vendredi 21 octobre 2022 · 12h33

cela fait des années que je ne sors plus

cela fait des années que je ne sors plus.

c’est un symptôme
qui s’aperçoit à peine.
je veux dire moi-même,
à peine
je m’en rends compte,
les jours seulement passent
sans que je mette le nez dehors.

les autres, habitués à ce que je n’y sois pas,
dehors,
dans le monde,
ne paraissent pas s’en apercevoir.
de loin en loin
– j’imagine -,
j’apparais
et je disparais.

a priori, je n’ai rien contre,
le fait de sortir,
simplement
cela ne se fait pas.

à vrai dire, je ne sais pas trop
ce qui me retient dedans.
c’est ma façon de vivre,
je vais
de proche en proche,
comme une boule de billard, je cogne
les parois de l’appartement, les meubles,
les murs
et je rebondis.
c’est comme ça, que je vais.

rare, que la porte de l’appartement soit ouverte au moment où je roule sur elle,
rare que je m’échappe.

non, plus sérieusement, sortir, demande quelque chose
que le rebondissement n’attend pas,
le rebondissement sur les murs.

demande à se projeter
dehors, dans le futur,
demande un corps
habillé, vu.
entraîne
le choc de l’air

on s’attendrait  presque à
un pas hors de la gangue du présent, de l’ici et maintenant.
on croirait presque un pas dans le temps.

alors qu’alors,
dehors,
toujours me reprennent,
bien plus encore qu’au dedans,
l’ici et le maintenant,

me tressaillent, me vident,
je suis air dans les airs
(et dans ce nom : mû l’air)
et dans un corps

qui s’actionne et voit

et voit, comme on boit beaucoup.
et voit, comme on boit beaucoup.

(voit comme on prie)

qui s’actionne avec enthousiasme.
ô cuisses ô bras ô cou.
et pieds bien sûr, ces sains saints.
et le reste, tout le reste, la chair,
sous la peau du visage, frémie par le vent, par un rien, etc.

je sors pour les courses. et comme je sors peu, l’exotisme se perpétue, un rien m’enchante. parfois il faut aller plus loin, en transports. les rendez-vous. ça distrait. sauf si je me perds, affolement (c’est qu’on se sent alors du dedans régie par des forces obscures, maléfiques). il faut combattre un sentiment qui s’apparente au désespoir. ça s’apprend, ça passe. un peu comme tout.

cela dit,
donc,
l’un dans l’autre, je sors peu.
je reste au dedans.

(ceci dit sans plainte, dans un constat qui s’étonne.)

lundi 24 octobre 2022 · 17h30

cléa téléphone moment
— ça la prend

et puis, y aura toujours ce moment où
cléa prendra son tel et ira
ira errer errera
sur les réseaux sociaux
ça la prend
sans son gré (toute entière, dans un moment d’éclipse, puits d’oubli)
au cœur de la nuit, à l’orée du jour ou à son apogée, dans l’aube montante ou descendante, mais aussi à table aussi sur le trottoir à tant d’autres angles incongrus
ça la prend
n’importe où n’importe quand pour n’importe quoi
ça la tire
dans les tunnels de l’abolie volonté (du cycle mort de l’heure éteinte ; corps tus corps mourus océan de voix dont les sonorités opinionnées ne résonnent pas plus loin que la calebasse la cabasse que la caboche et ça lui suffit à cléa, des voix qui ne franchissent l’enclos d’aucune bouche, voix blanches, mijotantes, qu’elle est seule à ouir (qu’elle oit).  ah mais tais-toi toi aussi, puisque souvent également il n’y a plus de mots, de seuls défilés d’images où cléa s’engloutit. ah les mystères sont insondables. ah ah les mystères sont insondables. ne le sont-ils ? cléa n’entend que sonne l’heure.)
jeudi 27 octobre 2022 · 17h29

dans le très noir – moment

fermez les yeux, soyez avec moi dans le noir, le très noir, le jour ne s’est pas encore levé. tout est noir et vous vous en délectez. 

noir sous les paupières en un lac chaud, noir dans le corps  longuement étalé, noir tout alentour.

