donner –

donner c’est avoir (je me comprends) (trahison du rien) 

répondeur d’analyste

Je dois modifier le répondeur, le message du répondeur d’une analyste. Je m’introduis subrepticement, en son absence, dans son appartement. Le message et le répondeur téléphonique ont auparavant été mis en place par un enfant, une petite fille. Il faut que j’en trouve le fonctionnement. Je commence par me tromper, parce que j’enregistre un message sur d’anciens messages

Ce que tu fais

Ton symptôme, ton œuvre,  ce que tu fais.
La nuit,  c’est ce que tu fais.
Le symptôme seul fait.
Il faut toujours être un peu analyste.
Travailler l’obscur, où les lois sont différentes.
Travailler l’obscur. Là où il n’y a pas de loi.
Écrit de nuit.

Tu crains ton absence de persévérance. Ton symptôme au moins ne te décevra pas.

je me cherche une décision
Décider quelque chose. 
Peut-être arriver à ne rien faire sans l’avoir auparavant décidé.
Sans titre
Abominable rêve cette nuit. « vole » sa perruque à une cancéreuse en traitement
La mets.
Veux me couper tous les cheveux.
Mais ne veut pas qu’un coiffeur le fasse, car on s’apercevra que j’ai des cheveux sous ma perruque. 
Je crois que j’ai une sorte de faux crâne rasé greffé sur mes cheveux sur lequel est posé la perruque de la cancéreuse. A moins que ce faux crâne ne soit intégré à la perruque.
Bref, je ne veux pas qu’on y tire de trop et qu’on s’aperçoive de la supercherie.
 
Je veux cependant me couper les cheveux, et il me semble que.j’envisage cela comme quelque chose de menaçant pour mes parents. Comme quelque chose de terrible comme un mal que je me ferais. Je veux que la marque de la brutalité de cet acte se marque de façon visible et dramatique pour mes parents. Je commence donc à me couper les cheveux sous la perruque et le faux  crâne. Ça se passe dans les mansarde rue waelhem.  J’ai l’idée que je dois me couper tous les cheveux pour retrouver ma couleur naturelle. Je me demande quand même comment ça va m’aller. Je ne sais pas si je dois les raser complètement ou tout de même en laisser un peu.
Je me montre à mes parents ou mes parents me découvrent dans la salle de bain de la rue waelhem.
Mâchoire tenue en laisse
« Sortant de chez un médecin, je descends, je descends dans la rue, ça descend. Ça descend. Autour de moi, avec moi, une foule éparse descend. Cela pourrait m’évoquer un pèlerinage, une procession. À un tournant, un embranchement, venant d’un chemin sur la droite d’autres personnes passent devant moi. Une dame qui me suit en profite pour passer me dépasser. Fâchée, je m’arrange pour m’interposer entre elle et son mari, les séparant. Descendant des escaliers de pierre, je sens une mâchoire qui me saisit les mollets, me tient, tenue en laisse par le monsieur.
Je dis des choses au monsieur, lui parle de son argent, de son arrogance et d’autres choses plus terribles encore.

Je raconte tout ça à ma mère. Elle remplace ses yeux avec d’autres yeux ridicules, avec lesquels elle ne peut rien voir, qu’elle place sur ses yeux, en protection. Elle les fait tenir par dessus ses yeux avec du fil de fer. Ces gros yeux jaunes en caoutchouc ressemblent à des jouets pour chien.

Elle a toutes sortes de manteaux, de vêtements truqués, fil de ferrés. C’est son « vice », que je lui interdis.
Elle a un endroit à elle, un appartement en sous sol où elle conserve toutes sortes de vieilles choses à nous, brinquebalantes, parsemées de choses en fil de fer.
Je lui détruis plein de choses. 
Elle invite des amies pour raconter ça dans son appartement secret. Elles sont très nombreuses, je crois qu’elle les initie au fil de fer.
Je détruis tout ce sur quoi je trouve d’objets en fil de fer, des mâchoires, des appendices. »

 
Mère venait d’avoir un accident au genou, tombant dans les escaliers d’une salle de spectacle, à l’entracte d’un concert organisé par mon frère où elle était avec mon autre frère qu’elle cherchait.  Sa rotule en trois morceaux allait être réparée avec du fil de fer.
 
Y a bien longtemps, j’ai moi-même eu accident au genou me rendant à une répétition de théâtre. On avait également dû m’opérer en urgence, on ne m’avait pas mis du fil de fer, mais une vis, une longue vis . C’est pendant ma convalescence que j’avais fait la connaissance de Lacan et écrit mon premier roman, « Eugène Traktacus ». Je n’avais pas pu marcher pendant trois mois. Le spectacle avait été annulé. C’est au sortir de ma convalescence que j’ai quitté le domicile de mes parents et  trouvé l’appartement de l’avenue Paul Deschanel.
 
