Ecrit en commentaire à un texte sur Facebook très remonté contre Emmanuel Carrère, l'accusant entre autres de proposer aux grands déprimés de se faire faire une cure de bonne conscience auprès de réfugiés sur une île grecque, tout en travestissant la réalité des faits alors qu'il se targue de toujours vouloir dire la vérité, ce dont il fait même le cœur de son livre et de son écriture. Certains écrivent, d'autres pas. Certains s'y autorisent, d'autres pas. Certains y sont obligés, d'autres pas. À toutes sortes d'égards, écrire est maladie, écrire fait partie de la maladie, écrire est sa guérison. Peut-on enlever l'écriture à Emmanuel Carrère ? Qui le peut ? Ces "révélations" de l'ex-épouse…
4 octobre 2020 – réalité vérité réel
To do
mélancolie Ajouter bibliographie mélancoliqueAjouter textesRecherche inhibition mélancolique 19.08.22 Je rouvre le blog (en ayant exclu plusieurs catégories à la publication) dans le but de comprendre(!) l'inhibition mélancolique. Je doute que j'arrive à progresser en ce sens, cette inhibition ayant largement pris possession de ma vie. Mélancolie et psychose ordinaire, Sophie Marret-Maleval Freud insiste ainsi sur le caractère d’énigme de l’inhibition mélancolique (Freud, « Deuil et mélancolie » Métapsychologie, Paris, Gallimard, coll. Idées, 1968, p. 152.) ; il laisse déjà entendre que les troubles de l’imaginaire affectent le sens. Dans « Deuil et mélancolie », Freud caractérise la mélancolie par une dépression profondément douloureuse, la suspension de l’intérêt pour le monde extérieur, la perte de la capacité d’aimer,…
Inhibition et mélancolie, Armando Cote
https://champlacanienfrance.net/sites/default/files/Cote_M120.pdf Je vais développer quelques liens qui peuvent exister entre l’inhibition et la mélancolie à partir de la notion de perte. Pour cela je vais me centrer sur le livre de Ludwig Binswanger Mélancolie et Manie1. Une perte inestimable précède au pire, mais pas n’importe quelle perte ; Lacan parlait de «la puissance de la pure perte2». Il semble évident, même naturel, qu’à une perte s’ensuive un deuil, mais Freud met en question cette évidence : derrière le deuil se cache une énigme, «une grande énigme»3. Lacan nous rappelle que c’est en lisant « Deuil et mélancolie » qu’il a inventé l’objet petit a4. Pour tout vous dire, si j’ai un jour inventé ce que…
une force
il y a en moi une force qui me pousse à ne pas faire ce que je dois, et qui a dominé toute me vie, à ne pas faire ce que je dois et à me haïr. à me haïr et à me supprimer. (tentative d'articulation : je ne fais pas ce que je dois pour pouvoir me haïr) c'est la force la plus insidieuse qui soit, la plus dissimulée. je ne pense pas qu'elle s'exerce chez les autres de la même façon, ni qu'elle se soit exercée également en moi tout au long de ma vie. elle m'a cependant toujours rattrapée. je pense que je peux exprimer ceci à l'âge que j'ai, à 59…
Jeudi 29 décembre
7h58, hier soir 4 gouttes de cbd 20. Là au lit, 20% batterie de mon téléphone, dans le noir. Réveil. Je ne sais pas comment, quand ça a commencé, les idées de suicide, très jeune. Je ne sais pas ce qui les a provoquées. Il n'y en n'avait pas rue Tiberghien, je crois. C'est rue Waelhem. Donc plus tard, mais quand ? Lors de la troisième année d'études secondaires ? Quel âge avais-je ? Tu vois, V, tu ne connais plus l'âge, ce qui ne t'étonne pas, te connaissant, mais il y a cette phrase amusante, en échange : Quel âge avais-je ? Mes premiers souvenirs de pensée au suicide remontent à la table de…
logique mélancolique : « Tout ce que je dis est faux»
