nombreux rêves cette nuit. "on" cherche des poux, il y en a beaucoup. on ne sait pas dans le rêve que ça s'appelle des poux, je m'en souviens au réveil. certains sont très gros. il y a des hommes. d'abord Ferdinand, je crois. quelqu'un d'autre vient ensuite, un jeune, qui me propose quelque chose à vendre. personne ne veut s'acheter un manteau? je dis oui. il me donne un paquet d'enveloppes. j'en ouvre une, c'est un dessin. je me demande s'il s'attend à ce que je l'achète pour le prix d'un manteau. quelque chose me dit que c'est le plus beau des dessins. il y a une douche. le garçon va prendre une douche. ou…
on cherche des animaux dont on ne sait pas qu’ils s’appellent des poux
il faut que je
. ferme ce blog . et supprime tous les articles de l'atelier françois bon dès que j'aurai terminé de le déménager et de lui donner son site consacré.
premier janvier 24
— Remember and tell it
liens : https://www.instagram.com/blackliturgies/
enfances #08-01 | Ma mère au Rami
C'est à Poperinge(1) surtout, chez la mère de ma mère, en Flandre, que nous jouions à de nombreux jeux inconnus de nous. Cela se passait lors des grands rassemblements de Noël. Nous y jouions l’après-midi, dans la salle à manger où plusieurs tables couvertes de nappes blanches étaient alignées perpendiculairement à la grande baie qui donnait sur le jardin. Dans un brouhaha de voix et de corps qui se frôlaient, la table était débarrassée et la vaisselle faite, les conversations retombées, certains convives avaient rejoint leur chambre ou un fauteuil où somnoler. Le jour tombait vite. Dehors, parfois, la neige couvrait le jardin. Un jeu était alors proposé. Quelquefois celui de Nain Jaune, moins souvent…
Brouillon auto
lundi 4 décembre, 9h26 cauchemar cette nuit, qui commence à s'effacer. lisais Michel Butor hier soir en m'endormant, sur les rêves, sur le moment un peu déçue de n'y lire qu'une lecture par le désir, même si épatée par ses constructions sur le fonctionnement du rêve, sur ce qu'il entrevoit de la possibilité d'en tirer une forme d'enseignement, et la beauté de sa langue. je ne pouvais m'empêcher de songer à la somme de rêves que j'avais moi-même retranscrits, et dont la clé finalement n'avait pas été le désir. sans doute, étais-je trop fatiguée, mais je ne m'y retrouvais pas dans ce que je lisais et je me suis endormie, songeant que probablement je rêverais…
enfances #06 | voix
– Je suis exaspérée– Ce n'est alors pas le jour– Non, en effet, mais c'est le dernier– Dernière minute Je veux me souvenir de la voix de mon père, je me souviens, je le vois. Est-ce que je me souviens, de sa voix? Quelque chose de sa voix est là, fragile, nécessitant une attention extrême, une tension. (Qui ouvre un point particulier de l'espace de l'espace de l'attention, un point où quelque chose de sa voix revient, revient à l'existence, qui s'entend à peine, une évocation s'élève dans l'espace de la pensée. Qui se juxtapose à une image de lui qui s'impose, vive et forte.) Etrangement, je le voix vois, penché sur le tiroir d'une…
#enfances #03 #01 | cheveux (rien gravi)
la perte. dis d’elle la pertec'est impossible c'est impossiblela perte inaperçuealors désigne, fais advenir alors prie quels cheveux quelle est la couleur de ces cheveux est-ce que c'est ça blond vénitienquels cheveux mais quels cheveux et cette peau et le bleu de ces yeux cela pleut sur elle, cette enfant, cela pleut, glisse ne dit-on les compliments pleuvent, c'est ce qu'on dit, c’est bien ce qu’on dit les compliments pleuvent et glissent sur les baleines ouvertes et cassées du parapluie qui redescend sur elle la couvre de son incompréhension elle oiselle à deux pattes elle ne se dit rien à l’audition de ces commentaires contiennent-ils la moindre malveillance ? oh ! ils n’en contiennent aucune les…
à propos..
