en ce moment je pense

aller chez le coiffeur.

N

Je pensais que c’était un rêve, mais non. N est bien la lettre qui m’arrive au corps quand. La triste ou l’horrible qui me prend toute, dont le sang s’infiltre en mes veines, me sépare et du reste du monde. La lettre du moment où mon corps prend possession de moi.

Sans titre

un beau carré je voudrais. un peu long. juste sous les épaules. et puis, aussi, blonde.

Le rêve donc.

Je suis chez mes parents avec Dimitri.1  Choses vont plutôt bien entre nous.  Puis, c’est de l’ordre de moi qui ne veux plus.

A lieu l’accident parodontologique.  Ma « couronne », qui couvre plusieurs dents, en bas à gauche, a explosé.  Je suis en danger de mort. Je veux voir mon parodontiste, mais n’ai pas son téléphone. Veux donc partir de suite. Sors. Y aller. Pensais que savais où c’était mais c’est chez Dimitri que je vais,  me suis trompée. Une jeune femme sort de la maison, vient à ma rencontre. Je lui explique que je cherche mon parodontiste. Elle me fait rentrer. Sorte de cabinet médical. Me présente à un homme. Lui parle. Crois qu’il est dentiste, mais non. Ou ne veut pas s’occuper de moi, pas le temps, pas de « trou » dans son agenda. Devrais partir, chercher ailleurs, mais reste. Jeune femme m’entraine à sa suite. Je ne sais pas qui elle est, si  elle est une sorte de servante ou secrétaire.

De plus en plus de monde. Jeune femme devient mon amie. Jeune femme malade. De plus en plus de peintures au mur, d’œuvres d’art, de bric-à-brac. L’appartement s’agrandit, fait de plus en plus songer à un château. Je deviens de plus en plus silencieuse, en retrait, en état de distance, avec difficulté à être là. On s’étonne de ce que je ne sois pas auprès de la jeune femme malade, on me dit qu’on pensait que c’était mon amie. Il va peut-être y avoir une explosion auprès d’elle.

Je cherche et perds tout le temps mes affaires. C’est à cause de ça que je ne peux pas partir. Il s’agit d’un sac, un classeur, un tas de feuilles.  Jules apparaît. Lui aussi perd ses affaires. Les gens chez qui nous sommes sont très riches, famille noble, très très grande famille. Jules joue de temps en temps avec d’autres enfants. Nous faisons plusieurs tours du château. La fête bat son plein. La nuit passe. Quelqu’un me dit que je n’ai pas besoin de boire pour être séduisante. C’est le matin.

Frédéric arrive pour nous chercher. Ils ont vidé tout le château. Il ne reste plus rien au mur. Avec F, nous voyons revenir des trains entiers remplis d’objets. Je sais qu’ils retournent au château. Ils ont tous été rangés. En effet, c’est la fin de la fête. Nous allons partir, F., J et moi.

Nous sommes tout en haut du château. Je m’assieds à côté du propriétaire, je lui adresse la parole malgré ma timidité, malgré que nous ne soyons pas du même rang. Je lui dis, désignant la vue qu’on aperçoit au travers des fenêtres. Regardez comme c’est beau. C’est vraiment magnifique. On dirait qu’il y a autant de paysages qu’il y a de fenêtres, autant de tableaux de paysages que d’ouvertures dans le mur. Le réveil sonne.

Notes:
  1. Dimitri,  dis-je à l’analyste,  le seul amour qui fût réciproque, idéalement réciproque.  Une flambée courte et puissante d’amour réciproque. Cela dura, [ Lire la suite …] []
un canal des lacaux

lettre en g. lettre rêvée.

lettre.en.gère

~

un canal, des canaux. un seul canal. un lacan, des lacaux. canal lacan. lacan triste.

~

en cette étrange ère.  VIVRE LIVRE

Beau, su, est – Le symptôme du père

vendredi 14 ou 15 avril 2011

Le rêve :

« Je travaille pour quelques jours à E.1  Il y fait sombre. Je m’y sens seule et parano, avec l’impression de travailler mal que je connais si bien. 

En fin de journée, j’erre dans mon ancien quartier, sur la place où j’habitais, qui ne lui ressemble pas.  J’ai rendez-vous avec D*, mon analyste d’alors.  J’attends l’heure du rendez-vous dans un café en face de chez lui, qui en fait en face de chez moi, le café se trouvant lui à l’emplacement… de son cabinet à lui… son cabinet se trouvant à l’endroit où j’habitais. Nous habitions l’un en face l’autre.  Il vient me chercher, m’a vue depuis sa fenêtre, me dit de venir tout de suite, sans attendre, qu’il a du temps. Traversons la place, nous rendons à son cabinet.

Montons des ESCaliers de marbre, cabinet à gauche.

D* me fait entrer, me fait asseoir, s’assoit lui-même, mais pas à son bureau. Me présente à une jeune femme. Il y a quelqu’un d’autre. Me dit :  ‘Allez-y, racontez à cette personne comment [… souvenir manque  Je dis que ce n’est pas ça, que ça ne s’est pas passé comme il le dit et je me mets à raconter.

Ce que je raconte, à propos de mon de mon analyse et de mon lien à l’École, l’École de la Cause freudienne, me réveille au milieu de la nuit. »

Du rêve, le lieu, la place, les escaliers de marbre me ramènent d’abord à une petite place de mon enfance, la place Bossuet. Il y avait là un magasin  de je ne sais quoi où nous n’avions pas à aller souvent, presque jamais. Des escaliers de marbre à grimper et, une fois la porte poussée, sur la gauche, nous nous trouvions dans un sombre magasin, aux volets tirés, face à un comptoir dont les parois surélevées jusqu’au plafond ne laissaient qu’un restreint encadrement à la figure de l’un ou l’autre vendeur  y paraissant dissimulé protégé camouflé par un amoncellement, un bric à brac, une barricade  d’objets hétéroclites.

Aujourd’hui, l’école de Jules se trouve rue Bossuet. A l’école, des Dames,  j’avais étudié des extraits des Sermons sur la mort.

« Beau su est« . J’entends : « Le beau, su, est. »  J’y entends une ontologie  du beau. Cette ontonlogie au cœur du cours de Jacques-Alain Miller de cette année.

Je repense alors à ce moment où LG (mon analyste actuel) m’avait dit qu’il trouvait beau ce que mon père faisait, sa peinture. Je me souviens avoir pensé que ce moment avait été crucial. Parce que…  si l’œuvre de mon père était belle, si elle était reconnue comme telle,  je n’avais plus alors à l’incarner moi-même, je n’avais plus à être désirée en tant que l’œuvre de mon père… et  cette œuvre pouvait se détacher de moi. Me permettant de la désirer à mon tour. 

J’ai songé alors à l’œuvre en tant que symptôme, comme symptôme de mon père. Comme si j’avais eu à incarner ce symptôme-là. Et comme si tout d’un coup, je pouvais me mettre à avoir mon propre symptôme.

