lundi 14 octobre 2024 · 08h38

affinité de la position mélancolique avec l’époque hypermoderne

Entrer dans la parole et le langage provoque une division du sujet entre conscient et inconscient, mais aussi entre « être » et « corps », le fait de se voir décerner un « être » faisant simultanément passer le corps au registre de l’« avoir ». Or le propre de la position mélancolique est de ne pas croire que cet « être » ait une valeur supérieure à celle d’un objet quelconque. Dévalorisant la parole – la sienne, celle de l’Autre, celle de l’inconscient – la position mélancolique rend difficile le maintien de cet écart entre le « corps » et l’« être », auquel le névrosé a accepté de croire. Cet aplatissement réduit l’« être » et le « corps » à des avoirs de peu de valeur. Ce sont des sujets à qui « on ne la fait pas », à la lucidité extrême, qui ont pris acte de la chute des semblants. Mais ce qui leur échappe, c’est la jouissance en jeu : le fait notamment que l’auto-évaluation procédant par comparaison aboutit toujours à une auto-dévalorisation, avec, à la clef, la haine de soi et/ou la haine de l’autre comme conséquence logique. [...]  Lire la suite >

mardi 15 octobre 2024 · 06h24

quel jour, le quinze, quelle heure 6 heures 20, Paris, Palestine

Il est 6h24.

##Diarium Palestine

Hier, j’ai importé sur le site tout ce que j’ai bien pu écrire dans Diarium autour de la Palestine.

Je l’ai fait à cause d’une note publiée, mais laquelle ? où il était question de la Palestine. Une note de septembre. Un moment où j’ai regardé une série pendant 3 jours de suite, Industry. Je fais ça quand je ne sais vraiment plus quoi faire dans la vie. Nous revenions je crois de B.

J’y parlais d’un besoin de continuité et de la continuité dans le récit qu’offrait les séries…. mais aussi… la Palestine. C’est non-stop. Illimité, sans limite. [...]  Lire la suite >

mercredi 16 octobre 2024 · 08h39

les lieux et je ne sais pas ce qui est publié sur ce site

Je ne sais plus ce que j’ai fait hier. De nouveau prise dans la fièvre d’écriture/corrections/résolution de problèmes techniques. Ecrit des choses qui sur le moment m’ont parues importantes. J’ai commencé à parler de Bruxelles et curieusement en moi cela a résonné comme si c’était encore, déjà, aussi une façon de parler de la Palestine. Et du passé. De quelque chose qui est profondément moi. Moi et ma famille. A cause des quartiers où nous avons vécu. Comme de commencer à parler de quelque chose que je n’ai pas beaucoup dit, il me semble. Pas dit, pas écrit. Autour de mes derniers séjours dans cette ville, liés à ma mère, à mes frères. Ce nouvel amour qui a d’ailleurs subi quelques aléas. Comme tous les amours, I suppose. Amour pour ma mère, lui, inchangé, approfondi encore. [...]  Lire la suite >

mercredi 16 octobre 2024 · 08h58

à J.

Tu as cessé de publier sur la P. Est-ce que tu sais pourquoi ? Ce n’est pas un jugement. Ça m’intéresse. Je n’arrive pas à ne pas. Je diminue, je diminue beaucoup. Je cesse de regarder nombre de contenus. Mais c’est tout le temps là. Et je continue d’être choquée par le silence de ceux qui n’en parlent pas.  Mais non, pas par ton silence, bien sûr, d’ailleurs nous en avons parlé. Non, je crois qu’il s’agit surtout du silence de certains de mes proches, dans ma famille, et d’amis, d’anciens amis, juifs par ailleurs, d’anciens collègues, qui publient régulièrement encore des photos des otages. Ces amis qui ne sont peut-être plus mes amis.  Je pense même qu’ils pensent du mal de moi et n’osent pas me le dire. Oui. Je suppose. Enfin, je réfléchis beaucoup à tout ça sans trouver rien qui me convainque, qui s’inscrive en opinion. Je me trouve surtout stupide. [...]  Lire la suite >

mercredi 16 octobre 2024 · 21h17

mon analyste n’aime pas l’idée que je travaille au blog

SO THE TREES OKAY, THEY TALK TO EACH OTHER RIGHT? THEY USE AN UNDERGROUND NETWORK OF FUNGUS AND ROOTS TO SEND ELECTRICAL SIGNALS AND ASK FOR NUTRIENTS, WATER, AND EVEN WARN ABOUT DANGER OKAY? BRO IT’S BASICALLY AN UNDERGROUND MUSHROOM TELEPHONE. MOTHER TREES HAVE EVEN BEEN SHOWN TO RECOGNIZE THEIR OFFSPRING AND FAVOR THEM OVER OTHER TREES WHEN SENDING NUTRIENTS. SOME TREES EVEN BECOME BROS AND ARE CAREFUL NOT TO TAKE EACH OTHER’S SUNLIGHT SPACE. THE TREES ARE SENTIENT BRO. ITS A SYMBIOTIC MUSHROOM-TREE RELATIONSHIP, MAN.

