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please, do not
know

Sans titre

oblativité dissimulée…

#7481

je voudrais oublier partir. il faudrait pouvoir décider à un moment d’oublier. non pas mourir, mais oublier. effacer sa mémoire. savoir que l’on vit ses derniers instants avec elle, et puis pfuit. qu’elle s’efface. repartir à zéro.

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cher,

je voudrais partir une semaine, loin de vous. laisser moi partir, une semaine, à bruxelles. restez sans moi. que je sois sans vous.

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plus jeune, je rêvais d’être frappée d’amnésie.

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l’écriture fait partie de la vie de each and single living human being.

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rêvé de MHB, marie-hélène brousse. elle faisait qq chose comme me remercier pour ce site, empreintes digitales, mes retranscriptions du cours de miller. elle me parlait gentiment, m’interrogeait. je lui répondais, fis un lapsus. nous en rîmes. j’en fus complètement étonnée. ma vie bascula. elle me parlait en toute confiance. non pas comme une potentielle analyste. il était question de savoir si je ferais ou pas sans analyste avec ce lapsus. elle me présentait à d’autres analystes. ils, elle en fait, me parlaient gentiment. je craignais de ne pas me souvenir d’eux, d’oublier leur nom. j’avais craint de parler à MHB et qu’elle se propose à moi comme analyste, mais non. elle m’écoutait, avec bienveillance intérêt, elle me laissait libre.

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ensuite, rêvé de mes parents, qui se faisaient arnaquer, complètement. enlever même ce qu’ils n’avaient pas. oh, pourquoi. avaint-ils signé ça. trusted these people. non, cela n’était pas sûr, qu’ils se soient fait arnaqué. mais, moi, j’en étais sûre. le visage qui se couvrait de larmes des gens que j’accusais. les hoquets qu’ils retenaient. mais c’était trop tard. mes parents avaient signé. et même ce qu’ils n’avaient pas leur seraient enlevé. et nous n’aurions plus rien, vraiment. ma mère si excitée, d’avoir pris des « actions » (le produit de la vente) d’autant de magasins d’autant de villes qui me paraissaient inconnues, inexistantes.

ils étaient arrivés, nombreux. s’étaient introduits dans la maison, s’étaient installés dans le grand salon, autour d’une immense table aux hautes chaises, avaient convoqué mes parents. eux, dans la salle-à-manger, autour de la table, prenant doucement le thé en pijama. un peu vieux, un peu malade, mon père, surtout. et ils y étaient allés. avaient négociés avec ces hommes et ces femmes d’affaire. alors je m’étais enfuie. ne pas voir ça. j’avais bu à une table en face d’une femme qui mangeait, jolie, élégante. qui petit à petit parlait. nous buvions du champagne, rosé peut-être. elle s’avérerait être une serveuse du restaurant. élégante au moment de sa pose. je me rendrais sympathique au personnel, attendant la consommation de l’arnaque. puis mes parents seraient sortis, avec les hommes et les femmes d’affaires, heureux d’avoir tout donné, pensant s’engager dans une nouvelle vie où ils deviendraient enfin riches, ayant peine à y croire, étourdis de cela. faibles, fragiles. et tout de suite, je sais, je crois savoir, je soupçonne, la totale arnaque. et ces hommes et ces femmes d’affaires, je les injurie. d’avoir pu prendre à ceux qui avaient le moins. d’avoir plongé dans le malheur des gens sans le moindre égard, la moindre pitié, l’indifférence crasse. et eux déjà partaient, cherchaient à s’introduire dans d’autres appartements de la maison, malgré l’heure tardive de la nuit, déjà.

tout leur serait enlevé, à mes parents. tout et même plus que tout. et nous finirions à la rue.

dans l’embrasure

vendredi 21 août 2009 – matin, heure digitale : 9:51.

Dames de Marie

Cette nuit, rêve encore des Dames de Marie – cours de Chimie/Bio avec prof. contre laquelle NOUS NOUS révoltons.
Entre 2 cours, nous réunissons, nous plaignons. sommes dans l’encoignure1 l’embrasement2 l’embrasure3 d’une porte (sortie).

moi + les filles contre prof
révolte
entre 2
j’écris embrasure, mais est-ce vraiment le mot que je cherche?