(je ne sais si vous connaissez ce lac sensationnel de l’œil, celui qui vit sous les paupières, qui repose sur le globe oculaire. nous avons 2 yeux? oui, mais ici, 1, les yeux fermés, il y a le lac, et plus rien d’autre, nul songe aux 2 yeux, c’est très large, et reposant, mais il y a deux yeux bien sûr. )

le poids de la couette est exquis, la chaleur qu’elle vous communique, itou, sa douceur sur votre bouche, vos cuisses. douceur encore de votre poids enfoncé dans le matelas, couplé à la rassurante résistance qu’il vous oppose et où vous vous reposez.

douce chaleur  sous la paupière, la profondeur de son poids que vous appréciez et qui se communique, vous roule à l’intérieur du corps, dans un mouvement à la fois rapide et lent où vous vous enveloppez du dedans, vous emplissez du dedans et d’une matière d’air et compacte où s’oublient les viscères ou les os, d’air ou de liquide, chaud, épais.
l’heure est unique, précieuse, fruit mûr offert par la nuit, vous aimeriez vous y couler, vous rendormir, retourner dans les royaumes du sommeil, ne pas assister au lever du jour, vous vous roulez sur le côté.

lundi 14 novembre 2022 · 19h33

une force

il y a en moi une force qui me pousse à ne pas faire ce que je dois, et qui a dominé toute me vie, à ne pas faire ce que je dois et à me haïr. à me haïr et à me supprimer.
(tentative d’articulation : je ne fais pas ce que je dois pour pouvoir me haïr)
c’est la force la plus insidieuse qui soit, la plus dissimulée.
je ne pense pas qu’elle s’exerce chez les autres de la même façon, ni qu’elle se soit exercée également en moi tout au long de ma vie. elle m’a cependant toujours rattrapée.
je pense que je peux exprimer ceci à l’âge que j’ai, à 59 ans (je pense que cette force-même s’y oppose, et que je suis en cette période en position de force vis-à-vis d’elle. )
tout au long de ma vie, je me serai battue pour mettre en place des stratagèmes divers et variés pour la contrer.
ces stratagèmes n’obéissent à rien de connu (de l’ordre de l’ordre, de la morale ou de la discipline). me semble-t-il. (en fait, je ne sais pas grand chose d’eux, je constate que je suis actuellement arrivée à une forme d’équilibre, de balance.)
quand sa menace se fait trop forte, souvent, me semble-t-il, j’écris. en dernier recours. car écrire entraîne une satisfaction de moi-même que je ne peux pas longtemps maintenir. que mon besoin de haine de moi vient rapidement contrecarrer.
(tout cela aujourd’hui, je le connais. j’écris, je ne pourrai pas écrire longtemps, il va falloir que j’oublie, que j’arrête, je ne vais pas rester dans ce confort, d’être celle qui écrit, je dois juste attendre le moment où,je pourrai y retourner. il n’y a là derrière rien d’autre que cette force d’inertie qui… ne veut pas que je puisse m’identifier à quoi que ce soit. c’est pourquoi aujourd’hui, il est temps que j’arrive à tracer les contours, même en creux, d’une identification, de ce que j’appelle une identification, c »est-à-dire quelque chose de l’ordre d’une forme, même en creux, car, à force de me fréquenter, je peux dire que je le sens finalement : il y en a une, de forme, identifiable.)
je voudrais aussi pouvoir l’écrire d’une écriture qui apprenne à faire place à la légèreté, je tiens à dédramatiser ce qui a pourtant toutes les allures d’un drame.
l’écriture n’est pas le seul stratagème, il y en a d’autres.
ce dont je parle, cette force de la haine de soi, de la haine de moi, des haïsseurs de soi, il m’est arrivé de l’attribuer à une maladie, celle répondant au doux nom de mélancolie.
ce nom est-il nécessaire, cette classification?
ce diagnostic.
ce diagnostic m’a emmenée à pouvoir écrire ce que j’écris ici. il n’a pas expliqué. il ne m’a pas expliqué.
par sa prise en compte d’une mortelle haine de soi, faisant partie de son pathologie, qu’il tirait enfin  dans la lumière.

