samedi 1 août 2009 · 18h04

L’école, les filles, Lacan // le rêve

18h04

Malheureusement premier août 2009. Rentrés hier de Berlin.

Rêve de cette nuit  :

L’action se tient à l’École des Dames de Marie. Ma classe fomente un complot contre Lacan. Je ne sais plus exactement sous quelle forme. Peut-être s’agit-il d’un écrit. Lacan est le fondateur de l’école, qui n’est pas une école de psychanalyse mais l’école d’enseignement secondaire, 1« Humanités » en Belgique, à cette époque. qu’elle était. Les filles sont très remontées contre Lacan. Ma mère est des leurs ! Elles  me tancent, me prennent à partie parce que je ne suis pas d’accord avec elles. Une autre femme est de mon côté, mais qui se tient à l’écart. Je leur demande :

« Mais si je suis contre vous, voulez-vous vraiment que je sois avec vous? »

Elles me répondent que oui, qu’elles préfèrent que je reste avec elles, même si je ne suis pas d’accord avec elles. Je m’éloigne, je réfléchis. Dilemme. Je reviens. Je les entends. Leurs propos me paraissent décidément insupportables. Il est question de l’argent que Lacan gagnait. Il me semble que je dois me séparer d’elles. Je le leur dis. Je m’enfuis pour les dénoncer.

J’arrive dans le hall d’entrée de l’école. Je crie « Au secours », je crie en direction du bureau du directeur, qui serait Jacques Lacan, vers le haut et la gauche, puis, vers la loge de la concierge qui s’ouvre, que je rejoins. Elle est emplie de psychanalystes. Je leur explique ce qui se passe, ce qu’elles ont l’intention de faire, ce qu’elles reprochent à Lacan (argent, folie, etc.). Ils n’ont pas l’air inquiet. Je leur explique qu’on ne peut rien faire contre elles, qu’on ne peut leur mettre aucune pression parce qu’elles sont en dernière année, qu’elles attendent leurs résultats, leur diplôme, et qu’ensuite ce sera les vacances, ce sera fini.

Ils me font sortir.

Anne-Marie, ou Annamaria, vient à ma rencontre. Elle me propose de se marier avec moi pour m’empêcher de parler, de les dénoncer. Elle est pourtant déjà mariée avec Carine. Comme j’ai peur d’elles, de leurs représailles, je lui dis qu’ils s’en foutent, qu’ils ne feront rien (alors que je n’en suis pas si sûre). J’explique à Anne-Marie que je lis Lacan depuis 10 ans, que lui seul compte, lui seul et la psychanalyse. Compte plus que ma famille. Ces propos qui m’apparaissent un peu comme des aveux me surprennent moi-même. Elle me dit qu’elles vont tout faire contre lui, qu’elles ont même prévu de publier un journal une fois par mois, dans ce but.

Plus tard, je suis couchée sur le ventre dans le hall (froid, marbre) (la sphynge). Un homme se couche sur moi, je ne vois pas son visage, je sais pas si je le connais ou pas. Je n’arrive pas à me dégager. Il me baise. Je me rendrai compte ensuite qu’il  s’y prend de la même façon avec beaucoup d’autres femmes. C’est un psychanalyste.

~

Je suis assez perdue. Ce rêve me paraît parler d’un engagement dont je me sens aujourd’hui bien incapable. Je parle de cet engagement vis-à-vis de Lacan dont je fais montre. Que je vis comme une trahison, vis-à-vis des filles. Or, aujourd’hui, tout engagement me paraît précisément impossible. Nécessaire et impossible. Indispensable mais impossible. Septembre arrive. Septembre deviendrait le mois de l’engagement. Comme si le moindre engagement comportait son contraire, sa trahison. Comme s’il était de sa nature même d’être trahi.

L’engagement, la résolution, à quoi s’en tenir?

Dans le rêve, je dis que la psychanalyse est toute ma vie – et je m’en étonne. Je ne sais pas si c’est vrai, mais en même temps, ça me paraît la raison, la vraie raison, la bonne raison. « Tu quitteras père et mère. »


Première version du texte : https://www.disparates.org/delta/2009/08/lecole-les-filles-lacan/

Notes en bas de page

  • 1
    « Humanités » en Belgique, à cette époque.
samedi 1 août 2009 · 23h00

Berlinpinpin (que je peigne peigne peigne)

Premier août 2009 – 23h59

Disais donc pas trop contente d’être revenue de Berlin.

A Berlin fort impressionné par une exposition Ici les noms des peintres dont je ne me souviens pas.

Berlin / couleurs
Paris / gris

Ce soir, F nous emmène boire un verre tous les 3
dans sa gentillesse nous invite à boire un à verre à
Bastille. C’est pour faire « façon-Berlin ».

Passés à Châtelet (Les Halles) aussi. Là, il dit : A Berlin ça nous aurait plu. Faux faux faux je lui moulin mullerdis que non.

Une exposition sur les rêves.
Une exposition sur les rêves.
Que je trouve si belle. J’achète le catalogue. Quel est le nom de ce peintre?
A Berlin, pensé alors que ne  ferais plus du tout d’internet, plus rien sur un ordinateur, plus rien qui soit « … » mot qui manque

pensé que
je ferais volontiers de la peinture.

