« Le désir n’a rien à voir avec l’instinct, guide de vie infaillible, qui va droit au but, qui conduit le sujet vers l’objet dont il a besoin, celui qui convient à sa vie et à la survie de l’espèce. Même si l’on cherche son partenaire dans la réalité commune, l’objet du désir se situe dans le fantasme de chacun. Le Séminaire (( Il s’agit du séminaire à paraître en juin 2013, Le désir et son interprétation, texte établi par Miller J.-A., La Martinière & Le Champ freudien)), cherche à expliciter la dimension du fantasme : à ce niveau-là, il y a entre le sujet et l’objet un ou bien – ou bien. [...]
La pudeur est la forme royale de ce qui se monnaie dans les symptômes en honte et en dégoût.
vendredi 9 février 2018
Rêve – Je m’aperçois que je n’ai pas de boîte aux lettres. c’est tout ce dont je me souviens. Je crois qu’un autre nom est mis sur ma boîte aux lettres. Mon nom est sur une plaque, caché derrière les boîtes aux lettres. Je ne sais pas du tout si c’est ça. Il y a encore autre chose. ça paraît sans issue.
Ajout du 18 janvier 2021
l’objet petit a derrière l’image narcissique i(a) dans la mélancolie
Lacan a très peu parlé de la mélancolie. A la fin du Séminaire X, il reprend la distinction de Freud entre deuil et mélancolie. Il avance que si on ne différencie pas l’objet a et i(a), c’est-à-dire de son image, on ne pourra pas concevoir la différence radicale entre le deuil et la mélancolie. « Le problème du deuil est celui du maintien, au niveau scopique, des liens par où le désir est suspendu, non pas à l’objet a, mais à i(a), par quoi est narcissiquement structuré tout amour. » (( Lacan Jacques, Le séminaire, Livre X, L’angoisse, p. 387. )) , affirme-t-il. Dans la mélancolie, il ne s’agit pas de i(a) , mais de l’objet (a). C’est parce que l’objet a est dissimulé derrière le i(a) du narcissisme et méconnu dans son essence, que le sujet mélancolique attaque sa propre image. Il l’attaque justement pour atteindre l’objet a. Lacan nous enseigne : [...] Lire la suite >
23 février 2018
j’arrive au travail mais je n’ai plus ma place, ou plutôt Brice est assis à ma table, en face de moi. je me lève, je suis debout. il me dit qu’il y a un problème, qu’il est mal à l’aise avec moi, qu’il ne peut pas m’en parler maintenant, plus tard. ça remet en cause le fait que je travaille là. il ne veut pas me dire quoi. je me demande ce qui se passe, j’éprouve un sentiment d’injustice. je me demande si Brice pense que je suis amoureuse de lui. je pense au travail que je fais, je me dis que c’est quand même du bon travail. je me retrouve assise seule à une autre table. je pense appeler ma mère. je me dis que tout le monde m’entendra dire « Maman ». [...] Lire la suite >
Le Sambuc, mardi 18 juillet, 5h du mat.
Mais, ce que je voudrais, c’est parler, abondamment. Puis que dans l’espace des voix résonnent, s’exclament, sonnent. Et disent ce qu’elles veulent.
Rêve
I. Suis montée trop haut sur échelle qui va trop haut. F aussi, en a assez, veut redescendre. Je lui demande d’attendre que je descende moi-même, je n’y arrive pas, j’ai le vertige.
II. F fait une activité avec Dotta. Elle, essaye de faire quelque chose, n’y arrive pas, voudrait de l’aide sans vraiment l’exprimer, est de mauvaise humeur. F doit choisir un brin de houblon, un épi de houblon, parmi plusieurs, tous un peu différents, qu’elle transformera en bière. Il n’arrive pas à choisir. Je suis toujours fâchée avec Dotta, dans le rêve. J’ai peine à croire qu’un seul épi puisse faire une quantité de bière suffisante à boire, un verre. Dotta essaie de lancer d’autres activités (à caractère artistique). [...] Lire la suite >
Le Sambuc, 21 juillet
Dernier jour à Arles, partons demain, aujourd’hui journée à Nîmes prévue.
