  position perverse, ni une posture hystérique pour occuper la place du S1. 

Le « hors la loi » ou le « sans limite »  de  cette  volonté-femme  est  différent  du  «être  contre»  de  l’hystérique,  dont « l’expérience  historique  est  faite ».  Aujourd’hui,  les  femmes  peuvent  tout  à  fait  légalement« commander  avec  le  signifiant-maître  en  main »  –  et  J.-A.  Miller  voit  là  une  nouveauté  à encourager. 

Pour  conclure,  avançons  qu’avec  J.  Lacan  et  J.-A.  Miller,  s’opère  une  réhabilitation,  ou  tout du  moins  une  revalorisation  du  surmoi  féminin.  Freud  situait  cette  instance  plutôt  du  côté masculin,  au  point  qu’il  apparaissait  « même  douteux  que  la  femme  soit  dotée  d’un surmoi»6.

Je  propose  que  le  caprice  puisse  être  envisagé  selon  deux  registres.  Le  premier  serait  de considérer  le  caprice  spécifiquement  féminin  comme un  fantasme  masculin,  tout  comme  le masochisme dit féminin et décrit par Freud.  L’autre registre, qui n’est pas antinomique au premier mais, me semble-t-il, supplémentaire – tout comme l’Autre Jouissance est supplémentaire à la jouissance phallique – serait de poser que  tout  ce  qui  se  manifeste  comme  volonté,  telle  que  définie  avec  J.-A.  Miller,  comme relevant d’une jouissance sans limite, hors la loi, puisse être rangé du côté droit du tableau de la  sexuation.  Cette  volonté-de-jouissance  se  réfère  donc  au  féminin,  même  si  elle  émane éventuellement  d’un  homme.  C’est  le  versant  pulsionnel  du  caprice,  qui  n’exclue  pas  sa dimension  mortifère,  sans  que  la  folie  d’une  Médée soit  en  jeu,  puisque  dans  le  fond,  toute pulsion  tend  vers  la  pulsion  de  mort. Fort  heureusement,  J.-A.  Miller  nous  rappelle  que  du côté du vivant, « le caprice est au principe des plus grandes choses ».

Franck Rollier

https://www.lacan-universite.fr/wp-content/uploads/2011/01/Carnet-de-route-9.pdf

Notes:
  1. JUVENAL., « Satires », p 67, Les belles lettres, Paris, 2002. []
  2. 19 MILLER J.-A., « Théorie du caprice », Quarto, n° 71, p. 6-12. , p. 11.   []
  3.  21 LAURENT E., « Positions féminines de l’être », Quarto, N° 90 « La femme et la pudeur », pp. 28-33. []
  4. 22. LACAN J., « Kant avec Sade », Écrits, Seuil, p. 775. []
  5. 23 MILLER J.-A., « Théorie du caprice», op. cit, p. 10. []
  6. 24 MILLER J.-A. : « Un répartitoire sexuel », La cause Freudienne, N° 40. []
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