Deux heures du matin ! Et j'ai de nouveau passé la journée d'hier à regarder une série, la saison 2, la suite de la veille, alors que ça devient du grand n'importe quoi et pour apprendre finalement qu'il y aurait encore une saison 3! Olala, je n'en peux plus. Et puis mal aux dents. je n'ai plus d'huile de nigelle. Je ne sais pas pourquoi l'analyste continue de dire que j'écris bien. Je lis encore la bio de Kafka. F m'a sortie pour voir un film que j'ai trouvé bien, que nous avons trouvé superbe en vérité, de Kurosawa, d'Akira Kurosawa, Entre le ciel et l'enfer, le titre ne ressemble pas au film. Hélas, je…
23 septembre 24 à 02h 23 min
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Paris, nuit. De nouveau réveillée à 4 heures. Me suis levée pour écrire et comme d'hab au lieu de ça tout de suite captée par Instagram. Il est 4h 45. Hier, coup de fil avec J. Il est bien, il va bien, il est content, être seul, vivre seul lui plaît. Il fait face. Dit-il et je le crois et j'en suis heureuse. À nous de respecter ça, d'apprendre à nous passer de lui, à ne plus nous occuper de lui. Ça fait un vide. À construire une nouvelle relation. À nous occuper de nous. Je dis ça et ça fait 2 jours que je regarde une série. Industry. Saison 1, avant-hier et seulement la…
pour les psys, non posté sur FB
mais de quelles horreurs de quelles ignominies parlez vous ? de celles qui ont lieu depuis bientôt 1 an à Gaza ? De ce qui se passe dans les territoires occupés ? du nombre de morts et d'enfants morts ? et de blessés charcutés hachés explosés ? des tortures subies des humiliations de l'indifférence du monde ? mais qu'est-ce que vous croyez, à quoi croyez-vous, qui vous rende indifférents à ce malheur-là ? est-ce que vous ne voyez pas que l'armée la plus morale du monde commet aujourd'hui des crimes innommables ? est-ce que vous aussi pensez qu'il faut et suffirait d'appuyer sur un bouton pour se débarrasser du problème de Gaza ? est-ce que…
« Pour avoir un effet, il faut « influencer de l’intérieur » – c’est ce que dit le lapin une minute avant de disparaître dans la gueule du lion. »
"Pour que ça ait de l'effet, il faut « influencer de l'intérieur » - c'est ce que dit le lapin une minute avant de disparaître dans la gueule du lion." Ruchama Marton Il faut que les opposants au gouvernement israélien s'adressent au monde en admettant leur impuissance et laissent tomber le concept de changement de l'intérieur, il faut qu'ils reconnaissent leur faiblesse et demandent de l'aide. En outre, les opposants au gouvernement devraient exiger que le droit international soit imposé à Israël, exiger l'imposition de sanctions contre Israël et son gouvernement et le déploiement d'une force internationale à Gaza et dans les territoires occupés. Seule une intervention extérieure peut sauver les Israéliens d’eux-mêmes et mettre…
28 avril 24 – à propos de l’exposition « MES KATANGAIS (LA PEINTURE AMOUR, SOMMEIL) »
— Thomas Dunoyer de Segonzac à la galerie Treize
Thomas, Je suis mauvaise à publier sur I. L'impression que j'ai du livre outre la joliesse de son format de son papier la matité de la couverture et le plaisir de ces pages découvertes à couper, le souvenir de ton chant ta lecture les peintures la conversation dans la lumière de la galerie, ta passion, passion aussi de l'histoire d'une histoire qui me fuit, de la révolution, l'enfant, la compagne longue, tout ça se mêle à ma lecture, et j'aime aussi les jeux de mots d'assonance la liberté prise, ce qui se dit sur la folie, "l'incapacité a déguiser en idéologie sa folie intime", le sommeil les rêves les allongés. Et ce que tu disais…
Elle me raconte
Elle me raconte. Elle est en face de moi. Elle me raconte. Elle ne me regarde pas. Ses yeux sont baissés, parfois elle les lève, mais c'est très court, c'est un éclair bleu. Cet éclair me touche d'une façon incroyable. Elle me raconte comment elle jouit, comment elle a été sur le point de jouir, comment elle a voulu jouir, comment elle est partie, frustrée, dépitée. Elle avait curieusement commencé en me disant : « Il y a un épisode que je veux te raconter, c'est un épisode... » J'avais trouvé l'expression un peu curieuse. Je l'écoutais me parler en la regardant. Je la regardais comme si elle ne me voyait pas. Je n'arrivais pas…
Sans valeur
