mercredi 3 mai 2023 · 13h12

Extraits et notes de lecture de l’avant-propos du livre Le discours mélancolique de Marie-Christine Lambotte

Extraits relevés en cours de lecture

les numéros pages sont indiqués entre parenthèse

(p. 8) un certain type de discours dépressif que nous avons qualifié de « mélancolique » eu égard à son formalisme dépourvu d’affect et de fantaisie, à sa logique toute formelle et à l’impossibilité manifeste de cerner à son propos un quelconque récit

… l’originalité des formes d’organisation par lesquelles le mélancolique utilise son symptôme.

les signifiants essentiels de la mélancolie

Ainsi, comparativement à la dépression que nous considérons comme un état symptomatique transversal qui peut aussi bien concerner les névroses et les psychoses, et à la (p. 9) psychose maniaco-dépressive que nous considérons comme une psychose, nous avons cherché à caractériser plus précisément le discours mélancolique en fonction de ses signifiants essentiels, tels par le « rien » et le « destin » de même qu’en fonction de ses figures récurrentes telles le « tout ou rien« , « l’avant/l’après » et l' »apparent caché« . A considérer cette dernière figure, par exemple, la Vérité ou la vraie réalité serait pour le mélancolique « derrière les choses, là où ça brille » et la réalité quotidienne serait alors destinée à la masquer. Aussi bien est-ce pour cela que cette dernière se présente comme une surface plane, sans aucun relief et où tous les objets seraient subsitutables les uns aux autres et sans plus de valeur les uns que les autres. La réalité remplirait donc une fonction d’écran face cet objet du désir (l’objet petit a) sur lequel Lacan s’interroge relativement au sujet mélancolique et qui semble avoir affaire à cette expression de « suicide de l’objet » qu’il évoque comme hypothèse à la mélancolie dans la dernière leçon du Séminaire VIII : Le transfert. [...]  Lire la suite >

jeudi 11 mai 2023 · 06h33

que j’ai moins affaire au trou de l’impossible à dire qu’au mur (manquant) de l’interdit (à dire), qui est toujours à dresser

Six heures du mat, réveillée par le chat vers quatre heures.
Les mots qui viennent à mon esprit fatigué, rincé.

Que j’ai moins affaire au trou de l’impossible à dire qu’au mur à dresser de l’interdit à dire. De ce qu’il n’y a pas à dire. Ou de ce qui n’est pas à lire par d’autre que moi ou/et un analyste ?
Comment le dresser ce mur ?
Comment ne pas dire ce que je dis ?
Pour devenir entendable, lisible.
Moi qui suis forcée à une écriture à raz-du-réel ?
Ce mur, je l’érigerais, qu’est-ce qui viendrait s’y écrire ? Quel tag, signature, de choc slogan ? S’y coller quelle affiche ? Et qui le lirait ? Quel anonyme mur. [...]  Lire la suite >

lundi 22 mai 2023 · 07h40

intermittences

un corps suffoque, deux horloges tictaquent. cliquètent l’une et l’autre à contre-temps. le frigo aussi produit son bruit, irrégulier, qui semble insister. parfois la bouche ahane, halète. gémit, pantèle. souffle. des bruits de corps pour dire une plainte sans mots. qui la soutiennent, l’accompagnent. quel est ce sifflement métallique venu s’ajouter.

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