Fil de fer : mais quoi donc? Je me souviens que rêvais enfant, jeune fille ou plutôt fillette, d’avoir un appareil dentaire, je rêvais d’avoir les dents trop en avant ou écartées que je doive porter un appareil dentaire en fil de fer. J’essayais d’écarter mes dents, bien en vain. quand je songe qu’aujourd’hui, il m’en faudrait bien, porter, d’appareil dentaire, avec cette maladie que j’ai, aux  gencives, à cause de laquelle mes dents ont bougé. d’où me venait ce désir, ma mère a-t-elle porté un appareil? avais-je vu je vu ses fausses dents? ses dents de devant qu’elle avait perdues enfant, une porte lui ayant été claqué au visage pas sa sœur, dans un jeu. ses 4 dents de devant? ses dents, qui tenaient dans sa bouche, par du fil de fer. lui enviais-je cela? cet appareil? venait-il ce râtelier en « métaphore » d’une autre chose que nous aurions elle et moi en commun, de perdu.
 
et cette mâchoire, tenue en laisse, par mon père, me mord elle de rage? mon père retient-il la pulsion orale de ma mère, et son objet (le jouet à mordre) vient-il l’aveugler? mixte de pulsion orale et de pulsion de voir. je ne sais pas comment articuler tout ça. ce fer, ce goût de fer dans ma bouche. le fer qui me manquait (anémie)…
 
je suis un râtelier. là où le lié rate. pourquoi je perds l’équilibre dans les ESCaliers.
 
peut-être pourquoi j’ai été si sensible à duchamp et à ce qu’il développe de l’impossibilité du fer…
 
et mon goût pour cette gravure de goya, où une fil-de-fériste est au centre d’une arène de regards…

Donnery, 6 août 2012.

ma mère, mon père, carla, sarkozy et moi (pouvoir et souplesse)
rêvé de sarkozy (lendemain de notre voyage à bruxelles où étions allés visiter ma mère, hospitalisée).

« il venait,
il disait qu’il aimait beethoven
et l’art classique,
qu’il voulait réinstaurer tout ça,
ou qu’il avait voulu, qu’il n’aimait que ça.

nous, étions plusieurs, comme un groupe de vacances ou d’école. il y avait des enfants. je ne sais pas s’il était encore président. il était séduit par moi, enfin donnait cette impression. à cause du côté allemand, je crois que je pensais. il essayait de s’insérer dans notre groupe. voulait nous insuffler la croyance en un leader.

nous n’osions pas vraiment lui dire que nous n’aimions pas du tout ça. frédéric était là aussi. il voyait cela.

plus tard, carla bruni, elle a eu son enfant. finalement, il la vire. elle s’en va en femme de ménage, toute courbée, à nettoyer le sol, sur fond de nombreuses autres femmes, toutes courbées comme elle (glaneuses, millet). ambiance sombre, elle, silhouette noire, les autres plus grises.

Eugène-Eloi Commessy, dit Charles Commessy (1856-1941), Les Glaneuses, Exposition du Photo club de Paris, 1895

on dit alors que la femme, allemande, d’un ministre a  été « sacrifiée », chargée de le séduire (pour pouvoir le manipuler?), et y avait réussi, qu’il était fou d’elle (j’imagine une espèce d’énorme femme, façon walkyrie (ma tante qui ote sa perruque, me montre son crâne rasé, pour me montrer sa nature sauvage, forte, passionnée, walkyrienne… )) (cela, pensai-je,  pour que je ne doive pas penser que c’est pour moi qu’il chasse carla bruni, car je me pose cette question dans le rêve). »

avant que carla bruni ne soit chassée, nous étions tout de même arrivés à piéger le président en truquant un concert qu’il voulait donner, en jouant autre chose, et avec d’autres instruments, que ce qu’il voulait jouer (beethoven), dans une grande cour devant son palais (versailles).

