vendredi 4 décembre 2015 @ 13h29

42 premières minutes #paschagrinMatin #valse-hesitation

Bonjour,
Ce matin, je ne sais pas quoi faire, mais hier j’ai regardé les 42 premières minutes de L’amour fou de Rivette sur YouTube mais en grand écran sur la télé. Le son était très mauvais mais c’était bien.
Après, j’ai préparé à manger en songeant à vous écrire que j’avais regardé les 42 premières minutes de L’amour fou de Rivette sur YouTube, mais en grand écran sur la télé et que le son était très mauvais mais que c’était bien et que maintenant (hier) mes pensées avaient la voix de Bulle Ogier, ce qui leur donnait de la beauté qui pouvait me donner l’envie de vous écrire pour vous en passer. Mais bon, ça c’était hier.
Aujourd’hui matin, je suis confrontée au problème de choisir quoi faire. De décider quoi faire. Je suis souvent confrontée à ce genre de problème. Ainsi, par exemple, il m’arrive de ne pas écrire, comme hier d’ailleurs, simplement parce que je ne sais pas quel support choisir (à la main, sur le petit Mac, sur le téléphone, sur le gros ordi ?) Hier, en effet, je vous aurais écrit beaucoup d’autres choses encore (en plus du fait que j’avais regardé L’amour fou de Rivette jusqu’à la 42ème minute sur YouTube mais sur le grand écran de la télé et que le son était très mauvais mais que c’était bien et qu’ensuite mes pensées résonnaient dans ma tête avec la voix de Bulle Ogier, ce qui leur donnait de la beauté que j’aurais bien aimé essayer de vous transcrire, quoique je ne me fis pas d’illusions, en vous écrivant, ce que je ne fis pas parce que je n’étais pas arrivée à décider du support sur lesquels vous écrire, etc.) Cependant, hier, du fait de la beauté dans laquelle je restais et de la voix de Bulle Ogier, je me suis dit que ce n’était pas grave, de ne pas vous écrire, que déjà, il y avait ça, cet agréable moment de passé, à cuisiner avec en tête la voix de Bulle
Ogier.

Au fond, ce que je voulais dire, c’est (tout bêtement) que le son avait beau être mauvais, il n’empêchait pas d’entendre, la beauté des voix, la qualité particulière de leur détachement. Elles sont ce qu’elles sont, portées par des organes phonateurs qui remplissent leur office. Elles articulent sans état d’âme. Peu importe finalement ce qu’elles disent, quand bien même elles diraient Andromaque – « Est-ce là, dira-t-il, cette fière Hermione ? » Elles résonnent, claires, donnent au texte de retrouver un moment un corps, ses vibrations, dont la mémoire inscrit les rythmes au cœur des nôtres. Nos propres rythmes, à les entendre, continuent de jouer, pour un moment, de partitions qui ne sont pas les leurs et qui nous enchantent. Juste la force du beau, je suppose.


http://www.cineclubdecaen.com/realisat/rivette/amourfou.htm

 

dimanche 6 décembre 2015 @ 16h09

un petit peu de chi pour le réveil?!

#taïchi #réveil 3ème jour que je fais au réveil la technique de chi indiquée par Nicole.
Je croyais que j’allais m’en souvenir, mais je ne ne suis pas sûre d’avoir bien retenu.
Non, c’est le 4ème jour. Le 1er jour, quand je l’ai fait, après j’avais mal à un drôle d’endroit, je dirais près du tong,  à droite du tong. Ça a bougé pendant la journée. Ça me faisait mal quand je marchais, vraiment mal. Mais le lendemain matin, la douleur était partie et n’est pas revenue quand j’ai refait la technique. J’étais rassurée.