Je dis :  » Et tu te rends compte, ce livre, d’Annie Ernaux, qui se passe pendant ses études secondaires, j’en ai lu seulement quelques lignes : insupportable ! insupportable! cette angoisse des examens ! n’ai pas pu continuer. »

angoisse, insupportable de l’école (racontée dans un livre)

Finalement, nous retournons en classe, c’est la fin de l’année, les examens sont finis mais nous avons encore cours (et je me demande pourquoi).
Nous attendons l’annonce des résultats.
C’est la dernière année. 6ème. Après, fini les Dames de Marie.

angoisse, insupportable c’est fini mais ça continue.
angoisse des résultats.
c’est la dernière année, l’année que j’aurai redoublée pour n’avoir pas voulu passer certains examens.

Il y a Nathalie F.

Nathalie n’était déjà plus aux Dames de Marie. Nous avions fait de la danse ensemble. Plus tard, elle a été danseuse chez Béjart.

Elle est très triste, amoureuse. Je crois que je suis moi amoureuse d’elle. Je suis près d’elle, c’est agréable, elle est triste, je triste aussi. Elle s’approche de l’homme dont elle est amoureuse, il est avec deux autres hommes. Elle lui saute dessus, il est furieux, il s’en va.

je l’aime, elle une femme, elle aime, elle, un homme, qui lui en éprouve de la fureur contre elle

Mais l’un de ses amis revient et prend emporte deux books de Nathalie (books de présentation de travaux graphiques. Nathalie pas graphiste : Mireille, l’était.) Nathalie reviendra ensuite, radieuse, parce qu’elle a trouvé du travail grâce aux books. L’homme est maintenant amoureux d’elle et moi je suis très très triste.

si BOOK/livre/présentation –> alors travail –> alors amour possible
amour d’un homme dont je suis en fait moi amoureuse

Entre-temps, comme voulons retourner au cours, sommes arrêtées dans la cour, parce que très en retard. On nous dit : « C’est pas possible ! On va toutes vous faire redoubler!  » PANIQUE   REDOUBLER
il y a un bus qui est cassé. il faut le faire remplacer. nous disons qu’on ne peut pas nous demander ça maintenant, sinon on va se faire encore plus remarquer (comme étant celles qui cassent le matériel même si de ce crime nous sommes innocentes), et sommes encore plus sûres d’avoir à redoubler.   BUS CASSE
Finalement, pouvons retourner en classe. Mais la prof avec qui nous avions eu des problèmes (et qui en fait un prof qui ME détestait) est partie. Elle en a eu assez. Elle est remplacée par un petit homme.   femme (qui me détestait) remplacée par un homme (insignifiant).

 

( un homme vient à la place d’une femme)

(et c’est ici que dans le rêve ça passe de NOUS à JE)

Je ne trouve pas de place pour m’asseoir. Je n’arrive pas à prendre de notes. Je me demande à qui je vais pouvoir emprunter des notes ( beaucoup par le passé rêvé de ça, il est vrai que j’avais en réalité beaucoup à le faire, compléter mes notes: je n’allais jamais au cours. les filles au fond n’étaient pas très sympa avec ça. ça devait les énerver que je n’aille pas au cours et que je cherche à ne ne pas en payer les conséquences. d’habitude, je demandais à nathalie, mais je n’étais jamais sûre d’en avoir de complètes. je veux dire que nathalie non plus, ma meilleure amie, ne se montrait pas très « volontaire ». et je n’osais pas trop insister.
le schéma était toujours le même:  » dis, tu me prêterais tes notes? tu peux me les apporter ? – oui oui bien sûr ». et puis, les notes ne venaient jamais. )
  pas de place parmi les filles, plus de place, à cause de mes absences ; pas de place, pas de notes.
demande de notes qui n’aboutit pas. comme le début d’une parano
sentiment d’exclusion.
filles et moi nous séparons.
J’essaie de suivre le cours sans prendre note. Debout.
C’est là que je trouve une place auprès de Nathalie. Il y a toutes ces inquiétudes à propos du redoublement. Une fille revient en disant qu’elle a trouvé une place. Je ne sais pas exactement de quoi. C’est lié à l’école et à l’école de Régentes. (ma mère, « régente »). Je me dis mais enfin, nous ne sommes « qu’assistantes-psycho » (!!!)
  L’autre trouve du travail. Régente ! comme ma mère = ma mère a du travail
avoir du travail = avoir une place