ce que m'apprend ce livre, c'est la nécessité d'avoir une réserve, la nécessité, la possibilité, le moyen. le bénéfice ici à en tirer, je le vois maintenant. je me suis empêchée d'écrire parce que je voulais m'empêcher d'écrire ce qui ne pouvait être lu. j'étais dans une obligation de tout dire, essentiellement motivée par ce qui ne peut l'être, par ce qui doit être caché. je trouve ici la raison, la motivation d'écrire pour soi, d'avoir ses carnets secrets. grâce à cet aveu, cette façon de soulever un coin du tapis, d'entrouvrir le placard, et de dire, ailleurs il y a autre chose, ailleurs il y a pire, cette seule évocation sauve de tous les…
Obiégly, Sans valeur, Hommage
fin du livre, toujours un peu un deuil. "Je rends hommage à Tiphaine Samoyault, James Churton Knowles, Pierre Weiss." Gaëlle Obiégly, Sans valeur
Obiégly, les carnets // pas-à-lire
ce qui me paraît important avec ces carnets, ce qu'elle en dit Obiégly, c'est l'idée qu'il y ait des choses écrites qui ne soient pas destinées à être lues. que l'on se prenne la peine de les écrire sans qu'on ne cherche à leur trouver de lecteurs. c'est une part du sujet du livre, Sans valeur. ça restitue pour moi une valeur à ça. c'est parce qu'elle écrit des choses qui ne sont pas destinées à être lues, parce qu'il y a un endroit où ça existe, que son écriture a cette liberté. ça ne veut pas dire que ça ne la travaille pas, ça ne l'interroge pas. faut-il jeter, faut-il archiver. Faut il que…
le petit tas d’ordure comme motif de l’inavouable
— Autour de Sans valeur de Gaëlle Obiégly que je lisais hier soir encore.
Autour de Sans valeur de Gaëlle Obiégly que je lisais hier soir encore. Le petit tas d'ordure comme motif de l'inavouable. L'ordure ramenée chez elle, le cœur battant malgré elle. Dont la matière, l'humus plaît à son chat. Qu'elle ne dépiaute, décortique pas tout de suite, qui existe d’abord comme un corps, un corps un, qu’elle observe, qu’elle nomme, même, « Lady », dont elle laisse venir à elle certains éléments, qui paraissent subitement en surgir, peut-être du fait des manipulations du chat. Ensuite, il est vu qu'il s'agit de papiers, de déchets de papiers, qu’il s’agit d'écrits, d'écriture. Il est vu par nous lecteurs. Mais ce pourrait aussi bien avoir été réalisés par la narratrice…
Obiégly, sur son journal dans Sans valeur
6.4.24, 11:55 (publié sur Instagram) Je continue à lire Gaëlle Obiégly. Ici, ce qu'elle dit à propos de son journal dans Sans valeur. Il faut que je retrouve aussi ce qu'elle en dit dans Totalement inconnu. Je lis et relis et ça ne cesse de m'émouvoir. "Le journal est une forme d'écriture désœuvrée. On n'y cherche pas la représentation. C'est la vie même qui s'y déverse.Encore plus que dans les lettres, parce que les lettres qu'on écrit peuvent subir l'influence de leurs destinataires. (...) Tenir une main courante prend du temps, mais cela permet aussi d'en conserver l'esprit; l'esprit du temps. C'est important de déposer les réflexions et les faits, parce que sinon tout s'évapore.…
« Je ne sais que ce que je sais et ça m’a toujours suffi. »
De toute façon, les films, les livres, les rêves, on les oublie, leur matière s'incorpore à l'inconscient. On les oublie à mon avis, parce que ce n'est pas vécu physiquement, ce n'est pas la réalité. Je dis ça mais il en va quasiment de même pour tous mes repas. Il ne m'en reste à peu près rien sinon la qualité de ma chair. Il nous faut pour garder les œuvres dans notre musée interne faire des ponts, les relier à la réalité par des détails. Parce que les détails, qui semblent pourtant sans valeur, c'est chaud comme les faits. Gaëlle Obiégly, Totalement inconnu
Ce qui fera cas
28 mars 24 8h45 Hier donc au matin, cette idée pour le livre d'A, l'idée d'ajouter un personnage qui soit le garant, un personnage inventé qui aurait un diplôme et pourrait dire les chose sans la charge de doute que je suis toujours obligée d'ajouter (ma façon de tout passer au conditionnel). Ce personnage dirait les choses sans précaution. Il aurait mes opinions mais pas ma prudence, pas mon caractère, ma façon de m'effacer. Ce serait un caractère fort. L'introduire de façon un peu drôle. Virginie F. ai-je pensé. Puis, j'ai repensé aux fracassemeurs et au livre de Gaëlle Obiégly. Je ne sais comment ça s'est mêlé. Mais je me demandais si au fond je…
Totalement inconnu
