Entrer dans la parole et le langage provoque une division du sujet entre conscient et inconscient, mais aussi entre « être » et « corps », le fait de se voir décerner un « être » faisant simultanément passer le corps au registre de l’« avoir ». Or le propre de la position mélancolique est de ne pas croire que cet « être » ait une valeur supérieure à celle d’un objet quelconque. Dévalorisant la parole - la sienne, celle de l’Autre, celle de l’inconscient - la position mélancolique rend difficile le maintien de cet écart entre le « corps » et l’« être », auquel le névrosé a accepté de croire. Cet aplatissement réduit…
affinité de la position mélancolique avec l’époque hypermoderne
quel jour, le quinze, quelle heure 6 heures 20, Paris, Palestine
Il est 6h24. ##Diarium Palestine Hier, j'ai importé sur le site tout ce que j'ai bien pu écrire dans Diarium autour de la Palestine. Je l'ai fait à cause d'une note publiée, mais laquelle ? où il était question de la Palestine. Une note de septembre. Un moment où j'ai regardé une série pendant 3 jours de suite, Industry. Je fais ça quand je ne sais vraiment plus quoi faire dans la vie. Nous revenions je crois de B. J'y parlais d'un besoin de continuité et de la continuité dans le récit qu'offrait les séries.... mais aussi... la Palestine. C'est non-stop. Illimité, sans limite. Je suis honteuse de penser ça, de soupçonner ça, mais... De…
les lieux et je ne sais pas ce qui est publié sur ce site
Je ne sais plus ce que j'ai fait hier. De nouveau prise dans la fièvre d'écriture/corrections/résolution de problèmes techniques. Ecrit des choses qui sur le moment m'ont parues importantes. J'ai commencé à parler de Bruxelles et curieusement en moi cela a résonné comme si c'était encore, déjà, aussi une façon de parler de la Palestine. Et du passé. De quelque chose qui est profondément moi. Moi et ma famille. A cause des quartiers où nous avons vécu. Comme de commencer à parler de quelque chose que je n'ai pas beaucoup dit, il me semble. Pas dit, pas écrit. Autour de mes derniers séjours dans cette ville, liés à ma mère, à mes frères. Ce nouvel…
à J.
Tu as cessé de publier sur la P. Est-ce que tu sais pourquoi ? Ce n'est pas un jugement. Ça m'intéresse. Je n'arrive pas à ne pas. Je diminue, je diminue beaucoup. Je cesse de regarder nombre de contenus. Mais c'est tout le temps là. Et je continue d'être choquée par le silence de ceux qui n'en parlent pas. Mais non, pas par ton silence, bien sûr, d'ailleurs nous en avons parlé. Non, je crois qu'il s'agit surtout du silence de certains de mes proches, dans ma famille, et d'amis, d'anciens amis, juifs par ailleurs, d'anciens collègues, qui publient régulièrement encore des photos des otages. Ces amis qui ne sont peut-être plus mes amis. Je…
merc 16 oct, marchant et profitant du réchauffement climatique
j'avance sur un fil dans une toile d'araignée où je ne cesse de bifurquer. l'important c'est la toile. ici, c'est octobre mais soleil resplendissant, aveuglant. 25 degrés. écrit en marchant vers la place de la République. journée de sortie, journée psy.
mon analyste n’aime pas l’idée que je travaille au blog
fatiguée fatiguée. beaucoup marché aujourd'hui, pense pas avoir rien publié. ah mais si, ce matin, avant d'aller chez l'analyste, un texte incroyable pour moi où il est question des fracassemeurs et de ce qui "fera cas", je ne sais pas comment je suis tombée là-dessus, un texte datant du mois de mars 24 et de la lecture de Gaëlle Obiégly qui m'avait tellement impressionnée et qui a probablement modifié quelque chose de mon rapport à la maladie et à l'écriture. retrouver ça m'a amenée à vouloir ramener sur le site toutes les notes Obiégly, il y en a pas mal. j'ai commencé à les travailler. mais comme elles se mêlent à des événements dont je…
mettre obiégl de côté
je crois que je dois mettre Obiégly de côté. mes notes Obiégly. l'imprimer, si possible la relire, la mettre dans un classeur et passer à autre chose. revenir plus tard. tout ce que j'en dis est trop pris dans des événements dont je ne veux pas parler, qui concernent des proches. j'allais assez mal à ce moment-là, je le constate à me relire. ce que je peux dire et penser en de tels moments... je peux difficilement les publier tel quel. les angoisses que je peux avoir... même si je trouve bien d'être parvenue à en écrire quelque chose. mais le publier... tombée dans instagram sur cette image que j'ai aimée.