C’est quelque chose que j’avais déjà ressenti, écrivant  à propos d’autres rêves, le sentiment de découvrir le symptôme de mon père. Et qui s’était ravivé la veille, lisant Miller parler du père comme symptôme et de la nécessité de ce symptôme :

Eh bien, dans cette symptomatisation générale des catégories analytiques, Lacan esquisse que le père, l’essentiel de sa fonction, c’est d’être un symptôme. C’est le sens de ce développement que Lacan a pu faire sur l’exception que doit représenter le père. Il parle pour lui de caractère d’exception, parce qu’il veut lui donner le caractère d’ex-centré, que le père a le caractère d’ex-sistence, de subsistance « hors de ». Et donc, il lui faut donc à ce moment-là caractériser le père non pas par l’universel, mais au contraire par la particularité de son symptôme. Et c’est en ce sens que Lacan a pu dire le père est un pervers. Ça veut dire un père, le père freudien même, n’est pas le père de l’universel, il est au contraire au niveau de la particularité du symptôme. Il y a qu’il est essentiel qu’il ne soit pas Dieu, précisément. Freud avait montré la racine de l’illusion religieuse dans la fonction du père et Lacan au contraire marque que le mirage divin est à proprement parler mortifère ou psychotisant quand il est supporté par le père. Il faut que le père soit pervers au sens où il doit être marqué par la particularité d’un symptôme.
Jacques-Alain Miller, L’être et l’un, « X. Itinéraire et itération de Lacan // imaginaire → symbolique → réel », cours du 6 avril 2011.

(erreur sur le symptôme)

seig
neur
il y aura eu
e
rreur
sur-le-symptôme

BLIND BLIND BLIND
ha ha

ha

love

(sans œuvre pas sans art)

Ces réflexions m’ont amenée à une autre chose que LG m’avait dite, au téléphone, quand je lui avais dit que que si j’avais pu à un moment donné penser à moi comme à une artiste sans œuvre, au fond, j’étais à ce moment-là comme une analyste sans analysant. A quoi il m’avait répondu que c’était un rapprochement très intéressant (dont nous reparlerions (ce qui n’est s’est pas à proprement parler fait)) – mais que si j’étais sans œuvre, je n’étais pas sans art.

Avant que de lui parler, j’avais tenter d’interroger le rapprochement entre le travail d’un analyste et celui d’un artiste, entre  une œuvre et un analysant, et je n’y étais absolument pas parvenue. Cette réflexion me donnait l’impression de me trouver face à un problème de logique aporétique, quelque chose d’au-dessus de mes forces, de mon entendement, faisant paniquer mon esprit, le freezant, me laissant juste le sentiment d’être un peu idiote, déficiente, et n’ayant d’autre recours que l’espoir d’un éclair, d’une illumination. De cette aporie, LG par son compliment, m’a au fond délivrée comme il me disait que je n’étais « pas sans art »…

« Mais il y a un autre régime de l’interprétation qui porte non sur le désir mais sur la cause du désir, et ça, c’est une interprétation qui traite le désir comme une défense. Qui traite le manque-à-être comme une défense contre ce qui existe.
Et ce qui existe, au contraire du désir qui est manque-à-être, ce qui existe, c’est ce que Freud a abordé par les pulsions et à quoi Lacan a donné le nom de jouissance. »
https://disparates.org/lun/2011/05/jacques-alain-miller-cours-du-11-mai/

C’était alors à un moment où il me semblait découvrir mon goût du « sans », mon goût pour le « rien »  (à moi tendrement révélé au cours de vacances en Suisse, où il y avait eu le rêve des trois rondelles après le délice de la salade, les bénéfices cependant de cette « révélation » s’étant vu exploser, partir en terribles éclats, quand au retour de Suisse, j’avais trouvé ma mère ici).

Beau, su, est. Qui situe le beau uniquement du côté du savoir et de l’être. Ce que cette ontologisation dénonce.  Le beau  considéré dans sa matière signifiante, idéale et identificatoire. Symptôme de mon père qu’il me faut incarner. Sermon plaqué sur la mort. 

S’esquisse dans ces réflexions le passage d’un être à un avoir, via l’acquisition d’un certain savoir-faire. Le commun dénominateur à ces 4 termes, analyste, artiste, œuvre, analysant, c’est le symptôme. L’être, l’être signifiant, identificatoire, ne se supporte que d’avoir rien, or la pratique de l’analyse n’est sans tirer vers  ce nouvel avoir : un symptôme qui fût le sien. Artiste sans œuvre, analyste sans analysant : pas sans art. Au moins ça : il y a, de la jouissance, de l’art. De la manière. Du savoir-faire, un symptôme.

(Commission)

Je me rendors,  le rêve reprend.

« Je suis maintenant seule avec D*. Il voudrait que je reste, il a encore des rendez-vous. Mais je dois rentrer dîner, dormir chez mes parents, je travaille le lendemain. D* a l’air de penser, de trouver, de tenir, à ce que nous passions la nuit ensemble. Je me dis que si je fais ça, je n’aurai jamais le courage de retourner travailler à E* le lendemain, que déjà, j’en perds le courage. Je veux partir.

D* me dit qu’il a invité le Conseil ou la Commission (de la passe) de l’École. Que d’autres gens viendront également qui ne sont pas de l’École.

Ils arrivent.

Il y a quelqu’un que je connais parmi eux. Une jeune femme dont j’ai oublié le prénom, le curieux prénom, dont l’une des lettres devait soit être prononcé soit ne pas l’être (un « s », je crois), d’une façon inverse à la coutumière, avec qui j’ai travaillé à la Commission européenne. Dans le rêve, elle habite maintenant dans mon quartier. Nous nous entendions bien. Elle était de grade B (moi, C). Très gentille. Portait cependant un parfum que je détestais (Opium, d’YSL (!)). Vive, mariée, de province, française, elle écrivait, rédigeait, extrêmement bien – c’est-à-dire qu’elle faisait un travail que je me sentirais bien incapable de faire, où l’art de l’exposé et du résumé ne tenaient pas la moindre place. De même que le sens de la formule et la connaissance des formulations ad hoc. ) Elle parle des millions qu’elle gagne aujourd’hui.

J’étais arrivé chez D* avec deux livres ou classeurs. Sur la tranche de l’un d’eux il était écrit soit « Conseil« , soit « Commission« . Il n’y s’agissait pas d’un organe de l’École, mais j’avais crains qu’on ne le croie, et qu’on ne croie que je m’y connaisse, quand je n’y connais rien. Ce qui m’embarrasse.

D* pose une question que chacun note, moi également. Il s’agit d’art. Mais je n’ai pas envie de répondre à cette question. Je me lève pour m’en aller. D* me rejoint, sur le pallier, me retient. Me dit qu’il n’en a pas pour longtemps. Me serre dans ses bras, nous nous serrons, c’est bon. Nous nous embrassons. Je me demande si ça peut être agréable alors que je ne le désire, ne l’aime plus. Je constate que oui, c’est très agréable. Je retourne à l’intérieur avec lui. Les gens de l’École sont partis, il en ont eu assez d’attendre. Il restent quelques personne. Je me rends compte que D* donne en fait un cours d’histoire de l’art. Tous les gens s’en vont.

Nous sortons D* et moi, errons sur la place, en nous embrassant. »

Notes:
  1. E = société où travaillais autrefois, à Bruxelles, dont j’ai démissionné pour venir vivre à Paris, avec l’homme que j’avais rencontré, F. []
le supplice du nom

Fort empêchée d’écrire en ce moment, à cause du travail1.