La logique mélancolique est d’un autre ordre (...), en ce que le manque y est beaucoup moins apparent. Le mélancolique va en effet jusqu’au point de non-retour où se profère, par exemple, cette phrase : « Tout ce que je dis est faux» ((F. Pellion, Mélancolie et vérité, chapitre 2, Paris, PUF, 2000. Il suffit donc à un sujet ordinaire d’être mélancolique pour produire des énoncés analogues à ceux que l’on rencontre dans les manuels de logique, où ils paraissent fabriqués. (En l’occurrence, cet énoncé-ci se superpose assez bien au paradoxe du menteur, connu depuis l’Antiquité et largement commenté par Lacan dans son Séminaire XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, Paris, Le Seuil,…
Les poètes du spleen par Élisabeth Rallo-Ditche
— Valse mélancolique et langoureux vertige
par Élisabeth RALLO-DITCHE, Professeure des Universités, Aix-Marseille Université, le 15/04/2020 HARMONIE DU SOIR Voici venir les temps où vibrant sur sa tige Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ; Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ; Valse mélancolique et langoureux vertige ! Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ; Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige ; Valse mélancolique et langoureux vertige ! Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir. Le violon frémit comme un cœur qu’on afflige, Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir ! Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ; Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige. Un cœur tendre, qui hait…
Vendredi 20 janvier – Du coup, l’accord sur l’objet et punir F encore
10h59 Hier grève générale et manif retraite. Maintenant trop tard pour écrire. Tout à l'heure, musée du Louvre, expo Les Choses (derniers jours). Paris, place de la République, manif Retraite - 19.01.23, 15h22 12h33 F dit qu'on dit trop "Du coup", Google confirme. Entrer dans une pièce, dire "Du coup, on va où?" Alors qu'a priori on ne se situe dans les conséquences de rien.Et si justement il ne s'agissait pas, dans une sorte de souci de l"accord sur l'objet" que la parole tend à réaliser, d'évoquer la cause toujours manquante à l'être parlant et qui nous est commune à tous. L'évocation de cette solidarité-là. Nous pauvres humains, frappés par le langage, dans ces conséquences-là, l'évocation…
dimanche 22 janvier
Lit. Ah, il est 7 heures du mat, j'ouvre un œil et le téléphone, j'écris le fracassemeur du moment: Tu te hais, tu te hais, tu te hais... À quoi je rétorque : Mais pourquoi ? Pourquoi ? Si seulement tu m'expliquais ça. Évidemment, pas de réponse. Je me lève. Ricoré, salon noir. Dommage qu'il ne le soit pas davantage. La lumière orange qui filtre de la rue est regrettable. Difficile passage chez le coiffeur hier, et retour à la maison. Tellement intimidée sur place. Les lumières si fortes. Le jeune coiffeur très charmant, gentil. Et l'horreur de me voir dans le grand miroir si éclairé. Je vois tout de suite que je n'aurais pas…
samedi 28 janvier, 9h25 – trop de HHC
— l'inhibition due à un simili travail de deuil // ce qui tient à l'ombre, tient à l'ombre avec force
samedi 28 janvier 20239:25 Hier, 3 gouttes + hhc (trop fort) Dans le noir de la chambreÉtranges pensées cette nuit. Et sentiment de corps délocalisé. Je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite, seulement quand j'ai décidé de m'éloigner de mes pensées en me concentrant sur corps. Mon corps n'était pas là où je m'attendais qu'il soit. Je l’attribue au HHC. Je voulais faire l'exercice de relaxation "lourd", lequel consiste à penser "lourd" et à envoyer cette pensée dans le corps, dans chacune de ses parties, une à une, en essayant de n'en oublier aucune, en le remontant par exemple, depuis les pieds jusqu'à la tête - orteils, pieds, mollets, genoux, cuisses, etc.…
