Travailler moins est-ce paresser?

25 août 2015 | août 2015 | brouillonne de vie | , , |

On est évidemment, immédiatement, tenté d’inverser la question : paresser, est-ce travailler plus? Paresser n’a-t-il été perdu par notre société de loisirs qui si bien travaille à remplacer la vacance par l’activité. J’en veux pour exemple nos enfants qui doivent être occupés et ne sauraient être abandonnés à l’ennui, au risque qu’ils nous interpellent avec des questions dont nous ne saurions répondre. L’absence d’occupation est aujourd’hui largement déconsidérée, de même qu’on ne saurait rester longtemps seul avec soi, c’est-à-dire sans glisser, entre soi et soi, un écran qui nous capte.

L’autre qui encadre aujourd’hui n’est jamais loin qui nous dise ce que nous avons à faire – qu’il s’agisse du travail, du club Méditerranée, de l’émission de télé-réalité ou du jeu-vidéo. C’est que nous aimons à nous laisser dire, à nous laisser dicter. Paresser, ce serait prendre le risque de nous déconnecter de cette intrusion injonctive permanente de l’autre, dont nous sommes de plus en plus dépendants. Que ce soit quand il nous entraîne sur internet ou lorsqu’il nous pousse à vider le frigo familial. Il est devenu très difficile d’échapper à cette véritable injonction surmoïque à nous consumer pour échapper au métro-boulot-dodo.

Tout porte dès lors à croire que paresser plus conduirait à travailler mieux. Les Japonais, et les vraies entreprises de pointe à leur suite, l’ont bien compris qui poussent leurs employés à faire du tai-chi sur le lieu de travail. Dans ce contexte, faire du taï-chi, est-ce encore paresser? Il est permis d’en douter. Le taï-chi se veut une forme qui accueille le vide. Car c’est bien par le vide qu’il s’agit de se laisser interroger avec la paresse. Or dans les gratte-ciels nippons ou les déserts californiens, il est probable que le vide qu’on cherche à nous creuser au corps doive plutôt servir à mieux nous occuper (à travailler).

Plus sérieusement, on est poussé à croire qu’une paresse digne de ce nom nous conduirait à nous engager dans le travail d’une façon inédite. Non plus pour échapper à nous-mêmes ou aux questions de nos enfants, mais au contraire pour nous ouvrir à l’inconnu et à ce qui ne s’achète pas.

mardi 28.9

28 septembre 2021 | septembre 2021 | brouillonne de vie | , , |

Hier, j’ai fermé le blog.

Après-midi Paris, après matinée parc chi
avec Alain Re
qui m’avait in
S’agissant du fait que je n’ai plus en
que je n’ai plus en vie
de voir l’analyste, eu
l’idée que

Je vais mal. Hier, j’ai fermé le blog.

S’agissant de cet été, du fait que je n’aie plus en vie
de
plus envie
de
voir l’analyste, dont je n’ai même plus
en
de citer le nom, eu l’idée que

Quelle idée

Cet été

Que cela était lié aussi aux
vacances.
Puisqu’également a
rrêté
faire tai. Cela qui probablement tous ans se ré
pète et qu’oublie j’ensuite, ridiculement. Je ne supporte pas l’ar
rêt des cours, de l’analyse. Et je combats, préviens ce

cette perte, en décidant d’a
rrêter

d’a
rrêter l’été

Cette année,

j’ai très tranquillement rrêté le tai chi. Et aussi tranquillement rrêté l’analyse d’ailleurs. Décidé d’a

A la rentrée, j’ai cependant fini par me réinscrire à un cours de tai, puis deux. Et j’ai revu l’analyste, une, puis deux.

Le problème avec l’a était cependant ré, ce serait posé indépendamment des cances, me suis a dressée, de ma plus belle
plume, à un autre a. Qui ne m’a pas ré, d’où, nant, jetzt, déprime forte.

Je ne sais quels mots mettre sur cette déprime.

Il est dû aussi à ce que ça m’enrage de voir E. jouer à des jeux vidéos toute la journée…


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