Mais, comme je le disais ce matin, impossible d’en seulement former le projet (l’engagement, la trahison).

Je n’ai plus confiance en moi. Et ce « comme mon père ». Père Jacques. Frère Jacques.

Pensé alors – je ne ferais de la peinture que parce que j’en ai envie, que parce que cela me plaît. Je voyais les peintures, et il me semblait que c’était cela qu’elles me disaient. Qu’elles ne pouvaient avoir été peintes dans d’autre optique que celle-là.

ERNST . MAX . (le nom!)

est-ce qu’on ne pourrait pas faire cela. Peindre vraiment n’importe quoi, pour le seul bonheur de peindre. J’ai pensé aussi, plus tard : l’étude. L’étude, l’effort, l’application.

~

Mais à Berlin aussi partout l’histoire et la nation et le passé et la guerre – et l’histoire inventée et l’histoire réinventée – et l’histoire scénarisée, mise en scène, enjolivée – et l’histoire qui n’est pas avalée. Oui, trop d’histoires (dont tous, touristes, de tous pays semblent friands) et trop de touristes pour les gober. Et encore trop et trop de bonne conscience (mur, stasi, monuments commémoratifs, tout mélangé).

 

Mais les bars si conviviaux et les plantes et les jardins.

 

La ville s’appliquait à se mettre en bière. Se couvrir d’un saint suaire. C’est ce qu’on se dit parfois. Dans les chemins trop touristiques. Que la ville va vers sa fin à faire commerce de son histoire. Et qu’elle sert une politique qui n’est que capitaliste. C’est ce qu’on se dit parfois. J’ai pu me le dire au bord des larmes. La ville existe tellement fort. Tellement occupée à cela, à s’affirmer, ou qu’est-ce qui cherche à s’y affirmer, apparenter – capitalisme, capitalisme, capitalisme. Il a dû se passer quelque chose, là. Tout de même. Je ne saurai probablement pas quoi.

 

Mais les bars si convi

 

Nous étions au Grand Hôtel Esplanade. Dans le quartier Diplomatique.

Nous y avons nagé aussi, aussi souvent que possible, à la piscine. Pour Jules.

C’est vrai que j’ai acheté le catalogue de cette exposition que j’aimais tant.

Fumé, délicieusement. Jamais plus de 2 cigarettes. Et sur la terrasse de l’hôtel. Bu. Mangé. Acheté une robe, une belle robe. Et je suppose que j’ai
beaucoup grossi.

~

Ce soir vu « L ‘audience» de Marco Ferreri. Long beau. Je voudrais tout savoir de ce film. D’une façon générale je voudrais savoir plus.

audience-1972-04-g

dimanche 2 août 2009 · 10h38

l’amour pré-génial

02 08 09

L’amour pré-génial

Cette nuit, rêvé d’A Z et de JP. JP est mon frère. Anne Z  fut un moment une très grande amie. Oui, je l’aimais vraiment beaucoup beaucoup. Elle était en analyse chez l’analyste chez qui je suis maintenant. Rêvé de P-E D aussi.

1/

Je dois travailler pour JP, il m’engueule du fait de mon retard et de ce que toutes les idées, dit-il, viennent de lui. C’est faux. Je lui raccroche au nez, lui disant que dans ce cas, c’est terminé. J’essaie d’expliquer ce qui vient de se passer à mes parents. Je pense lui envoyer un mail pour lui dire que c’est faux, que les idées ne viennent pas de lui, mais de moi, mais je renonce.

2/

Veux voir Anne Z. Sors pour la chercher, suis rue Waelhem (rue de mon adolescence, où habitais avec mes parents et mes frères, à Bruxelles). Au bout de la rue, Anne m’appelle. Elle a l’air en forme. Avec d’autres analystes, ils préparent le prochaine colloque (titre du colloque :  « Le rapport sexuel qui n’existe pas« . Je suis étonnée de ce qu’elle fasse ça. J’en ai honte, je n’en dis rien, mais je m’étonne de ce qu’elle y soit arrivée, à travailler à un colloque, à travailler avec des analystes, à faire toutes ces  choses à quoi je ne ne suis pas, moi, arrivée. Elle me dit : « Oh! mais tu sais, il y a toujours beaucoup d’intendance. » Autrement dit, aimable,  prévenante de ma jalousie, , consciente de ce que je n’aurais pas cru qu’elle puisse arriver à ça, elle me rassure, « Oh, mais sais, t’inquiète, je ne fais rien de vraiment intéressant, il ne s’agit que de travail d’intendance… » Bref, rien dont je puisse être fière, dans mon sentiment vis-à-vis d’elle.

Je vois  P-E D. Un autre ami analyste, qui lui n’a aucun problème avec sa propre ambition. Il me dit qu’il travaille sur le « pré-génital« . Donc P-E travaille sur le pré-génital et le développement intra-utérin. Il parle de l’amour de sa mère qui a été  » … » (mot qui manque). Je voudrais lui parler de l’amour de ma mère à moi qui aurait été « … » mais je ne trouve  pas le mot (plus « adhérent » encore?)

