6h42
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il a encore fallu que je commente :
« tellement juste. peut-être ce qui m’affecte aussi d’ailleurs, et ça semble fatal. souvent je me dis, il faut que je note ce que je fais, que je tienne un journal (mais tu le fais, toi) de ce que je fais.
il y aurait d’un côté la jouissance, et ce que tu recherches dans le travail : ne plus te poser de questions, n’y être que pour le bonheur, le plaisir d’y être, dans l’instant, sa certitude, tu me corriges si c’est mal dit, et ça vaut même quand on travaille dans la langue.
et de l’autre, dès le sortir du travail, l’épreuve de l’Autre, le regard sur soi, la reprise par le jugement, la mesure, le langage. la valeur. le sentiment de ratage : c’est pas ça. « y a quelque chose qui cloche là dedans, j’y retourne immédiatement. » ou : l’envie de tout abandonner.
d’un côté, l’instant, la jouissance (autiste), le plein, de l’autre le désir, le manque, l’épreuve du temps, de l’Autre. les deux fonctionnent dialectiquement, liés et se rejetant.
ou encore, plus simplement : être tellement dans ce que l’on fait que dès qu’on en sort, on l’oublie. c’est mon cas.
mais nul doute: tu le fais, tu l’as fait. il y en a d’ailleurs la preuve matérielle. et c’est formidable. »