Extraits et notes de lecture de l’avant-propos du livre Le discours mélancolique de Marie-Christine Lambotte
Marie-Claude Lambotte, Le discours mélancolique. De la phénoménologie à la métapsychologie. Érès, « Psychanalyse - Poche », 2012. Extraits relevés en cours de lecture les numéros pages sont indiqués entre parenthèse ... "modes de résolution" du symptôme mélancolique et, avec eux, le nécessaire recours au registre de l'esthétique. (p. 8) un certain type de discours dépressif que nous avons qualifié de "mélancolique" eu égard à son formalisme dépourvu d'affect et de fantaisie, à sa logique toute formelle et à l'impossibilité manifeste de cerner à son propos un quelconque récit. (Cette impossibilité d'un récit, de quoi parle-t-elle? N'est-ce à quoi je me coltine? N'y a-t-il de récit de la mélancolie? Serait-elle sans récit ? Mais à quoi m'obstinai-je ? Mon secret…
réfléchir avec la beauté
je me suis levée je suis au salon il fait sombre j'entends le bruit d'un réveil les 4 rideaux sont tirés. éveillée dans pensées diverses et mauvaises. à propos du grand ratage de me vie . du manque de métier, de travail. d'Annick aussi. et du texte que je n'arrive pas à rattraper, sur les 3 chiens. ou pas suffisamment vite à mon goût. ce qui me fait craindre qu'une fois encore je l'abandonne. s'agissant du texte d'Éric Laurent, sur lequel je retravaillais également hier, il faut que je renonce à y comprendre quelque chose. c'est très étrange, ce texte. il comporte pour moi les plus grandes promesses (de compréhension) et entraîne les plus terribles…
#boost 00 | parc
oh mon amourmon amour mon amourmon amour est-ce qu'il ne reste que ces mots, les seuls dont je veuxmon amour, je ne veux plus qu'une plainte, de la maison vide elle est sortie presque courant, elle est expulsée, il fait froid tu sais tu n'entends, elle veut aller face à la plaine elle veut aller face à la peine face à la ronde plaine verte en bord interne de la ville. sortie presqu’en courant, elle veut le bout d’un monde et qu’il se crée ou s’évide elle va au bord de la plaine verte elle y va pour voir elle veut s’arrêter face à la plaine elle veut voir l’espace où elle…
#boost 01 | champ de terre
pour le moment je ne connais de terre que celle comme une mer où l'on se noie. un champ visqueux de terre retournée abandonné brun sous un ciel bas. un vaste champ de guerre, de deuxième guerre, un champ de terre de guerre, un champ d'hiver, de courtes vagues noires et brunes que ne ponctue plus aucune écume. grand champ de terre d'une guerre disparue que couvrent aujourd'hui les gravats. terre de guerre où tu t'enterres terre où tout s'enferre imagine, de glaise tu te lèves ils se lèvent de glaise zombies de l'espoir de l'histoire vers le soleil couchant leur clin d'œil jeté vers toitoi qui spectre le tableau rappelle la mère rappelle le filsdis-leur que tu viens pour le café…
13 avril 07h24 // encore encore réfléchir aux valise, juste avant de partir
réveillée vers les quatre heures. beaucoup pensé à l'atelier TL, à ce qui s'y passe, à ce que j'y fais. pas seulement écrire, lire aussi. aux rapports avec les autres, aux zooms du lundi. à ma première expérience des ateliers, qui remonte à l'été 2023, à la façon dont les ateliers étaient alors devenus difficiles pour moi. la façon dont je m'y étais confrontée à des impossibles, à mes impossibles. à certains de mes impossibles. la surprise que ça avait été. l'invention que ça requérait. le temps. tout ça probablement parce qu'hier, passé la journée à relire dans le blog tout ce que j'avais déjà écrit autour de la valise, tentée que j'étais de trouver…