je m'écrivais des lettres à moi-même, à moi-même sous d'autres noms. l'un des prénoms, je m'en souviens, c'était sonia. (mon père s'en était rendu compte, enfin, forcément, qu'il s'en était rendu compte, ça l'avait beaucoup fait rire. mais ce sont des rires qu'on ne comprend pas. on est là, avec son père, dans le couloir, debouts, dans la lumière du jour de l'entrée, du marbre blanc, qui vous donne la lettre, il est grand, son pantalon est beige, il rit.) il y a eu delarue, aussi, comme nom auquel j'ai passé. et celui de "nathalie granger" - ne me souvenant plus du tout du personnage de Duras. je dispose…
sous un autre nom
Ma guerre
J'ai une assez longue analyse derrière moi, et elle se poursuit. J'ai eu la chance de trouver sur ma route récemment un groupe de l'ACF, Escapades, mis en place par G. C. J'ai été invitée à y participer, et ma foi, j'y trouve beaucoup de bonheur. Je connaissais un peu les personnes qui en forme le noyau de base pour les avoir rencontrées sur Twitter, l'année où Miller nous y a invités. Je me suis occupée de mettre en place un blog qui reprend quelques un de nos mails, puisque ce groupe est basé sur des rencontres, des visites, des spectacles, autour desquels des mails s'échangent. C'est moi également qui avais l'année dernière repris…
cette absence de nom et la mienne
"Se trouver dans un trou, au fond d'un trou, dans une solitude quasi totale, et découvrir que seule l'écriture vous sauvera. Être sans sujet aucun de livre, sans aucune idée de livre, c'est se trouver, se retrouver devant un livre. Un immense vide. Un livre éventuel. Devant rien. Devant comme une écriture vivante et nue, comme terrible, terrible à surmonter.(…) Si je n'avais pas écrit, je serais devenue incurable de l'alcool. C'est un état pratique d'être perdu sans plus pouvoir écrire… (…) Je ne sais pas comment je me suis tirée de ce que l'on peut appeler une crise, comme on dirait crise de nerfs ou crise de lenteur, de dégradation. (…) Quand on sort…
l’enfant-loup des lefort
comme si de nom il ne m'avait pas été donné, de baptême il n'y avait pas eu. le souvenir de mon émoi à la lecture de cet auto-bapteme, dans lacan, séminaire 2, peut-être, un enfant des lefort, soigné par les lefort, l'enfant-loup, son cas rapporté par rosine lefort, au cours d'un séminaire de lacan, l'enfant-loup qui se baptise, moment pour moi d'émotion pure, passage que j'avais lu à mon père, tant il contenait pour moi l'émotion de la psychanalyse. et qui l'avait ému. au moins impressionné..
Untitled
je donne ici la clé de mon amour et de ma perte et de mon corps.
vendredi 9 février 2018
Rêve - Je m'aperçois que je n'ai pas de boîte aux lettres. c'est tout ce dont je me souviens. Je crois qu'un autre nom est mis sur ma boîte aux lettres. Mon nom est sur une plaque, caché derrière les boîtes aux lettres. Je ne sais pas du tout si c'est ça. Il y a encore autre chose. ça paraît sans issue. Ajout du 18 janvier 2021 l'objet petit a derrière l'image narcissique i(a) dans la mélancolie Lacan a très peu parlé de la mélancolie. A la fin du Séminaire X, il reprend la distinction de Freud entre deuil et mélancolie. Il avance que si on ne différencie pas l'objet a et i(a), c'est-à-dire de…
à Hélène Parker – vouloir l’aveu
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#01 | l’invention de l’auteur
Atelier François Bon: #01 | Annie Dillard, le roman commence par en inventer l’auteur (11 juin 23), publié sur le site du Tiers Livre le 1er août. Je le publie ici au 11 juin. Donc, elle oublie les noms propres, les chiffres aussi, les dates. Quand elle les lit dans les romans, elle les saute, surtout les noms trop compliqués. Elle reconnaît la graphie, la forme des noms. C’est enfant à la lecture de Dostoïevski qu’elle s’en rend compte : de nombre de personnages les lettres du nom s'entrechoquent, s'emboutissent, s'intervertissent, font un petit tas imprononçable. C’est un léger obstacle rencontré dans le fil sinon continu de la lecture, une petite pierre sur la route. Elle saute les…
#00 | 0 le prologue
Donn. Ce texte aurait dû constituer le prologue. "Ce qu'on attend du roman". J'ai l'impression d'avoir triché. Il aurait fallu parler d'un roman sous le nommer, sans en donner ni le titre, ni l'auteur : j'ai parlé d'un roman qui m'est cher, mais dont j'avais oublié aussi bien le titre que le nom de l'auteur, ainsi qu'il en est d'ailleurs pour tous les livres que je lis. C'est ce qui m'a mise sur le track, la voie de l'oubli. J'espère que ce ne sera pas une dead end, au pire, une ornière, au mieux. Mais j'aime que cela m'ait conduit à ce qui est mon dada du moment, ma secrète ambition. J'y parle donc de…
I said, « Father change my name »
Je suis de nouveau prise par le désir de changer de nom. Me reviennent des mots (plus ou moins approximatifs) d'une chanson de Leonard Cohen : "I see you've changed your name again". je ne m'en souviens pas plus. Dans Duck Duck Go (femme sous influence, lubie d'arrêter avec Google), je tape "L Cohen change your name again". je tombe sur plusieurs chansons où il est question de changement de nom. Ca me fait plaisir. Celle-ci, est pour moi poignante au possible, la supplication même : I asked my father,I said, "Father change my name."The one I'm using now it's covered upwith fear and filth and cowardice and shame. Je lis la suite de la…