1/ Le « génie » de Jean Pierre. Le (manque de reconnaissance?), le travail que je ne veux plus faire.

2/ AZ et moi – intendantes. Sa réussite, mon échec. Ma jalousie. La réussite de P-E D.

3/ Quand je l’écris, je vois combien l’amour pré-génital, ça fait aussi bien pré-génie-tal… S’agit-il encore du génie dont je parlais récemment (génie de Lacan)? 

génie ≈ génital

jeudi 6 août 2009 · 11h00

rien

06.08.09

Maître-mot : désoeuvrée.

Désœuvrement. Je crois que c’est la semaine prochaine déjà que Frédéric retourne au travail et ça me fait  peur peur peur. Il fait chaud. Mais pas dans la maison.

samedi 8 août 2009 · 12h28

un autre jour, un samedi (je désenvisage)

08 08 09

pas belle -fr  et jl  au pic-nic, moi pas, pas envie, trop de monde, ne sais pas, à quoi , je ressemble, « me sens
pas belle », pas envie
de chercher à m’habiller,  d’être là-bas, à ne pas parler, à des gens que je n’connais

staline – à la bibliothèque pris, à dire vrai au hasard, « les écrits autobiographiques » de Boulgakov. époustouflée par ses lettres à Staline.

culpabilité – me suis pas levée, au lit, paumée. peut-être vais être réglée. gâchée par ce perpétuel sentiment de ne pas savoir si ce que je fais est bien ou mal. cette indétermination, cette impossibilité de trancher. et, si je tranche, c’est pour me condamner. alors quoi, c’est ça ça, c’est ça qui s’appelle culpabilité?

déménagement / désenvisagement – si nous déménageons, ne pourrai plus (envisager / d’avoir/ d’ouvrir/ un cabinet/recevoir,  ici)

oubli – la semaine dernière oublié RV avec cher docteur G. zut. et rezut.

saleté – sale visage gras. m’ai lavée pourtant.

mystère – je n’arrive plus à lire depuis .

to xanax or not to xanax – de nouveau plus le courage de rien. alors quoi, prendre ou ne pas
prendre Xanax.

c’est dur l’adolescence – longtemps ma mère nous a moi et mes frères lavés dans le bain. m’en suis souvenue en mettant jules dans le sien. fils  je te soulève, te prends dessous les bras oups, tes longues jambes, pieds, orteils, un deux trois dans l’eau. ce qui m’a donné envie de faire comme elle, pour lui. ça lui a plu. j’aimerais maintenant que quelqu’un me lave. jules m’aime beaucoup et j’ai peur pour lui. peur de demain et des suites. cet amour. peur qu’il ne grandisse. puis l’adolescence, les boutons, l’acné, les hormones. peur de l’oubli où il va, nous allons, du bel aujourd’hui et de son enfance. son petit corps tout doux. nos rires. perdus.

action – je me suis rendormie. 15:27. me lève :  cinéma.

dimanche 9 août 2009 · 08h33

dimanche

09.08.09

C’est la nuit, mais n’arrive pas à dormir.

Hier donc, vu « Les […] » avec Johnny Depp – et ça m’a plus, beaucoup.

Cela fait plusieurs jours que je n’arrive pas à dormir. Jusqu’à cette nuit, c’était presque avec plaisir. C’était les fenêtres grandes ouvertes – le noir – le rien , juste être là – seule – bien .

Cette nuit les fenêtres sont fermées, les voisins du dessus bruyants, leur bruit désagréable (télévision).

Je ne sais plus du tout quoi faire.L’esprit vide, vidé ; se tenant vide, apeuré. Je voudrais réfléchir. Mais. Plus proche que jamais de […] –> le mot me manque. L‘inhibition ! voilà, c’est ça !

090809

04:06

l’ennui, ce n’est pas tant l’insomnie que d’avoir mangé 1 mousse au café suivie d’une glace au lait d’amande (+ griottes + macarons) // // un moustique m’a chassée du salon, ramenée à mon lit, pour m’en chasser à nouveau. on dirait maintenant qu’il a disparu. // // je vais me laver les dents.

/ tout le monde pour le moment va à Berlin : c’est incroyable. cela seulement pourrait suffire à faire penser que /

je ne sais pas du tout ce que c’est « bien écrire »
mais je sais que je n’y arrive pas.
(toujours une pensée en coin pour FL)

09:10

Endormie finalement. Jules vient de me réveiller. Je fais le café. Jules est dans le « lit.des.parents ». Je suis à la cuisine. Les fenêtres sont ouvertes, c’est bruit et calme. Est-ce que je ferais mieux de retourner dormir? Ou pas ? Est-ce que ces insomnies sont désagréables? Non. Qu’est-ce qui serait vraiment désagréable maintenant ? N’être pas seule. Tous les matins, Jules vient me réveiller. J’essaie de lui échapper aussi longtemps que possible.