fatiguée fatiguée. beaucoup marché aujourd’hui, pense pas avoir rien publié. ah mais si, ce matin, avant d’aller chez l’analyste, un texte incroyable pour moi où il est question des fracassemeurs et de ce qui « fera cas », je ne sais pas comment je suis tombée là-dessus, un texte datant du mois de mars 24 et de la lecture de Gaëlle Obiégly qui m’avait tellement impressionnée et qui a probablement modifié quelque chose de mon rapport à la maladie et à l’écriture. retrouver ça m’a amenée à vouloir ramener sur le site toutes les notes Obiégly, il y en a pas mal. j’ai commencé à les travailler. mais comme elles se mêlent à des événements dont je ne pense pas que je voudrai jamais parler sur le site, que je dois camoufler, transformer, il faut que j’y aille doucement, réfléchir. idem d’ailleurs par rapport à Obiégly, délicat. heureuse de la retrouver, ça m’a donné envie de la relire. mais suis en plein Kafka. [...]  Lire la suite >

jeudi 17 octobre 2024 · 06h37

mettre obiégl de côté

je crois que je dois mettre Obiégly de côté. mes notes Obiégly. l’imprimer, si possible la relire, la mettre dans un classeur et passer à autre chose. revenir plus tard. tout ce que j’en dis est trop pris dans des événements dont je ne veux pas parler, qui concernent des proches. j’allais assez mal à ce moment-là, je le constate à me relire. ce que je peux dire et penser en de tels moments… je peux difficilement les publier tel quel. les angoisses que je peux avoir… même si je trouve bien d’être parvenue à en écrire quelque chose. mais le publier…

tombée dans instagram sur cette image que j’ai aimée.

vendredi 18 octobre 2024 · 09h29

ven., 18 oct. 24 _ le cahier noir et la colle du réel

journal de classe
qu’ai-je fait hier sur le site?
bien sûr, je ne m’en suis pas tenue à ce que j’ai dit, j’ai pas imprimé #Obiégly et j’ai travaillé dessus, tout publié en privé. me suis trouvée effectivement confrontée à des choses dont ne veux pas parler là, ai dû faire des coupes,  ce qui n’est pas mon fort. songé, de loin, à son cahier noir, à Obiégly. il faut que je trouve le moyen de supporter d’être seule avec mon cahier noir, m’y résoudre. qu’il y ait le cahier noir, secret, et puis l’autre, publié. je ne serais possédée par aucune autre volonté que celle de publier un cahier noir. comment consentir à camoufler. c’est bien là que je ne suis pas écrivain, toujours faut-il que je colle au réel (j’y tiendrais trop). de là à dire qu’il n’y a pas de métaphore pour moi… ou : trouver le moyen de me décoller, de m’arracher d’un certain réel, le réel/réalité, auquel non seulement je tiens mais je m’accroche, et…. plonger dans l’inconnu (comme Frisson l’écureuil). je ne pense pas que ça puisse arriver. cela m’est pourtant arrivé.

 

dimanche 20 octobre 2024 · 06h29

Donn, dim 20 oct, là pour le fuel

— 06:29 —

Donn. Arrivés hier. Comme entrions dans village, soudainement éblouie par la campagne, sa transformation depuis l’été. Me souvenir de ça aujourd’hui alors que réveillée au milieu de la nuit et envahie par les doutes à propos de ce que je fais.

//Blog : Hier, encore travail sur Gaëlle O et publication de ces derniers jours, de la semaine, mais n’aurais pas dû. Cela n’a aucun intérêt. Comment faire ? Que faire ? Publications aussi de Stories sur Insta. Encore : aucun intérêt. Aucun. Des images d’une expo vue, des images de Donn, des images de Palestine où les horreurs sans nom continuent.// [...]  Lire la suite >

lundi 21 octobre 2024 · 08h09

21 octobre 2024 à 08h 09

je suis contente d’avoir dormi plus tard
je pense beaucoup à ce que je fais dans le blog
à ce dans quoi je me suis lancée

