cette nuit d'insomnie fut la dernière. jeudi dernier, l'analyste m'a conseillé (« excusez-moi mais je vais vous donner une leçon»)... de prendre des médicaments pour dormir (" le corps d’un côté, la pensée de l’autre, et quand le corps ne fonctionne plus, faut agir sur le corps, pensée n’y pourra rien, horloge biologique, etc.") le soulagement qui fut le mien. quelque chose d’incroyable. je ne sais pas très bien ce qui a été touché. mais, même ici cela s’observe, même dans ce blog, cela fait si longtemps que j’ai des problèmes de sommeil que je m’escrime à vouloir prendre comme un symptôme, que je cherche à traiter à force de raison raisonnante. alors voilà de cela,…
dernière nuit d’insomnie (« l’incroyable soulagement »)
avant-dernière (4.I.2007)
il aura également été question du bavardage. là que j'ai pu/dû dire qu'il me fallait rappeler le psychiatre (j'aurais pu/dû l'écrire tout de suite, cette séance, je n'en avais pas envie, je ne sais pas pourquoi. ) j'aurai dû vouloir dire mon sérieux, mon trop de sérieux quand il s'agit de parler. que la parole ne puisse être le lieu que de sujets graves. de sujets auxquels je tienne. auxquels il soit très difficile de toucher. et comment, depuis que je connais f., ce trait s'est atténué. l'exemple alors que j'ai voulu donner. de sujet grave. le mot que je n'arrivais même pas à dire. je pensais "shoah". le dire, impossible - je pensais à…
névrosé de guerre
séance. invitée à parler de mon père. en sortant je pense à ce fait, qu'il ne serait jamais arrivé qu'il ne parle pas de la guerre. quelle qu'était la personne qu'il rencontre, il fallait toujours qu'il lui parle de la guerre. (le jour où il lut un bouquin de freud et m'annonça gravement : je suis un névrosé de guerre.) mon père, lui, parlait de la guerre. mon père parlait sans difficulté. il pouvait parler avec n'importe qui. il parlait de l'histoire, il parlait des actualités, il parlait de l'art, il parlait de la guerre. il était d'un commerce agréable, ne manquait pas d'humour, et avait toujours qq chose à vous apprendre à propos de…
… (le point d’où) (pour memo)
- C'est une façon que j'ai de me voir (méchante). (le point d'où le sujet se voit aimable. «[...] un autre mot lui permettant tout d’un coup de s’apercevoir différente, ce fameux "point d’où" , où elle se verrait différente, et que Lacan développait dans son Séminaire Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse*.» * Lacan J., Le Séminaire, Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, Paris, Le Seuil, 1973, p. 132 et 211.) Méchante - C'est certainement un point d'où je me vois aimable par ma mère. Un point de l 'épreuve d'amour de ma mère.
dernière séance (sur l’oeuvre d’une vie)
sur « l'œuvre ». le mot n'est pas de moi, de l'a. parfois, quand je veux écrire, tout se ferme. concernant ce qui se dit en séance, de plus en plus, ça se ferme. ça ne veut pas. « Mais est-ce que vous ne me parlez pas de l'oeuvre? Est-ce qu'il ne s'agit pas d'une définition de l'oeuvre, exactement ? » Je dis « oui ». Je dis « oui, oui... » Je suis étonnée. En pensée, j'ajoute que probablement s'il fallait mettre un mot sur ce que je viens de dire, ce serait celui-là. Fin de séance, il ajoute encore, l'a., enfin, je ne me souviens plus des termes exacts : « Il ne…
séance, 8 mars 2007
En arrivant, je reviens sur la séance précédente. Comment depuis cette séance, je ne me sens pas bien. Ce que j’y ai dit, ce qu’il a dit, sur quoi il revient. Dit qu’il n’aurait pas dû dire ça, n’aurait pas dû dire qu’il ne fallait « jamais en rabattre sur l’œuvre ». Que ça portait trop à l’idéalisation. J’explique que l’œuvre est pour moi un mot impossible. A cause du père que j’ai eu ( moi, justement, « artiste sans œuvre »). Peut-être qu’il y aurait moyen, dis-je, de le rendre un peu plus possible, ce mot. Il acquiesce [père avec œuvre, moi sans.] Je parle des sempiternels doutes mis sur tout. De Frédéric, sa façon…
rêve d’il y a deux jours
Je vais jouer dans une pièce de théâtre. Il y a une sorte d’audition dans un bureau sombre rempli de livres. Je suis assise à une bureau perpendiculaire à un autre bureau et plus bas, petit que lui, auquel est assise la personne qui m’auditionne. C’est un homme. Les bureaux sont couverts de livres. Je dois lire un texte dans un livre ancien - couverture en cuir, pages jaunies. Les répétitions ont commencé. Nous sommes plusieurs acteurs. Je ne sais plus comment, mais petit à petit mon rôle dans la pièce s'amenuise. J’aide les autres acteurs. Au début, le metteur en scène, c’est Roger. Puis, ça devient mon père. Mon rôle est réduit à rien,…
after
jeudi, treize heures, jules au lit malade, s'est recouché à midi, faut que je me remette au boulot, ça n'était pas facile du tout, olala, olala, de parler à l'analyste, ce matin. dû, n'ai pas pu faire autrement, faire l'aveu de ce que je me croyais "obsessionnelle". j'avais passé 2 jours à déborder de tous côtés de toutes sortes de choses à lui dire, de révélations, etc. et là, subitement plus rien. tout s'en est allé. et il y aurait eu moins encore, si je n'avais relu mes notes d'ici, juste avant la séance. ai-je tort, raison d'écrire, là n'est pas la question. je lui ai dit que j'empêchais frédéric de parler, que je m'étais…
Avril, 28 ou 29, dimanche, 16h28, 2007
Je voudrais arriver à écrire à propos de la dernière séance, de jeudi, mais je ne me souviens de rien. J’écris au porte-mine, dans un carnet de dessin, c’est plaisant. Je suis couchée sur le lit, la fenêtre de la chambre est ouverte. On attend l’orage. Malgré le bruit qui persiste, j’aime le calme des dimanches. Jules m’embête, il n’a pas voulu faire sa sieste, il est joliment habillé, d’un short vert et d’un petit sweat rayé, dans les verts également. Il s’est installé sur mon dos. Frédéric, lui, est dans la salle, lit ; cela ne lui arrive pas souvent. Il faudra que je lui demande ce qu’il lit. Ca sent le dimanche à…
le lendemain, dimanche, 14 :18, sur le lit. fenêtre ouverte, vent dans les arbres, ravie.