~~

la veille en m’endormant  lu phrases sur le pouvoir et la souplesse (dans le traité sur le vide parfait).

par après, après le rêve, eu ma tante au téléphone, si germanophile, qui me demande tout de suite si jules est un « muller », s’il est blond, s’il a les yeux clairs… eh bien, non, non, non…

 

je crois que je fais ces rêves pour me rendre compte de ma part, de la part que j’ai eu dans ce que j’ai cru avoir été préférée par mon père à ma mère. ce rêve-ci et celui du fil de fer. je crois que je fais ces rêves pour me rendre compte de ma jalousie vis-à-vis d’elle, de ce que j’ai voulu, moi, m’interposer. je crois que ce fais ces rêves pour me rendre compte de ce que représente la figure, une figure paternelle pour moi, de mon attrait pour une figure du pouvoir.

je suis contente d’avoir fait ce rêve. je veux tellement que mon angoisse en présence de ma mère s’atténue. Je ne sais si s’y révèle une possible culpabilité vis-à-vis d’elle.

c’est vrai que mon corps, ma possible germanitude m’a toujours effrayée, dégoûtée. c’est vrai que ma mère est fine et brune, aussi fine et brune que j’ai été grande, et le suis toujours, grande et forte disait-on, et voluptueuse.

mon père, qui reprochait à ma mère sa maigreur, en tant que modèle de peinture…

[ source de l’image : http://apparences.revues.org/1052?&id=1052 ]

 

un treillis sur la mer

rêve du 19 au 20 février 2011

avec ma mère. devons longer la mer, pour

parvenir quelque part au-delà. mais la longer directement n’est pas possible, trop d’eau (les « petites mers » disait ma tante), qui contient toutes sortes de petits objets de natures diverses et indéterminées.  il n’y a pas vraiment de plage, de sable, on se mouillerait.

devons longer maisons, faire un détour par la rue.  sur la droite – alors que la mer est à gauche. la rue monte. devons, moi en premier, mère suit, passer sur des passerelles instables, faites de bric et de broc,  de vieilles portes, de vieux morceaux de bois, posés sur des cordes, en désordre  les uns sur les autres, sans assemblage. c’est vraiment très précaire. à un moment donné,  la passerelle s’ouvre sous nous, nous laissant suspendues au-dessus du vide, tenons à peine à l’une ou l’autre encoignure dans le mur. une fenêtre s’ouvre, je supplie les gens qui sont là de nous aider, de nous permettre de passer par leur fenêtre.  ils referment leurs volets. sommes au moyen âge. je crie encore. je crie l’âge de ma mère,  je dis « je suis avec ma mère de 80 ans, moi-même j’ai plus de quarante ans« . ils finissent par nous ouvrir, nous laisser entrer. nous continuons notre chemin. il est toujours aussi difficile,  aussi dangereux.

après catastrophe sur catastrophe dans une maison.

suis dans salle de bain. sens de l’eau tomber du plafond, de +  en+ . pense que ca se passe quand on utilise de l’eau dans la cuisine qui y est juste à côté.  vais dans la cuisine, ouvre l’eau, bruit énorme dans salle de bain,  au plafond. j’y fonce elle est complètement inondée. plafond probablement prêt à s’effondrer. cette inondation se propage. il est question du loyer que  nous payons et de qui aura à payer les frais. sommes, je crois, en france, mais fait penser à sous-sol de la rue waelhem. en tous cas sdb et cuisine sont en sous-sol. ne sais pas avec qui j’habite. il y a de la famille, mais aussi de la famille d’aujourd’hui. je pense que c’est Frédéric qui a la bonne idée d’appeler les pompiers. idée que je n’aurais moi-même jamais eue, comme j’en étais déjà à envisager, effrayée, les travaux de réparation qu’il y aurait à faire, peut-être impossibles. mais, à qui que ce soit qu’il incombe de faire les travaux, eux seront à même de juger de la situation. de situer les causes, voire même de faire quelque chose.  je pense que décidément, f. a eu une très bonne idée.

ensuite, les pompiers arrivent. ils sont habillés en treillis tricolores, en tenue de combat. je les vois arriver de loin.

 

la "maison au-dessus" du garage, l'hiver dernier, vue du château. à gauche, la porte du garage. à droite celle du poulailler.

sommes maintenant en ardennes, au château. suis en haut d’une voiture qui ressemble à un 4×4, mais qui n’en est pas un. la voiture est noire. les battants latéraux ont été relevés de sorte qu’elle ressemble à un 4×4 ou à un camion, mais ce n’en est pas. je suis sur le toit de la cabine, invisible aux yeux des pompiers. je suis accompagnée d’une petite fille.