Il y a deux ou trois jours : rêve.

1. D’abord seule
Pendant longtemps, de plusieurs façons, je cherche à arriver à l’une ou l’autre piscine.

2. Plutôt à plusieurs
Finalement, il est décidé que nous y irons, à la piscine, à plusieurs. Nous partons du château (enfance).

3. Un nouveau chemin
Plutôt que d’aller vers l’une de celles que j’avais déjà repérées, il est décidé, par le groupe, que nous irons vers une autre, dont je n’ai pas souvent fait l’épreuve du trajet.

4. A droite, le connu, le château de l’enfance. A gauche, la ville de ma mère, l’inconnu
Celle que je connais, c’est plutôt vers la droite – le chemin qui descendait du château au village à travers les prairies, un chemin toujours le même, souvent re-parcouru en rêve. La direction que nous prenons, c’est plutôt vers le fond à gauche. Impression de Poperinge (ville de ma mère).

5. Bloquée côté spectateur. Impossibilité de se déshabiller. Noir
Arrivons à la piscine. Diverses tentatives pour arriver jusqu’à la piscine même, l’eau. Cela paraît impossible (en fait, ça le restera pour moi, jusqu’à la fin). Le genre d’obstacle que nous rencontrons, c’est par exemple que les vestiaires sont plongés dans le noir ou introuvables ou ressemblent plutôt à une salle de spectacle, côté spectateurs. Nous sommes dans les fauteuils des spectateurs, la salle est plongée dans le noir, il n’est pas facile, ou plutôt il ne m’est pas facile de trouver ma place, une fois que j’en trouve une, comment me déshabiller en présence de tous ces gens. Comment font les autres? Ils le font.

D’autres donc, les autres, parviennent à l’eau. J’ai à un moment un aperçu de la piscine, du bain, de haut.

6. Coulisse, courant, mécanisme – au cœur de pulsion… Moulin à eau de Vanneau
Je m’engage finalement dans quelque chose qui devrait me mener vers la piscine. J’ai un doute. Je me demande si je ne suis pas embarquée sur le côté, sur le bord du chemin. En effet, je suis plutôt dans la coulisse. Je suis très exactement dans la, les coulisse(s). Couchée à plat ventre, encagée, sans aucune possibilité de me dégager. Je suis dans l’eau d’une roue qui entraîne l’eau de la piscine, qui entraîne le mécanisme de la piscine. Le courant est fort, inéluctable.

7. Le tour, la roue, la chute
Pour le moment, je suis dans le mouvement ascendant. Mais à un moment, je passerai forcément dans le mouvement descendant – la chute. Je suis dans le premier demi-tour de la roue. Dans son deuxième demi-tour, je ne pourrai que tomber, et la chose paraît aussi dangereuse que de tomber, par exemple, du haut du Niagara.

8. L’angoisse
Quelqu’un m’aperçoit prise dans ce mécanisme. La question c’est : est-ce qu’on arrivera à l’arrêter, le bloquer à temps? L’angoisse me réveille.

Difficile de ne pas retrouver trace ici de mes élucubrations autour de la pulsion. Trace en forme de confirmation. La pulsion est un mécanisme, duquel on se dégage difficilement, dans lequel on est pris comme dans le tour d’un supplice, dont le mouvement est celui d’un aller-retour, et dont le retour, le deuxième demi-tour, est difficile, angoissant.

Piscine, mettons la jouissance :

1. D’abord seule

2. Ensuite, plutôt à plusieurs (contingence, rencontre)

3. Du coup, n’est plus la même, de jouissance.

4. Plus vraiment du côté de l’enfance, du connu, mais de la mère (sans chemin).

5. Bloquée un temps dans le fantasme (corrélé à l’objet du père) : l’impossible objet regard. Qui rend impossible le déshabillage.
A ce point devoir être l’objet du regard, mais l’objet d’un regard impossible, objet qui incarnerait le regard même, un objet dont la beauté puisse définitivement faire voile sur l’au-delà du regard, impossible  : ce n’est jamais ça – histoire de ma vie, jusqu’à un certain moment de mon analyse. L’incarnation de cet objet empêche certainement tout rapport amoureux (le déshabillage) puisqu’il cherche à incarner le point d’impossibilité même de ce rapport. Devoir être belle au point que ce voile, en quoi consiste la beauté, puisse occulter tout de qu’il en est du désir, de l’angoisse donc, que cette beauté même, sa vue, le regard, provoque. La beauté est re-présentation du regard. Mais si le regard est pris au sérieux, c’est-à-dire pris dans ce qu’il comporte de réel, c’est-à-dire de jouissance et de désir, de trou à la re-présentation justement, il s’avère impossible. D’où, mon impossibilité, pendant des années, à me montrer. Voir, oui, du haut de ma tour – être vu – impossible – quels que soient les compliments que je reçoive quand j’étais forcée à sortir. Quand j’acceptais de faire illusion. (On en est encore là, du côté du point 1, du D’abord seule, en arrêt sur le bord du désir)

6. Prise dans la coulisse… les coulisses de l’inconscient ou la glissière de la pulsion. C’est l’eau de la piscine, mais une eau sur laquelle je n’ai aucun contrôle, qui s’avère même mortifère.

Ce tour, cette roue, je l’ai déjà rêvée, presque sous cette forme. C’est la roue attachée à mon nom. La roue de mon nom.

Roue des supplices/délices.
Mon nom, Müller, Meunier. Et son moulin, au pied duquel je ne dors pas.

Jacques Muller, Dans la rue, 1972
Jacques Muller, Dans la rue, 1972

Müller, mélangez-en les lettres, vous y trouverez la « rue« , cette rue où je ne sors pas, cette rue comme une roue de supplices, de délices.

On notera que la rue est à mon père, ne dit-on pas qu’il est le « peintre de la rue, de la ville », et  son martyr à ma mère – son vieux rêve, ce fantasme secret : être martyr, pour sa religion, brûlée sur des charbons ardents, fidèle à sa foi, à Jésus.

 

Martyr bound naked to a wheel, which is revolved over iron spikes Martyrs bound to the circumference of a great wheel, and rolled down a precipice

 

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La descente aux limbes, Bruegel. Gravure, peu après 1560-1500 Illustration de l’article : La descente aux limbes, Bruegel. Gravure, peu après 1560 (détail: le supplice de la « roue d’enfer » ou « supplice des orgueilleux », voir : http://lespierresdusonge.over-blog.com/page-1436963.html)

Lien : http://www.fromoldbooks.org/Gallonio-TorturesAndTorments/index2.html

Notes:
  1. Eh non,  le mot travail ne vient pas du latin tripalium, instrument de torture à trois pieux. Voir Tripalium: une étymologie écran : http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-luce-morlie/280911/tripalium-une-etymologie-ecran-archive []
désastre (la chute de la maison ..)

j’habite la cave de la rue waelhem. côté gauche, normalement inhabité.

quelque chose se passe, se casse, un mur se divise, des plaques s’ en effondrent.

je crois que je monte prévenir mes parents. mon père est encore en vie.