 

moi exclue du travail

les filles sont un peu jalouse. une sœur (là, c’est de la vraie romantisation de la part du rêve, parce que des sœurs, aux Dames de Marie, des nonnes, il n’y en avait plus, ou plus qu’une, qui d’ailleurs n’enseignait pas. circulait vieille sans rien faire dans l’école, souriante.) elle lui dit qu’elle a gagné, réussi son année, qu’elle aura donc le travail. Il s’agit de nouveau peut-être de cette Anne-Marie ou Annamaria, celle qui me proposait de se marier avec moi dans le rêve les filles l’école lacan.   que dire de cette anne-marie annamaria, c’est une fille très très loin de moi, dont je ne suis pas l’amie. pour qui j’éprouve du respect, sans plus. qui est très « moyenne », sans éclat, sans rien qui ne dépasse, extrêmement sage, en apparence. qui fait tout ce qu’il faut faire. et à qui finalement, les choses réussissent, même si ce n’est pas de façon brillante. elle est gentille.
Puis, il y a l’histoire de Nathalie et de ce type dont elle est amoureuse.    
Le rêve finit donc assez tristement pour moi. Je suis seule.   JE SUIS SEULE ( barrée des autres filles,
du travail,
d’une place,
de l’amour.)
Et je ne sais pas si je vais redoubler à cause de ce prof qui me déteste, dont je raconte même qu’elle m’a exclue du cours ( et d’ailleurs, c’est même pas sûr qu’elle ne m’ait pas, viré du cours. non, ce n’est pas elle, c’est cette autre prof, qui elle m’aimait. qui m’a exclue de son cours. ha ha. le prof. qui ressemblait à marguerite duras, quand j’y pense.)   prof qui ne m’aime pas = prof qui m’aime
prof = celle qui sait
prof m’exclut
celle qui m’aime/me déteste.
prof femme remplacée ensuite par prof homme, insignifiant.
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Est-ce que tous ces rêves c’est là pour indiquer que le plus dur du mois d’août, c’est ça: septembre qui vient. La rentrée?

les examens de passage. en septembre. celui que je n’ai pas voulu passer sous prétexte que je ne connaissais pas tout.

celui de math où je disais à la prof qu’il ne fallait pas me faire passer, parce que si j’avais tiré au sort l’autre question, je n’aurais pas su répondre, parce que cette démonstration-là je ne savais pas la faire, ou si je la savais, très bien, je n’aurais pas voulu la faire, parce que je ne la comprenais pas.

  j’aurais voulu tout (savoir) or pas-tout –> donc, pas digne de passer examens, de réussir

 

vous savez, les gens disent : « perfectionniste ».

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Annick vient tout à l’heure, pour le week-end. Je veux auparavant acheter un, des cadeaux pour F, son anniversaire dimanche. J’ai l’impression que je n’aurai pas le temps de travailler, ennuyant.

Notes:
  1. encoignure

    n.f. encoignure [ɑkɔɲyr] (de coin)

    Angle intérieur formé par deux murs qui se rencontrent: Placer un meuble dans une encoignure (coin).Remarque Dans ce mot, -coi- se prononce [kɔ], comme dans cogner.
    On peut aussi prononcer [ɑkwaɲyr] où -coi- se prononce normalement. []

  2. embrasementn.m. embrasement LITT.1. Action d’embraser; grand incendie: L’embrasement d’une forêt. 2. Grande clarté rougeoyante: L’embrasement du ciel au soleil couchant. 3. Agitation qui conduit à de violents troubles sociaux: Cette loi a engendré de nombreux embrasements dans le pays (effervescence).

    []

  3. embrasuren.f.embrasure Ouverture pratiquée dans un mur pour recevoir une porte ou une fenêtre: Le chat se tient dans l’embrasure de la fenêtre (encadrement).

