dimanche 22 janvier 2023 · 07h05

coiffeur + la déception essentielle
— Dimanche 22 janvier 23 07:05

Lit. Ah, il est 7 heures du mat, j’ouvre un œil et le téléphone, j’écris le fracassemeur du moment: Tu te hais, tu te hais, tu te hais… À quoi je rétorque : Mais pourquoi ? Pourquoi ? Si seulement tu m’expliquais ça. Évidemment, pas de réponse. 

Je me lève. Ricoré, salon noir. Dommage qu’il ne le soit pas davantage. La lumière orange qui filtre de la rue est regrettable.  

Difficile passage chez le coiffeur hier, et retour à la maison. 

Tellement intimidée sur place. Les lumières si fortes. Le jeune coiffeur très charmant, gentil. Et l’horreur de me voir dans le grand miroir si éclairé. Je vois tout de suite que je n’aurais pas dû mettre de la couleur sur mes yeux. Dès qu’il s’éloigne un moment, le coiffeur, j’essaie d’en enlever. Quand, je parle, je vois mes dents, c’est effrayant. Tout ce qui est affreux dans ce visage. Il me sourit tout le temps. Après que je lui aie parlé de tout ce dont je pourrais vouloir tenter comme coiffure, il se taira. C’est moi qui ajouterai encore l’une ou l’autre bêtise.  [...]  Lire la suite >

dimanche 22 janvier 2023 · 07h05

dimanche 22 janvier

Lit. Ah, il est 7 heures du mat, j’ouvre un œil et le téléphone, j’écris le fracassemeur du moment: Tu te hais, tu te hais, tu te hais… À quoi je rétorque : Mais pourquoi ? Pourquoi ? Si seulement tu m’expliquais ça. Évidemment, pas de réponse.

Je me lève. Ricoré, salon noir. Dommage qu’il ne le soit pas davantage. La lumière orange qui filtre de la rue est regrettable.

Difficile passage chez le coiffeur hier, et retour à la maison. 

Tellement intimidée sur place. Les lumières si fortes. Le jeune coiffeur très charmant, gentil. Et l’horreur de me voir dans le grand miroir si éclairé. Je vois tout de suite que je n’aurais pas dû mettre de la couleur sur mes yeux. Dès qu’il s’éloigne un moment, le coiffeur, j’essaie d’en enlever. Quand, je parle, je vois mes dents, c’est effrayant. Tout ce qui est affreux dans ce visage. Il me sourit tout le temps. Après que je lui aie parlé de tout ce dont je pourrais vouloir tenter comme coiffure, il se taira. C’est moi qui ajouterai encore l’une ou l’autre bêtise. [...]  Lire la suite >

mercredi 3 mai 2023 · 13h12

Extraits et notes de lecture de l’avant-propos du livre Le discours mélancolique de Marie-Christine Lambotte

Extraits relevés en cours de lecture

les numéros pages sont indiqués entre parenthèse

(p. 8) un certain type de discours dépressif que nous avons qualifié de « mélancolique » eu égard à son formalisme dépourvu d’affect et de fantaisie, à sa logique toute formelle et à l’impossibilité manifeste de cerner à son propos un quelconque récit

… l’originalité des formes d’organisation par lesquelles le mélancolique utilise son symptôme.

les signifiants essentiels de la mélancolie

Ainsi, comparativement à la dépression que nous considérons comme un état symptomatique transversal qui peut aussi bien concerner les névroses et les psychoses, et à la (p. 9) psychose maniaco-dépressive que nous considérons comme une psychose, nous avons cherché à caractériser plus précisément le discours mélancolique en fonction de ses signifiants essentiels, tels par le « rien » et le « destin » de même qu’en fonction de ses figures récurrentes telles le « tout ou rien« , « l’avant/l’après » et l' »apparent caché« . A considérer cette dernière figure, par exemple, la Vérité ou la vraie réalité serait pour le mélancolique « derrière les choses, là où ça brille » et la réalité quotidienne serait alors destinée à la masquer. Aussi bien est-ce pour cela que cette dernière se présente comme une surface plane, sans aucun relief et où tous les objets seraient subsitutables les uns aux autres et sans plus de valeur les uns que les autres. La réalité remplirait donc une fonction d’écran face cet objet du désir (l’objet petit a) sur lequel Lacan s’interroge relativement au sujet mélancolique et qui semble avoir affaire à cette expression de « suicide de l’objet » qu’il évoque comme hypothèse à la mélancolie dans la dernière leçon du Séminaire VIII : Le transfert. [...]  Lire la suite >

Top