je redescends avec ma mère. sommes en haut des escaliers de la cave. elle me parle d’aller voir de l’autre côté, du côté où j’habitais avant, dans la « cuisine-cave ».   ca me fait penser au garage de la rue tiberghien. il y a peut-être des toiles dedans, des œuvres de mon père. les murs continuent à s’effondrer. ça m’effondre également. je suis très inquiète. ma mère descend.  elle me fait savoir qu’effectivement des choses horribles sont arrivées. je descends.

l’endroit me paraît dévasté, sans que je sache vraiment en quoi consiste cette dévastation. dans un état déplorable. quelqu’un habite là.  un sdf ou un drogué mais qui n’est pas là. une de ces personnes que mes parents avaient coutume d’accueillir, de loger chez eux avec nous. je râle que mes parents aient laissé faire ca (m’aient « remplacée » par ce sdf, aient laissé ces lieux se dégrader de cette façon, ces lieux qui étaient miens).  je râle très fort. les murs sont dénudés, arasés, troués. en dehors d’un lit peut-être, au milieu de la pièce, un matelas au sol, les pièces sont vides.  j’essaie de comprendre de grands écorchures circulaires dans le mur entre les deux fenêtres. je me demande si des signes y sont à lire.

plus tard.

il semblerait que le reste de la maison continue de s’effondrer. qu’elle soit complètement pourrie, qu’il ne doive bientôt plus rien en rester. des toiles non plus.

je suis vraiment affolée. je dis à quelqu’un qui passe que mes parents n’auront jamais les moyens de retrouver un endroit où loger. que c’est une catastrophe. ma mère a l’air de penser de même.

Quelqu’un a voulu (que je sois sans culotte)

Rêve. Recommence à travailler à Emak. Tout est à l’extérieur. B s’occupe beaucoup de moi. Très gentiment. Très, très gentiment. Il me semble que ma mère  est là aussi, gentille aussi. B glisse sa main sous ma jupe ou dans le tuyau de mon pantalon. Je crains qu’il ne sente que je n’ai pas de culotte et que ça ne lui donne de mauvaises indications sur moi. C’est quelqu’un d’autre qui avait voulu cela, que je n’aie pas de culotte. Que j’aie une jupe ou porte une robe et sois sans culotte. J’ai eu un autre rêve où il y avait ça. Et avant ça, un autre rêve encore. Quelqu’un avait voulu que je n’aie pas de culotte. C’est sans doute après le rêve que je pense à ça, directement après le rêve. Je pense au premier rêve comme au rêve primordial, ancestral. Je pense à la construction d’Un enfant est battu. Je pense  au fait qu’il y a déjà eu un rêve où j’étais sans culotte. Ce rêve où je suis comme un paresseux, l’animal, accrochée à une barre, au milieu d’un immense grenier vide, sans culotte. Paresseuse accrochée à une barre, sans culotte. 

Mail à HB

Chère Madame,

Je voudrais par ce mail vous remercier pour votre article paru dans Lacan Quotidien, « Harcèlement sexuel au travail, levée du voile ».

Découvrir ce qui s’écrivait sous les hashtags #Metoo ou#Balancetonporc m’a beaucoup troublée. Tant par la teneur de chacun de ces récits que par l’ampleur du phénomène. C’est pourquoi j’ai été heureuse de découvrir votre article. J’ai pu y entendre ce que vous dites à propos du fantasme féminin (tout en me disant que je n’en savais pas grand chose, tout en me demandant comment il y aurait moyen de «communiquer» là-dessus sans froisser les féministes). Puis, intriguée par ce que vous dites du rapport tordu des hommes à leur propre sexe, j’ai été lire sur le net la leçon de Jacques Lacan (du 11 juin 1974) à laquelle vous vous référez, sans m’en trouver très éclairée. Une femme serait la seule à pouvoir « faire une identification sexuée », à quoi l’homme faillirait en raison de ce qu’il est « tordu par son sexe » …

Enfin, je voulais surtout vous remercier. Il m’avait semblé que les analystes avaient là une parole à prendre.

Bien à vous,

V M

NB : Voici ce que j’avais fini par moi-même publier le 21 octobre (veille de mon anniversaire) sur FB, en réaction à un article de Libération, « Balance ton porc ? Non merci ! », qui avait suscité divers commentaires auprès de mes « amis » sur Facebook.

selon cet article, #Balancetonporc est un « hashtag violent et revanchard, cru et cruel ». j’ai 54 ans. me faire agresser en raison de mon sexe ne m’arrive plus (si ça peut rassurer, c’est les jeunes qui se font emmerder, avec l’âge, ça se tasse). ça m’est arrivé. violemment, cruellement, crûment. et dans les gestes, les paroles, souvent, il y avait quelque chose de l’ordre de la revanche, de la haine, pour ce que je suis, ce que je représente, comme femme. j’ai pour ma part toujours encaissé en silence. certaines sont sans doute mieux préparées à faire face. je ne l’étais pas. j’ai été seule avec ça, toujours. cela m’a modelée, faite, petit à petit, jour après jours. au fur et à mesure qu’apparaissaient sur mon corps les dits « signes de ma féminité ». ça a contraint ma façon de marcher, ma façon de m’habiller, mes envies de sortir, mes désirs de voyager. mes désirs tout court. ça a barré des joies, des enthousiasmes, des gaietés. ça m’a contrainte à m’enlaidir. à désaimer mon corps. alors, si j’ai finalement lu très peu de témoignages sur twitter ou ailleurs, en raison de la nausée que ces lectures provoquaient, il est certain que ça résonne en moi et que de leur nombre quelque chose me parvient, qui me fait signe et qui me fait du bien. un immense silence qui se dévoile et se déchire. peut-être y a t-il quelque chose à faire, peut-être n’est-ce pas une fatalité. tandis qu’après-coup une sorte de colère monte en moi. une colère jusque là jamais même éprouvée, qui me prend à retardement, parce que ces agressions concernaient de trop près mon être de femme, mon intimité, ma pudeur. ça n’est pas du tout de la victimologie. je ne me suis jamais sentie victime. j’en ai ressenti l’énigme (de mon propre être). j’en ai été saisie. je m’y suis figée. alors aujourd’hui, ce hashtag, #balancetonporc, s’il m’a d’abord heurtée, j’ai fini par sentir qu’il comportait quelque chose de juste. parce qu’enfin bon, ok, l’énigme, le silence, c’est bien, c’est comme ça, « on se débrouille », il n’en reste pas moins qu’il est peut-être temps, finalement, et juste, pour moi, de les nommer, tous ceux-là, à qui je n’avais jamais rien dit, à qui il n’était rien possible de dire, parce qu’ils étaient plus forts que moi, parce qu’ils étaient cons, parce que cela aurait encore plus attisé leur colère, il était peut-être temps de les injurier en retour. (alors non, je n’y suis pas allée de mon #hashtag, mais je considère que celles qui y vont, y vont pour moi aussi, je cautionne.)
cela dit, par delà l’injure, « l’indignation de masse » dont il est question ici, qui a lieu, qui se manifeste, celle-là me touche profondément. qui comporte en son creux quelque chose d’infiniment juste. même s’il n’y a pas d’oreilles pour l’entendre (parce qu’il faudrait que ça rentre dans un cadre jurid……)

Re: langage, corps, inconscient

Que nous vivons dans un monde qui vit dans un tel mépris, déni du corps. Et qui privilégie le monde du langage au point qu’il oublie qu’en s’y transportant, en s’y installant, il entraîne avec lui son corps, en passager clandestin. 
 
