lundi 21 mars 2022 · 11h01

tu je 1, 2 et 3

tu je 1 tu vois il n'y a plus du tout de je il n'y a plus du tout de tu (on dirait) et je parle à je je lui dis qui es-tu je me dis qui est tu qui est tue et surtout que dis-tu que dit tue et pourquoi ? est ce tu (des profondeurs) tu es je je vois-tu ça me tue ça tue je ça je tue   puis tu dis mais à qui tu te tues tu te tues tu te tues tu redis mais à qui ? et pourquoi ? tu je 2 que tu dis que tu dis que tu dies et que du que je dis que…

samedi 9 avril 2022 · 13h28

neue sachlichkeit / nouvelle objectivité

Amaryllis, Franz Lenk, 1930 Nature morte de petit déjeuner, 1927, Bernhard Dörries Exposition / Allemagne / Années 1920 / Nouvelle Objectivité / August Sander La vie d'avant était si différente!Ceux qui le nient, tu le sais, ils mentent!Nous étions tous, du réveil au coucherSous l'emprise d'une grande nervositéSi dans sa cage un oiseau mouraitPendant des semaines la famille pleuraitMais aujourd'hui dans l'air du tempsSi tu vois Monsieur Koch ton amiTu lui demandes, tout objectivement:"Comment, Monsieur Koch, toujours en vie?" Il y a dans l'air une objectivitéIl y a dans l'air comme des épines hérisséesIl y a dans l'air , il y a dans l'air, dans l'airIl y a dans l'air quelque chose d'idiotIl y a…

samedi 4 juin 2022 · 19h11

Rêve Frites Marie Annick

samedi 4 juin 2022 Rêve fait ce matin. Premier rêve depuis longtemps. J'avais recommencé à rêver pendant que j'étais en analyse chez MHB — je m'étais rendue compte avant ça que je ne rêvais plus que pour un analyste. Ma lecture en ce moment des rêves de Kafka par Derrida, Kafka qui rêvait beaucoup et envoyait ses rêves à ses amis, leur demandant des rêves en retour, me faisait très envie. J'avais fort envie de me remettre à rêver sans analyste. Le fait que je rêve de Marie et d'Annick m'indiquant peut-être d'envoyer ces rêves à ces amies.  J'ai donc enregistré cet assez long rêve.  Il y aurait encore à dire sur les frites, probablement,…

vendredi 10 juin 2022 · 18h38

Retirer l’escabeau pour accéder au sinthome

Retirer l’escabeau pour accéder au sinthomepar Marie-Hélène Blancard, Hebdo-blog 28 du  13 avril 2015 Jacques-Alain Miller, dans son "Introduction au prochain Congrès de l’AMP"1, fait de l’escabeau un concept transversal qui « traduit d’une façon imagée la sublimation freudienne, mais à son croisement avec le narcissisme ». « Et voilà, ajoute-t-il, un rapprochement qui est de l’époque du parlêtre »2 Écrire le livre du père Enfant chagrin et adolescent rebelle, ce sujet avait trouvé très tôt sa solution – écrire des livres. L’écriture justifiait son existence et lui rendait la vie supportable. Mais il en éprouve l’impasse à la mort de son père : écrire ce qu’il appelle « le livre du père » le fixe à une jouissance mortifère dont il ne…

samedi 11 juin 2022 · 07h51

l’escabeau du cas (mon escabeau de mon cas)

L’escabeau psychanalytique, c’est « ce sur quoi le parlêtre se hisse, monte pour se faire beau. C’est son piédestal qui lui permet de s’élever lui-même à la dignité de la Chose. […] L’escabeau, c’est un concept transversal. Cela traduit d’une façon imagée la sublimation freudienne, mais à son croisement avec le narcissisme. […] L’escabeau est la sublimation, mais en tant qu’elle se fonde sur le je ne pense pas premier du parlêtre. Qu’est-ce que c’est que ce je ne pense pas ? C’est la négation de l’inconscient par quoi le parlêtre se croit maître de son être. Et avec son escabeau, il ajoute à cela qu’il se croit un maître beau. Ce qu’on appelle la culture n’est…

