samedi 13 août 2011 · 22h12

les peaux jouent, rêve

Robe qui part du cou, l'enserre comme un collier, d'esclave, descend sur la poitrine, les seins, sans passer par les épaules, se resserre sur le ventre, repart sur les hanches, jusqu'aux genoux. C'est très joli. Je m'aperçois cependant que le bonnet droit de la robe est vide, mon sein droit manque. J'ôte la robe et vois  avec horreur que toute la peau a « joué » sur les seins et sur le nombril. C'est indescriptible. La peau du trou du nombril n'est plus en face du trou. La matière à l'intérieur du téton n'est plus sous la peau du téton. Le sein n'est plus sous la peau du sein.La matière du sein n'est plus sous…

samedi 28 juin 2014 · 23h34

La passion de l’égalité par Alexandre Costanzo

Dans un passage fameux de L’Ethique, Spinoza écrit : « Nous ne savons pas ce que peut un corps». Si cette formule a été longuement commentée, si, dans une filiation passant notamment par Nietzsche, elle se rattache par ailleurs à la pensée de Gilles Deleuze, je voudrais ici essayer de la confronter à l’œuvre de Jacques Rancière. « Nous ne savons pas ce que peut un corps» écrivait Spinoza, nous ne savons donc pas grand—chose mais je dirais que nous savons au moins qu’il  "peut". Et c’est de puissance précisément dont je voudrais parler. Qu’est-ce que la puissance ? Et n’est-ce pas cela que l’on peut rencontrer finalement sous une forme bien singulière dans l’œuvre de Jacques…

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