La raison de ce déni, c’est que le corps obéit à des lois du langage que le langage ignore. C’est que le corps réécrit les lois du langage. L’inconscient, c’est le fruit de la réécriture des lois du langage par le corps. 
 
Le plus souvent le langage se donne comme pouvant vivre totalement en dehors du corps. C’est notre  pratique du langage privilégie cet aspect, qui est en cause. Notre pratique du langage déserte le corps, à pris le pli de déserter le corps. 

RE: Rembrandt!
— REMBRANDT INTIME - Du 16/09/16 au 23/01/17 - MUSÉE JACQUEMART-ANDRE

États des gravures

Ce qui m’a le plus immédiatement frappée, touchée, parlé : les deux états qui sont données à voir de deux gravures, dans l’avant-dernière salle. Celle du Christ présenté au peuple (dont c’est un des premiers états qui était affiché dans la cuisine de mes parents) et celle des Trois croix.

D’abord, l’inexorable et  dramatique réduction à l’essentiel que donnent à voir les deux états du calvaire à trois croix. Avec un dernier état devenu noir, sombre, ravagé, sa pluie de lumière (dans un océan de noirceur ;)).

Rembrandt, Les Trois Croix, 4° état.
Pointe sèche et burin.
~1653
Rembrandt, Les Trois Croix, 3° état. Pointe sèche et burin.  ~1653
Rembrandt, Les Trois Croix, 3° état.
Pointe sèche et burin.
~1653

Re: Sorcières

ce texte est venu à point comme je me posais des questions sur ce qui avait pu se passer en Europe, à sa suite dans  le monde occidental, pour qu’elle oublie, occulte complètement, ce que l’on continue de trouver dans d’autres cultures. je pense bien sûr au chi, à l’énergie, à ce que je découvre dans le taï chi chuan.

ce qui m’a donc intéressé  dans cette interview, c’est l’idée qu’il y aurait eu, à la sortie du Moyen-âge, une volonté délibérée de séparer l’humain de ses connaissances ancestrales – proximité avec la nature, connaissance de son propre corps,  afin de mettre en place le capitalisme.  et qu’à ce moment-là, ait été établi une  nouvelle répartition des rôles de l’homme et de la femme, en vue d’instaurer le monde du travail que l’on connaît aujourd’hui. avec d’un côté les femmes censées s’occuper, par amour, du ménage et de la mise au monde des bébés, futurs petits travailleurs, et de l’autre, les hommes, travailleurs et salariés. ça, et à côté de ça, le monde de la science qui s’approprie le savoir sur le corps, et qui expulse du savoir tout ce qui ne relève pas du langage : « Les savoirs ancestraux doivent êtres dénigrés : l’État officialise une connaissance qui se théorise, s’étudie, s’écrit. Les femmes qui soignaient doivent être réprimées au profit des pratiques des médecins et de la science officielle qui se déploient. »  Et que la mise en place de la religion ait participé de cet assujettissement au monde du travail, de cette aliénation à la science officielle. « Les croyances impies en les signes de la nature doivent être méprisées, rendues dangereuses : la croyance culpabilisante et asservissante de la religion prend le pas sur l’animisme et les croyances naturalistes. »

Et que toute cette science, que je ressens comme très féminine, très proche du corps, ait alors systématiquement été poursuivie au travers de la chasse aux sorcières qui a alors sévi. « La chasse aux sorcières durera deux siècles. Des milliers de femmes sont accusées d’infanticide, de sexualité avec le diable ou de sexualité libre, elles sont sorcières, jettent des sortilèges… Ces femmes sont torturées — on transperce leur corps de grandes aiguilles pour y trouver la marque du diable, elles sont encagées et longuement immergées dans les rivières — puis brulées vives en place publique… Avant d’expier, elles doivent dénoncer une sorcière de leur connaissance à laquelle le même sort sera réservé. »

Silvia Federici pense donc, elle, qu’il n’y avait pas, tout du moins au Moyen-âge, de ségrégation des femmes, enfin celle que l’on connaît aujourd’hui, et qui trouve sa forme la plus visible  dans le monde du travail, et, à mon sens, dans l’utilisation qui est faite du langage, comme instrument de pouvoir, dans le déni de ce qui le dépasse.

 

J’ai commencé à lire le texte en anglais : https://libcom.org/files/Caliban%20and%20the%20Witch.pdf

je n’aime pas du tout lire des pdf, donc, si je n’y arrive pas, j’achèterai le livre (mais qui est épuisé apparemment et devenu fort cher)

 

je mets k. en copie parce que j’ai rêvé d’elle cette nuit et qu’elle vient d’un pays de sorcières ;)

 

bisous doux,

v from Paris (où c’est l’été indien)

 

l’annonce faite à M
— L'été à l'heure chinoise

15:12
15:12

Chère M,

Comme prévu, nous sommes à Donn. Là, je suis au jardin, installée sous les noisetiers, je fais une pause après m’être démenée à couper des branches d’arbres. Il fait chaud, il fait bon, ça brûle et j’adore ça.

Malheureusement, je crains  que ça ne soit un peu compliqué pour moi de venir te voir, ainsi nous en avions parlé. Tout simplement, je ne sais pas conduire et dépends pour cela de mon conjoint. A moins qu’un bus ne roule entre chez toi et chez moi. 

Cela dit, tu es la bienvenue, quand tu veux. Nous sommes encore là jusqu’à jeudi. Après, hélàs, c’est retour à la ville.

 

Tu sais, ça fait des mois que je dors mal. Que je me réveille toutes les nuits vers 4 heures. Il faudrait que je vérifie quand ça a commencé, mais probablement au moment où j’ai arrêté les anti-dépresseurs. Et ça au fond, je ne sais plus de quand ça date. Attends, j’en avais fait le conte là, https://www.disparates.org/iota/Series/pour-en-finir-avec-les-antidepresseurs/ . je vais vérifier : décembre 2015. Voilà. Donc, je ne dors plus bien depuis décembre 2015. Cela dit, en contrepartie, je suis beaucoup moins fatiguée.   

Or, au début du mois, alors que nous étions ici, il y a eu un jour où j’ai vomi toute la journée. Cela faisait un bon bout temps déjà que j’avais des nausées, et puis là, crac. C’était le lendemain d’un soir où j’avais abusé des apéritifs et des gâteaux apéritifs donc j’ai pensé « crise de foie». Et j’ai eu l’idée de faire une recherche sur internet avec les termes  « Crise de foie Médecine traditionnelle chinoise ».  Figure-toi que je suis tombée sur des trucs… incroyables… qui m’ont paru décrire exactement mes symptômes du moment. 

Ainsi, par exemple, venais-je  la veille d’avoir été reprise par une incroyable colère, aussi subite qu’injuste (enfin, jamais complètement, n’est-ce pas) et démesurée. Et voilà que la médecine chinoise me parle de foie, de bile, de colère rentrée et sortie, de frustration et de culpabilité, de ruminations, de dépression, etc. , etc. etc. Par dessus le marché, elle me parle également de réveils nocturnes à répétition à 4 heures du matin, typiques, semble-t-il, des personnes souffrant du foie. 