ven., 18 oct. 24 _ le cahier noir et la colle du réel
journal de classe qu'ai-je fait hier sur le site? bien sûr, je ne m'en suis pas tenue à ce que j'ai dit, j'ai pas imprimé #Obiégly et j'ai travaillé dessus, tout publié en privé. me suis trouvée effectivement confrontée à des choses dont ne veux pas parler là, ai dû faire des coupes, ce qui n'est pas mon fort. songé, de loin, à son cahier noir, à Obiégly. il faut que je trouve le moyen de supporter d'être seule avec mon cahier noir, m'y résoudre. qu'il y ait le cahier noir, secret, et puis l'autre, publié. je ne serais possédée par aucune autre volonté que celle de publier un cahier noir. comment consentir à camoufler.…
sam 19 oct 24 // événement
dormi jusqu'à 8 heures !
Donn, dim 20 oct, là pour le fuel
— 06:29 — Donn. Arrivés hier. Comme entrions dans village, soudainement éblouie par la campagne, sa transformation depuis l'été. Me souvenir de ça aujourd'hui alors que réveillée au milieu de la nuit et envahie par les doutes à propos de ce que je fais. //Blog : Hier, encore travail sur Gaëlle O et publication de ces derniers jours, de la semaine, mais n'aurais pas dû. Cela n'a aucun intérêt. Comment faire ? Que faire ? Publications aussi de Stories sur Insta. Encore : aucun intérêt. Aucun. Des images d'une expo vue, des images de Donn, des images de Palestine où les horreurs sans nom continuent.// — 08:29 — Retourner me coucher. Peut-être à nouveau se…
21 octobre 2024 à 08h 09
je suis contente d'avoir dormi plus tard je pense beaucoup à ce que je fais dans le blog à ce dans quoi je me suis lancée hier, journée mal commencée, si mal je pensais à la mauvaise humeur à laquelle j'ai déjà tellement réfléchi par le passé quand elle était plus régulière, ne comprenant pas ses envahissements réguliers et n'ayant comme matière à penser, côté Lacan, que sa petite phrase pour dire qu'il y s'agissait d'une "touche de réel". my godness, on fait quoi avec ça ; plus récemment j'aurais pu faire tomber ça sous le syntagme "sautes d'humeur", me disais-je hier matin, sentant que ça n'allait pas. j'ai donc agressé F qui est resté…
21 octobre 2024
la question est plutôt est-ce que je trouverai le moyen de tolérer une identité ou pas. toute photo est une question posée à ce que l'on voit, que l'on ne prend pas le temps d'écouter. une photo à défaut de méditer. méditer, jouir. à la méditation postposée.
22 oct. // 61 ans que ça dure
— 05:59 — birthday girl. réveillée à 4 heures.mais suis totalement découragée.vais refermer le blog, je pense.ça n'aura pas duré longtemps.on rentre aujourd'hui pour aller au resto ce soir. — 06:26 — vais retourner me coucher. j'avais mis un lien sur le blog dans Instagram et dans Facebook, je les enlevés tous les deux. vraiment honteuse à l'idée que des gens aient pu venir et voir ce que j'écrivais. comme s'ils étaient entrés dans ma tête et ressortis vite fait avec leur opinion... forcément négative... sinon ils m'auraient dit quelque chose, n'est-ce pas<, épuisée maintenant. et triste. — 12:42 — beauté — 12:42 — départ — 12:58 — sur la route
23X24 – à nouveau
à nouveau réveil vers 4 heures. écœurée. écœurée de moi-même. par ma propre inutilité.
on a chacun ses plus ou moins grandes obsessions
on a chacun ses plus ou moins grandes obsessions. je sais d'où vient que je sois obsédée par la Palestine et ce que commet aujourd'hui Israël. ça ne s'apaisera pas. ce serait lié à quelque chose de l'ordre du trauma et à la façon dont ça s'est combiné en moi pour y répondre, pour s'organiser, une organisation que je traite comme une maladie, considère comme une maladie, par où je cherche à m'absoudre, ce n'est pas moi, c'est la maladie, cette maladie honteuse qui m'a conduite à mener une vie d'inutile et d'exilée, dont le destin ne trouve à s'accomplir que dans le ratage, auquel je cherche seulement à donner un peu d'allure, à défaut…