    []

sans famille

I. L’épicerie italienne

Rêve du 13 au 14 mars 2013

Titi  et mes parents vont venir chez moi, avenue Paul Deschanel.1  Mes deux frères viendront probablement également. Je prévois que nous mangerons au restaurant le premier soir et que le lendemain je ferai une recette italienne. Puisque je vais cuisiner, je dois faire des courses. Je suis dans le quartier de la rue Waelhem (la maison de mes parents). Je trouve une épicerie italienne.2 Je décide d’y acheter tout ce dont j’ai besoin pour la recette. A l’intérieur, je me rends compte que je l’ai oubliée. J’en parle à l’épicière, la décris comme très longue, lui dis mon intention d’en acheter chez elle tous les ingrédients. Elle s’y intéresse, voudrais la voir.

Quand je retourne au magasin avec la recette, j’en profite pour (oser) la lire. Je m’aperçois qu’elle n’est pas si difficile que ça : essentiellement composée de 4 sortes différentes de pâtes, et de crevettes qu’il faut décortiquer – en quoi consiste finalement la seule difficulté de la recette. Je laisse la recette à l’épicière. Lui achète également 2 bouteilles de vin. Quand j’y retournerai, elle aura déjà cuisiné et mis le plat en vente, dans des barriques.

Il y a également un livre que je voudrais acheter. Je circule dans le quartier Waelhem (chaussée d’Helmet, quartier de l’adolescence) à la recherche de la librairie. Je ne la trouve pas, ni le livre.

Puis, je vais à Louvain chez ma tante. Je pense que mon intention est d’y faire des courses. Or, elle toujours à son appartement.  Elle n’est donc pas encore partie pour Bruxelles. Je me demande comment elle compte y parvenir (puisqu’elle doit y venir me rendre visite). Je me demande quelle est la durée du trajet Louvain-Bruxelles. Je pense qu’il s’agit de vingt minutes. Elle revient de chez les morts, bien sûr. Encore un peu blême et peut-être fragile. Mais est bien elle-même, allongée sur son canapé, odalisque avec son fume-cigarette.

II. Éléments d’interprétation

1. Titi

Titi est une sœur de ma mère. C’est ma tante préférée. Elle était blonde, rieuse,  pleine de vie. Je passais tous les ans des vacances à la mer avec elle. Il m’a toujours semblé que c’est grâce à elle que j’ai connu quelque chose de la douceur de vivre. Mes parents étaient bien plus inquiets, sérieux, l’économie et le péché sur le bout de la langue. Avec elle, nous restions des heures sur la plage à ne rien faire sinon bronzer et papoter, mangions des crêpes, des glaces, des fraises. Achetions des vêtements. Fumions et faisions du vélo. Le soir, regardions la télévision.

2. La recette

Il y faut des pâtes fraîches

cervelles fraîches

Les pâtes fraîches. Ce serait comme les « cervelles fraîches » de « L’homme aux cervelles fraîches » – ce cas d’un certain Kris plusieurs fois commenté par Lacan. Un obsessionnel se soupçonne de plagiat. Mal interprété par l’analyste, il mange des cervelles fraîches au sortir de sa séance, prévoyant de le lui dire ensuite. Lacan parle d’acting out. L’homme a recours aux cervelles fraîches pour signifier à l’analyste que quelque chose ne passe pas dans ce qu’il a dit, qui ressort de la pulsion.

Au lendemain du rêve, « pâtes fraîches » donc m’évoque ça, ces « cervelles fraîches » de Kris.

frais pape

Ensuite, je penserai à ce pape qui vient d’être fraîchement élu. François 1er. Nouveau pape frais.

Et 4 sortes de pâtes

quatre

4. 4 sortes de pâtes fraîches. 4, pourquoi 4 et faut-il y croire ?

De 4, il a déjà beaucoup été question dans mes interprétations. D’où l’avais-je fait venir? A l’époque du « rêve du 4X4 », je l’avais dit 40, 40 de la guerre, date identificatoire où mon être s’est figé.