(Oh, un petit écureuil, tout roux, la première fois que j’en vois un ici, tout léger, qui remonte dans l’arbre là-bas).   

D’où, j’en suis venue à conclure à un excès de chi dans le foie (Montée de Yang dans le foie), auquel j’ai
(j’ai l’impression que cet écureuil circule au dessus de ma tête, dans les noisetiers, peut-être qu’il est joueur, il me semble que je l’entends grignoter… oui, ça doit être lui, il grignote puis jette ses coquilles) 
attribué 
(je le vois!!!) 
auquel donc j’ai attribué le fait de parfois sentir trop de chi dans les hauteurs, trop de chi montant, trop peu descendant, du chi qui me pousse parfois curieusement par derrière, au niveau du coccyx et qui me soulève les jambes, ou qui me monte à la tête et me siffle dans les oreilles.

Enfin, je m’en suis trouvée fort aise et me suis dit que voilà, c’était fait, c’était ça, je vais faire ce qu’ils disent, vivre à l’heure chinoise,  guérir. Recommencer à dormir, cesser d’être envahie (et d’envahir les autres) par des colères démesurées, sortir de mon infinie tristesse noire.  Fini. Je ne boirai plus jamais de café, ni d’alcool, ni ne mangerai de produits laitiers, ni d’ailleurs de sucre. 

Après, bon, ça a été peut-être un tout petit peu décevant, pas aussi rapide qu’espéré, et là, enfin, je ne dors toujours pas. Mais, les colères ont disparu ou retombent très facilement. Et puis, je vis à une autre heure,  il y a maintenant une heure à laquelle je vis, à laquelle je me rapporte, et ça fait un bien fou. D’abord, ça cadre, ça me dit ce que je dois faire et ne pas faire, ce qui est toujours très reposant, puis ça me mène à faire connaissance avec quelques-uns de mes organes dont je dois dire que j’ignorais jusque là l’emplacement exact dans mon corps. Bon, je ne sache pas, et je n’ai pas vraiment trouvé (sur l’internet), sauf peut-être en chi quong, qu’il existe d’exercice de taï chi particulier pour le foie, mais j’ai l’idée que dans l’ensemble, de toutes façons, le taï chi, ça doit être bon. S’agissant du chi qui me soulève de terre, je m’astreins à me concentrer sur les jambes, à m’ancrer encore davantage. 

Bien. Je me demande pourquoi je te raconte ça.  Enfin, c’est un peu la grosse obsession du moment. C’est un peu ça le truc avec moi, c’est que ça fonctionne toujours pas obsession. Bon, c’est comme ça. Je ne suis d’ailleurs rien arrivée à écrire à propos de tout ceci. Et je t’écris un peu pour ça aussi, m’y astreindre, car, je me connais, tout ce que je vis ici pour le moment sera très, très, très vite oublié. Ca aura été. 

Enfin, j’ai également pris rendez-vous – mais c’était au plus pire moment, à un trop triste moment de dépression, qui paraît déjà bien loin – avec l’acupunctrice que N connaît, parce qu’il n’est pas sûr que je m’en sorte avec mes seules tisanes, mon petit taï chi dans le soleil levant ou mes séances de débroussaillage intempestives. Je la vois en septembre et suis curieuse de ce que ça va donner. Dans l’ensemble, je suis très curieuse de tout ce que va pouvoir donner ce qui se passe ici en ce moment.

J’ai été un peu longue, comme toujours, et en toutes choses. Je n’ai parlé que de moi. Pourtant, j’espère que tu vas bien de ton côté et te dis que je suis heureuse de t’avoir rencontrée.

J’espère que nous aurons l’occasion de nous revoir,

t’embrasse,

Véronique

Chère Madame, Il est possible que je ne me sois pas suffisamment fait entendre,

Chère Madame,
Il est possible que je ne me sois pas suffisamment fait entendre, ou bien plutôt que je n’ai pas été assez précise (je ne me suis pas résolue à restreindre mon propos et à imposer d’abord ce qui avait en premier motivé ma venue). J’aurais dû résister aux sirènes que je joue volontiers (mais malgré moi et passionnément) dramatique de la psychanalyse,  mais j’ai fermé sur moi la porte de la machine à laver et je suis laissé emporter. A sec et éloignée de vos séduisants rivages, je vous dirais que je suis venue vers vous poussée par cette décision dont je vous ai à peine touché un mot,  d’entamer dès septembre prochain des études d’assistante sociale. Ce choix, difficile, est motivé par le fait que je souhaite retrouver une certaine indépendance, retrouver également une vie sociale qui s’ancre dans un monde moins « épistolairement » virtuel que le mien actuellement. Il s’agit aussi de suivre certaines inclinaisons tendant à un monde plus juste, une vie en résistance au capitalisme. J’aurai essayé de trouver sympathique de naviguer dans les îles du rien et de l’absence, mais je crois qu’il est temps de revenir à des terres moins insensées. On ne voyage pas en solitaire quand on manque d’argent et qu’on a charge d’enfant. L’autre du quotidien mérite amplement que je me plie à la quête de sens, aux séductions même vieillottes, même trompeuses du désir.

Bonnes résolutions l’an neuf

Ferez-vous des bonnes résolutions ? Pas mon cas d’ordinaire d’habitude. Cette année pourtant peut-être sans doute hasard de calendrier et même si je devrais me méfier m’effrayer, voilà :
. Je vais peut-être reprendre des études, donc tenir dans cette résolution
. Pour ça, dormir moins – je suis addict du sommeil, j’aime ça, c’est plus fort que moi (je voudrais que ça me quitte, cette addiction, parce que sinon, ça va pas le faire, faut que je trouve le biais, mais, les habitudes sont ancrées maintenant, des années que je me la coule douce, me treat softly, me traite doucement, j’espère que je vais pouvoir lever le traitement, lâcher la pédale sur quelques jouissances et m’engager sans trop de craintes dans des désirs nouveaux (fasse qu’ils tiennent, bon sang))
. Me rapprocher à nouveau de la psychanalyse et de l’École – c’est ce que j’ai imaginé nécessaire pour me soutenir dans ce désir de faire ces études d’assistante sociale. Et dans ce métier aussi bien. Et au moment où j’aurais à répondre de mon désir, lors de l’examen d’entrée, l’oral, à ces études.
. Sortir de la maison
. Sortir de la maison seule
. Sortir de la maison seule, le soir aussi
(Toutes choses en fait impossibles, mais que je risque tout de même aux bonnes résolutions)
. Ne plus me cacher protéger derrière F ou J
. Écrire encore
. Maigrir toujours,
. Etc.

je suis à la campagne, j’ai mal à la tête, aux dents. je suis au lit. j’ai passé la journée au lit. c’était bien. je vous écris, finalement.

je suis à la campagne, j’ai mal à la tête, aux dents. je suis au lit. j’ai passé la journée au lit. c’était bien. je vous écris, finalement. j’ai besoin de vous, je crois, pour sortir un peu d’une sorte de sentiment d’irréalité. je vous écris pour arriver à m’écrire, bien sûr, quelque chose de  valable, quelque chose qui compte, pour moi. 