les travaux ont commencé. un tuyau est enfoncé dans un trou au sol, dans le garage – dont les portes sont largement ouvertes, qui font presque toute la hauteur et la largeur du mur, ouvrant complètement la pièce sur l’extérieur. je veux descendre du camion, voir ce dont il s’agit.  je veux participer au nettoyage de la chose qui a été remontée.  comme je ne suis pas très habillée,  j’enfile un large vêtement, je cois que les pompiers sont partis. je cours. un pompier me crie « très jolie dans ce survet!  mais pour courir, il faut mettre le bas« . je suis un peu gênée.  je m’approche du trou. la chose est affreuse. je dis « méconnaissable », il faut passer une sorte d’aspirateur dessus pour la nettoyer. elle est si horrible, si peu ragoutante que personne n’en n’a vraiment envie. il n’est pas sûr que cette chose ne soit pas organique, vivante, que sa forme ronde ne rappelle pas la forme d’une tête.

je m’éloigne. bientôt rattrapée par le pompier. je crois que je vais vers le château. le survêtement que je porte est également en imprimé camouflage. il est question de la couleur de la voiture. je crois qu’il est important qu’elle soit noire, et non pas  » treillis »,  camouflage. néanmoins, parce qu’elle pourrait être confondue, elle est cachée de façon assez sommaire puisqu’il ne s’agit que d’un assemblage de bâtons qui l’encadrent aux quatre coins, mais elle est dans un lieu sombre (le garage, refermé, le poulailler?) – un peu ainsi que le sont certains papes de Francis Bacon. il s’agit plutôt du signe, du signal d’un cadre, qui délimite plus qu’il ne camoufle, même s’il y a bien un peu de paille, ça et là.

(fumée)

10:53 – pas du tout facile d’arrêter de fumer. enfin, ça on le sait. d’après notice patch, si je ressens besoin, c’est que patch pas assez fort. pour ça, que j’ai acheté bonbons à la nicotine. pour compléter. or, bonbons à la nicotine sont tentants, pour ça que je n’ai pas acheté chewing gums qui le sont plus encore. pas pesée ce matin. bon. ai commencé à travailler. pas depuis très longtemps. stan est là, mais pas réveillé, malheureusement pour Jules. ai fait rêve cette nuit que je devrais noter, mais très long. lu hier soir, Ulysse. m’endors difficilement. après minuit. je ne sais pas comment fait Fred pour se lever.
14:22 – soleil éclatant, surprenant. jules à la halte. je suppose qu’il vaut mieux avoir envie de sucer un bonbon à la nicotine que d’avoir envie de fumer.
15:24 – bon, i must go (cher docteur g.)

« Comment devient-on analyste »

commentondevientanalysteje lis le journal des journées (de l’école de la cause freudienne, en vue de leurs journées d’automne, qui se tiendront le premier week-end de  novembre, sous le titre « comment devient-on analyste? »).  on trouve ce journal des  journées sur le site de l’ecf, là: http://www.causefreudienne.net/agenda/evenements/journal-des-journees-de-l-ecf .  ce que je vous donne ici, c’est dans le journal n° 7, mais tous valent la peine. c’est court drôle clair plein d’allant. c’est signé jacques-alain miller.

Extrait du Journal 7
Jean-Pierre Klotz : Eplucher le « on »

« Comment devient-on analyste », ce n’est pas comment untel, ou comment je, ou comment nous, ou comment chacun, le devient, c’est comment on le devient. On, pronom dit indéfini en français, suivi du singulier du verbe, malgré le sens collectif (« nous devenons ») à lui spontanément transféré. Il ne prête à la conformité (« que fait-on ? » pour dire « que nous faut-il faire ? ») que par identification.
C’est donc du « on » que se fait l’analyste, un on dépouillé de ses oripeaux, le on singulier de chacun, le on extime, le on « petit a« , le on contre lequel on se bat, qui infiltre, empêtre, et dont on ne se dépêtre jamais complètement. Mais on peut y tendre, s’y intéresser « singulièrement ». Devenir analyste, se déplacer, et éplucher le « on ».

j’ajoute que je m’y suis inscrite. ( et je songe plutôt à  « comment ne devient-on pas analyste? (après une petite vingtaine d’années d’analyse) » ça a l’air simple comme ça. pourtant.)

Ajout du 12 oct. : je viens de demander à me faire rembourser. m’y poussent diverses considérations   1/ si je ne veux pas devenir… pourquoi aller à un congrès qui va chanter les grâces du devenir… 2/ l’angoisse profonde qui m’a saisie à la lecture de certains passages du susnommé  Journal.  je suis encore bien trop sensible quand il s’agit de l’école et de  ses analystes,  pour lesquels, par certains endroits,  ma passion se mitige, ce que mon caractères, par d’autres endroits, à moins que ce ne soient les mêmes, mon caractère entier donc a du mal à supporter.

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