Brouillon auto

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lundi 4 décembre, 9h26 

cauchemar cette nuit, qui commence à s’effacer. 

lisais Michel Butor hier soir en m’endormant, sur les rêves, sur le moment un peu déçue de n’y lire qu’une lecture par le désir, même si épatée par ses constructions sur le fonctionnement du rêve, sur ce qu’il entrevoit de la possibilité d’en tirer une forme d’enseignement, et la beauté de sa langue. je ne pouvais m’empêcher de songer à la somme de rêves que j’avais moi-même retranscrits, et dont la clé finalement n’avait pas été le désir. sans doute, étais-je trop fatiguée, mais je ne m’y retrouvais pas dans ce que je lisais et je me suis endormie, songeant que probablement je rêverais cette nuit-là, un rêve qui viendrait contredire sa vision. moi qui me trouve assez désenchantée de l’inconscient ces derniers temps. qui ne crois plus vraiment à la possibilité de le lire et de s’en sortir. à la possibilité de faire copain copain avec lui.

je lisais un extrait de Répertoire V, extrait qui accompagnait l’un des derniers envois de  François Bon, et dont le premier texte, « D’où ça vous vient », m’avait paru tout à fait formidable. Là, je commençais le chapitre suivant, intitulé « La littérature et la nuit ».

j’ai fait un cauchemar. 

au début, reçois, me procure sorte de grande carte, plan (65x40cm,je dirais), qui peut être utilisé quotidiennement, qui sert à dessiner/peindre, soit une œuvre originale, soit un simple coloriage, mais qui sert aussi à faire des massages de tout le corps, ce que je fais. 

le plan  est parcouru de fines lignes qui évoquent les démarcation d’un puzzle. 

croise, mais ça s’est peut-être passé avant, X qui me dit qu’on doit faire un concert ensemble, avec mes deux frères. je ne sais plus comment il s’appelle, il y a quelque chose d’un peu amoureux. concert : je ne veux pas accepter, je ne sais pas chanter, mes frères non plus. mais, il semblerait que ça va avoir lieu. X est artiste. je dois le retrouver plus tard. 

on est dans l’élément de désir dont parle Butor, à la suite de Freud, qui serait toujours présent dans le rêve.  

tout le rêve découle ensuite de ça, est dans la suite. je me prépare pour le moment du concert. je suis plus jeune, mes frères aussi. j’ai une impression de mes frères enfants. 

je vais dans un autre espace (qui n’est plus le mien, n’est plus mon appartement). il y a une dame, la quarantaine, qui est un peu perdue, folle, il faut la conduire vers la sortie. elle est venue me parler. en sortant, elle me dit que je suis très jolie, là, très belle. je me dis que c’est à cause du massage. on la pousse dehors. 

je retourne à mon appartement, très grand, un peu futuriste, assez en hauteur. 

je crois que j’ai alors les cheveux très courts, blancs, comme ceux de la folle de quarante ans,  qui me font comme une auréole.  

il y a des enfants à la fenêtre, des petites filles. l’une d’entre-elles a introduit  sa main dans l’appartement, farfouille, fait des gribouillis. je la chasse, il y a quelque chose d’agressif dans son attitude, d’intrusif. tandis que j’essaie de refermer la fenêtre, elle me demande  si je connais Depelsenaire, mon premier analyste. je ne réponds pas. je me demande si c’est sa fille. j’ai pu fermer la fenêtre, je m’éloigne. elle reste sur l’appui de fenêtre. je me demande à quel étage je suis. je crains un peu pour elle.  

comme autant d’états, d’âges de moi qui tentent de pénétrer dans le rêve. 

la dame folle, je dis la quarantaine, mais c’est plutôt la cinquantaine, mince, très, fragile. (m’évoque une dame très folle, voisine, lorsque j’avais trente ans, qui parvenait parfois à s’introduire chez moi.) 

je suis dans l’état où je m’apprête pour le RV. 

je vais ailleurs. comme un arrêt de bus. au sol, d’étranges bestioles. des vers, qui grossissent. comme des chenilles, poilues. mais elles sont très grosses. dix centimètres de diamètre, certainement, sur 20, 25 cm. quelqu’un me dit, un vieil africain, habillé comme dans la brousse, que ce sont des animaux très dangereux, mortels. il me donne leur nom, que j’ai maintenant oublié. ils sont rouges foncé. il faut les esquiver. 

je me dis, heureusement ils restent au sol. je crois que je suis assise à l’arrière du bus, sous un monceau de couverture. c’est le soir. la lumière est orangée (ville, Paris). je sens que les chenilles me grimpent dessus. je gigote, j’en sens une à l’arrière, au niveau du cou. je ne vois pas comment je peux m’en sortir, je vais être piquée. c’est le soir. de peur, je me réveille.

voilà pour le désir. 

je vais reprendre la lecture de Butor.  

Le plus intéressant dans ce rêve, c’est la carte puzzle, qui sert à dessiner (soit une oeuvre originale, soit un coloriage) mais qui sert aussi à faire des massages. je choisis le massage.

Par Iota

- travailleuse de l'ombre

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