la semaine dernière, ou la semaine d’avant, j’avais écrit à mehdi belhaj kacem (suis pas sûre que ça s’écrive comme ça). eh oui. je vous en fais l’aveu. c’est ma midinette-attitude. j’avais fini par écouter son exposé sur le nihilisme que fer qu’élise avait posté ici même et j’avais eu envie de lui parler du mal en psychanalyse.

je vais essayer bientôt d’ entreprendre des études d’assistant social (ou d’éduc spé).

il va y avoir un entretien où je serai interrogée sur mes motivations.

et ça, ça me fait un peu peur, je dois dire. je viens d’être recalée quand j’ai demandé à faire des études de secrétaire, alors, dans le social, keske ça va être.

qui plus est, je sais que la psychanalyse n’est pas bien vue dans ce milieu. j’ai l’impression néanmoins qu’il faut que je sois mieux au clair avec ce que la psychanalyse m’a apporté. que ce serait au départ de ça que je pourrais répondre des choses un peu consistantes quand j’aurai à répondre de ce qui me motive… je ne peux pas aller là avec ma seule force. faut que je mette des mots dessus.

et, la question du mal est celle qui m’a amenée à la psychanalyse.

que faire du mal quand on a cru en dieu et qu’on n’y croit plus ? un nouvel engagement éthique est-il possible ?

Oui, je suis venue à la psychanalyse dans un fort désir d’arriver à trancher dans ces questions du bien et du mal, mais complètement revenue du jugement de dieu. 

et fallait-il que j’apprenne à ne plus pardonner, à ne plus tendre la joue gauche quand on m’avait frappé la droite. 

j’ai senti que la psychanalyse pourrait m’aider à ça, en ne s’en tenant pas à la seule justice des hommes et morale des autres. 

ça a été effectif (même si dulce dira que non). 

mais, ça, ça ne peut m’avancer à rien dans mon entretien.

la question va se poser autour du bien et du mal, c’est sûr, autour de la notion « d’aide » et de « justice (sociale) ». ça, c’est clair. 

la psychanalyse ne croit pas à l’altruisme. pas du tout. et je la suis là dessus. mais pas très clairement. 

par contre, dans le fil de cette réflexion, je me suis rendu compte récemment que j’étais de gauche. foncièrement. maladivement. névrotiquement. ça ne guérira pas. c’est l’irréductible. alors, ça, comment est-ce que je peux arriver à le vendre positivement, dirais-je. 

là, je suis vraiment obligée d’inventer. parce que la psychanalyse n’est pas spécialement de gauche. 

c’est une question de jouissance. ma jouissance ne situe pas du côté du maître (mais bien plutôt du côté de l’esclave, c’est ce que j’avais dit pour justifier de ce que je voulais être secrétaire, mais ça n’a pas du tout eu les résultats escomptés, j’ai intrigué, mais beaucoup trop), ne se situe pas dans le pouvoir, ni, certainement pas dans l’avoir, la possession.

(la faiblesse, j’ai un faible pour la faiblesse, l’absence de maîtrise, la dépossession.)

bon sang, tout ça ne dit toujours pas pourquoi je voudrais devenir assistante sociale.

et répondre que c’est parce que je suis bien obligée d’avoir un métier et de travailler. est-ce que je peux le faire? est-ce que je peux dire ça? c’est bien la vérité, pourtant. et que ça serait le seul métier que je serais capable de faire.

parce que je voudrais travailler dans un domaine où ça aurait un peu de sens. mon dieu mais lequel. lequel. un sens pour lequel je serais prête à me battre. sans pour autant mourir, sans pour autant me sacrifier (sacrifice auquel j’aurai tout lieu de résister, car ma pente est grande, de ce côté-là).

équité, égalité, justice. est-ce que ça a du sens ?

en tout cas l’iniquité, l’inégalité et l’injustice ne font pas jouissance pour moi.

ah, dulce revient, j’entends la voiture. ah, je ne pense pas que je puisse vous envoyer ça.

je crois pouvoir entendre. et je crois être curieuse, de l’autre.

belkacem a raison quand il dit qu’on n’est plus foutu de dire du bien de soi, tellement on se méfie du bien, on en est revenu. et pourtant on y retourne. bon, il dit pas ça, il dit qu’on serait pas capable de se dire de gauche. mais moi, je le suis, capable. je suis de gauche comme personne

mais, mes intentions, celles dont je sais qu’elles sont bonnes, intimement, je n’ai pas envie d’en faire état. un peu de honte toujours les enrobe, un peu de rouge aux joues leur tient chaud.

j’aime à entendre et je suis prête à m’intéresser aux problèmes des autres, parce qu’en vérité, les miens ne me passionnent même plus, voire m’ennuient et/ou m’endorment (c’était pas la voiture de dulce). tandis que j’ai remarqué que les autres, eux, peuvent mettre un peu de piment dans votre vie.

je n’y arriverai pas.

ah, mon mail à MBK, je l’ai publié sur mon blog. parce que bien sûr, j’ai un blog, et que bien sûr j’en ai honte, mais là, là, je me dis que ça suffit, d’avoir honte, toujours, alors, voilà, https://www.disparates.org/iota/2014/le-mal/

et oui, il a trouvé ça « très intéressant », ce que je lui disais.

bises, je tiens beaucoup à vous, et le meilleur dans ma vie, dulce et juju mis à part bien entendu, me vient de vous, en ce moment, des trucs ici, même que je sais pas comment vous le rendre :P

posté ça hier sur stromboli (le forum) puis effacé. besoin d’un destinataire pour écrire, celui-là m’avait paru le bon, pour développer ce que j’avais à développer (à la hauteur des enjeux pour moi, à la hauteur où je tiens à hisser ces enjeux, aussi) ensuite, j’ai eu des doutes. je suis bien la seule sur ce forum à y raconter ma vie. et je ne suis pas sûre que cela convienne. c’est que je n’ai que ça, ma vie. est-ce que ce n’est pas un peu pathétique. il faut encore que j’apprenne à écrire sans correspondant. j’étais pourtant très heureuse d’avoir finalement écrit ça hier soir. j’ai pensé que je pourrais profiter d’ici, la campagne, Donn, enfin, toute la journée du lendemain, dimanche, aujourd’hui. puis, petit à petit, cette satisfaction même m’a paru suspecte.  maintenant, il me semble que tout est une fois de plus à recommencer. 

non, décidément, il faudrait que j’apprenne à écrire en me passant de l’autre, à écrire des choses qui comptent autant pour moi que celles que je suis arrivée à écrire ici.

défaire l’idéologie du nihilisme par une authentique pensée du mal

subject: Le mal

Bonjour, 

J’écoutais ce matin sur YouTube votre premier exposé donné à la Générale, sur le mal en philosophie. Je ne suis pas philosophe mais je me suis longtemps intéressée à Lacan (tant que mon analyse à duré, en fait, 10 ans il y a 10 ans) et je voulais vérifier si j’avais quelque chose à vous dire à propos du mal en psychanalyse. 

La psychanalyse à été importante pour moi, au premier abord parce qu’elle se propose de comprendre ce qui peut pousser au mal, au crime. Elle s’abstient de juger et essaye de délinéer l’enchaînement des faits, de remonter aux causes. 