revenir sur ce que j’ai écrit hier, à propos des 2 rêves : c’est non, c’est non, c’est idiot, ça n’est pas ça, faut laisser tomber, ces interprétation bidons. x2, double, reflet, paire ma mère et moi, 2 maladies, 2 maladies mortelles, 2 mères, 2 frères, 2 amies, 2 amis, grand appartement, 2 blondes, jumelles, reflet, les contraires ancien/moderne, 1 brun/1blond les méchants, les gentils = l'explication du monde méchants/méchante, faire travailler/travailler les mères et leur maladies de mère, qui sont en réalité, 1 maladie de femme, 1 maladie mortelle. 1 maladie de jouissance – cancer / brûlée vive.
quand l’histoire, la scène, devient un rêve (et retour sur la paire)
Deux séances non racontées. Une Anna est venue loger ici – amie de F. Il y a deux séances donc – y suis allée avec des pieds de plomb – rien, me semblait-il, à dire. Fatiguée de ce que j’avais commencé à développer ici autour des rêves et de la scène (l'histoire) (des 2 hommes). En séance, lapsus: au lieu d’en parler d’« histoire », je parle de « rêve ». Il, l’analyste, tape du pied. Me dit quelque chose, quoi, je ne sais plus. Puis me parle du fait que c’est quand on ne sait plus quoi dire que ça commence, l’analyse, la psychanalyse. C’était lors donc de l’avant-dernière séance. Et c’est depuis que…
vêtir ceux qui sont nus
22, midi une tartine d'angoisse . dites-moi pas que c'est pas parce que je ne pense pas à vous que je pense pas à vous et que vous ne m'écrivez pas . beurre , miel . une tarte de douleur. la tarte couloeuvre ? prendre le téléphone en main : se faire aider . se faraday . nous longions hier la rue des rosiers , le soir était tombé . il ne faisait pas froid . trois tours de manège au métro saint-paul , beurre miel sucre brun tartine tarte . chercher le numéro de tél. Psychiatre, ancien praticien hospitalier à l'hôpital Sainte-Anne. allo, est-ce que ce serait possible de vous…
je sors d’un rêve si long si bon
Sors d’un rêve si long, comment l’écrire, si long si bon. Tout à l’heure psychanalyste, on est lundi, cette envie de lui donner une toile de mon père, apparue clairement au sortir du rêve. Cette question aussi : pourquoi l’inconscient me ferait-il pareil « cadeau » – ce tableau d’une boucle bouclée, d’un parcours de mon analyse. Comment est-ce que ça a commencé? "Je suis chez mes parents avec Dimitri, un ancien amoureux. Les choses vont plutôt bien entre nous. Puis, c’est de l’ordre de moi qui ne veux plus. A lieu alors l’accident parodontologique . J’ai une maladie des gencives. Mon… (mot manque), ma couronne a sauté, a explosé, je risque quelque chose…
mercredi 27 avril 2011
me force à écrire. hier vu analyste (mardi au lieu mercredi en raison lundi pâques) revenus samedi de donn. devions y aller semaine dernière de mardi à jeudi il faisait très beau me sentais très bien dehors corps je pensais que là - à donn - je pouvais commencer à avoir un corps, recommencer à avoir un corps. j'aime le dehors- le dehors de donn j'aime le vent - ou l'air - j'aime ce que j'y vois - je ne sais pas que j'y aime - j'aime les arbres la distance la lumière l'espace l'air - je ne sais pas ce que j'aime à donn mais j'étais ravie, vérit a ravie, donn c'est un ravissement…
Untitled
il faut que jede ça parleabsolument puisquecette angoisse depuisvendrediabsolument arrive à par ler de ça, lundi, cette angoisse où je plonge à la seule idée d'avoir à facturer ... art - jean //// L'art Jean ! et scène serviette sèche corps nue alix regard arène salle de bain toujours tiberghien 11 ans //// .... bien sûr qu'il y va au désir de l'analyste en revient vaillamment