11 janvier 2009

il faut qu’une porte soit ouverte et fermée

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8.

moins quatre degrés.

sans que je comprenne pourquoi, et sans que je veuille d’ailleurs comprendre pourquoi, une porte s’est fermée dont  je m’éloigne. c’est le soir, c’est le noir, c’est l’image qui me vient à l’esprit. sous les paupières, je me vois m’éloignant dans un brouillard sombre et parcouru de fumées.

bouleversée, disais-je.

comme si tout ce que je  faisais s’était trouvé remis en  cause. je ne suis plus du tout qui j’étais.

or il semble que je sache y faire, face à ce genre de phénomène.  qui si exceptionnellement souvent m’arrive. que je sache y faire aussi bien qu’un anxiolytique.  mes « fortifications à la vauban ». mais c’est qui ce Vauban ?

comme si
toutes petites cases de la pensée,  du souvenir se fermaient. toutes sauf celle qui observe ces fermetures et sait qu’il faut le silence.

évidemment, je me traite avec grande douceur, à quoi je suis  d’ailleurs étonnamment  régulièrement obligée. je sais que je reviendrai petit à petit à moi et que ce sera comme si rien n’avait changé.

ce que j’aurai laissé derrière moi, je ne saurai pas ce que c’était. il ne s’agira pas, en cette occurrence, d’une grande perte; cela je ne le crois pas. non. de quelque chose qui se résout au mieux de cette façon là. se tranchant.

le retranchement.

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ou encore me serais-je trouvée soudainement submergée par ce qui aura pu m’apparaître comme une aporie. submergée, dégoûtée. dans une trop grande conscience de ça . comme si à défaut de savoir absolument, « maintenant tout de suite , pas tt à l’heure », il valait mieux ne plus rien savoir du tout. n’en rien savoir (non que je croie avoir atteint ce point fatidique).  revenir ensuite lentement,  la conscience moins affûtée. revenir à moi-même (ma vraie nature).

=

j’ose cependant croire que quelque chose se sera résolu.


ne me dérange pas finalement d’avoir des économies à faire, ça me ramène à mon enfance. que nous ayons des économies à faire. est-ce que je ne suis pas tout le temps dans le nous? nous, lui et moi. et j. notre famille.


9.

en cachette hier soir j’ai pris un demi-xanax. j ‘aime assez ces petites drogues et j’ai eu envie d’imaginer que je pouvais en avoir besoin parce que je changeais le dosage de mes patches, passe  de 15 à 7 mg. inutile de souffrir du manque de nicotine.

je pars à montreuil sous bois. chez pgplastique.

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10.

repris un demi xanax hier soir (m’énervais plus qu’il ne faut). me réveille ce matin avec l’envie de fumer.

je n’arrive pas à m’intégrer dans la sphère internet. je me trouve très sympathique mais pas les autres. à 4 exceptions près. jivezi, absCisse, guy mercier et charles de zohiloff.

les lettres. une lettre
il faut qu’elle soit ouverte, à un moment donné,  un temps t,
pour savoir si elle est morte ou vive. à moins que la sagesse ne
consiste à la maintenir en son incertitude.
il faut qu’une porte soit ouverte et fermée.

l’heure de nulle part, mais à un instant t.


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11. la bouche aux clous de girofle.  aspirine 1000 toutes 4 heures. visite nina. galette. pas pour moi non merci, désolée. vraiment. je ferai un jour le compte du nombre de vraiment sur ce blog. jules nous fourgue un joli futur antérieur. tristesse incroyable, pour des raisons dont je ne souhaite pas parler ici.



(8-11 janvier 2009)

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