mercredi 15 juin 2022 · 12h49

la rédemption par le pas-tout

12:32pas-tout. c'est l'idée du pas-tout, cette invention de lacan, qui m'a appris à faire face à quelque chose que j'ai pu identifier comme l'angoisse du tout. pour parer à cette angoisse, j'ai appris à pas-tout faire, à surtout pas-tout faire. là, par exemple, je décide de faire une lessive de 60 degrés. et ne pas faire la lessive froide. surtout pas. ça, ça rend possible le truc. car ces jours-ci, assez noyée, dirais-je, dans l'impossibilité du faire. il n'est rien que j'arrive à faire. je cherche ce qui pourrait mentalement, intellectuellement le rendre possible, désirable. je ne comprends pas ce qui s'y oppose. je cherche la chose que je pourrais faire qui rendrait possible le…

dimanche 24 juillet 2022 · 14h15

Dimanche 24 juillet

je suis furieuse contre lui et ne sais pourquoi. Il a joué aux jeux vidéo toute la journée. Je n'exprime rien de ma colère, ça ne sert à rien. Et puis, je crois que quand je suis fâchée sur lui, c'est toujours en fait sur moi que je suis fâchée. Qu'il ne s'agit que de la haine que je me voue reportée sur lui. Parfois cette haine est plus forte. Évidemment, s'il ne m'offrait pas en miroir une image de ce que je suis et de ce que je me reproche, ce serait plus facile. Non, que je me reproche de jouer aux jeux vidéos, je n'y joue pas... C'est... En tout cas, je suis…

vendredi 19 août 2022 · 11h43

To do

mélancolie Ajouter bibliographie mélancoliqueAjouter textesRecherche inhibition mélancolique 19.08.22 Je rouvre le blog (en ayant exclu plusieurs catégories à la publication) dans le but de comprendre(!) l'inhibition mélancolique. Je doute que j'arrive à progresser en ce sens, cette inhibition ayant largement pris possession de ma vie. Mélancolie et psychose ordinaire, Sophie Marret-Maleval Freud insiste ainsi sur le caractère d’énigme de l’inhibition mélancolique (Freud, « Deuil et mélancolie » Métapsychologie, Paris, Gallimard, coll. Idées, 1968, p. 152.) ; il laisse déjà entendre que les troubles de l’imaginaire affectent le sens. Dans « Deuil et mélancolie », Freud caractérise la mélancolie par une dépression profondément douloureuse, la suspension de l’intérêt pour le monde extérieur, la perte de la capacité d’aimer,…

lundi 5 septembre 2022 · 19h54

nouvelle objectivité

Exposition / Allemagne / Années 1920 / Nouvelle Objectivité / August Sander Nature morte de petit déjeuner, 1927, Bernhard Dörries Amaryllis, Franz Lenk, 1930 Albert Renger-Patzsch, Euphorbe à grandes cornes, 1922-1923 La vie d'avant était si différente!Ceux qui le nient, tu le sais, ils mentent!Nous étions tous, du réveil au coucherSous l'emprise d'une grande nervositéSi dans sa cage un oiseau mouraitPendant des semaines la famille pleuraitMais aujourd'hui dans l'air du tempsSi tu vois Monsieur Koch ton amiTu lui demandes, tout objectivement:"Comment, Monsieur Koch, toujours en vie?" Il y a dans l'air une objectivitéIl y a dans l'air comme des épines hérisséesIl y a dans l'air , il y a dans l'air, dans l'airIl y a…