Donc. Assise ou en tailleur sur le lit .
D’abord ( et c’est là que je ne suis pas sûre), respiration en 3 temps :
1/ Inspiration  par le nez.
Démarrée dans le tantien, puis par les basses côtes, puis par les « ouïes » des côtes médianes, enfin par les clavicules.
2/ Retenir  un moment l’inspir à ce niveau. Et recommencer en repartant du bas, sans expiration –  tantien, basses côtes, médium côtes, clavicules.
(Puis, mais je ne suis pas sûre, finir par le haut du dos, puis sommet du crâne).
3/ Ensuite, expiration complète en enroulant la colonne, jusqu’à ce que les poumons soit vidés. (Quand on fait ça, du moins ça l’a fait aujourd’hui, on peut faire descendre le chi dans le bas corps.)
Faire cette respiration deux fois.
————-
Ensuite. Doigts qui poussent dans repère avant, pousser boule vers l’avant dans une courte inspiration, le plus fort et rapidement possible. S’arranger pour avoir un expir plus long que l’inspir. Faire ça 50 x.
—————
Refaire ensuite première technique, de nouveau. Les inspirs montants en trois temps, suivis d’expirs enroulés.
Faire tout ça 3 x en tout.

C’est assez difficile. Mais, on ne sait pas vrai ce qu’on fait et on n’a pas le temps de réfléchir.

 Ça me paraît une technique efficace pour apprendre la respiration subombilicale.

Jusqu’à aujourd’hui, j’ai à chaque fois dû aller aux toilettes juste après. Et puis, eh bien tendance à l’euphorie pendant la journée.

Weird.

dimanche 13 décembre 2015 @ 15h51

ne calcule ni ne juge – la conscience et l’inconscient

#sevrage #Paroxétine 5ème jour de diminution Paroxétine (=Deroxat). J’ai commencé à réduire le 9 décembre 2015. Je suis passée de 1 Deroxat à 1/2. Je ne m’attendais pas à ce que ça soit si difficile. Confusion. Tout ce que je puis dire.

#méditation Hier, ATELIER DE MÉDITATION. N. propose un petit exercice de non-interprétation qu’elle appelle également exercice de non-identification. Je ne peux m’empêcher de comprendre/d’interpréter : délaissement du symbolique, oubli des mots, donc interprétation rendue impossible et chute des identifications. (c’est bien au symbolique d’abord que l’on s’accroche, auquel on s’identifie – au symbolique, à un mot, à un signifiant  :  tel le Christ sur sa croix :: se souvenir de Michel Tournier :::   « Méfie-toi, dit-il dans le Roi des Aulnesqu’à force de porter ta croix, elle ne finisse par te porter! »   C’est bien ça, l’identification symbolique, de ça qu’il s’agit de décrocher). Quelqu’un dit « désapprendre« .    N. de raconter l’histoire d’un sage en méditation dont l’un des disciples, à son grand effroi, s’aperçoit qu’un serpent l’approche, lui grimpe dessus, le traverse, et,  à la fin de la méditation, lui rapporte : « Maître, maître, il y avait un serpent, il vous est passé dessus ! » Et le Maître de répondre : « C’était donc ça, cette chose gluante et glissante qui m’est passé dessus… » (le récit que j’en rapporte est approximatif, hélas). N. ajoute que la conscience, celle à laquelle elle voudrait qu’on atteigne par ces méditations, n’interprète ni ne juge. La formule (il est possible que je me trompe dans mon souvenir) est très proche de celle de Freud : l’inconscient ne calcule ni ne juge. Elle n’a donc donné aucune consigne pour la méditation, si ce n’est de garder ça à l’esprit.

#lettre je me suis gardée hier d’écrire à N. (me méfie du transfert, de l’amour, me méfie de moi-même, et peur de faire peur, peur de paraître vraiment trop en demande, que de trop laisser transparaître ma demande. du coup, j’écris plutôt ici.)

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mardi 15 décembre 2015 @ 15h49

d’ici à ce que, tous les matins

#matin #Paroxétine #sevrage 6 jours que je diminue la Paroxétine.
#taïchi Hier, j’ai décidé que d’ici à ce que ça se calme (je revois le Dr G dans une semaine), je ferais du taï chi tous les matins. D’abord les exercices qu’a indiqués Nicole pour un réveil en pleine forme, ensuite les 108,  y compris la 3ème section que je connais pas, avec le DVD de Nicole.