hier, journée mal commencée, si mal

je pensais à la mauvaise humeur  à laquelle j’ai déjà tellement réfléchi par le passé quand elle était plus régulière, ne comprenant pas ses envahissements réguliers et n’ayant comme matière à penser, côté Lacan, que sa petite phrase pour dire qu’il y s’agissait d’une « touche de réel ». my godness, on fait quoi avec ça ; plus récemment j’aurais pu faire tomber ça sous le syntagme « sautes d’humeur », me disais-je hier matin, sentant que ça n’allait pas. j’ai donc agressé F qui est resté stoïque et je me demandais comment j’allais me sortir de ce mauvais pas. probablement dû à l’insomnie, probablement dû au fait que je me réveillais là dans cet autre environnement, et ne savais pas quoi faire. or un lieu requiert de vous des activités spécifiques. il y a les activités propres au lieu. Donn, c’est toujours plus physique. comme nous arrivions, j’avais la veille  été envahiepar la force la beauté la douceur de ce que j’ai alors appelé l’automne, pour faire court, un automne mouillé où c’est l’ardeur des verts, leur générosité, qui me sautait à la figure, me saisissait derrière la vitre de la voiture. puis sur le mur du garage, cette façon qu’ont les feuilles de lierre à rougir de paraître gonflées, chacune tendue vers vous, chacune miraculeusement embellie. sur la vieille maison de nouvelles roses encore sur les plus anciens des rosiers. je râlais de n’avoir pas pris mon appareil photo. shame on me. et au matin, tout ça probablement en tête, et quoi en faire. traîné au lit espérant me rendormir et au lieu de quoi j’ai cherché des solutions techniques pour le blog, avec le sentiment grandissant que je n’arriverais pas à me lever, jamais, ni m’ habiller encore moins. quand j’ai eu dit à Frédéric qu’une fois de plus nous étions là ensemble, que j’étais là avec lui et que lui, il s’en foutait lui, du lieu, de la grandeur de ce qui nous entoure, qu’il ne m’accompagnerait pas dans une promenade dans les environs, qu’il ne ressentirait pas le besoin de travailler au jardin… je le disais et je pensais que je c’était peut-être la vérité, que c’était peut-être là la cause de ma mauvaise humeur, cette frustration par rapport à ça. Le lieu à ses exigences, il y a cet impératif d’en profiter, de ne pas laisser le temps passer, de ne pas rater l’instant. cet impératif courant des vacances, l’irruption du temps. c’est toujours ce qui se passe à Donnery. la nature n’attend pas. Le continuum parisien doit être interrompu. Le temps se met à exister, à compter, et je ne trouve pas le. moyen d’y échapper en même temps que je ne veux pas en même temps que je n’ai pas nécessairement les moyens, faute d’habitude, d’y faire face. et que je ne fasse plus de t’ai chi aussi me manque alors, parce que j’en ai tellement fait, ici au jardin, dans les arbres, la jungle… et j’ai tellement jardiné ici. et c’est chaise fois des choses physiques. or, je pourrais j’ aurais pu continuer à faire de l’ordi et du téléphone en même temps que je ne peux pas. si j’avais vécu ici je n’aurais pas arrêté le tai chi. maintenant quand on fait du t’ai chi on ne fait pas de jardinage et quand on ne fait pas de jardinage on ne va pas se promener. Frédéric a entendu quelque chose. il a fait à manger j’ai nettoyé la poubelle infectée de moucherons et après le repas il a proposé un tour au jardin, et tout de suite mis la main à la pâte, s’est mis à débroussailler, et moi aussi et le chat était avec moi et c’était bien. on s’était débarrassé de l’aubépine qui m’envahissait tout pour retrouver les rosiers plantés par son grand père… en mauvais état et ce n’est probablement pas le bon moment pour faire ça mais… quand sinon… après tour dans le jardin et faire tomber des arbres les branches abîmées, arrachées. la joie de ça. [...]  Lire la suite >

mardi 22 octobre 2024 · 05h59

22 oct. // 61 ans que ça dure

— 05:59 —

birthday girl. réveillée à 4 heures.
mais suis totalement découragée.
vais refermer le blog, je pense.
ça n’aura pas duré longtemps.
on rentre aujourd’hui pour aller au resto ce soir.

— 06:26 —

vais retourner me coucher. j’avais mis un lien sur le blog dans Instagram et dans Facebook, je les enlevés tous les deux. vraiment honteuse à l’idée que des gens aient pu venir et voir ce que j’écrivais. comme s’ils étaient entrés dans ma tête et ressortis vite fait avec leur opinion… forcément négative… sinon ils m’auraient dit quelque chose, n’est-ce pas<, [...]  Lire la suite >

mercredi 23 octobre 2024 · 12h35

on a chacun ses plus ou moins grandes obsessions

on a chacun ses plus ou moins grandes obsessions. je sais d’où vient que je sois obsédée par la Palestine et ce que commet aujourd’hui Israël. ça ne s’apaisera pas. ce serait lié à quelque chose de l’ordre du trauma et à la façon dont ça s’est combiné en moi pour y répondre, pour s’organiser, une organisation que je traite comme une maladie, considère comme une maladie, par où je cherche à m’absoudre, ce n’est pas moi, c’est la maladie, cette maladie honteuse qui m’a conduite à mener une vie d’inutile et d’exilée, dont le destin ne trouve à s’accomplir que dans le ratage, auquel je cherche seulement à donner un peu d’allure, à défaut d’en avoir aucune. partout: maladie. et chaque instant de ma vie tout entier tourné vers moi-même, à tenter de trouver grâce à mes propres yeux. depuis le diagnostic toutefois, relativement récent, j’ai pu finalement renoncer à exiger de moi des choses impossibles et me suis pardonnée beaucoup. diagnostic que j’ai endossé comme un nouveau costume et qui me tient. [...]  Lire la suite >

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