//

maintenant, maintenant, ce matin  sept heures, assise dans le canapé dans la maison endormie, je vais dire des choses étranges. la force derrière cette haine de soi, l’intelligence à l’œuvre, la forme d’intelligence à l’œuvre, qui n’est rien de connu, seulement éprouvé, subi, a quelque chose à voir avec la santé, la santé physique. et l’alimentation. là, commence le délire, j’entends les commentaires. c’est de l’ordre de la conviction, de la certitude. signature de plus du délire. et pourtant.
j’écris ici, rompue, couchée sur le dos, cassée. bien plus cassée physiquement que mentalement.
et convaincue que c’est par l’alimentation que je pourrai me soigner. et l’exercice.
(dos cassé, calculs aux reins, ostéoporose, arthrose, etc.)
//–
or,
il n’y a pas toujours eu la maladie. physique. mentale, toujours.
il faut donc que je tienne compte de ça. la maladie physique est récente, liée à la d’échéance de l’âge.
longtemps le corps a été plus fort (que les excès).
n’a pas eu sa part dans le débat, s’est tu.
et si c’était maintenant qu’il déchoit, qu’il s’entend, se fait entendre, maintenant qu’il arrive à capter l’attention, qu’il est entendu, répondu.
que ce soit au moment où ses forces déclinent, qu’elles ne sont plus prises comme allant de soi, qu’elles se mettent à exister. ce qu’il en reste. qu’elles ne sont plus « naturelles », négligeables. la force silencieuse à l’œuvre jusque là.
et que ce soit en commençant à faire attention, que j’ai commencé à rentrer dans une forme de dialogue avec mon corps, que j’ai commencé à le soigner, à me soigner.
//–
faux.
il y a toujours eu mon corps. sa manifestation. son écoute. ses perturbations. moins dans la maladie que dans l’angoisse. sa manifestation dans l’angoisse.
la maladie physique a peut-être servi à mettre des mots, à établir des lois, à détecter des causes et des effets, avec l’effet d’apaisement connu.
d’apaisement de l’angoisse.
//–
alors, mauvaise piste ?
il y a eu le corps haï.
il y a tellement eu le corps haï.
Je l’oubliais.
Je me suis haïe (et adorée) d’abord par le corps.
la mauvaise image, l’outre.
ainsi fut ma jeunesse.
l’outre pleine. l’outre débordante. l’outre à viscéralement haïr. du dedans.
et son image. jamais la bonne, insaisissable. manquante, absente. en moi provoquant l’effroi.
j’écrivais : adorée. y eût-il l’adoration? c’est lacan qui dit ça (l’homme adore parce qu’il croit qu’il l’a).
l’incompréhensible, c’est qu’il y a eu ce sentiment, cette conscience d’être belle. et son contraire. il y a eu ce sentiment de triomphe. étrange, non. oui, de triomphe. de grandeur. de joie, de confort, physique. en particulier, lorsque je marchais dans la rue. de conquête.
(cela arrivait dans les moments de nécessité, où je n’avais pu échapper à une obligation sociale et où il fallait ça pour me faire sortir de chez moi, le rendre possible. je n’en fais pas l’aveu sans honte. mais, sans avoir atteint cet état-là de confiance physique en moi, je ne serais pas sortie. tous les jours il n’en allait pas comme ça. je ne parle pas des sorties usuelles pour l’école ou le boulot. des occasions, je parle. les grandes. est-ce que je dis la vérité? jusqu’à un certain point oui, parce que je me souviens l’avoir déjà analysé, écrit, à un moment où ce sentiment pouvait encore exister. je me souviens de ma grande complicité avec mes jambes, entente, jouissance, joie. et celle de ma taille élevée qu’élevaient encore des talons hauts. mais pour affronter du monde, il fallait ça. aucune simplicité possible. du grand apprêt, harnachement. et alors, flotter.)
//–
c’est que longtemps je n’ai eu de présence au monde possible que par la séduction. d’autre présence, intelligence, vie.
//–
quand la séduction m’a quittée
il a fallu tout réinventer
j’ai dû apprendre à compter sur moi par où je n’avais jamais compté
soulagement à la fois que mort
or quelque chose de la haine de soi s’accomplissait et n’était plus à accomplir en corps.
probablement je suis encore moins sortie dans le monde
tout en le trouvant plus facile
car : invisible, devenue.
//
enfin donc, corps: première matière de la haine de soi.
et aujourd’hui : première matière de la connaissance de soi, de la guérison de soi.
//–
j’ajoute: il y a eu (à l’aube de la fin du monde, du corps) la pratique du tai chi, la rencontre d’un corps qui ne doive pas se réduire à l’image, qui prenait consistance, corps, vie, via une pratique physique et la connaissance intime de trajets, de circuits que la médecine chinoise y inscrit/lit. une connaissance du dedans, un dessin interne, neutre, de seule circulation, flux, jouissance. une nouvelle géographie, une nouvelle cartographie.
//
beaucoup est dit.

