Hier, j’arrive en retard, après qu’elle a mangé… Quelques mots avec G à propos de ce qui s’est passé la veille. Ma mère, elle, est très souriante et demande assez vite à ce qu’on aille à la chambre:
— Tu veux qu’on aille quelque part ? Parce que je vais avec toi. On y va ?
— On y va.
G prévient qu’il la mettra au lit très tôt, la première. Je lui dis :
— Tu vois bien, c’est quand toi ça t’arrange.
— Non, non, répond-il, c’est que…
Enfin, blablabla… Et tout à la fois, je m’excuse (je passe ma vie à ça), je sais que je suis trop énervée en ce moment. J’ai juste pas trop envie qu’on me raconte des histoires. En même temps, les histoires… Le sel de la vie…
Dans la chambre, cette fois, c’est les gaufrettes que je trouve là qui l’intéressent beaucoup. Elle est très contente, elle trouve ça très bon. Elle trouve assez fantastique qu’il y ait un paquet aussi et qu’on puisse se servir. Qu’elle puisse m’en proposer.
Je parle de mettre de la musique, elle trouve ça très bien aussi. Elle dit : « Oui, on fait ça ici. » C’est tous les jours très différent, n’est-ce pas, ses réactions.
G arrive, effectivement, tôt, la met au lit.
Et puis, musique. Et nous, ravies. Je l’ai filmée, six minutes. Je trouve que c’est très beau. Mais… Il m’est difficile d’en juger, c’est ma mère. C’est ma mère, et ce qui nous arrive. j’ai essayé de retirer un court extrait et je n’y suis pas arrivée.
Je ne sais pas ce qui fait cette beauté. Elle ne tient peut-être qu’à l’intensité de ce qui nous lie, de nos moments.




