et voilà qu’arrive Bentham et son « jouer à la punaise vaut bien lire de la poésie si la quantité de plaisir est la même

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eva hesse contingence
eva hesse : contingence

« et voilà qu’arrive Bentham et son ‘jouer à la punaise vaut bien lire de la poésie si la quantité de plaisir est la même’

qu’est-ce qui dans cette phrase de Bentham choque Freud ?

ce n’est pas qu’il soit question de plaisir, de jouissance qui pose problème, c’est
l’élision de la qualité.

peut-on faire l’économie de la qualité?

qu’est-ce que la qualité?

quel est le rapport de
la jouissance et
de la quantité,
du nombre,
du chiffre.

// dira-t-on
la jouissance est chiffrage
le désir
déchiffrage. //

(quand Jules
fait son
« exposition » dans
mon
bureau.
s’assoit à côté de son « œuvre » qu’il nous a invitées à regarder, contempler.
il nous interroge:
alors, quel est le chiffre
où est le chiffre
vous le voyez? c’est quoi
le chiffre?
(ici, c’est probablement une interprétation qui est demandée. au moins, cette demande, je l’ai entendue.))

à s’en tenir au chiffre, toutes les équivalences
sont permises. toutes comparaisons équivalentes.

(est-ce que quand il demande quel est le chiffre
Jules déjà déchiffre
ou plutôt nous demande
de déchiffrer.
serions-nous ceux-là, celles-là en l’occurrence, puisqu’il s’agissait de ma mère et moi, qui
connaissons le chiffre.

et le chiffre ici, n’est déjà plus n’importe quel chiffre. c’est le chiffre.

et lui, le sait-il le chiffre?
(son chiffre)

chiffre/déchiffrer
défricher.)

et à quoi tient-elle la qualité. elle est en tout cas ce qui fait obstacle à l’équivalence universelle.

1 = 1
1 pomme ≠ 1 poire
1 pomme a le prix d’une poire
1 euro = 1 euro
mais 1 pomme n’est pas 1 poire

la pulsion est acéphale – l’obsession – l’obsessionnalisation du monde contemporain – l’addiction

la différence, la différentiation

qu’apporte la notion de qualité. devenue si difficile à saisir, retenir. par quelle voie? quel moyen?

/ la qualité tient au trauma. /

Par Iota

- travailleuse de l'ombre

2 commentaires

  1. oui, on ne peut pas laisser de côté le fait que la phrase oppose clairement un jeu et la poésie. ce, à mon avis, pourquoi bobig a réagi ainsi que moi.
    tu commentes uniquement l’aspect quantité de plaisir et donc tu ne réponds pas à tes commentateurs, ou alors en leur disant que eux n’ont pas compris la phrase

    autrement dit si dans l’oeuvre de ce type la question de la quantité est centrale, la phrase plaquée dans un status facebook laisse la possibilité de toutes les interprétations

    en résumé, on ne parlait pas de la même chose

  2. ah non, c’est vrai, je n’ai pas répondu. j’étais étonnée, en fait. oui, la phrase était probablement tirée de son contexte. oui, je savais qu’elle venait de freud.
    je ne voulais pas dire que vous n’aviez rien compris.
    je ne comprenais pas moi-même, et je n’ai pas vu tout de suite que c’était la quantité qui clochait – ce dont je me serais rendu compte plus vite si j’avais re-lu jusqu’au bout l’extrait sur lequel j’étais par hasard retombée ici même. à la suite de cette phrase de freud, qu’il cite, Gaddis, tout de suite, signale la quantité : « vous voyez ce mot de quantité? La quantité de plaisir pas la qualité tout est là et voilà que débarquent ces engins numériques, la machine tout-ou-rien comme disait Norbert Wiener, une machine qui compte et introduit le système binaire et l’ordinateur… »*
    (je me repose toujours les mêmes questions, je cherche toujours ce qui peut faire la différence, et comment y atteindre)
    * livre de w. gaddis que tu m’avais offert…

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