oui oui non non, ici n'existe plus cependant et alors je m'aperçois.... qu'ici n'est pas complet____ comparer novembre 2008 ici et novembre 2008 là-bas c'est embêtant, pf
Untitled
c'est tout à fait fini ici
Brouillon auto
(peux plus du tout écrire, beaucoup trop mal aux mains, repos forcé)
#11 | Portrait de l’auteure en lectrice
— en cours d'écriture —
"Ce qu'elle nous présente comme forme: un écart, une reconstruction fictionnelle, une mise à distance. Ce qui est reconstruit fictionnellement, c'est comment elle l'auteur est séparée d'elle-même par cette reconstruction d'elle qui lui arrive." François Bon, à propos de Gertrude Stein dans Autobiographie d'Alice B Toklas donn, nuit elle marche tout à fait dans le vide maintenant. c'est encore une autre nuit. il n'y aurait presque rien d'autre à dire. la tête dans l'oreiller. elle marche tout à fait dans le vide maintenant. les consignes se multiplient, ne se ressemblent pas. de la tête elle ne sait plus où. y a la 11bis qui attend. il semble que j'avais déjà parlé de ça, de l'auteure…
Untitled
The things, they ain't going well
#12bis | retour sur la fiction
https://youtu.be/bS5oWxeBbbA un peu n'imp. premier essai de vidéo, de lecture. je relis mon texte, en le corrigeant. 2 x d'ailleurs. la deuxième commence à 09:10. je le referai... je suis tout à fait affreuse. elle disait qu'elle s'était récemment rendue compte qu'il lui était de plus en plus difficile de croire à la fiction, comme si tout devenait réel. idem, ajoutait-elle, au cinéma : de l'impossibilité de voir un film violent : sur sa chaise c'est elle qui encaisse les coups, qui gémit, qui se projette sur le côté tentant d'y échapper. ou encore : sortir épuisée d'un spectacle de danse. c'est-à-dire : toujours faire corps avec ce qu'il y a, avec ce qui arrive.…
#12 | 0=Thomas Bernhard, le fauteuil à oreilles
— du ratage, la héraulte
#été2023 #12 | Thomas Bernhard, le fauteuil à oreilles Notes sur la consigne Long monologue du fauteuil à oreilles, tiré de Des arbres à abattre de Thomas Bernhard. Réception dans grand appartement viennois. Narrateur assis dans un fauteuil à oreilles - des "oreilles comme des antennes, comme un appareil auditif". Long monologue de 40 minutes. Le narrateur ressasse. Bribes de conversations qu'on entend mêlées à des souvenirs - 20 ans plus tôt le narrateur fréquentait ces gens. Publié après-coup sur Facebook Je pourrais dire que je regrette de n'avoir pas lu le monologue du fauteuil aux oreilles avant d'écrire ma 12, mais ce serait faux, je crois que le lire m'aurait rendu d'autant plus impossible…
#12 | oreillers de l’auteure
encore une autre nuit, encore le noir et la chaleur agréable des draps les fenêtres ouvertes malgré la mi-septembre des disputes dans la rue et qu'est-ce qui dans ce moment est extraordinaire tout en ne l'étant absolument pas qu'y a t il qu'elle voudrait retenir encore empêcher la nuit d'avancer de passer de s'en aller la vie de reprendre quelle vie le monde et son travail alors que dans sa tête rien qui ne trouve à s'élaborer rien elle le sait qui ne trouvera à s'écrire jusqu'à satisfaction à s'écrire jusqu'à avoir apporté satisfaction. l'auteure ne s'en sort pas. l'auteure s'est maintenant levée, elle est dans la pièce où il fait orange la nuit, elle tapote…
#05 – 00 | ce qui échappe (compressions du temps) / lamento absent
— Non publié sur le site du Tiers Livre
#ateliers #été2023 #05 | ce qui échappe (compressions du temps) - atelier du 9 juillet Première tentative, je ne l'ai écrite que parce que j'en ai eu l'idée. Je voulais vérifier à quoi ça pouvait éventuellement mener. Ça mène trop loin et je ne l'ai pas publié sur le site de l'atelier. De quoi s'agissait-il ? De plusieurs voix qui commentent un même événement. "Se saisir d'un point d'intensité du réel, et en démultiplier le récit par témoins interposés " et aussi : "développer le récit en relation inverse à la durée dont il traite, faire récit d’une compression du temps." Sont cités : Baudelaire, Dostoïevski, surtout Faulkner dans Le bruit et la fureur : "...six narrateurs, chacun s’exprimant…
#10 et #10bis
J'ai tout à fait perdu le fil, je crois. Publié sur le site du Tiers livre, les deux textes suivants, le 10 et le 10bis (pas encore publiés ici, pas le temps). J'ai d'abord écrit l'instance et puis le non-écrite. Je ne m'en sors toujours pas avec les consignes...... J'ai beau m'en imprégner, j'en ressors toujours avec quelque chose complètement à côté. En même temps que je réalise des choses sur moi-même. https://www.tierslivre.net/ateliers/ete2023-10-non-ecrite/ https://www.tierslivre.net/ateliers/ete2023-10-instance/
#04bis | 0 dans la nuit de samedi à dimanche
atelier François Bon du 5 juillet #04bis | dans la nuit de samedi à dimanche, publié ici le 23 août et écrit le 21 matin à Donn https://www.disparates.org/iota/2023/07/04bis-lauteure-participe-a-un-atelier-decriture/ Et le lendemain, j'ai écrit et publié un quatre ter, qui est en fait la suite du 4 bis https://www.disparates.org/iota/2023/07/04bis-dans-la-nuit-de-samedi-a-dimanche-2/
#04 | 0 superposer les temps
Ecrit et publié au matin du samedi 19 août à Donn, publié à la date du 2 juillet, en réponse à la propositions #04 | superposer les temps https://www.disparates.org/iota/2023/07/04-le-train-pour-noirtier/ J'ai écrit, enfin, beaucoup plus que ce que je n'aurais cru. Je suis partie de l'idée du train, de Blanche dans le train. Bien sûr, j'ai complètement foiré, puisque je n'ai pas le deuxième temps (consigne : 2 voyages en train à des années de distance, avec les mêmes personnages ; alterner de paragraphe en paragraphe les 2 années et les distinguer en usant d'italiques). Enfin, j'ai rempli la première moitié du contrat. Et ceci s'est écrit tout entier tendu dans l'idée d'en écrire la répétition.…
#03bis 02 – Que fallait-il, il fallait, Une situation à quatre. A quatre personnages, un quatuor. Et tout en moi qui y résistait,
C'est fait, je l'ai sorti cette nuit le #03bis, ça ne me plaît pas du tout, mais enfin, il fallait. Bien avancer. Que fallait-il, il fallait, Une situation à quatre. A quatre personnages, un quatuor. Et tout en moi qui y résistait, qui y répugnait. Je m'en rends compte : il n' y a pas, il n'y a plus d'autres personnages dont je veuille que le mien. Bon sang. Quel. Narcissime. Prête, je ne suis plus du tout alors alors à écrire un roman? C'est fini pour moi, le roman? A ces autres personnages, quelle utilité trouver? Bien sûr, il y a la possibilité de l'invention. C'est-à-dire, il n'y a pas. Il n'y a plus…