dimanche 13 octobre 2013 · 19h30

pas de muguet dans la valise

toute la famille (le père, la mère, les frères). nous devons faire nos bagages, peu de temps avant le  départ de l’avion ou du train que nous devons prendre. nous sommes probablement sur un lieu de villégiature ( mer ou/et Ardennes). c’est moi qui prépare les bagages, inquiète et désireuse de prendre de l’avance. les autres ne sont pas là. Il y a deux valises à remplir (la grande noire, la petite blanche).

ex-analyste (celui de Brux.) assis/enfoncé dans un fauteuil, raconte quelque chose, en fait c’est à la radio qu’il parle. il parle de lui, raconte sa vie. à la fin de l’émission, il annonce l’émission suivante, et parle d’une chose qu’il ne racontera pas  avec un sourire malicieux.

l’émission terminée, il reçoit un bouquet de fleurs, blanches. le bouquet comprend deux sortes de fleurs : une sorte de muguet ainsi qu’une autre sorte que je n’en connais pas, qui ressemble plutôt à une longue herbe. les muguets ont cette particularité que leurs clochettes longent toute la tige, depuis la base.

toutes les plantes sont rassemblées, car elles ne seront pas emportées dans le voyage. analyste retire une paire de fleurs de son bouquet, je lui dis que j’en veux bien moi aussi. il me donne celle qu’il tient.

aucune possibilité d’interpréter ce rêve, me semble-t-il. lié certainement à ce que j’ai écrit récemment, et il m’en a coûté, à propos de ma première séance d’analyse.

il n’y a que le muguet auquel je pourrais m’arrêter. muguet, qui résonne un peu avec mon nom. muguet aussi de la fête du travail. muguet qui évoquerait le lys, fleur préférée de mon père. ou encore muguet/lys que Gabriel tend à Marie quand il lui annonce qu’elle va porter un fils. ou encore cette maladie de la bouche dont j’ai déjà dû souffrir? 

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edit 11 avril 25 : … c’est quoi cet analyste qui parle à la radio et que reçoit des fleurs…. nimp…. 

jeudi 17 juillet 2014 · 09h13

Nieuwpoort, des images

17 juillet

18 juillet

J’avais voulu retourner à Nieuwpoort où nous avions si souvent été quand j’étais enfant. La digue et la plage y sont magnifiques. Nous avons logé en un endroit, tout au bout de la digue, dont le nom ne me revient pas, où nous n’avions nous-même jamais logé. Ma tante, si. La sœur de mon père. Il y eut une année où elle nous rejoint, là. Que d’heures de vélo ou de cuistax sur cette digue. Je racontais certainement tout ça à Jules. Et lui montrait l’endroit où nous longions. Les oiseaux…. Villa Les oiseaux. Ma tante Titi logeait là tout le mois de juin, et louait un taxi au mois, garé dans le garage, avec lequel nous faisions nos course. Je la rejoignais tous les ans à partir du 15 juin, environ.

Sandeshoved, le nom de l’hôtel!! Enfin, je crois… Je ne sais pas si nous logions à trois dans la même chambre ou si ma mère avait la sienne. Ma mère avait la sienne.

20 juillet

Jules était tellement enthousiaste, heureux sur la plage… Je suis si contente que ces photos ont été faites… Il y en a d’autres, d’ailleurs.

Publié sur le blog le 22 août 2026.

samedi 19 juillet 2014 · 18h18

petit théâtre à Nieuwpoort

Notes manuscrites retrouvées dans un carnet orange. Les protagonistes étaient nommés A, B et C. Je reconnais une conversation eue avec ma mère, et transcrite après coup, je crois, probablement plusieurs jours après. Mais ce n’est pas sûr. Il est possible que j’aie pensé alors à l’écriture d’une fiction. Il est probable que j’aie songé à le continuer. A moins que je n’aie volontairement choisi de ne pas parler du souvenir qui revient à ma mère et dont je me souviens également. Est-ce que nous nous en étions alors parlé? Et est-ce ce dont je voulais parler? Ou pas. Il existe des photos de ce séjour à 3 à Nieuport. C’est l’unique fois où nous avions fait cela. J’avais loué un chambre sur la digue, toute en longueur, et j’avais invité ma mère. La relation était alors plutôt tendue, dans l’ensemble. Je ne regrette évidemment pas de l’avoir fait, au contraire.

Coucher de soleil. Ma mère fumait beaucoup. Je regrette par contre de n'avoir pas cherché à prendre de plus belle photo d'elle...

C’est la fin d’après-midi. Peut-être le premier jour de leur séjour là. Peut-être viennent-iels d’arriver à l’hôtel. Sur la petite terrasse qui donne sur la mer, V et sa mère sont assises l’une en face de l’autre. Jules, lui, est appuyé à la balustrade.

Véronique : J’ai besoin d’un café. D’abord, je vais prendre un café.

Lutgarde : Mais tu n’as pas besoin d’un café.