~

Voilà, s’est fait, Jules vient maintenant de se lever. J’ai mis mon doigt sur mes lèvres, lui ai servi son petit déjeuner, ai moi-même mangé 2 biscottes.

~

Jules essaie maintenant de capter mon attention. C’est dimanche, c’est le mois d’août, il fait plus calme, et je pourrais suivre la conversation que tient le couple installé à la terrasse du café en bas de chez nous.

Je suis allongée sur le canapé devant les fenêtres. Jules me parle. Est-ce si pénible d’avoir à s’occuper de Jules le matin?

Ce n’est pas ça, mais c’est pour ça que je ne suis pas loin d’aimer mes insomnies actuelles : j’échappe à tout.

Je m’endors. Jules fait caca dans son pot dans le salon en lisant. Je devrais prendre une douche. Mais c’est agréable.

Est-ce que c’est vrai que je fais toujours le mauvais choix quand je suis en situation de choix (entre le bien et le mal). – me lever / prendre une douche / dormir.

11:08

Bon, me suis levée, pris une douche, ai lavé mes cheveux. shampoing, après-shampoing, démêlant.

il va de soi que l’observation de (l’expérience) de ce qui n’es t  pas encore une expérience la transforme.

Jules et F. sont au bain. Me suis recouchée, dans le lit cette fois. Enfin, au moins Frédéric a bien dormi.

Pourquoi est-ce que je m’endormirais? Parce que la situation est très agréable. Les Portugais ont mis la télévision.

Je ferme les yeux. Jules ne dit (toujours ) pas « merci », il dit « marci ».

Je ressens aux alentours du sexe en un point précis mais que je ne parviens pas à situer une sorte de sensation qui témoigne peut-être d’une maladie, fixe, qui n’irradie pas, peut-être douloureuse, au bord du plaisir, ou déjà dedans, persistance, qui évoque aussi celle que j’éprouvais quand j’étais enceinte, plus particulièrement au tout début.

12:05

Hou. Fred sorti du bain – avons fait l’amour, comme Jules y est resté. Profité de ce qu’il croit encore avoir besoin de nous pour en sortir.

Puis rendormie. Réveillée à l’instant par la musique de robot de Jules ( Around the World, Daft Punk)

Vais m’habiller. Pas chaud aujourd’hui.

nuit de lundi à mardi

seigneur, seigneur, impossible de dormir, mais cette fois parce que trop épuisée. tout corps épuisé. viens de prendre 1/2 Xanax en lieu et place de somnifère.

cœur fatigue  vais essayer m’endormir ici  . dans la chambre toujours peur réveiller F.

jeudi 13 août 2009 · 07h25

(dans terreur il y a terre)

je ne sais pas quand, le 12 août peut-être, parce que ma mère est arrivée hier – et je pense qu’elle devait venir le onze

midi situation ok. si ce n’est qu’il faudrait que je voie pour le travail, m’y remette. at least, écrive à DH. ce que je vais faire tout de suite. bien bien, chose faite. pour le moment, mets de l’ordre et nettoie. vais préparer le repas. purée maison + poisson.

nuit de mercredi à jeudi

une fois de plus dans le canapé du salon. cette fois levée pour écrire à cause de ces mots qui dans ma tête se sont mis à  se répéter : « terreur, terreur, terreur… »  d’une façon plutôt stupide et que stupidement ne suis arrivée qu’à écouter. et si entre mes draps je me souvenais encore de ce que je venais de récemment me dire  (= il y a quelques temps à propos d’un rêve où il devait être question de terreur) :  « dans terreur, il y a terre » (me souvenant, de façon erronée, d’un commentaire du fameux  famillionnaire de lacan, dans je ne sais plus quel séminaire)  (( « Note du 31 août : Dans terreur il y a terre est une sorte de souvenir inventé qui remonte  à la lecture des Formations de l’inconscient, le séminaire de Jacques Lacan.  Je me souvenais seulement que cela avait un certain trait au « famillionnaire » et  que j’avais peut-être soupçonné Lacan d’avoir forcé le trait du lien qu’il entre terreur et terre. Vérification faite, il n’en est rien (et même au contraire).

[…], j’attends mes exemples du hasard. Celui-ci n’a pas manqué de m’être fourni par quelqu’un de mon entourage proche qui, en proie à une traduction, avait eu à chercher dans le dictionnaire le sens du mot atterré, et était demeuré surpris à la pensée de n’en avoir jamais bien compris le sens jusqu’alors. En effet, atterré n’a pas originairement, et dans beaucoup de ses emplois, le sens de frappé de terreur, mais celui de mis-à-terre. (J. Lacan, p. 32)

Mais tout l’intérêt de la chose est de remarquer que la terreur est introduite par le terre qui est dans atterré. p.33

Lacan ne tient donc pas du tout à lier atterré à  la terre (de ses origines) mais mais bien plutôt à ce le terre (je le cite), qui est à prendre à un niveau signifiant, ce morceau de mot, « ter », qui  rapproche atterré de terreur. Il ne  lit pas la terre, mais le ter.  Quant à moi j’aurai j’aurais voulu trouver de la terre dans terreur, et j’ai sauté atterré.