4 → 40 → G → I → 1
4 = 4 ≈ guerre ≈ 40 ≈ Guerre ≈ point G ≈ Identification ≈Un

Ce 4, s’il s’agit bien du même toujours, s’il s’agit de lui encore, est souvent donc réapparu ici, depuis que je procède à ces analyses que je fais seule de mes rêves. Ce 4, la façon dont je l’interprète aujourd’hui, va à l’encontre d’une réponse que m’avait faite autrefois mon analyste, réfutant que je puisse me croire identifiée à cette date-là, de la guerre, 40. Réfutant que je puisse m’y identifier à l’instar de la génération des survivants de l’holocauste (voir l’analyse de Riwka Warshawski).  Décrétant qu’il y avait d’autres dates qui pour moi comptaient (puisqu’il y avait au moins celle de la mort du Christ (!)) et que j’étais donc introduite à l’histoire. 

Faut-il que j’y voie une « mésinterprétation » à rapprocher de celle de Kris, qui trop vite dit à son analysant que non, il n’était pas plagiaire, que ce qu’il faisait était réellement original. Placage trop rapide, qui sera suivi d’un acting out. Et si oui, quel fut alors, quel est (encore) mon acting out?

Par ailleurs, pourquoi donnai-je ici des images de mon écriture, ces scans de mes notes manuscrites. C’est qu’il me semble que quelque chose a lieu au moment du tracé, entre autres de ce chiffre, 4, qui recouvre quelque chose de la matière du rêve, quelque chose s’y saisirait de la capture dans la lettre, de sa corporéisation.

Et puis, des crevettes, beaucoup de crevettes à décortiquer

Crevettes, petites crevées à décortiquer, petites rêvettes roses, bébêttesCrecette : j’avais préparé la veille un rôti sans recette, avec des légumes dont j’avais envie, que je ne connaissais pas.

J’ai toujours eu peur de cuisiner. J’en ai toujours été angoissée.  Je savais reproduire l’angoisse de ma mère à laquelle s’ajoutait celle d’être à sa place, au moment où je fais à manger, de prendre sa place. De n’être plus la nourrie. Pour parer cette angoisse, je me suis de longues années durant raccrochée à des recettes suivies à la lettre, scrupuleusement. Aujourd’hui, l’envie de manger commence à me venir, me semble-t-il. Cette envie dont je me suis battue pour me départir, ayant vécu des années assez difficiles de boulimie. Le goût de l’alimentation m’en est passé. Je n’en garde que l’aspect mortifère. Avoir la veille préparé un repas en me laissant guider par ma seule improvisation et mon envie est assez exceptionnel et pouvait provoquer un rêve. Qu’est-ce qui se dit ici de la pulsion orale? La coïncidence avec le cas de l’homme aux cervelles fraîches est-elle à prendre en compte, qui m’a toujours interloquée ?

crevettesrecettes
Crevettes / Recettes … à décortiquer, à trouver, écrire, mon souhait, trouver recette, méthode pour faire face – pour faire avec les grandes tentations.

Quand est-il de mon rapport à la psychanalyse? Se situe-t-il lui aussi à ce niveau là, de la pulsion orale, de la boulimie. En suis-je là également à me méfier de l’alimentaire?

3. L’Italie

Etnathalie?

itnatalie

I … T alie, N A thalie,
ET.
. NA
thalie,

Nathalie depuis longtemps, qui revient dans mes rêves et regardais hier des  irruptions volcaniques sur YouTube, de l’Etna, du Vésuve.

Talie

Nom d’un personnage que j’ai écrit, je crois, peut-être histoire du pays BLANC (auquel je pensais hier),
peut-être pas.

talieVTa lie (de vin)

TA LIE
    V(in)

V est de Vin
V est de Vin depuis longtemps
LIE aussi bien-sûr

ta lienne,

ta chienne…

Vitalis

DITALIE, je m’en souviens, nom curieux d’un chien. DITALY. Non, VITALY. Ou VITALIE ? C’était une histoire de chiens, de cirque, de gens qui vivent dans la rue. Une histoire longue et triste que j’aimais beaucoup et ce drôle de nom « VITALIE ».

Recette à trouver, écrire : « Comment VITALIE ? » Comment vire la lie? Comme si dans la lie, le vin, revenait la vie.

commentVitalie

(Peut-être « Nathalie » compte-t-elle comme signifiant, revient-elle dans mes rêves,  depuis ce « Vitalie » dont je me souviens ici?)

