l’orage est passé, le jour se lève. quelle beauté cet orage, quel appaisement. immensité. tout du long, j’aurais pu écrire, je ne l’ai pas fait. j’ai laissé l’orage à l’orage. il ne se représentera plus jamais. à moins qu’il n’ait ouvert une nouvelle ère, d’orages.
difficultés.
hier relu ces passages dans Emmanuel Carrère qui m’avaient mis la puce à l’oreille.
bien sûr j’aurais dû écrire pendant l’orage. je n’ai plus que les dernières gouttes, et tout du long qu’il s’abattait, splendide, je pensais à ce moment où il s’arrêterait. au centre de ma maladie, c’est bien plutôt le temps. un gros problème avec le temps. celui qui passe. à Emmanuel Carrère, quand on lui dit que c’est une maladie qu’il a, ça le soulage et je le comprends. j’ai éprouvé moi aussi un soulagement à ce nouveau diagnostic. (tandis qu’il me vient aujourd’hui qu’à cette identification (à la maladie, à une maladie, à un cas) (qui fut constructrice) éventuellement aussi, je pourrais renoncer, que le temps en serait venu.) [...]