En d’autres termes, la métaphore n’est pas une injection de sens – comme si c’était possible, comme si les sens étaient quelque part, où que ce soit, dans un réservoir. Si le mot atterré apporte un sens nouveau, ce n’est pas en tant qu’il a une signification, mais en tant que signifiant. C’est parce qu’il contient un phonème qui se retrouve dans le mot terreur. C’est par la voie signifiante, celle de l’équivoque, et de l’homonymie, c’est à-dire par la voie de la chose la plus non-sens qui soit, que le mot vient engendrer cette nuance de sens…

)),  maintenant que je l’écris, je lis, « dans terreur il y a erreur« . et dans » terre il y a taire« .

~

tout a commencé comme je repensais à jules. sa gentillesse qui m’effraie presque, m’étreint le cœur. sa gentillesse, son amour pour moi.

ces vacances ne sont-elles pas trop longues.

la longueur des vacances pour un enfant. lui, le matin qui vient dans notre lit. qu’est-ce qui le rend si terriblement câlin en ce moment. quelle est cette gentillesse, a-t-il peur, pour moi, pour lui.

grandir, une avancée en solitude – me disais-je – Seigneur, la sienne de solitude, je la perçois déjà m’en effraie.

si peur pour lui –

si peur – que peur qu’il peur de ma peur

songeais me remémorais ces paroles de JF, mon frère (pas le petit, le grand) : « ton inquiétude qui peut faire si mal »

alors cette peur, jusqu’à me dire qu’il vaudrait peut-être mieux que moi je meure, qu’il n’aie pas à vivre cela – que je ne l’empoisonne pas.

que ce n’étaient pas nous 2 qui devions mourir mais moi seule (( puisque c’est à cela qu’il m’était, fin juillet, arrivée de penser, qui m’avait alarmée, déclenché l’alarme, m’avait conduite à décider de  faire ce qu’il fallait pour rendre ce mois d’août qui s’annonçait aussi supportable que possible . à quoi FL s’était proposé de m’accompagner. pour comprendre ce qui toujours m’arrive au mois d’août, ces terribles angoisses, les doutes d’août. les doutes, les affres. et c’est pour y échapper, les vaincre, que je me suis mise à écrire, consciencieusement, ces doutes comme ils me venaient. ))

ce sont des pensées qui m’ont à peine effleurée – ou plus précisément que je me suis à peine exprimées – articulées.

des phrases venues.

je n’ai pas envie qu’il doive vivre ça, l’adolescence, le sexe, la solitude, les boutons,  l’avancée en solitude –

j’avais dit à FL  « j’ai eu tellement dur – ça a été si dur pour moi ». à quoi il avait rétorqué : » rien ne dit que ça le soit pour lui aussi ».

quand j’avais par le passé à frédéric également exprimé ce genre de pensées – il m’avait dit que  jules n’avait pas que moi – qu’il avait lui, aussi. lui, frédéric –

les oreilles de jules vont mieux aujourd’hui il entendait mieux –

ces vacances …

comment rendre dès aujourd’hui la séparation qui aura lieu demain d’avec nous la plus légère possible ?

j’écris ici ceci – tout ceci – pensant à l’analyste qui me disait la dernière fois que c’était bien ce que je faisais pour m’expliquer la provenance de mes angoisses et qui trouvait que le xanax m’abattait trop. or docteur G. n’a pas eu d’autre idée que le xanax. tout à l’heure, si je ne m’endors pas ou plutôt si les pensées sont trop dures, j’essaierai 1/4 de xanax.

explication calme aujourd’hui avec ma mère. jules, dont je croyais qu’il n’entendait pas, intervient – pose des questions, puis s’en va. nous laisse. ma mère et moi.

lui ai redit, à elle, ma mère, que son « tout pour moi » m’angoissait trop. avons pu en parler calmement – et sans angoisse, justement.

lecture des écrits autob. de Boulgakov passionnante

nous avions pourtant passé une plutôt bonne journée. peut-être trop bonne. je vis pourtant aujourd’hui des moments tellement déli-cieux.

c’est le passé qui garde toujours une si horrible figure. que je revis au travers de la peur que j’ai que jules aie à en passer par là lui aussi.

c’est cette idée qu’il soit un « sujet pulsatilla » qui a mis le feu aux poudre ; cette parole de l’homéopathe. puis mes recherches sur internet -sacré google :   « pulsatilla = dépressif » !!!

quelle bêtise – mais c’est exactement ce que je redoutais pour J.

jules a fait hier une exposition dans mon bureau. non, il a dit une expo.

un très long train, des objets alignés. il dit une sculpture. nous demande, à ma mère et à moi, de chercher un chiffre.

amour amour amour

avec lui et ma mère, nous avons rangé, trié les livres des bibliothèques. comme il m’aide avec plaisir – le nettoyage aussi. ce n’est pas moi qui lui ai demandé de m’aider, c’est lui, qui veut. il s’amuse, nous nous amusions, l’eau. l’eau beaucoup d’eau.

maintenant essayer de dormir.

~

hélàs, fumé.

