certaines œuvres me bouleversent, rares, transforment ma vie (ou me paraissent pleines d’une promesse de transformer ma vie ou m’offrent des pistes), d’autres, les plus nombreuses, je les vois de la même façon dont je regarde le reste du monde. elles s’ajoutent à ce que je perçois du monde et dont je ne peux, a priori, rien dire. c’est à la fois une expérience, une connaissance et une information supplémentaires, qui n’aboutiront peut-être jamais à un savoir que je puisse exprimer. qui pourraient cependant modifier ma façon de vivre. dont il me semble qu’elles augmentent la connaissance que j’ai du monde. ma connaissance, ma sensibilité, y opèrent des bougés. et puis, il y a celles que je n’aime pas, des fraudes, ou que je ne vois pas.
c’est peu. c’est peu ce que j’arrive à en dire, de tout ça.
s’agit-il seulement de connaissance.
il s’agit aussi de non-connaissance. il s’agit peut être d’abord de non-connaissance, d’étrangeté. de quelque chose de l’ordre de l’infra-mince. du glimpse, de l’entraperçu.
il s’agit souvent de quelque chose dont il me semble qu’il demande du temps, un temps de contemplation, de méditation, un temps sans savoir. et que ce temps je le donne rarement. je suis pourtant lente dans les expos.
à propos des concerts, je me disais récemment que je pourrais y aller uniquement pour ça, ce moment partagé avec d’autres de silence d’écoute d’arrêt. silence de soi, des mots, arrêt et être ensemble. répit.