retour à la haine de soi.
qui a peut être toujours à voir avec le devoir et le faire.
qui maintient dans le devoir et l’impossible faire (l’impossibilité du fer).
Ça ne sonne pas bien.
ce n’est donc probablement pas juste.
Je vais donc en rester là pour aujourd’hui.

mardi 22 novembre 2022 · 08h17

mardi 22 novembre

mardi, 8h17, rendez-vous tout à l’heure avec psy.
On m’a volé mon vélo, faut que j’y aille à pied. en même temps, il commence à faire froid. F part ce soir au Japon, ça va faire bizarre, long. première fois qu’il part seul depuis qu’on se connaît. un peu peur qu’il soit empêché de revenir. c’est si loin, il s’est passé tellement de choses dans le monde, avec la pandémie et tout ça.
lui aussi, a peur. dit qu’il déconne quand il est seul. était étonné que je puisse vraiment aimer être seule. je lui disais mon soulagement, quand j’étais seule, sortir de la surveillance.
beaucoup de rêves cette nuit. aucune souvenir.

mercredi 23 novembre 2022 · 19h44

mercredi 23 novembre

7h52
F parti hier soir, sur l’avion maintenant. avons pris verre à côté, zut j’oublie le nom, il a pu prendre des huîtres. ensuite, il s’est décidé à prendre un taxi pour l’aéroport.
il y a un accès WhatsApp dans l’avion !
réveillée il y a peu, il ne dormait pas. là, je crois qu’il va se rendormir.
J’ai pris une Ricoré. j’hésite à lancer une séance de chi. fait-il froid ? j’ai allumé la lumière dans la chambre, eh oui, je suis seule.
8h42 vais tenter chi
3eme cours, du 21 octobre, le petit circuit
11h29
salle d’attente du Dr Ying Yang. au centre une table basse carrée en verre légèrement fumé structurée de tubes métalliques à section carrée et comportant 2 étages, toutes les revues propres à ce genre d’endroit étant posées au rez-de-chaussée et visibles grâce à la transparence du premier, vierge de tout objet. d’où je suis il me semble qu’il s’agit essentiellement de Paris March ayant servi et dont le stock n’était plus renouvelé de longue date (la guerre en Lybie, Johnny en vie). s’y trouve également un guide touristique lonely planet que j’hésite à retourner pour en vérifier le pays d’analyse. L’équateur! il a suffi que je me baisse un peu pour le découvrir. on appelle mon nom.