~

depuis très longtemps, jules est un enfant très délicat – délicat voulant dire pour moi : réagissant avec la plus grande des sollicitudes douceur attention compréhension quand il sent que quelque chose ne va vraiment pas – délicat avec moi donc, je voulais dire. un changement immédiat de comportement, une attention extrême, pleine de générosité. cela est très étonnant. et touchant.

ne plus penser à lui. à moi. sinon je vais faire comme ma mère.

oui, c’est à tomber par terre cette gentillesse des enfants.

~

cette peur d’avoir à revivre à travers lui ma propre adolescence. qu’est-ce qui donc a été alors si terrifiant

seigneur seigneur – j’ose à peine y songer

mais cela n’a pu être si abominable – comment le vérifier ? le vérifier ?  je ne comprends pas – quelle est donc cette tristesse qui domine mes souvenirs.

l’adolescence est le plus abominable des passages.

~

depuis toujours ça a été comme ça. je mesure ce qu’il perd déjà, ce qu’il doit perdre encore, une avancée en perte – depuis le début. alors quoi, c’est ça, c’est ça, « l’économie de la jouissance » ?  on ne peut qu’en mesurer la perte – le progrès de la perte.

mais, une fois que c’est fait, c’est ok. ça peut devenir ok.

5 h. du mat.

Seigneur ! c’est parti pour une nuit complète d’insomnie, non? le pire, c’est que Frédéric ne dort pas non plus et qu’il doit travailler demain.

Mais qu’est-ce que je vais faire, demain?

Ah – s’il ne fait pas trop chaud, nous devrions sortir – j’ai pris le 1/4 de xanax – et mon ventre fait d’incroyables gargouillis.

penser à l’anniversaire de Frédéric.

demain, je boirai moins de café.

~

ah – je ne sais plus quoi faire.

~

il est si heures, trop café, trop fumé. j’allume l’ordi. le type du resto en-bas est déjà au travail. Ce ty pe travaille de six heures  à deux heures du matin tous les jours.

~

la parole. lui apprendre la parole. mais il ne faut plus que je pense à tout ça. je me distrais, je surfe. la fenêtre est ouverte. mes doigts sentent la cigarette. Frédéric dort, j’espère.

6h48 – je vais dormir.

jeudi 13 août 2009 · 18h37

où je me reconnais

Querelleur nov mi
Remouiller env qu
Renouveler mil qu
Verrouille men qu
Emerillon revu qu
Emerillon er qu vu
Emerillon qu re vu
Merveille nu or qu
Merveille or qu un
Quereller ovni mu
Quereller vomi nu
Quereller vomi un
Quereller mou vin
Quereller mi on vu
Remorquee nul vil
Reveiller mu on qu
Reveillon muer qu
Reveillon mure qu
Reveillon mur que
Reveillon er mu qu
Reveillon mu qu re
Vermeille nu or qu
Vermeille or qu un
Vermiller noue qu

jeudi 13 août 2009 · 23h49

lendemain, (le son du corps) (mon amour de ce son)

13.08.09

charles de zohiloff (série des empêchements)
charles de zohiloff (série des empêchements)

non, non, je n’ai pas dormi avant sept heures trente ce matin.

Viens de voir Détruire dit-elle de Duras. C’est très beau. Les voix d’abord. Je suis encore dans ces voix de Duras. Quand je faisais du théâtre, R. m’avait appris à parler comme les personnages de Duras, comme Duras. (( Voici comment il faut faire, ça marchait très bien, avant de dire une phrase, penser « Elle dit :  » et que ce qu’on dise ce soit ce qu' »Elle » dit. (Elle dit : ) Voilà, c’est ça, le truc.))  Je n’avais pas vu ce film. Avais peur d’être déçue, de la trouver pompeuse, ennuyeuse. Tout de suite les voix vous entraînent vous ne savez où. Ça passe à justesse, prescience, vision. C’est ce qu’elle sait, Duras, sa grande connaissance, la voix. Le son, le corps. Le son du corps.

Les choses se sont si bien passées avec ma mère. Parlé encore encore avec elle. De moi. De ce que j’écris ici la nuit, pour me soigner. Et le soir, aussi, à table, à eux, aux autres.

Peut-être faudrait-il parler de tout ça inlassablement jusqu’à ce que les autres eux aussi parlent, parler d’on ne sait pas quoi, jusqu’à ce que l’on sache.

« Toutes les femmes, sont folles. »

Les premières fois où l’on parle d’une chose, la première fois, on pourrait presque croire qu’on touche à la vérité. Que c’est la vérité. On y touche, qu’on y touche elle se dissout, sa douleur aussi.