Retrouver le titre de ce roman, auquel d’ailleurs je pensais il y a quelques temps.

Titi, bien sûr, est vitalité depuis longtemps –

Est-ce que j’ai encore ce livre dans ma bibliothèque ? Hector. Le nom de l’auteur. Malot ? Non. HECTOR MALOT.  Non. Consultation de l’internet : Oui ! Hector Malot existe ! Le livre n’est plus dans ma bibliothèque. Dis-moi Google quel est son titre ?  « Sans famille »! Maintenant vérifier nom du personnage qui ne devait pas être un chien.  « Vitalis ». 

« Vitalis », tel était- son nom, en vérité.

(Retrouver cette histoire, la lire à Jules).

III. Pourquoi ce rêve, faut-il croire Freud?

Qu’est-ce qui se recouvre du rêve et de cette représentation (mon interprétation)? Une écriture, oui. Mais encore?

Dans le rêve, une recette vient, une recette est là. D’où elle vient, on ne sait pas. Elle est neuve, inédite, simple, elle sera bonne. Elle est longue. Elle vient après le restaurant, le restaurant du premier soir. D’abord il y a eu la cuisine de l’Autre, maintenant, c’est la mienne.

Rapprochons la recette de la psychanalyse, la psychanalyse comme texte d’aménagement d’un « mets délicat », la cervelle fraîche. La délicatesse, la jouissance, c’est celle de la cervelle. Elle est fraîche (le pape est nouveau, mais le pape est toujours un pape – S1 ou NdP). Et, elle cherche à faire recette. Un comment faire quelque chose de délicieux. Il y faut décortiquer. Cela parle de mon « mode de jouir », qui cherche à faire recette. C’est l’épicière italienne qui s’en chargera. Elle vendra le plat en barriques, façon barriques d’olives.

Olivre Olive, est un très vieux mets de mon histoire (baptême JF, moi, deux ans)

Je crois qu’il faut pas aller plus loin de ce côté-là. C’est une question de faire halte-là. Même si ça va plus loin. C’est arbitraire et sage.

Quelque chose du rêve supporte (= se traduirait, supporterait d’être traduit) une représentation graphique, visuelle. Cela se passe au niveau, à l’instant, à l’intérieur du tracé de la lettre. Des lettres, de l’encre, de son apparition sur le papier, des courbes, de leurs formes, du crissement de la plume. Son dépôt.

Avec la lettre, avec les lettres, dans le report de ce qui se passe dans un rêve, il ne s’agit pas seulement d’un entendre, mais d’un voir.

Notes:
  1. C’est mon premier appartement,  où j’ai commencé à lire Lacan. []
  2. Dans une rue inventée par le rêve, un quartier où, en rêve, je retourne souvent. []
Le rêve donc.

Je suis chez mes parents avec Dimitri.1  Choses vont plutôt bien entre nous.  Puis, c’est de l’ordre de moi qui ne veux plus.

A lieu l’accident parodontologique.  Ma « couronne », qui couvre plusieurs dents, en bas à gauche, a explosé.  Je suis en danger de mort. Je veux voir mon parodontiste, mais n’ai pas son téléphone. Veux donc partir de suite. Sors. Y aller. Pensais que savais où c’était mais c’est chez Dimitri que je vais,  me suis trompée. Une jeune femme sort de la maison, vient à ma rencontre. Je lui explique que je cherche mon parodontiste. Elle me fait rentrer. Sorte de cabinet médical. Me présente à un homme. Lui parle. Crois qu’il est dentiste, mais non. Ou ne veut pas s’occuper de moi, pas le temps, pas de « trou » dans son agenda. Devrais partir, chercher ailleurs, mais reste. Jeune femme m’entraine à sa suite. Je ne sais pas qui elle est, si  elle est une sorte de servante ou secrétaire.

De plus en plus de monde. Jeune femme devient mon amie. Jeune femme malade. De plus en plus de peintures au mur, d’œuvres d’art, de bric-à-brac. L’appartement s’agrandit, fait de plus en plus songer à un château. Je deviens de plus en plus silencieuse, en retrait, en état de distance, avec difficulté à être là. On s’étonne de ce que je ne sois pas auprès de la jeune femme malade, on me dit qu’on pensait que c’était mon amie. Il va peut-être y avoir une explosion auprès d’elle.