V : Qu’en sais-tu? Qu’en sais-tu que j’aie besoin ou pas d’un café ?

L : Mais, non, tu n’as…

V : J’ai besoin d’un café. Enfin, je le sais que j’ai besoin d’un café.

L : Mais non, tu n’as pas besoin d’un café. Écoute…

V : Je le sais quand même. C’est mon corps, non ? Je le sens. C’est mon corps, d’accord ?

L : Oui. Non. Oh, écoute, comme tu veux, à la fin.

Jules : Qu’en sais-tu ? Qu’en sais-tu ? Qu’en sait-elle ? C’est comme une chanson. (Il met ses mains sur ses oreilles.)

L : Que dis-tu ? Que dit-il ? Oh, va jouer autre part, tu veux ?

V : Mais non, il ne veut pas. Mais enfin, maman, mais laisse-le, s’il te plaît, c’est mon enfant.

J : J’ai mal à l’oreille.

V : C’est vrai ? Tu as mal à l’oreille ? Fort ? L’oreille droite ?

J : Non, pas fort. Enfin, j’ai un peu mal à l’oreille.

L : Il ne pourra pas nager dans la mer.

V : Mais si, il pourra nager dans la mer. Mais oui, Jules, tu pourras nager. T’inquiète pas.

J : J’ai juste un peu mal à l’oreille. C’est passé maintenant.

V : C’est ce vent. Si tu veux rentre, Jules.

J : Oui. Je peux regarder la télévision ?

V : Oh ben non, non. Pourquoi ? Est-ce que… Oh, et puis si. Bon, regarde la TV, si tu veux. (Elle tousse) Moi aussi, j’ai presque mal à la gorge.

L : Presque?

V : Ça chatouille. Voilà. C’est un degré de douleur tout à fait supportable.

L : Alors, ce n’est pas de la douleur.

( V Soupire, rit. Se secoue.)

L : Tu ris.

V : On n’arrive jamais à se parler.

L : Ça n’a pas d’importance.

V : Non, c’est vrai. Pas d’importance. Tu sais pourquoi tu dis que je n’ai pas besoin de café?

L : Oh, écoute, je ne sais pas. Moi, en tout cas, je n’ai plus besoin de café.

V : Voilà, justement! (Elle rit.)

L : Si je devais en boire un seul de plus, je ne dormirais pas ce soir.

V : C’est vrai que ma gorge chatouille. C’est un léger dysfonctionnement. Il ne faut pas que je m’endorme. Je vais vraiment m’endormir. C’est si bon de dormir.

L : Tu as toujours beaucoup dormi.

V : Oui, c’est vrai. Je ne sais pas pourquoi.

L : On oublie bien quand on dort.

V : Dormir est un délice. Cela s’impose à moi. C’est plus fort que tout. Quand je veux dormir, je veux dormir. Je n’arrive à plus rien vouloir d’autre.

L : Moi, je n’ai jamais bien dormi.

V : Non, c’est vrai. Enfin, jamais. Tu crois ?

L : Je crois, oui.

(V tousse.)

L : Tu sais, tu devrais prendre une tasse de thé avec du miel. Cela adoucirait ta gorge.

V : Je n’ai pas très mal.

L : Ton amie Marie un jour m’avait demandé ça.

V : Quoi?

L : Eh bien, quand j’avais commencé à avoir des insomnies.

V : Marie ?

L : Oui. Je ne sais plus ce que je lui avais répondu. On oublie, hein? Ma parole, c’est vrai que tu t’endors!

V : Peut-être que je devrais me faire une tasse de thé. Je m’intéresse à ce que tu dis.

L : Oh non, ce n’est pas important, ce que je dis.

V : Imagine quelqu’un qui s’endormirait chaque fois qu’il se passe quelque chose d’important. Est-ce qu’il ne t’a pas soignée, Marie ?

L : Si, c’est possible, si. Je ne sais plus.

V : Elle te faisait des shiatsus!

L : Oui, c’est possible. C’est bien possible. Mais je ne sais même plus en quoi consistent les… Comment dis-tu ?

V : Shiatsu. Médecine japonaise. Par accupression. Comme l’acupuncture mais avec les doigts.

L : Parce que je n’arrivais pas à dormir. Oui. Mais maintenant je dors mieux. C’est loin tout ça.

V : Je m’en souviens. Papa était encore en vie.

L : Oh non!

V : Je me souviens, je crois, de ce que tu avais dit à Marie.

L : Ah bon ? Elle t’en avait parlé et elle t’en aurait parlé ?! Est-ce qu’elle n’était pas sous le serment d’Hippocrate ?

V : Marie ? Oh, c’est pas son genre. De se taire sur quoi que ce soit. Elle était toujours à vouloir dire. On y croyait beaucoup à la parole en ce temps-là. Je vais me faire une tasse de thé.

L : Oh, moi aussi, j’en veux bien une.