« Nous sommes des juifs allemands. »

~

— Le déjeuner terminé, Stein apparaît : “ Vous ne m’avez pas dit qu’Alissa était folle. ” Pourquoi dit-il cela ? Comment devons-nous le comprendre ?
(Silence, puis :)
C’est l’équivalent de : “ Vous ne m’avez pas dit qu’on pouvait aimer Alissa. ”
La folie, en effet, est ici la capacité d’être équivoque : d’avoir plusieurs sens ou – si l’on préfère – le même sens pour plusieurs personnes.

vendredi 14 août 2009 · 09h26

lendemain, 9 heures – l’âtre éventuel

14.08.09

réveillée par Jules . « forcée » à me lever. sommes à table, cuisine, la petite table carrée, en pin, de la cuisine, j’écris yeux fermés, Jules prend (prend! comme s’il s’agissait de médicament!) mange ses céréales, yeux collés, j’ai oublié hier d’enlever mes lentilles. il fait clair. le babil de Jules, les sons du dehors, le verre qui se fracasse dans les poubelles.

que de rêves!

mon père revenu (de la mort). malade. croisé dans Bruxelles en pijama, plus petit que moi, mais mon père, reconnu, plus petit, senti au moment de nos embrassades. près de la grand-place. « Pourquoi n’as-tu rien dit ? Que fais-tu ici ? » « Je n’étais pas sûr ».

je dois acheter un disque pour mon frère jean pierre. je  conduis mon père à l’hôpital où je peux rester avec lui. ll a un drôle de trop petit lit/relaxe, qui doit être déplié. ils sont très nombreux, les patients, âgés, allongés sur de semblables sièges, fauteuils de repos.

quand je repars rencontre homme couloir de l’hôpital sortons.

prends tram pour acheter disques. long. me perds. me trompe. trouve disquaire. achète disque. fais comme si je m’y connaissais en musique (ha ha)

dois rentrer prendre le tram, me perds, rencontre homme, puis voyons énorme accident de tram. tram, s’élève dans airs, se retourne, retombe , se fracasse

notre tram ne peut plus partir . allons chez lui, lui, peut-être fils d’africain ou revient d’Afrique. arrivent d’autres femmes. lui au téléphone. parle de sa petite amie qui habite « en bas ». etc. etc. etc.

hier avions terminé paquet de cigarettes mère et moi. quand fume ne bois pas. dès que ne fume plus, bois (soif). donc mangé, beaucoup, trop. mangé parce que plus de cigarette. ne pas me peser.

pas le courage de recopier ces notes sur ordi. et surtout dès que j’y suis, sur l’ordi, me mets à faire autre chose. (or je veux écrire écrire)

oreilles jules guéries.

est-ce que thème de « Détruire dit-elle » , un des thèmes, n’est pas le même que celui de Lol V. Stein – où Lol regarde de l’extérieur par fenêtre amants. est-ce elle, est-Lol, qui? est-ce que le Stein de « Détruire » a un rapport avec Lol V. ?

Les phrasés, la musique de chacun des personnages, différents. personnage du mari, qui arrive en dernier, le plus proche de la réalité. personnage de Stein, le plus éloigné. si, éloigné, de la réalité, proche de quoi? nu – proche de la voix?

[ entendre la voix n’empêche pas d’entendre (le sens) ]

depuis que j’ai lu Thierry Defize, je n’écris plus, je ne lis plus.

toujours (un peu) peur de l’indécence de ma mère. la possibilité d’indécence.

je recopie ces notes ici le samedi 5 septembre. du rêve, en tout cas, impossible de dire quoi que ce soit. nul souvenir. nulles impressions. (sinon peut-être une impression d’Afrique, mon nom – MU-L-ÂTRE : mon premier petit ami, le garçon avec qui je fais l’amour pour la première fois) (sinon peut-être le disque// mon frère_Frédéric /// disc afric le fric frédéric véronic (n’a pas de fric)) (sinon, cette grande envie de le voir, mon père. sinon, ma tendresse pour lui.) Les fauteuils de repos.

~

Sur Détruire, dit-elle

Maurice Blanchot, un extrait de L’Amitié – Gallimard

* Détruire – Détruire : il a appartenu à un livre (est-ce un  » livre  » ?, un  » film  » ? l’intervalle des deux ?) de nous donner ce mot comme inconnu, proposé par un tout autre langage dont il serait la promesse, langage qui n’a peut-être que ce seul mot à dire. Mais l’entendre est difficile, pour nous qui faisons toujours partie du vieux monde. Et l’entendant, c’est encore nous même que nous entendons, avec notre besoin de sécurité, nos certitudes possessives, nos petits dégoûts, nos longs ressentiments. Détruire est alors, au mieux, la consolation d’un désespoir, un mot d’ordre qui viendrait seulement apaiser en nous les menaces du temps.
Comment l’entendre, et sans nous servir des vocabulaires qu’un savoir au reste légitime, met à notre disposition ? Disons-le calmement : il faut aimer pour détruire, et celui qui pourrait détruire par un pur mouvement d’aimer, ne blesserait pas, ne détruirait pas, donnerait seulement, donnant l’immensité vide où détruire devient un mot non privatif, non positif, la parole neutre qui porte le désir neutre. Détruire. Ce n’est qu’un murmure. Non pas un terme unique, glorifié par son unité, mais un mot qui se multiplie dans un espace raréfié et que celle qui le prononce anonymement, jeune figure venue d’un lieu sans horizon, jeunesse sans âge, d’une jeunesse qui la rend très ancienne ou trop jeune pour paraître seulement jeune. Ainsi les Grecs saluaient en chaque adolescente l’attente d’une parole d’oracle.