mardi 6 septembre 2022 · 18h49

Inhibition et mélancolie, Armando Cote

https://champlacanienfrance.net/sites/default/files/Cote_M120.pdf Je vais développer quelques liens qui peuvent exister entre l’inhibition et la mélancolie à partir de la notion de perte. Pour cela je vais me centrer sur le livre de Ludwig Binswanger Mélancolie et Manie1. Une perte inestimable précède au pire, mais pas n’importe quelle perte ; Lacan parlait de «la puissance de la pure perte2». Il semble évident, même naturel, qu’à une perte s’ensuive un deuil, mais Freud met en question cette évidence : derrière le deuil se cache une énigme, «une grande énigme»3. Lacan nous rappelle que c’est en lisant « Deuil et mélancolie » qu’il a inventé l’objet petit a4. Pour tout vous dire, si j’ai un jour inventé ce que…

jeudi 8 septembre 2022 · 09h00

Jacques Lacan : Conférence de Louvain

https://www.cairn.info/revue-la-cause-du-desir-2017-2-page-7.htm Jacques Lacan : Conférence de Louvain, texte établi par  Jacques-Alain Miller, Jacques Lacan dans La Cause du Désir 2017/2 (N° 96), pages 7 à 30 Cette Conférence a été prononcée le 13 octobre 1972 à la Grande Rotonde de l’Université catholique de Louvain. Autant que je sache, elle a été filmée par la rtbf sans l’accord de Lacan. Puisqu’on a eu la bonté de me présenter, je vais entrer dans la difficile tâche de vous faire entendre ce soir, disons, quelque chose. Je serai reconnaissant aux personnes qui sont à la périphérie de me signaler, de la façon qui leur conviendra, si on m’entend bien. Comme je n’aime pas énormément cette sorte d’ustensile, je l’ai mis…

lundi 12 septembre 2022 · 16h47

L’objet suicidé du mélancolique, Marie-Claude Guillaume

https://www.association-freudienne.be/pdf/bulletins/3-06_Guillaume_53.pdf Le Bulletin Freudien n° 53 - Mars 2009 C’est une rencontre avec un texte, l’autobiographie d’Althusser, qui est à l’origine de ce texte-ci, une rencontre qui a nourri mes questions pendant pas mal de temps, une rencontre avec un texte résistant, un texte insistant, une rencontre avec l’énigme d’une structure. Et la lecture du livre de M.-Cl. Lambotte, Le discours mélancolique 1, dans le cadre du séminaire sur la mélancolie avec Nicole Stryckman et d’autres, l’année passée, m’a amenée à cette mise en forme provisoire de certaines de ces questions. J’ai choisi ici de mettre en tension deux étonnements : l’expression suicide de l’objet2 chez Lacan, à propos de la  mélancolie, et l’acte, le…

dimanche 18 septembre 2022 · 18h01

Mon identité tient mal
— "Qu'y a-t-il dans un nom ?"

Mon identité tient mal. Ou tiendrait mal. Parce qu'il y a un moment où quand l'identité tient mal, le sens ne tient plus très bien la route. À moins que ce ne soit le contraire. Parce que le sens ne tient pas, l'identité ne tient pas. Mais je ne pense pas. C'est depuis ce problème de départ avec ce que serait mon identité que le sens s'est pour moi souvent teinté de doutes, voire s'est annulé, annihilé. Je précise que c'est là où l'identité tient à un nom, à un prénom accolé à un nom de famille, un patronyme, que cela me pose problème. Je n'arrive pas à relier ma personne, qui existe bien pour…

lundi 3 octobre 2022 · 16h09

Réouverture

J'ai réouvert le blog. Ai-je tort, ai-je raison. Avais décidé de réouvrir et de ne retravailler que les rêves. Voir si les rêves éventuellement survivraient à cette épreuve d'être extraits du blog, et de tenter une vie séparée. J'ai de fort doutes sur cette possibilité. Y a un endroit où Lacan dit, et il faut toujours faire attention quand je cite Lacan, enfin depuis quelques années, je prends mes libertés, j'ai mes oublis, y a un endroit où il dit, le psychotique, lui, l'objet, il l'a dans sa poche, l'objet petit a,  il l'a dans sa poche (( J. Lacan, « Petit discours aux psychiatres de Sainte-Anne », Cercle d’études psychiatriques H. Ey, conférence inédite du 10 novembre…

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