Je me lève je n'arrive pas à dormir. ça ne va pas du tout. trop d'inquiétude à propos de Jules. Je lis le livre de Gaëlle Obiégly, je lui écris sur Instagram: "Merci pour ce livre, totalement inconnu. Qui ne l'est plus complètement et qui le reste, qui encourage à aller vers ce qui en soi, de soi, est totalement inconnu. Inconnu, chéri, avec quoi jusque là on se croyait seul.e. Merci pour ce courage, peut-être. Cette sagesse, cette simplicité, cette voix. Merci aussi pour le soldat inconnu, auquel je m'efforcerai de penser cette nuit. Merci pour cette voix. Heureuse aussi que ce livre soit apprécié, aimé. Alors qu'il est si particulier." C'était écrire très…
ranger la vaisselle
face aux difficultés je décidai, et puisque la possibilité m'en était offerte, de rentrer dans la sainteté du geste, c'est-à-dire de ce qu'il est, en deçà du bien et du mal (je crois). il n'y avait que quelques gestes à faire, quelques mouvements, dans l'espace resserré de la cuisine pour débarrasser l'égouttoir des tasses, des verres, des assiettes qui l'encombraient. aussi bien sûr des casseroles et des poêles, plus difficiles à ranger parce qu'elles ne disposent pas de place suffisamment précise dans l'espace étroit du placard qui leur est attribué et que leur rangement relève plutôt de l'amoncellement, précaire. aussi arrive-t-il que l’on doive sortir quelques casseroles afin d’atteindre l'espace des poêles. parfois, pressé, l'un d'entre…
Atelier FB Gestes&Usages #07 Humanité
Vous devez – Vous taire quand les adultes parlent. Vous devez – Manger tout ce qu’il y a dans votre assiette. Vous devez – Aller dormir. C’est l’heure. Vous devez – Vous brosser les dents tous les jours. Il le faut. Vous laver. Mousser. Frottez, claboussez. Vous changer. Petite culotte, slip, chaussette. Vous. Devez – Être sages. Je vais me fâcher. Vous devez – Partir à temps. Vous devez – Vous lever à l’entrée du professeur dans la classe. Vous asseoir. Grimper à la corde. Faire le tour du bloc au pas de course. Faire vos devoirs. Etudier vos leçons. Faisons-nous des bisous. Le manteau boutonné jusqu’au cou. Débarrasser la table sans jeter les assiettes…
un verbe
démébrer. ne pas avoir les mots d'une cause désespérée et qui la sauvent. être dans le désespoir qui s'ensuit. être dans les demèbres. elle est démèbrée. je démèbre. ils étaient démèbrés et ne le savaient pas. comme un malaise silencieux. comme une maladie inguérissable. une forme de bêtise ? oui. d'intelligence empêchée. combien sont-ils ? à démébrer éparpillés ? ils ne se comptent pas, surtout la nuit. dans l'impact d'une stupéfaction qui se prolonge.
peut-être
— (atelier Laura L V)
peut-être me dis-je si je ne m'étais pas tant tue si j'avais parlé davantage, parlé en mon nom propre, peut-être me dis-je si je ne m'étais pas contentée de relayer la parole de quelques autres la parole les images sans les commenter, de quelques lanceurs d'alerte, peut-être me dis-je à l'heure qu'il est y eût-il eu moins de morts, voilà ce que je me dis (bien imbue bien sûr de ma propre personne) peut-être me dis-je est-ce cela la lâcheté peut-être me dis-je est-ce cela l'absence de courage, et est-il temps de m'en accuser. moins de mort.es comme tu y vas. moins de blessé.es. une parole et je serai guérie. où ta parole s'est-elle retenue, dans quelles…
La disparate
par Jacques-Alain Miller, Quarto, n° 57, 1995, p. 24-29. Je m’interroge cette année, dans mon cours du département de psychanalyse, sur le mode de jouissance. J’aimerais arriver à en faire une catégorie usuelle dans la psychanalyse, pour autant que le mode de jouissance du sujet ait été prouvé par le psychanalyste, dans l’expérience à laquelle il préside, comme une résistance – en tout cas, c’est cet usage qui me paraît le plus intéressant. Il me semble que lorsque le psychanalyste d’aujourd’hui en parle, c’est communément parce qu’il doute de pouvoir contribuer à ce que ce mode de jouissance change pour le sujet dont il a la charge. L’analyste d’aujourd’hui admet que pour un sujet son…
que l’obscurité que je m’étais toujours acharné à refouler est en réalité mon meilleur
« j’ai pris conscience de ma sottise […, j]’entrevis le monde que je devais créer pour pouvoir respirer. » Quelle est la sottise qu’il remet en question alors ? Il précise : « Jusque-là, j’avais cru que je pouvais faire confiance à la connaissance. Que je devais m’équiper sur le plan intellectuel. […] j’ai cherché à savoir, afin d’être en mesure de pouvoir. Puis je me suis aperçu que je faisais fausse route. »