samedi 15 août 2009 · 11h12

samedi matin

15.08.09

nous partons tout à l’heure à la campagne, jusqu’à lundi matin.

fortboyhier, raccompagné ma mère à la gare.
soleil
PC2 → Gambetta
Mc Donald
puis, cherché bus 26 – pas trouvé assez vite (alors qu’il se trouvait juste devant le MacDo) je me suis fâchée très fort, trop fort, sur ma mère, comme si elle. « – nous allons rater le train. – oui, je commence à le croire aussi. – comment, qu’est-ce que tu dis, mais pourquoi tu ne l’as pas dit plus tôt, pourquoi tu n’as pas prévenu,… »  etc. ridicule, je suis ridicule. nous tournons en rond autour de la place.
taxi → Gare du Nord  -dans le taxis nous distrayons le taximan. racontons bêtises. je lui laisse un euro de pourboire. ou deux? il a roulé très vite. « – le train part à trente, on peut y arriver? – on va voir ce qu’on peut faire. » Jules trouve que nous roulons trop vite. soleil. à la gare, stupidement encore, je cours devant, les laissant seuls, avec la valise, pensant arrêter le train.
OK – ouf.  au revoir mère, au revoir enfants. l’entrapercevons, devinons derrière vitre teintée du thalys.
ensuite, bus 26 → entrée parc Buttes Chaumont
plaine de jeux à l’ombre + petite fille (+ âgée que Jules mais qui a le même jouet que lui, jouet Fort Boyard, Jules la suit partout. elle, tout de même grande et petite fille. )
quittons les lieux. promenade avec 2 deux petits garçons blonds et leur parents. edgar, le grand, et sam, le petit (4 ans). glaces smarties.
puis, manège, trois tours, pleurs de jules. enfin grimpé jusqu’au Rosa Bonheur (escalade des grosses pierres chaudes, qui longent le chemin, où peut-être autrefois de l’eau a coulé, où visiblement autrefois de l’eau a coulé). P1020338rLà, à l’extérieur, côte à côte face au parc à une grande table en bois, bu un verre, fait un puzzle et joué à d’autres jeux. j’ai voulu acheté un paquet de cigarettes, une serveuse m’en a donné une. tout ça très agréable. voisins de gauche jouaient dominos. jules bien voulu se joindre à eux, mais.
rentrés. bus → place des Fêtes. Métro ligne 11 → République. Ligne 8 → Daumesnil. Descendus jusqu’à la maison.

Valise

  • 1, 2, 3 pijs
  • préservatifs
  • 2, 4, 6 slips
  • 1, 2, 3 mailltos de bain
  • antipoil jambes
  • j. → chaussons
    2 brosses à dents : 1, 2
  • – chargeur tel véro
    médicaments
dimanche 16 août 2009 · 09h39

Roger et les simili-mystiques

Dimanche matin

Donn, joli Donn, beau Donn, Donn aimé… 10 heures. sommes tous là, en pijama, tous = nous, f , v et j + parents de f. mais retournerais bien me coucher.

~

que de rêves.

roue-astralepoursuivie méchamment par Roger et une bande de simili-mystiques (façon l’homéopathe). Roger me coupe à la lame de rasoir, me fait sur le bras de longues coupures et des coupures appuyées comme celles que je me suis faites plus jeune (tentatives de suicide). je me demande si je vais mourir.

[ dans ce rêve, des histoires de poisson aussi, dans très peu d’eau. des sortes de vers verts. des petits poissons mangés par de très gros.]

Roger extrêmement fâché sur moi. fou furieux.

ils me poursuivent. essaient de me tuer.

c’est une femme qui va essayer de me sauver. une soldate se sacrifie à l’un des drôles de zigotos, propose qu’il l’encule, elle attachée avec sous les bras je ne sais quelle matière dont je devine qu’elle va la sauver. la matière va la sauver.

plus tard, je vois l’emplacement où a eu lieu le « sacrifice ». entouré des marques sphériques, de type thème astral.

~

[ place van meenen, où j’ai habité, où l’ex analyste est venu habiter aussi. face à hôtel de ville. d’hôtel de ville, il en a été question récemment avec J.  je lui disais que c’était une « mairie » – que c’était comme une mairie, si ce n’est que de plus grande dimension.]

~

pourquoi ce rêve, pourquoi Roger, est-ce que j’ai pensé à lui récemment, pourquoi furieux, pourquoi me suicide-t-il? la soldate. le sacrifice…

~ avais la veille pensé à lui comme à celui qui sait beaucoup de choses, connaît beaucoup de mots (connaît entre autres ce mot qui décrit ce phénomène, scientifique, qui fait que le yaourt se liquéfie quand il est secoué (mot stupide que souvent je recherche et ne retrouve pas)

~ est-ce que j’ai hier encore raté une occasion de parler? oui.

~

sommes arrivés ici hier, 15 août. avons loué voiture. sommes allés à la piscine j. et moi. ai nagé. eau à 18. enchantement. jules entend maintenant parfaitement bien. en réalité, tout se passe très bien.

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