V. Tu n’arriveras pas à dormir.

L : Oh, moi aussi, j’en ai besoin, si.

V: Bon, j’y vais. Thé vert?

L : Thé au lait.

V : OK.

(Elle revient.)

L : Regarde la mer.

V : Oui.

L : On est bien, là.

V : Oui.

L : Je me suis souvenue de ce que j’avais dit à Marie.

V : Je vais chercher le lait, je reviens.

L : Pourquoi faut-il qu’on ait toujours besoin de porter des choses à la bouche ?

J : Dans la bouche.

L : Dans la bouche, si.

J : Parce que c’est bon.

V : Tu ne regardes plus la télé.

J : J’ai laissé passer l’heure du goûter, j’ai faim.

L : Il n’y a plus rien au frigo.

V : Avant, toi, ton frigo était toujours plein.

L : Maintenant, il est toujours vide, je sais.

J : Je sais où il y a des gâteaux.

V : Tu ne vas plus regarder la télé ?

mardi 25 août 2015 · 19h54

Travailler moins est-ce paresser?

On est évidemment, immédiatement, tenté d’inverser la question : paresser, est-ce travailler plus? Paresser n’a-t-il été perdu par notre société de loisirs qui si bien travaille à remplacer la vacance par l’activité. J’en veux pour exemple nos enfants qui doivent être occupés et ne sauraient être abandonnés à l’ennui, au risque qu’ils nous interpellent avec des questions dont nous ne saurions répondre. L’absence d’occupation est aujourd’hui largement déconsidérée, de même qu’on ne saurait rester longtemps seul avec soi, c’est-à-dire sans glisser, entre soi et soi, un écran qui nous capte.

L’autre qui encadre aujourd’hui n’est jamais loin qui nous dise ce que nous avons à faire – qu’il s’agisse du travail, du club Méditerranée, de l’émission de télé-réalité ou du jeu-vidéo. C’est que nous aimons à nous laisser dire, à nous laisser dicter. Paresser, ce serait prendre le risque de nous déconnecter de cette intrusion injonctive permanente de l’autre, dont nous sommes de plus en plus dépendants. Que ce soit quand il nous entraîne sur internet ou lorsqu’il nous pousse à vider le frigo familial. Il est devenu très difficile d’échapper à cette véritable injonction surmoïque à nous consumer pour échapper au métro-boulot-dodo.

Tout porte dès lors à croire que paresser plus conduirait à travailler mieux. Les Japonais, et les vraies entreprises de pointe à leur suite, l’ont bien compris qui poussent leurs employés à faire du tai-chi sur le lieu de travail. Dans ce contexte, faire du taï-chi, est-ce encore paresser? Il est permis d’en douter. Le taï-chi se veut une forme qui accueille le vide. Car c’est bien par le vide qu’il s’agit de se laisser interroger avec la paresse. Or dans les gratte-ciels nippons ou les déserts californiens, il est probable que le vide qu’on cherche à nous creuser au corps doive plutôt servir à mieux nous occuper (à travailler).

Plus sérieusement, on est poussé à croire qu’une paresse digne de ce nom nous conduirait à nous engager dans le travail d’une façon inédite. Non plus pour échapper à nous-mêmes ou aux questions de nos enfants, mais au contraire pour nous ouvrir à l’inconnu et à ce qui ne s’achète pas.

mardi 28 septembre 2021 · 15h51

mardi 28.9.21

Hier, j’ai fermé le blog.

Après-midi Paris, après matinée parc chi
avec Alain Re
qui m’avait in
S’agissant du fait que je n’ai plus en
que je n’ai plus en vie
de voir l’analyste, eu
l’idée que

Je vais mal. Hier, j’ai fermé le blog.

S’agissant de cet été, du fait que je n’aie plus en vie
de
plus envie
de
voir l’analyste, dont je n’ai même plus
en
de citer le nom, eu l’idée que

Quelle idée

Cet été

Que cela était lié aussi aux
vacances.
Puisqu’également a
rrêté
faire tai. Cela qui probablement tous ans se ré
pète et qu’oublie j’ensuite, ridiculement. Je ne supporte pas l’ar
rêt des cours, de l’analyse. Et je combats, préviens ce

cette perte, en décidant d’a
rrêter

d’a
rrêter l’été

Cette année,

j’ai très tranquillement rrêté le tai chi. Et aussi tranquillement rrêté l’analyse d’ailleurs. Décidé d’a

A la rentrée, j’ai cependant fini par me réinscrire à un cours de tai, puis deux. Et j’ai revu l’analyste, une, puis deux.

Le problème avec l’a était cependant ré, ce serait posé indépendamment des cances, me suis a dressée, de ma plus belle
plume, à un autre a. Qui ne m’a pas ré, d’où, nant, jetzt, déprime forte.

Je ne sais quels mots mettre sur cette déprime.

Il est dû aussi à ce que ça m’enrage de voir F. jouer à des jeux vidéos toute la journée…


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