samedi 3 décembre 2016 · 14h31

du rien de la belle bouchère à l’huître de la belle mondaine

Eric Laurent, « De Radiophonie de J. Lacan », Conférence à Bruxelles le 15 octobre 2016

Écouter sur Radio Lacan : http://www.radiolacan.com/fr/topic/867/3# (épisode 3)

Extrait  (transcription rapide) :

[…] 6:45 Et l’articulation au phallus, cette nouvelle articulation, dans Radiophonie, je voudrais prendre l’exemple que Lacan donne de la nouvelle reformulation du désir, de la métonymie du désir, en tant qu’articulée à la jouissance.

Dans la première partie de son enseignement, Lacan avait fait de la métonymie du désir le fait que dans le désir, au cœur du désir, il y a un objet qui glisse, qui fait que finalement rien ne peut se fixer comme objet dernier du désir. Ça glisse toujours. D’objet en objet, le désir, l’objet court sous la barre du signifiant et la barre du sens, et donc l’objet métonymique c’était la fuite du désir. Et ça met en valeur le rien. [...]  Lire la suite >

samedi 3 décembre 2016 · 14h42

de l’objet du désir à sa cause (la jouissance)
— du saumon à l'huître

Jacques-Alain Miller, La clinique lacanienne, cours du 27 janvier 1981

SOURCE : http://jonathanleroy.be/wp-content/uploads/2016/01/1981-1982-Scansions-dans-lenseignement-de-Jacques-Lacan-JA-Miller.pdf

Extrait :

Nous pourrions nous en tenir là, si nous n’avions la reprise par Lacan du concept de métonymie non plus à partir du désir, mais à partir de la jouissance. Nous avons pendant des années fait valoir le désir comme métonymie, alors que “Radiophonie” fait valoir que ce qui est en jeu dans la métonymie, c’est la jouissance.

Je dirais que ce texte, qui n’est pas le dernier mot de la théorie de Lacan, est pourtant un passage tout à fait obligé pour atteindre la suite de son enseignement. Il formule que le métabolisme de la jouissance n’est rien d’autre que la métonymie du désir. Ce que résume cette formule, c’est tout le paradoxe que nous avons à situer. [...]  Lire la suite >

samedi 3 décembre 2016 · 16h21

po(l)issonneries

Jacques-Alain Miller, La clinique lacanienne, cours du 27 janvier 1982

SOURCE : http://jonathanleroy.be/wp-content/uploads/2016/01/1981-1982-Scansions-dans-lenseignement-de-Jacques-Lacan-JA-Miller.pdf

Je vais aujourd’hui vous amuser un petit peu. Je suppose que je vais m’amuser aussi. J’ai un très gros rhume et j’ai pris ce qu’il fallait pour que ça ne paraisse pas. Il n’empêche que cela ne m’a pas mis forcément de bonne humeur.

Je voulais faire un cours sur l’huître mais je n’ai pas eu le temps de faire l’enquête qu’il fallait pour traiter ce sujet, à savoir d’abord d’aller en manger, puis d’introduire l’érudition nécessaire pour que ça devienne amusant.

Je voulais parler de l’huître, puisque Lacan lui-même nous a invités à trouver un rapport entre l’huître et l’hystérique. Si nous étions un peu jungiens, ça nous conduirait tout droit à étudier la signification érotique des poissons et des fruits de mer. Il ne fait aucun doute qu’on la trouverait. On peut trouver une signification érotique à tout. C’est ce que veut dire la signification du phallus. Ces fruits de mer sont évidemment le secret de l’affaire de la belle bouchère qui ne rêve que de caviar et de saumon. Elle nous présente, de façon sommaire et concrète, le désir d’autre chose, autre chose que ce qu’elle a dans la boucherie. Ça fait que l’on pourrait essayer de partir d’une condensation, et parler par exemple de “l’hystéruître”. Ça nous conduirait à étudier la métaphore, puisque c’est sous ce registre que Lacan reprend la condensation. Mais il s’agit ici pour nous de la métonymie de l’huître. [...]  Lire la suite >

samedi 3 décembre 2016 · 17h36

métaphore/métonymie II. chabert et le reste de saumon de belle bouchère

 Jacques-Alain Miller, La clinique lacanienne, cours du 3 février 1982

SOURCE : http://jonathanleroy.be/wp-content/uploads/2016/01/1981-1982-Scansions-dans-lenseignement-de-Jacques-Lacan-JA-Miller.pdf

Extrait :

La belle bouchère, donc.  Elle nous embarrasse.  Elle nous embarrasse parce que toute l’analyse du désir de l’hystérique est là présentée comme une affaire de signifiants. Dans son désir, elle est tout entière une affaire de signifiants.