Rêve d’il y a deux nuits : il pourrait y avoir une fontaine jaillissante qui sorte de me tête mais la structure environnante ne convient pas.
La fontaine jaillissante : c’est un point au milieu du pied, « très important », qu’on peut travailler en accupression.
Rêves de cette nuit. Trop nombreux.
Consultation médecin, c’est Simone du tai chi. Je veux la payer, mais je n’ai que du cash, elle ne veut pas, elle se fâche, elle dit, mais tu sais ça, enfin quand même. Là, maintenant, je ne sais pas comment il aurait fallu que je la paie, peut-être que dans le rêve je le sais. Je cherche ce qui pourrait la payer. J’ai beaucoup d’argent sur moi, je lui avais ouvert mon portefeuille, elle avait vu, ça l’avait énervée. Je ne sais pas comment la payer, je cherche. [...] Lire la suite >
Mada
Madame,
Je voudrais essayer de vous raconter quelque chose qui s’est passé hier, de quelque chose dans quoi je suis embourbée, dont je ne parviens pas à sortir, et qui ne se laisse pas facilement saisir, relater, même en analyse. Cela a trait à ma relation avec Édouard.
Avant cela, un bout de rêve fait cette nuit. Je m’apprêtais à pénétrer, à la fin de ce rêve, dans la chambre d’un homme mourant. Allongé, les yeux clos, son visage et son corps dénudés, ses bras maigres, particulièrement éclairés. Il ouvre les yeux, me voit, dans l’entrebâillement de la porte. Il est possible que nous nous parlions. Nous nous parlons, même si cela a quelque chose de répugnant pour moi. Je sais qu’il ne va pas tarder à mourir. Je suis beaucoup plus jeune qu’aujourd’hui. Il est très vieux. Sa figure a quelque chose de biblique, évoque celle de Job, son image en peinture, son corps osseux, la peau flasque et éclairée, lumineuse. [...] Lire la suite >
Rêve – L’autre femme / La vie là
Rêve
Il y a une autre femme.
Il y a une autre femme. Mais c’est peut-être moi.
Dans le rêve, c’est comme si je n’étais pas moi, mais l’autre femme.
Je ne sais pas où est moi.
Il y a cette sensation d’un manque de moi.
( D’être là, en ombre dans un coin de image, en bas, à droite, en trou dans l’image. C’est depuis ce trou, cette ombre, que j’assiste au rêve. Rien de dramatique: c’est le prolongement de ma conscience de rêveuse, sa silhouette dans l’image. Je me vois voir, assister au rêve.)
Il y a une deuxième fois. C’est la deuxième fois. [...] Lire la suite >
mar. 27 juillet :: rêve -affublée d’un double
À ce que j’écrivais ce matin, je voudrais rapidement ajouter que je m’étais d’abord réveillée fort prise dans un rêve où j’ai aussi longtemps que possible continuer d’errer, que j’aimais alors qu’il s’agissait d’un cauchemar, dont je ne me souviens d’aucun terme, si ce n’est, peut-être, celui exagéré des silhouettes de ce sculpteur dont le nom me revient : Giacometti.
J’étais dans le rêve affublée d’un double, crois-je. Un double masculin dont l’allure évoquait l’un de ses longs marcheurs au corps de terre adoigtement rapprochée (je le dis comme ça me vient). Ce double avait une fonction déterminée liée à ce qu’il ne soit pas sans sens qu’il soit, lui, de sexe masculin. Cette fonction s’exerçait sur moi, consistait à me faire faire quelque chose. D’autres personnes étaient ainsi affublées de doubles. De doubles comme d’ombres. [...] Lire la suite >