Je cherche et perds tout le temps mes affaires. C’est à cause de ça que je ne peux pas partir. Il s’agit d’un sac, un classeur, un tas de feuilles.  Jules apparaît. Lui aussi perd ses affaires. Les gens chez qui nous sommes sont très riches, famille noble, très très grande famille. Jules joue de temps en temps avec d’autres enfants. Nous faisons plusieurs tours du château. La fête bat son plein. La nuit passe. Quelqu’un me dit que je n’ai pas besoin de boire pour être séduisante. C’est le matin.

Frédéric arrive pour nous chercher. Ils ont vidé tout le château. Il ne reste plus rien au mur. Avec F, nous voyons revenir des trains entiers remplis d’objets. Je sais qu’ils retournent au château. Ils ont tous été rangés. En effet, c’est la fin de la fête. Nous allons partir, F., J et moi.

Nous sommes tout en haut du château. Je m’assieds à côté du propriétaire, je lui adresse la parole malgré ma timidité, malgré que nous ne soyons pas du même rang. Je lui dis, désignant la vue qu’on aperçoit au travers des fenêtres. Regardez comme c’est beau. C’est vraiment magnifique. On dirait qu’il y a autant de paysages qu’il y a de fenêtres, autant de tableaux de paysages que d’ouvertures dans le mur. Le réveil sonne.

Notes:
  1. Dimitri,  dis-je à l’analyste,  le seul amour qui fût réciproque, idéalement réciproque.  Une flambée courte et puissante d’amour réciproque. Cela dura, [ Lire la suite …] []
alors ,

croire qu’il n’y aurait que le semblant qui permette d’en découdre avec la jouissance?

calami

déménagement – sur une caisse j’écris livre d’OR au lieu d’écrire livre d’ART

copy/right-left

vous savez pourquoi je m’en fous de ces histoires de copyright copyleft, c’est parce qu’il faut bien qu’il continue d’y avoir des lois non-écrites. hein. de la cité les lois non-écrites. que la possibilité encore me soit laissée de faire ma petite antigone – à moi, à tous.

Événement Lacan (5) – délivre naissance lamelle. aux armes, etc.

mais ça lui fait mal. oui oui. et des feuilles s’échappent de lui. des feuilles. quelque chose va, se feuilletant. s’envole. se « dé-livre » – ce « délivre » en quoi consiste aussi le reste de placenta, délivré, expulsé après la naissance.

à propos du délivre  :

À propos du mot « délivre« , Le Petit Larousse le signale comme un nom masculin. De même placenta et arrière-faix sont des termes masculins désignant le même objet. […]
Cet ensevelissement du placenta revenait au père qui, s’il n’assistait pas à l’accouchement, avait cependant un certain nombre de tâches à remplir. […]
La pratique d’ensevelissement des matières issues de la délivrance relevait des relations entre hommes et femmes à propos de la naissance.
Le placenta était un peu l’ombre du nouveau-né, trace de l’univers intra-utérin, aussitôt renvoyé au destin final du corps humain dans la tradition occidentale, la terre.

et ne retrouve-t-on pas dans ce délivre,  cette lamelle,  la libido, largement décrite ici :

Chaque fois que se rompent les membranes de l’œuf d’où va sortir le foetus en passe de devenir un nouveau-né, imaginez un instant que quelque chose s’en envole, qu’on peut faire avec un œuf aussi qu’un homme, à savoir l’hommelette, ou la lamelle.

La lamelle, c’est quelque chose d’extra-plat, qui se déplace comme l’amibe. Simplement, c’est un peu plus compliqué. Mais ça passe partout. Et comme c’est quelque chose – je vous dirai tout à l’heure pourquoi – qui a à voir avec ce que l’être sexué perd dans la sexualité, c’est, comme est l’amibe par rapport aux êtres sexués, immortel. Puisque ça survit à toute division, puisque ça subsiste à toute intervention scissipare. Et ça court.

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