Vous vous souvenez avec quel brio Lacan resserre sa métaphore et sa métonymie.

Il fait valoir que dans le rêve, qui est très bref, tout tourne autour du saumon, du signifiant saumon qui, puisque la belle bouchère précise que c’est en fait du caviar qu’elle désire, est un signifiant substitué au caviar. Il y a donc là métaphore[...]  Lire la suite >

dimanche 4 décembre 2016 · 15h59

de 1959 à 1975, la belle bouchère chez Lacan

Ci-dessous, quelques-uns des textes de Lacan où il traite de la Belle bouchère.

1 Livre VI, Le désir et son interprétation, p. 505  -10 juin 1959 2 Livre X, L’angoisse, p. 63 – 5 décembre 1962 3 Livre 11, 10 juin 1964 4 RSI, 11 mars 1975

Jacques Lacan, Le Séminaire, Livre VI, Le désir et son interprétation, p. 505 (10 juin 1959)

Mais quelle est la fonction du désir insatisfait chez l’hystérique ? Lacan nous dit que l’hystérique, qui veut être aimée, doit, afin de soutenir le désir amoureux, désirer autre chose. Et pour que ce désir d’autre chose remplisse sa fonction de soutien du désir amoureux, il faut qu’il reste insatisfait. La belle bouchère fait appel au mari en place d’Autre réel pour lui interdire la satisfaction du désir de caviar. Ainsi, à sa demande à elle, il lui crée un désir insatisfait, dans lequel elle trouve appui pour son désir. En entretenant l’insatisfaction, cette femme reste ainsi dans une position désirante.
Dominique Corpelet, La Belle Bouchère et le désir du sujet hystérique [...]  Lire la suite >

lundi 19 décembre 2016 · 09h00

occupation du crâne

19 décembre, 9h du mat
que des pensées puissent vous tenir éveillé / que des pensées puissent vous éveiller / tout de même / si on y pense. les miennes, c’est n’importe quoi, mes pensées, absolument n’importe quoi, de pensées ça n’a plus que le nom, ça n’est plus que des mots, qui me passent par la tête, des mots, pas même toujours en français, et des fois, même plus des mots, de la musique seulement, avec ou sans paroles, concertos ou ritournelles, musiques une ou mille fois entendues, qui me reviennent. et tout ça sans sens, vide de sens, en quête peut-être de sens, mais a priori vides. c’est-à-dire, détachées. j’ai des pensées détachées, qui ne tiennent à rien. des bribes. la douleur, la façon dont ça impacte sur moi, ça tient à ça. c’est qu’aucune d’entre-elles, à soi seule ne se suffise à elle-même, toutes se donnent comme détachées d’un tout plus grand, qui les dépasse et qui est absent, qui manque. ou tout du moins qui me manque. oui, c’est leur isolement, leur isolation qui m’affecte. à elles, leur nature de bribe pourrait bien leur suffire, si ça se trouve. au moins leur suffire suffisamment que pour causer leur existence, leur venue, leur survenance en mon crâne. c’est de l’habitation de crâne, de l’occupation de crâne, des pensées me squattent, m’occupent et sans m’apporter rien, aucun plaisir connu. du bruit, ce bruit que je suis seule à entendre. et ce foutu crâne comme caisse de résonance[...]  Lire la suite >

mardi 20 décembre 2016 · 07h51

la passion de mal faire

en plus de ma passion pour le rien, j’ai celle de mal faire ( ne rien faire n’étant d’ailleurs qu’une façon de mal faire). je vis sous surveillance. avec perpétuellement l’impression de ne pas faire ce qu’il faut ou de le faire mal.

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TEmps.
 

 

je me demande bien pourquoi. et si ça s’appelle le surmoi. 

cela fait quelques temps que je repère le rien dans ma vie, son empire, et voilà maintenant que je découvrirais le mal. 

le rien, bien sûr, sa découverte ne date pas d’hier, mais il me semble cependant avoir découvert sur sa nature un petit quelque chose en plus, ces temps derniers. bien sûr il manque à tout cela un travail récapitulatif, que j’at

tends toujours de moi  et que je ne fournis jamais. dont je ne fournis pas l’effort (ce pourquoi je m’en veux et me tiens en peu d’estime).  [...]  Lire la suite >

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