jeudi 24 novembre 2022 · 10h55

le jeudi 24 nov. 2022, 10:55

10h55
au lit. réveils nocturnes avec mini blablatages avec F à Tokyo. rendormie. réveillée très fatiguée.
là, vais faire leçon 4 de PB, cours du 28 octobre, chi belt et nettoyage.
je veux essayer de rattraper tous les cours.
avant ça, j’ai travaillé une heure pour le site de F.
il va y avoir une lessive à faire, cet aprem.
et téléphoner pour kiné mère, 2 x par semaine !
et essayer de voir quand retour à Brux.
et puis, Noël…
et le cadeau de l’Avent de Rosa-Louise…
acheté du papier hier, grandes feuilles.
pas eu le temps de.
trouver nouvelles lunettes.
vite

mardi 29 novembre 2022 · 08h45

Pacifiction – Tourments sur les îles
— (désordre et beauté)

mardi 29 nov. 2022, 08:45

ah finalement vu le film que je voulais voir, d’Albert Serra, Pacifiction – Tourments sur les îles, formidable, vraiment, très différent, une horreur dans un lieu paradisiaque, c’est bateau à dire, mais. ah, la France quand même, d’un rance, d’une saloperie, Pacifiction, c’est magistral dans la dénonciation de la perversion, de la perversité du colonialisme, de ce que c’est la main mise sur un pays, sur une population, sur des corps, indigènes, la beauté, ladite nature, la splendeur, le tout bafoué, et ça parle tellement d’aujourd’hui aussi, avec les sous-marins nucléaires cachés partout, les décisions prises on ne sait où, les sacrifices à faire, la bonne conscience. et les minorités silencieuses, les minorités ici très silencieuses (dieu nous garde), comme le sexe finalement, en corps, en peau stp, en couleurs, en plumes même, les oiseaux de feu qui dansent dans les boîtes de nuit sous les approbations discrètes de blancs bon teint lunettes fumées de bleu qui les poussent alors tendrement au meurtre. rendons grâce à la soyeuse obligeance.

c’est fascinant, ça montre et on voit. on assiste. c’est somptueux, on comprend. l’image se montre plus crédible que tous les discours. ne parviennent que des bribes de conversation, ces paroles qui le dépassent d’un homme qui lui aussi assiste, du bout du rouleau, De Roller. (Shanna beauté baisse les yeux, sourit, approuve. elle dit : c’est cool.)

enfin, c’est un film drôle. subtilement méchamment. d’autant qu’on a vu cet été Macron faire du jetski.  les gens rient, ça pouffe malgré soi, en petit hoquets,  ça grince, y a du sable dans les dents. à force de reconnaître. tout ce qui nous déborde et ne cesse de déborder. l’été qu’on a passé, tout le trop chaud, les feux, le silence, avant ça le confinement, les airs de fin de monde. l’attente, la suspension qui n’en finit plus, la suspiscion, le noir. l’état de veille permanent.

(alors bien sûr que à la fin c’est long, cln, c’est la nuit, ça erre, ça tourne, en spirale probablement, ça remonte de très profond, ça sonde, ça voit rien, toujours rien, c’est qu’on n’en n’est toujours pas sorti.)

mardi 29 novembre 2022 · 10h42

dans la rue, je voudrais, et que personne ne sache rien de toi
— mardi 29 nov. 2022, 9:42

je voudrais que tu marches dans la rue seule, vite, qu’il fasse presque froid, que ta bouche s’ouvre un peu, que tu souries malgré toi. un sourire qui ne cesse, qui se perpétue. c’est la rue qui lève ce sourire, c’est ta marche. acquiescement. je voudrais qu’à l’endroit de ton sexe ce soit un peu chaud, un peu douloureux et  que personne ne sache rien de toi. il y a une musique dans ta tête, qui pourrait te tirer des larmes. une musique ancienne. une musique des anges. tu penses soudain à ta mère. tu t’arrêtes. maman. tu te rends compte que tu es essoufflée. le cœur bat la chamade.
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