C’est vraiment ce qui m’a attirée d’abord dans la psychanalyse. J’avais été élevée dans la foi chrétienne et le pardon et il fallait que je m’en sorte à partir du moment où je ne prenais plus sur moi le péché du monde, où je ne croyais plus. Je n’étais cependant pas prête à me fier à la justice des hommes pour autant. Je suis donc rentrée dans le procès de la psychanalyse. 

Après-coup, je m’interroge. Où en suis-je par rapport à tout ça? Est-ce que cela tient encore?
Il me semble avoir retenu que Lacan expliquait le péché comme ce qui venait recouvrir la dette, la faille symbolique. L’homme se sent coupable de ce que le signifiant rate le réel. Le trou que fait le réel dans la trame signifiante, la religion le nomme péché de l’homme. Dieu n’aurait voulu que d’un monde tout signifiant et accuserait l’homme de saboter son projet. La faute serait celle de l’homme. Ce se rapproche bien sûr de ce que vous dite du Dieu technologue. La science ne peut pas intégrer la composante humaine. C’est-à-dire le fait que pas tout du réel n’est recouvrable par le langage. Et en particulier pas la jouissance, la jouissance sexuelle. Avec une opacité plus grande encore quand il s’agit de jouissance féminine –  ce qui fera dire à Lacan que la femme n’existe pas, c’est-à-dire que sa jouissance ne se laisse pas prendre dans les rêts du symbolique. Ce qui la rend diabolique. 

Ce n’est pourtant pas ce que je voulais vous dire ce matin, qui m’apparaissait beaucoup plus clairement. Mais j’ai été empêchée et n’ai pas pu vous écrire tout de suite, ce qui est un peu malheureux. 

Pour Lacan, le réel, c’est l’impossible, c’est le péché du monde, c’est la jouissance, c’est ce qui résiste à la prise dans le symbolique, dans le langage. 

Je vous écrirai la suite plus tard, quand mes idées seront plus claires et plus courtes,

Véronique

subject: Rep: Le mal

ha, bien contente que cela vous intéresse! 
suis l’amie d’un ami de Ferdinand. aurions dû aller à son anniv la semaine dernière mais… Ferdinand avait beaucoup parlé de vous sur stromboli (un forum sur l’internet), avec son grand enthousiasme. me suis méfiée d’abord, voyais pas bien ce que ça visait votre Mal qu’il écrivait avec une majuscule, puis n’étais pas très intéressée par vos propos anti badiou, que j’aime gentiment bien (de loin). mais récemment, Ferdinand a posté votre exposé sur Artaud. ça m’a intriguée. ce que vous rapportiez de ces personnes que je connais mal, hölderlin, rousseau, artaud aussi finalement, ça m’a plu. la façon dont ces gens ont compté pour vous. ça m’a donné envie de les découvrir. voilà. alors j’ai écouté votre intervention à la générale sur le nihilisme, et je me trouve plutôt curieuse. oui, vous inventez vos propres concepts, oui. et vous vous intéressez à des choses que la philosophie a préféré ignorer jusqu’à présent. comment aborder dans le savoir ce qui répugne au savoir. il n’y a rien de plus intéressant, aujourd’hui. c’est pour moi le défi que pose l’époque et la raison pour laquelle je la trouve vraiment passionnante.

j’aurai décidément manqué d’effronterie

De : vrm
Envoyé : 4 septembre 2014 11:38
À : D
Objet : RE:

_ Dear D, Dear D, Dear D, Dear D, Dear D, Dear D, Dear D,
_ _________ Enfin seule, – seule seule – seule – seule peux donc t’écrire. Absolument incapable de faire quoi que ce soit quand ne suis pas seule. Présence d’un autre me mobilise et m’immobilise complètement.

_ En a toujours été ainsi, analyse n’y a rien fait.

_ Mon désir doit rester secret. Désir, vie-même, secret, interdite.

– Cela part-il de l’interdit sexuel et du désir que je ne peux me reconnaitre et cela s’étend-il à toutes choses.

– Quand je lisais encore de la psychanalyse, j’avais cru reconnaître là la structure du désir de l’obsessionnel : il faut qu’un Autre l’interdise, interdiction même qui le fait exister cet Autre – sans lequel Il n’existerait pas !  (peut-être n’y aurait-il eu que dans l’analyse que j’aurai, que j’aurais pu donner à mon désir une couleur présentable ; ►¿ or, l’est-il, peut-il l’être? le désir ? présentable ? )

_ aurai décidément manqué d’effronterie (et quiconque se montre timide est décidément honteux, honteux, honteux, honteux, honteux, honteux
du réel)saga03cover-1336680245

_

oui, nous étions à donn,

j’avance encore dans l’oubli.

mais oublier quoi ?

_

gros bisous,

_

♦ à toi,

_

véronique

_

_

Je te parlais de Flamme éternelle, l’exposition de Thomas Hirschhorn auPalais de Tokyo

Je te parlais de Flamme éternelle, l’exposition gratuite au Palais de Tokyo,
http://flamme-eternelle.com,  de Thomas Hirschhorn.  Jules ça l’a rendu fou. Il disait que c’était le paradis. Il disait  « On aurait dit qu’il n’y avait pas de loi
C’était le chaos.
J’ai  de nouveau eu le sentiment très fort que tout était possible.
J’ai pensé que maman allait le sentir aussi,  qu’elle allait sentir que j’avais raison, que tout était possible. » Il disait ça à son père, dans la voiture,  au retour. « Qu’il y aurait pu y avoir la révolution. »

Il y avait du papier, de grands panneaux, où on pouvait écrire, dessiner – mais aussi sur les fauteuils, sur les tables. C’est la première chose que Jules a voulu faire, écrire, dès le premier pas dans l’exposition. J’avais un feutre. Il a écrit tu sais, ces trucs classiques, « Jules a écrit ici, pour l’éternité ».  Mon feutre n’était pas très bon. Jules a alors dit que la prochaine fois il faudrait apporter du bon matériel. Puis, plus loin, il y a eu le polystyrène. En quantité gigantesque. Dont les gens pouvaient faire ce qu’ils voulaient. Des scies et du gros scotch marron étaient mis à disposition. De même d’ailleurs que des feutres. Jules disait « je suis amoureux du polystyrène. Je ne m’imaginais pas qu’on pouvait faire de telles choses avec du polystyrène. Est-ce que j’ai du polystyrène à la maison… »

La seule chose qui a assombri son bonheur son espoir son exaltation, c’est d’apprendre que cette exposition n’aurait qu’un temps. Que ça allait s’arrêter.
Il voulait y retourner le plus vite possible. L’annoncer à tous ses amis. Prévenir le Conseil d’école (il est délégué de sa classe) qu’il fallait faire une sortie là.

Passablement bouleversé donc. Son père aussi. Alors tu vois, si tu pouvais venir avec Ramona, ce serait bien. Si nous pouvions y retourner ensemble, ce serait bien.

Love

Véronique

 

 

nb : l’expo didi-hub : bien, mais,
c’est dommage qu’il n’ait pas obtenu de pouvoir passer l’entièreté de son choix de films en boucle sur le lieu de l’expo, ainsi qu’il l’avait demandé, et aussi que le Palais de Tokyo n’aie pas autorisé qu’on  puisse marcher sur les films (alors que lui voulait qu’on puisse le faire!)
et à côté de thomas hirsh., ça tient plus vraiment la route

——– Message d’origine ——–

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