Cette 3è section, c’est très amusant. Elle me paraît différente, ponctuée de çà de là  de petites fantaisies, je me sens un peu comme une extra-terrestre quand je la fais, elle contient une sorte d’accélération, d’urgence joyeuse, enfin, c’est l’effet qu’elle me fait, surtout maintenant que je ne la connais pas, ce que j’aime beaucoup, beaucoup ne pas savoir quel mouvement va suivre. Il me semble que le taï chi qu’on fait alors est beaucoup plus près du taï chi qu’il va falloir ensuite reconquérir, que l’on perdra au fur et à mesure que l’on apprendra la forme… Donc, j’en profite… Je profite de la découverte. Là, je viens juste de terminer. Et je dois dire que ça me fait vraiment du bien.

Faudrait que je retrouve le DVD des 24, pour le soir.

#après-midi pas facile, et la mort de l’ami chabert, pas facile. yeux tout gonflés. paupières si lourdes. faut s’accrocher.

mercredi 16 décembre 2015 @ 11h10

Sevrage Paroxetine, 4ème jour

Hillary Express

Je viens juste de commander mon premier repas
curry et riz
tout seul dans un restaurant japonais.
Quel triomphe !
Je me sens comme un bébé risquant son premier pas hésitant.
Gare à toi, Mont-Everest !

Tokyo, Le 16 mai 1976

Richard Brautigam, Journal Japonais

Matin matin matin ,  mercredi . Réveillée en forme et… en appétit… C’est ce que je veux, je veux ça, avoir envie. Me réveiller, avoir envie, vouloir.  Mangé des céréales au chocolat de Jules, parce qu’il n’y en n’avait plus des miennes et dorénavant ce sera ça, ce sera bon.

Suis sûre que dois ce réveil à la séance de taï chi d’hier soir, cours de 24,  pourtant, commencée sous de mauvais auspices puisqu’étais arrivée en retard. Avais oublié de descendre à mon arrêt (Cité Universitaire),  descendue 2 arrêts plus loin, plongée que j’étais dans lecture de Richard Brautigan, Journal japonais, magnifique. C’est le journal de RB au Japon, qu’il tient en haïkus. Un délice.

Pour le télécharger et comme moi risquer de rater son arrêt : R. Brautigam au format epub, c’est là, merci.

//

Technique (je note ce dont je me souviens)

Assise.

Horloge midi – 6 heures, 3 heures – 9 heures, sur repère avant, pas trop grosse (l’horloge).

Inspirer successivement dans midi, 6 h, 3 h, 9h avec, à chaque fois, expir dans repère avant. Ensuite inspirer en même temps dans midi, 6 h, expir repère avant, puis dans 3h, 9h, expir dans repère avant.

Bon. Y a plein de choses que j’ai déjà oublié!

Peut-être prendre carnet de notes, noter sur place pendant ou après le cours. Ah, oui, après, c’était depuis repère avant, traversée jusqu’au tantien, essayer d’atteindre le tantien. Et, je ne sais plus ce qu’il en était de la respiration. Puis traversée du ventre en passant par Tantien jusqu’au repère arrière. Et je ne sais plus ce qu’il en était de la respiration !

Elle parlait de « tracer une petite ligne ». C’est probablement Inspir dans repère avant expir en traçant petite ligne jusqu’au tantien. Puis, pareil depuis repère arrière.

Puis faut arriver à la ligne qui fasse repère avant- Tantien- repère arrière.

Mais peut-être que ça fait inspir dans les repères avant et arrière en même temps en traçant lignes vers tantien et expirer dans tantien.

———- j’étais descendue deux arrêts trop loin. je n’étais encore jamais venue là. ———————- alice

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