42 premières minutes #paschagrinMatin #valse-hesitation

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Bonjour,
Ce matin, je ne sais pas quoi faire, mais hier j’ai regardé les 42 premières minutes de L’amour fou de Rivette sur YouTube mais en grand écran sur la télé. Le son était très mauvais mais c’était bien.
Après, j’ai préparé à manger en songeant à vous écrire que j’avais regardé les 42 premières minutes de L’amour fou de Rivette sur YouTube, mais en grand écran sur la télé et que le son était très mauvais mais que c’était bien et que maintenant (hier) mes pensées avaient la voix de Bulle Ogier, ce qui leur donnait de la beauté qui pouvait me donner l’envie de vous écrire pour vous en passer. Mais bon, ça c’était hier.
Aujourd’hui matin, je suis confrontée au problème de choisir quoi faire. De décider quoi faire. Je suis souvent confrontée à ce genre de problème. Ainsi, par exemple, il m’arrive de ne pas écrire, comme hier d’ailleurs, simplement parce que je ne sais pas quel support choisir (à la main, sur le petit Mac, sur le téléphone, sur le gros ordi ?) Hier, en effet, je vous aurais écrit beaucoup d’autres choses encore (en plus du fait que j’avais regardé L’amour fou de Rivette jusqu’à la 42ème minute sur YouTube mais sur le grand écran de la télé et que le son était très mauvais mais que c’était bien et qu’ensuite mes pensées résonnaient dans ma tête avec la voix de Bulle Ogier, ce qui leur donnait de la beauté que j’aurais bien aimé essayer de vous transcrire, quoique je ne me fis pas d’illusions, en vous écrivant, ce que je ne fis pas parce que je n’étais pas arrivée à décider du support sur lesquels vous écrire, etc.) Cependant, hier, du fait de la beauté dans laquelle je restais et de la voix de Bulle Ogier, je me suis dit que ce n’était pas grave, de ne pas vous écrire, que déjà, il y avait ça, cet agréable moment de passé, à cuisiner avec en tête la voix de Bulle
Ogier.

Au fond, ce que je voulais dire, c’est (tout bêtement) que le son avait beau être mauvais, il n’empêchait pas d’entendre, la beauté des voix, la qualité particulière de leur détachement. Elles sont ce qu’elles sont, portées par des organes phonateurs qui remplissent leur office. Elles articulent sans état d’âme. Peu importe finalement ce qu’elles disent, quand bien même elles diraient Andromaque – « Est-ce là, dira-t-il, cette fière Hermione ? » Elles résonnent, claires, donnent au texte de retrouver un moment un corps, ses vibrations, dont la mémoire inscrit les rythmes au cœur des nôtres. Nos propres rythmes, à les entendre, continuent de jouer, pour un moment, de partitions qui ne sont pas les leurs et qui nous enchantent. Juste la force du beau, je suppose.


http://www.cineclubdecaen.com/realisat/rivette/amourfou.htm

 

Par Iota

- travailleuse de l'ombre

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